Disclaimer : Je n'ai aucun droit toute l'œuvre Harry Potter et Seigneur des anneaux appartiens a leur auteur, à savoir J. K. Rowling et J. R. R. Tokien.
Avertissement : J'ai ajouter un personnage OC j'espère ne pas la faire "trop puissante" mais je préfère prévenir car je vais changer des choses quelque "truc" (oui je reste a truc pour pas spoil désolée !) ce que je veux dire c'est que tout nos héros auront un petit plus qu'ils n'avaient pas ou qui serait peut être impossible dans les œuvres originels que se sois du coté HP ou LOTR si cela ne vous plait pas je pense que vous devriez partir ^^".
Pairing : Je n'ai pour l'instant pas prévu de "couple" (peut être que si mais je veux rien dire ahaha) mais je préfère prévenir qu'il pourrait y avoir des couples du même sexe, hétéro ou même "triple" de même que mon avertissement précédent si cela ne vous plaît pas merci de passer votre chemin.
Petit message : Bonjour, je n'ai pas trop poster en début de semaine car j'ai retoucher tout les chapitres précédent… Je me suis rendu compte que je n'avais pas poster les bonnes versions T-T Je vous invite a aller y faire un petit tour rapidement.
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POV Aredhel
Nous arrivâmes enfin au manoir, où l'un des gardes reconnut Tinnúviel et Haldir. Après avoir vérifié notre identité, il nous donna l'accès avec un signe de tête respectueux. Un des employés, visiblement bien informé, nous guida ensuite à travers les élégantes corridors du manoir jusqu'au bureau de Celebrimbor.
En marchant, je ne pouvais m'empêcher d'admirer l'architecture sophistiquée du manoir. Les murs étaient ornés de tapisseries d'une beauté rare, et les fenêtres, grandes et lumineuses, offraient une vue imprenable sur les jardins impeccablement entretenus. Nous traversâmes plusieurs pièces décorées avec soin avant d'atteindre le bureau de Celebrimbor. Il se tenait derrière son bureau, affichant un sourire chaleureux en nous voyant entrer.
« Bienvenue chez vous, » dit Celebrimbor en nous invitant à entrer avec un sourire chaleureux. « Je suis ravi de vous revoir, Tinnúviel, Haldir. Et toi, jeune homme, c'est un plaisir de te rencontrer. Pourrais-je avoir ton nom ? »
« Aredhel, Seigneur Celebrimbor, » répondis-je poliment.
« Oh non, pas de "Seigneur" ici ! Nous sommes en famille maintenant, » répliqua-t-il en souriant chaleureusement. « Maintenant que vous êtes là, je peux faire une pause dans mes travaux. Mais avant tout, je crois que tu sais où nous allons, jeune fille ? » demanda-t-il en se tournant vers Tinnúviel.
Je la sentis se tendre légèrement. En effet, hier soir, elle nous avait expliqué qu'Elrond souhaitait l'examiner. C'était la raison pour laquelle seuls Haldir et moi avions fait le déplacement ; parmi nos frères et sœurs, nous étions les seuls à connaître l'étendue des cicatrices qui marquent son corps. Nous avions préféré éviter que les autres posent des questions et risquent de la bloquer dans ses démarches.
Celebrimbor, perçant notre silence, continua avec une compréhension empathique : « Très bien, je comprends. Elrond est un excellent guérisseur, et je suis sûr qu'il saura aborder cela avec toute la sensibilité nécessaire. »
Celebrimbor nous guida ensuite vers les salles de guérison. En entrant, nous pouvions voir une dizaine d'Elfes au travail, s'affairant autour de divers patients. Cependant, l'un d'eux, le onzième, leva les yeux à notre arrivée et d'un simple geste fit vider la pièce. Je supposai qu'il s'agissait du fameux Elrond, et mon intuition fut confirmée lorsqu'il s'avança vers nous.
