Six jours plus tard, Venator Hope

Les maitres jedis Illi et Amari sont en discussion avec les leurs. Tous sont présenter en hologramme. Cette réunion a pour but de clarifier les choses avant leur arriver dans le système de la planète voyou. Une certaine tension s'y trouve.

- Nous allons arriver dans un jour dans le système où se trouve ce peuple, énonce Windu. Je veux qu'une fois sorti de l'hyperespace, tous les chasseurs et les canonnières soient prêtes à décoller dès que nous sommes à porter de la planète.

- Ne serait-il pas plutôt pragmatique que d'appeler le peuple de la planète et d'éviter une confrontation ? demande Plo Koon.

- Très bien, mais tous devraient être prêt, quoi qu'il arrive. De plus, s'ils sont vraiment belliqueux comme le chancelier l'a annoncé, nous allons devoir envisager de raser une ville pour leur faire entendre raison.

Son annonce fait un choc parmi plusieurs membres de l'ordre.

- Tch, pourquoi ne pas lancer un base delta zéro tant que l'on y est ? réplique Illi de manière agressive, défiant Mace Windu du regard.

- Si nous faisons ceci, maitre Windu, alors ne venez pas vous plaindre qu'ils répliquent avec leur arme et qu'ils nous détruisent, continue Amari. Nous l'aurons cherché.

Un silence pesant se forme.

- Je rejoins maitre Illi et Amari, s'exprime Obi-Wan. Ce n'est pas dans nos habitudes d'user de telle méthode.

- Pourtant, les peuples barbares ne comprennent que quand ils font face à un véritable mur, réplique Saesee Tiin.

- Il faut parfois utiliser certaines méthodes pour gagner une guerre, s'exprime de manière froide Mace Windu. Et nous ne pouvons-nous permettre de laisser ce peuple faire ce qu'il veut.

- Au pire, envoyons les clones bouter leur armée, réplique Pong Krell. Ils semblent sur les nerfs et le fait d'affronter des arriérés ne les motivent pas.

- Mesurer vos paroles, maitre Krell, lui répond Amari avec colère. Nous ignorons toujours l'étendue de leur technologie. Ils peuvent nous surprendre. Il n'y a pas pire que l'orgueil et une fierté mal placée pour perdre une bataille, si ce n'est la guerre.

- Je pense qu'il est inutile d'arriver à de tels extrémités, s'exprime à son tour Kit Fisto. Je comprends le point de vue de maitre Windu, mais nous ne devons pas non plus agir comme le ferait la CSI.

Anakin qui est resté simple spectateur, s'exprime.

- Pourquoi ne pas user de la méthode de maitre Windu seulement s'ils usent de leur arme ? Ils auraient franchi une limite et nous agirons en conséquence.

La proposition d'Anakin est débattu et finalement est accepté par l'ensemble, même si certains auraient aimé une autre solution. La réunion se finit et les deux jedis sont encore confus.

- Je n'arrive pas à croire que Windu ait vraiment voulu raser une ville, admet Amari, son plumage changeant de couleur pour exprimer son désarroi et ses craintes.

- Tu sais comme moi que Windu est buté. Une fois que l'on lui expliqué quelque chose, il est très dur de le faire changer d'avis. Il pense tellement que ce peuple est dangereux, qu'il faut utiliser les tactiques les plus extrêmes.

- Mais nous sommes des jedis, Frontairth. Nous sommes les gardiens de la paix.

- Nous étions les gardiens de la paix, Amari, lui rétorque son camarade. Maintenant nous sommes des faiseurs de guerre, bien aux antipodes de notre rôle.

La fosh soupire, se demandant comment leur ordre a pu accepter une telle contradiction. Cependant, elle se ressaisit, estimant que la force leur donne un rôle. Ils arrivent au poste de commandement.

- Généraux, s'exprime une femme. Qu'à donner cette réunion ?