« Je suis content de voir que vous êtes venus comme je vous l'ai demandé, » commença-t-il en nous observant attentivement. « Et pour le nouvel arrivant, je suis Elrond. »
« Aredhel, » répondis-je simplement.
Haldir, manifestement inquiet, lâcha : « Comment va se passer l'examen ? »
Elrond, avec un regard sérieux, expliqua : « Vous allez dans un premier temps enlever vos bracelets, car j'ai peur que cela interfère avec ma magie de guérison. Si vous le souhaitez, nous avons une salle privée où nous pourrons rester entre nous. Suivant les résultats du scan, je verrai ce que je peux faire pour vous aider. »
À ces mots, Haldir et Tinnúviel roulèrent des yeux, et je comprenais leur scepticisme. Nous avions tous été examinés par des guérisseurs compétents à la fin de la bataille. Je doutais qu'Elrond puisse faire quelque chose de plus, surtout qu'il ne restait que des cicatrices pour la plupart des blessures physiques. Quant aux traumatismes de l'esprit, le temps seul pourrait les apaiser.
« Eh bien, je suppose que je vais commencer, » dis-je en m'avançant.
J'enlevai mon bracelet, révélant les cicatrices sur mon visage, et m'assis sur le premier lit face à nous. Je sentis la magie d'Elrond pendant son scan ; bien qu'elle fût différente de la nôtre, elle avait une douceur réconfortante.
« Je ne décèle rien de non guéri, vous êtes en bonne santé, » déclara-t-il après un moment.
Haldir prit ma place, et je vis Elrond froncer les sourcils en direction de la cicatrice sur son front. Il devait rester quelque trace de magie noire.
« Celui qui vous a infligé cette cicatrice était plutôt puissant et sombre... Je sens encore un peu de magie noire résiduelle, mais rien de bien compliqué à éliminer. Cela risque de provoquer une sensation de chaleur lorsque je poserai mes mains dessus. »
Haldir hocha la tête, se laissant faire. Cela ne prit pas longtemps avant qu'il ne soit lui aussi libéré de cette trace résiduelle. Elrond se redressa ensuite, satisfait de son travail, et autorisa Haldir à remettre son bracelet.
Tinnúviel prit ensuite place, fermant les yeux avec une légère tension perceptible dans son expression. Je remarquai le tremblement subtil de ses mains alors qu'Elrond s'approchait doucement pour commencer son scan. Il ferma brièvement les yeux, et lorsqu'il les rouvrit, une tristesse palpable s'y reflétait.
« Vous n'avez, vous non plus, pas de blessure non soignée... » dit-il d'une voix douce.
Tinnúviel hocha la tête, se leva rapidement, et remit son bracelet, visiblement soulagée de voir l'examen terminé.
« Bien, puisque tout est en ordre, passons maintenant au terrain d'entraînement, » s'exclama soudainement Celebrimbor avec une énergie nouvelle. « J'aimerais te voir en action, Haldir. Que dirais-tu d'un petit combat d'entraînement pour évaluer tes compétences ? »
Haldir, un peu surpris par cette proposition inattendue, esquissa un sourire. La perspective d'un entraînement lui plaisait, et cela permettrait à tout le monde de se détendre un peu
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POV Haldir
Nous arrivâmes au terrain d'entraînement, où Glorfindel et quelques gardes étaient déjà en pleine session. Notre arrivée attira immédiatement l'attention, et tous les regards se tournèrent vers nous alors que Glorfindel s'approchait.
« Glorfindel ! Regarde qui est là ! Deux de mes neveux et ma nièce, » lança Celebrimbor avec enthousiasme. « D'ailleurs, vu l'échange que toi et Haldir avez eu hier, je me disais que vous pourriez avoir un petit duel d'entraînement ! »
Elrond, un sourire aux lèvres, ajouta avec amusement : « Quand il a une idée en tête, il ne lâche jamais, Glor'. »
Glorfindel, après avoir jeté un coup d'œil à Haldir, se tourna vers lui et demanda : « Eh bien, jeune homme, qu'en penses-tu ? »
Sans hésiter, je demandai : « Puis-je utiliser mes dagues ? »
Glorfindel hocha la tête avec un léger sourire. « Bien sûr, j'utiliserai moi-même mon épée dans ce cas. Nous nous arrêterons lorsque l'un de nous sera dans une position indiquant qu'il serait hors d'état de combattre. »
Je sortis alors mes dagues, révélant deux lames aussi belles que mortelles. La première, éclatante et dorée, semblait capturer chaque rayon de lumière, ses ornements filigranés évoquant les motifs solaires. La garde, en forme de croissant de lune, se terminait par une pointe acérée. À côté, la seconde dague, d'un noir abyssal, absorbait la lumière environnante, créant une impression de vide inquiétant. Les gravures sur son manche semblaient presque bouger, comme si elles possédaient une vie propre.
Glorfindel observa les lames avec un intérêt marqué. « De bien belles armes, » dit-il, appréciant leur élégance et leur potentiel. « Ces lames ne sont pas de simples outils de guerre, elles sont forgées pour l'excellence. »
Haldir, un sourire fier aux lèvres, répondit alors : « C'est normal, elles ont été forgées par mes deux frères, elles ne peuvent être qu'excellentes ! »
Le terrain d'entraînement, baigné par la lumière douce du matin, se retrouva soudain enveloppé d'une tension palpable. Les elfes présents, y compris Celebrimbor et Elrond, formaient un cercle autour de Haldir et Glorfindel, leurs regards perçants scrutant chaque mouvement, chaque souffle. Le silence s'installa, lourd et plein d'anticipation, comme si même le vent retenait son souffle.
Glorfindel, avec sa stature imposante et sa réputation légendaire, dégaina son épée avec une fluidité déconcertante. La lame scintilla sous les premiers rayons du soleil, sa longueur et son poids contrastant avec l'agilité et la précision des dagues de Haldir. Les deux armes se complétaient dans une opposition parfaite : la puissance brute contre la vitesse éclatante.
Haldir, les muscles tendus sous l'effort de la concentration, ajusta sa prise sur ses dagues. Ses mains effleurèrent les poignées finement sculptées, cherchant l'équilibre parfait entre les deux lames jumelles. Sans un mot, les deux combattants se lancèrent l'un contre l'autre. Glorfindel ouvrit les hostilités avec une frappe puissante et descendante, cherchant à écraser Haldir sous la force brute de son épée. Haldir esquiva avec une agilité déconcertante, pivotant sur lui-même pour dévier le coup d'un mouvement rapide de sa dague dorée, le choc des métaux résonnant dans l'air frais du matin.
Glorfindel, loin d'être déstabilisé, enchaîna aussitôt avec une série de coups rapides, chaque mouvement de son épée calculé pour exploiter la moindre faille. Mais Haldir, anticipant chacun de ses gestes, dansait littéralement autour de lui, ses dagues brillant dans la lumière matinale, bloquant, déviant, et ripostant avec une précision chirurgicale.
À un moment, Haldir prit l'initiative et feinta une attaque avec la dague dorée, forçant Glorfindel à parer, tandis que la dague noire, presque invisible dans l'ombre, s'approcha dangereusement du flanc de Glorfindel. Mais l'ancien tueur de Balrogs, avec une habileté digne de sa légende, fit un mouvement de retrait inattendu, échappant de justesse à la morsure de l'acier sombre.
Les deux combattants, les regards verrouillés, s'élancèrent de nouveau. Leurs mouvements étaient si rapides et synchronisés que les spectateurs pouvaient à peine suivre l'action. Glorfindel utilisait la portée de son épée pour garder Haldir à distance, mais ce dernier compensait par des attaques éclairs, se glissant sous les défenses de son adversaire avec une efficacité déconcertante.