La jeune capitaine ayant tout juste la trentaine est une femme qui a le charisme et la volonté pour commander un tel vaisseau. Elle a de long cheveux blonds et des yeux rubis. Elle a également un visage jolie et un corps svelte, quoiqu'un peu musclé. Les deux jedis se demandent comment une telle femme s'est retrouvée capitaine dans l'armée.

- Capitaine Stasim, s'exprime Amari. Nous avons convenu du mode de déploiement.

La capitaine écoute avec attention avant de donner son avis.

- Je rejoins votre avis, généraux. Nous ne nous devons pas d'agir comme le ferait ces damnés séparatistes. Néanmoins, la proposition de votre camarade me semble la plus sure. Je fais transmettre aux pilotes l'ordre. Ils seront prêts à partir sur mon ordre.

- Très bien, capitaine. Nous allons prévenir le commandant Taynch, dit Frontairth.

Ils partent et Frontairth, dans toute la franchise de son espèce pose la question.

- Dite-moi capitaine, pourquoi avoir rejoint la marine républicaine ? Vous auriez eu un meilleur avenir dans d'autres lieux.

La capitaine sourit innocemment, rigole avec légèreté avant de répondre.

- Je me demandais quand vous alliez me poser la question, général Illi. Je sais que les trandoshan sont francs. Je vais donc être franche à mon tour. Je suis la cadette d'une famille de trois filles. Mon ainée est celle qui dirige l'entreprise familiale, tandis que ma deuxième sœur est biologiste. J'ai donc pris les devants et je me suis engagé dans la marine. Je ne mentirais pas que mon physique m'a autant aidé qu'amener des soucis. Si je suis ici, c'est grâce à mes capacités. Ai-je répondu à votre question ?

Le trandoshan acquiesça en silence la réponse. Lui et sa camarade partirent sans dire mot. Une fois se sachant seuls, Amari ne put retenir plus longtemps son fou rire. Fou rire qui mit dans l'embarras son ami.

- On peut le dire qu'elle t'a littéralement cloué le bec, Frontairth.

- Ça, je peux le dire. Elle m'a mis totalement sous silence.

- En tout cas, elle sait gérer avec force le vaisseau. On n'a pas à s'en inquiéter. Allons rejoindre Taynch.

Ils vont dans la baie et remarquent facilement l'endroit du commandant clone. Il est en train de préparer ses hommes pour la bataille à venir. Frontairth et Amari ont sous leur ordre la 234ième légion. A leur arrivée, tous les soldats, le commandant compris, saluent les généraux.

- Repos soldats, s'exprime Illi. Je vois que tu prends à cœur leur préparation, Taynch.

- Je me dois de préparer mes hommes, généraux.

- C'est une bonne mentalité, commandant. Puis-je me joindre à vous ?

- Cela sera avec plaisir, général Illi.

Illi s'entraine avec les clones, se rapprochant d'eux. Amari observe la scène et ne peut que s'en amuser. Elle ressent une présence. Elle détourne le regard pour observer trois arc troopers.

- C'est un plaisir de vous revoir général, s'exprime le chef de cette escouade.

- Plaisir rendu, Alpha. Comment vont tes blessures ?

- Elles ont guéri. Je vous remercie d'avoir pris sur vous pour me soigner.

- C'est mon devoir en tant que général. Vous êtes sous mon commandement et c'est mon devoir de vous soigner. Même si je dois pleurer du sang, je continuerais.

- J'espère ne pas vous voir en arriver là, général, dit-il avec une pointe d'ironie.

La fosh sourit à la petite pique et observe en silence, espérant en secret qu'ils ne vont pas droit vers une mort certaine.

Hangar Venator Resolute

Ashoka est encerclée par les clones, les sabres lasers activés. D'un simple ordre de son maitre, les clones se mettent à tirer des tirs incapacitants. La jeune padawan en brise deux, en évite deux autres avant de se faire toucher et de s'effondrer.

- Est-ce vraiment utile ? lui demande Rex dubitatif de cet entrainement.