Les minutes s'écoulèrent, chaque coup, chaque parade augmentant l'intensité du duel. Leurs respirations se faisaient plus lourdes, la sueur perlait sur leurs fronts malgré la fraîcheur du matin, mais ni l'un ni l'autre ne faiblissait. À un certain moment, les deux armes se rencontrèrent dans une explosion de métal contre métal, et pour un instant, ils restèrent figés, mesurant leurs forces respectives.
Puis, soudainement, ils se séparèrent en une fraction de seconde, chacun sautant en arrière, haletants mais toujours prêts à continuer. Haldir se redressa, ses dagues toujours levées, et fixa Glorfindel, qui souriait malgré l'effort visible. Glorfindel relâcha légèrement sa posture, reconnaissant la ténacité de son adversaire. Ils savaient tous deux qu'ils avaient atteint un point d'égalité, où continuer serait inutile, et pourrait même les mener à se blesser.
Avec un geste respectueux, Glorfindel abaissa son épée. « Je crois que nous en resterons là pour aujourd'hui, » dit-il, sa voix empreinte d'un respect sincère.
Haldir hocha la tête, un sourire en coin. « Cela me semble juste. »
Les deux combattants se saluèrent, l'un à l'autre, dans un respect mutuel. Les autres elfes, impressionnés par la démonstration de compétence et de maîtrise, applaudissaient doucement, un murmure d'admiration flottant dans l'air encore frais.
« Eh bien, si on m'avait dit qu'un enfant réussirait un jour à tenir en respect le célèbre tueur de Balrogs, je n'aurais jamais cru que cela fût possible », murmura un elfe, l'étonnement palpable dans sa voix.
« Mon neveu est véritablement exceptionnel ! D'ailleurs, j'aimerais beaucoup rencontrer les deux frères renommés qui ont forgé ses lames ! » s'exclama Celebrimbor avec enthousiasme.
« L'un d'eux est ici, mon oncle. Aredhel a forgé la lame noire, tandis que la lame blanche a été réalisée par Borlas », répondis-je en faisant un signe de tête vers mon frère aîné, qui se tenait non loin.
« Formidable ! Te plairait-il de visiter ma forge ? Viens, suis-moi », invita Celebrimbor en attrapant Aredhel, qui n'eut d'autre choix que de le suivre.
« Je crains que vous ne puissiez revoir votre forge qu'à la nuit tombée », observa Elrond avec un sourire en coin.
« Après tout, nous sommes ici pour faire connaissance, n'est-ce pas ? Un forgeron rencontrant un autre forgeron... Je me demande ce qu'ils pourraient créer ensemble », dit Tinnúviel en haussant les épaules avec curiosité.
« Eh bien… Puisque celui que nous devions rencontrer s'est enfui avec notre autre frère, que dirais-tu d'en profiter pour trouver un endroit où dessiner ? » proposai-je en sortant le matériel de dessin de ma sœur.
« Tu… Pourquoi ? Comment ? » demanda Tinnúviel, les yeux clignotants de confusion.
« Oh, cela ne te fait pas plaisir ? » répondis-je avec une moue faussement triste.
Elle me donna une légère tape sur le bras. « Idiot ! J'aimerais beaucoup peindre les jardins, mais je ne sais pas si nous pouvons… »
« Bien sûr que vous pouvez ! Celebrimbor vous l'a dit, vous êtes chez vous. Je vous accompagnerais volontiers, mais j'ai encore des patients à voir », dit Elrond en souriant.
« Je peux vous guider jusqu'aux jardins si besoin, mais après je dois partir en patrouille », proposa Glorfindel.
Je ne pus réprimer un soupir de soulagement à l'idée que l'elfe qui frappe d'abord et pense ensuite ne soit pas présent. Je savais que ma sœur ne se sentirait pas à l'aise en sa présence, et ainsi, elle pourrait dessiner tranquillement. Tinnúviel et moi remerciâmes chaleureusement Elrond et Glorfindel pour leur aide. Nous nous dirigeâmes vers les jardins, guidés par Glorfindel, dont l'ombre élégante se découpait contre les rayons du soleil.
Le jardin était un véritable havre de paix, avec ses allées pavées, ses parterres de fleurs éclatantes et ses fontaines murmurantes. Les arbres centenaires offraient une ombre bienfaisante, tandis que les oiseaux chantaient dans un chœur mélodieux. C'était l'endroit parfait pour la peinture.
« Voilà le jardin que Celebrimbor a aménagé », dit Glorfindel en indiquant un coin particulièrement pittoresque. « Il y a plusieurs coins tranquilles ici. Vous y trouverez sûrement un endroit qui vous inspire. »
Tinnúviel examina le paysage avec émerveillement. Ses yeux se posèrent sur un petit banc en bois, entouré de roses en pleine floraison, juste à côté d'une petite fontaine. « C'est parfait », murmura-t-elle en sortant son carnet de croquis.
Je m'assis sur un autre banc à proximité, observant ma sœur se mettre au travail avec une concentration intense. Je savais combien elle chérissait ces moments de tranquillité pour exprimer sa créativité. Le jardin, avec ses couleurs vives et ses formes élégantes, était une source d'inspiration infinie pour elle. Glorfindel, après nous avoir montré les lieux, salua et se dirigea vers la sortie, laissant Tinnúviel dans son univers de couleurs et de formes. Je le regardai partir, me sentant reconnaissant qu'il ait pris le temps de nous guider.
« Merci pour ton aide, Glorfindel », dis-je en le rejoignant avant qu'il ne disparaisse complètement.
« C'est un plaisir », répondit-il avec un sourire. « Je reviendrai peut-être plus tard pour voir le résultat de ses œuvres. »
Une fois Glorfindel parti, je retournai vers le jardin, observant Tinnúviel en pleine concentration. Elle avait trouvé sa place et son esprit semblait flotter dans une autre dimension, capturant la beauté du jardin avec chaque coup de crayon.
Je me laissai aller à contempler les jardins également, profitant de ce moment de calme. La lumière douce du matin baignait le paysage dans une chaleur apaisante. La présence de ma sœur, immergée dans son art, ajoutait une touche de sérénité à l'atmosphère. Au bout d'un moment, je me levai pour explorer les environs. Le jardin était vaste, et chaque recoin offrait une nouvelle perspective. Je découvris une petite cabane en bois, utilisée autrefois comme atelier de jardinage, mais qui pouvait faire un excellent abri pour un après-midi de dessin ou de contemplation.
Je revins vers Tinnúviel, me préparant à m'installer près d'elle. « Je pense que je vais rester ici un moment, si tu as besoin de quelque chose, fais-le moi savoir », lui dis-je en prenant place sur un fauteuil en osier à proximité.
Elle leva les yeux de son carnet, souriante. « Merci, je suis vraiment contente d'être ici. »
Je m'assis en silence, profitant de la tranquillité et du doux murmure des fontaines. Le temps sembla suspendu dans cet endroit enchanté, et je me sentis reconnaissant pour ces instants précieux partagés avec ma sœur dans ce jardin magnifique.
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POV Glorfindel
Je me sentais un peu mal d'avoir menti en disant que j'avais une patrouille. En vérité, je n'avais pas de mission aujourd'hui, mais je savais que rester aurait été gênant pour eux, surtout après la soirée d'hier. Alors, je décidai de me rendre aux salles de guérison. En entrant dans la salle, je trouvai Elrond occupé à vérifier les derniers patients. Il leva les yeux en me voyant et parut surpris de mon arrivée inattendue.
« Tu ne devais pas aller en patrouille ? » me demanda-t-il, un sourcil haussé.
Je lui adressai un sourire désinvolte. « Tu sais très bien que je n'ai pas de patrouille aujourd'hui. Si j'étais resté plus longtemps avec Haldir et sa sœur, je doute qu'ils se seraient sentis à l'aise. Après tout, il y a eu assez de tension la nuit dernière. »
Elrond hocha la tête en comprenant. « Tu as probablement raison. Ils avaient besoin d'un peu de tranquillité après tout ce qui s'est passé. »
Je jetai un coup d'œil autour de la salle, notant les différents patients alités et les équipements médicaux bien rangés. La sérénité de l'endroit était un contraste apaisant avec le tumulte de l'entraînement et les événements récents.