- Ashoka doit pouvoir se défendre, même encercler par l'ennemi. Elle est douée, je le sais.

Il prend sa padawan et la met dans un endroit plus adapté. Une fois fait, il réunit les clones.

- Nous allons bientôt arriver à notre destination. Je veux un comportement exemplaire. Nous ignorons à quoi nous allons être confronter. Je ne veux pas de bavures parmi la population locale.

- Mon général, s'exprime Five. Sommes-nous sûr qu'ils soient aussi hostiles que le dit le général Windu ?

- Nous sommes sûr de rien, admet Anakin. Nous avons convenu d'un accord. S'ils utilisent leur arme, nous détruirons une de leur ville.

L'annonce jette comme un froid parmi les soldats clones.

- N'est-ce pas exagérer, général ? demande Echo. Une telle tactique est plutôt du registre des séparatistes.

- J'en ai pleinement conscience. Mais nous sommes en guerres et la nécessité fait loi.

- En tout cas, j'espère qu'ils ne seront pas trop arriérés. On risquerait de les effrayer pour un rien, s'exprime un clone.

- Garder les pieds sur terres, soldats.

- Ce n'est pas pour montrer de l'insubordination général. Seulement, nous sommes des soldats, créer à partir du sang des mandaloriens. Je doute qu'un peuple n'ayant qu'à peine développé sa technologie spatiale soit un match pour nous.

- Nous verrons bien, Rex. Je n'hésiterais pas à te taquiner si tu viens à te tromper, dit Anakin avec amusement.

- Cela serait de bonne guerre, répond avec amusement le capitaine.

Venator Triumphant

Plo Koon est en méditation. Il cherche des réponses devant ce qu'il vient d'entendre. Lui qui suit le code jedi de façon strict à bien du mal à comprendre l'agissement de certains de ses pairs. Il cherche des réponses en se fondant dans la force. Sa méditation est stoppée lorsque quelqu'un toque à sa porte.

- Entrer, dit-il simplement.

La porte s'ouvre, révélant le commandant clone CC-3636, surnommé Wolffe. Les deux se font confiance, surtout depuis l'affaire du Malveillant. D'ailleurs le Venator dans lequel ils se trouvent a été renommer en mémoire de l'événement.

- Vous voulez me voir, commandant ?

- Oui général.

- Je vous sens préoccupé. Vous pouvez me dire ce qui vous dérange.

- Cela concerne la mission. Plusieurs soldats et moi-même se demandons la raison d'un tel déploiement de force. Je ne remets pas en cause la demande du chancelier suprême. Mais autant de soldats pour une planète dont le peuple semble, désolé du terme, primitif. Même s'il possède une arme dangereuse, n'est-ce pas déraisonnable ?

- Je comprends votre point de vue, commandant. Il est vrai qu'un tel déploiement affaibli l'armée de la République. Cependant, nous ne pouvons rester inactif. Nous devons nous assurer de mettre en lieu sur cette arme et d'empêcher ce peuple de causer des ravages.

- Je vois. Mes hommes et moi somme prêt à les remettre à leur place.

- Doucement commandant Wolffe, prononce le Kel Dor en posant une main sur son épaule. Ne sous-estimé pas un adversaire dont vous ignorez tout, jusqu'à leur manière de faire la guerre.

- Je doute que leur stratégie et tactique puissent nous surpasser.

- Nous verrons sur place. Commandant Wolffe, je veux que les hommes se reposent. Ils doivent être en pleine capacité.

- Je m'y occupe, général Plo Koon.

Le commandant Wolffe salut le Kel Dor et part. Une fois seul, Plo Koon se met à nouveau en méditation.

''Tout cela est étrange. J'ignore pourquoi, mais j'ai le pressentiment que nous ne devons pas nous mettre à dos le peuple de ce monde. Nous devrions même le voir en tant qu'allié potentiel. C'est vraiment étrange. Continuons à méditer.''