« Je suis là si tu as besoin de renfort », proposai-je en me dirigeant vers une table pour aider à préparer les herbes médicinales.
« En fait, cela tombe bien », répondit Elrond en me lançant un regard reconnaissant. « J'apprécierais une aide supplémentaire. J'ai quelques préparations à faire et des consultations à mener. »
Je me mis au travail avec Elrond, profitant de ce moment pour discuter de tout et de rien, laissant les préoccupations du monde extérieur s'éloigner. La tâche était simple, mais le calme et le dévouement d'Elrond m'aidaient à oublier les tensions de la journée.
Je savais que rester ici était la meilleure décision pour ne pas interférer avec l'instant précieux que Tinnúviel partageait avec sa sœur. Et même si je m'étais un peu mal à l'aise avec le mensonge de la patrouille, je sentais que c'était un petit sacrifice pour garantir leur confort. Celebrimbor nous rejoignit vers la fin de la journée, et après le départ du dernier patient, il nous fit signe de le suivre jusqu'à son bureau.
« Bien, Elrond, je sais que tu n'aimes pas parler de tes patients, mais j'aimerais que tu m'assures qu'ils vont bien », demanda Celebrimbor en prenant place derrière son bureau.
Elrond, répondit d'un ton sérieux. « Ils vont bien. D'après ce que j'ai pu scanner, l'aînée n'a pratiquement pas de blessures, excepté celle sur son visage. Mais il y a quelque chose qui m'intrigue avec les deux plus jeunes… Et je voulais justement t'en parler. »
Celebrimbor se redressa légèrement, l'inquiétude marquant son visage. « Ont-ils besoin de soins ? »
Elrond secoua la tête. « Pas vraiment… Pas plus que ce qu'ils reçoivent déjà. Haldir a clairement des signes de malnutrition persistante. La cicatrice sur son front a probablement été causée par un sort durant la guerre. Ce qui m'a surpris, c'est qu'on voit la marque 'Je ne dois pas mentir' gravée sur sa main. »
Je froncé les sourcils, intrigué. « Gravée ? C'est-à-dire ? »
Elrond haussa les épaules, visiblement perplexe. « Je ne suis pas sûr. Mais je doute que nos baumes puissent faire disparaître cette marque. C'est comme si elle faisait partie intégrante de sa peau. »
« Et Tinnúviel ? » demanda Celebrimbor, son regard s'assombrissant. « Comment va-t-elle ? »
« C'est… complexe », répondit Elrond, son expression se faisant encore plus grave. « La jeune fille a clairement souffert. Par Eru, sa Fae est profondément blessée. Je m'étonne qu'elle soit encore présente parmi nous. Si c'était quelqu'un d'autre, je conseillerais qu'elle soit envoyée à Valinor pour se reposer et se régénérer. Mais, étant donné la situation actuelle, je ne peux pas vraiment recommander cela. »
Celebrimbor prit un moment pour digérer ces informations, puis regarda Elrond avec une détermination renouvelée. « Nous devons trouver un moyen d'aider Tinnúviel. Si sa Fae est si gravement atteinte, il est impératif que nous trouvions une solution, même si cela signifie chercher au-delà de ce que nous savons actuellement. »
Elrond hocha la tête en accord. « Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour l'aider. Mais nous devons également respecter ses propres choix et ses limites. »
Celebrimbor acquiesça, puis tourna son attention vers moi. « Et toi, Glorfindel, que penses-tu de tout cela ? »
À cette question, je restai un moment silencieux, troublé. Je n'étais pas sûr de devoir dire la vérité. La nuit dernière, j'avais eu des doutes, mais après notre brève rencontre aujourd'hui, il était clair pour moi qu'elle était ma moitié. Par Eru, j'avais rencontré ma partenaire destinée, et dans un certain sens, je l'avais attaquée.
Je pris une profonde inspiration avant de parler. « Il y a quelque chose que je dois vous avouer », commençai-je, mes mots pesant lourdement. « Après notre rencontre brève aujourd'hui, je suis certain qu'il y a un lien entre Tinnúviel et moi. Je… je crois qu'elle est ma moitié, celle que je suis censé retrouver. Je ne peux m'empêcher de me sentir responsable pour ce qui lui arrive, surtout après ce qui s'est passé hier soir. »
Celebrimbor et Elrond échangèrent un regard surpris mais attentif. « Tu es sûr de ce que tu ressens ? » demanda Celebrimbor, son ton mêlant curiosité et préoccupation.
« Oui, je le suis », répondis-je avec conviction. « Même si c'était un bref moment, le sentiment était puissant et clair. »
Elrond réfléchit un instant avant de parler. « Si ce que tu ressens est vrai, cela pourrait jouer un rôle significatif dans son processus de guérison. Mais cela peut être aussi bien bénéfique que potentiellement néfaste. Ta présence pourrait apporter un grand réconfort et une source de soutien, ou, au contraire, ajouter une pression supplémentaire à Tinnúviel dans une période déjà difficile. Nous devons donc agir avec beaucoup de prudence. »
Je hochai la tête, conscient du poids de cette révélation. « Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour l'aider, tout en étant conscient des risques et des défis que cela pourrait entraîner. »
« Maintenant, la question est de savoir si on la met au courant ? » demandai-je, les yeux fixés sur Celebrimbor et Elrond.
Celebrimbor réfléchit un instant avant de répondre. « Je pense qu'il faudrait d'abord en parler avec son père. Il est important de savoir comment il envisage la situation et ce qu'il est prêt à accepter ou non. »
Elrond acquiesça lentement. « Oui, nous ne savons pas jusqu'où vont leurs connaissances sur nos coutumes. Et tu te souviens comment Amrod a décrit les sorciers ? Comme des Edain… Peut-être a-t-elle perdu la personne qu'elle aimait en venant ici ? Nous devons être prudents avec ce que nous révélons. »
Je regardai Elrond, surpris par la direction inattendue de ses pensées. « C'est vrai, nous ne savons pas encore tout sur son passé ou ses attaches. La douleur qu'elle ressent pourrait être liée à des pertes antérieures, et nous devons agir avec délicatesse. »
Celebrimbor hocha la tête, manifestement préoccupé. « Nous devons aussi prendre en compte la possibilité que ce qu'elle traverse puisse être compliqué par notre propre intervention. Si elle n'a pas encore compris la profondeur du lien ou si elle est encore en train de gérer ses émotions, cela pourrait aggraver sa situation. »
« Il semble donc que la meilleure approche serait d'en discuter d'abord avec son père pour obtenir son avis et son consentement avant de prendre toute décision », conclut Elrond. « Nous devons respecter les limites de Tinnúviel et être attentifs à ses besoins tout en restant conscients des implications de nos actions. »
Je me sentis légèrement plus rassuré par cette approche réfléchie. Nous nous mettions maintenant en quête de parler à son père, tout en gardant en tête que chaque décision devait être prise avec soin et sensibilité.
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Memo :
Nom des personnage :
Arthur Weasley : Amrod → utilise Arothir (noble seigneur)
(William) Bill Weasley : Aredhel (noble, haut elfe)
Charlie Weasley : Barahir (seigneur enflammé)
Percy Weasley : Elwing (écume étoilée)
George Weasley : Malduin (rivière dorée)
Fred Weasley : Mallorn (arbre dorée)
Ron Weasley : Borlas (joie fidèle)
Harry Potter : Haldir (héros caché)
Hermione Granger : Elanor (étoile-soleil [fleur])
Ginny Weasley : Gilthoniel (enflammeuse d'étoiles)
Celestia Selwyn : Tinnúviel (fille du crépuscule)
