Chambre du bâtiment de l'ONU, quelques temps après la réunion avec le conseil de l'ONU.
Tous les jedis sont présents ou presque, se préparant à la réunion qui va venir.
- Est-ce bien prudent de faire une réunion ici ? questionne Ki-Adi-Mundi. Ils pourraient nous écouter.
- Je pense qu'ils le savent pertinemment, lui répond Amari. Ils ne nous font pas confiance et cela peut se comprendre aisément.
- Nous allons malgré tout parler du conseil. C'est confidentiel.
- Nous devons faire avec, maître Mundi, reprend Obi-Wan. Nous pouvons déjà nous estimer heureux qu'ils ne soient pas trop rancuniers.
- Oui, admet Mundi, je m'attendais déjà à être réduit en esclavage. Nous nous sommes bien fourvoyés sur leur compte.
- C'est pour cela que nous devons communiquer avec le reste du conseil, dit Windu.
- Est-ce que maître Krell est invité à cette réunion ? demande Illi.
- Oui. Nous devons tous donner notre ressenti sur les événements.
- Je comprends. Skywalker ne vient pas ?
- Non. Il m'a dit qu'il préfère rester auprès de sa padawan. Elle semble avoir subi un choc.
- La liaison est montée. Nous pouvons commencer la réunion.
Ils éteignent les lumières et des projections holographiques s'animent, révélant Pong Krell et les autres membres du conseil dont Yoda. Ce dernier est calme.
- Peut commencer cette réunion, s'exprime Yoda. Beaucoup d'événements sur cette planète ont eu lieu.
Chaque membre exprime son ressenti face aux terriens. Une fois les récits écoutés, maître Yoda finit par s'exprimer.
- Une regrettable erreur nous avons commise. Bien pragmatiques ils sont.
- Heureusement, sinon ils nous auraient réduit à l'état de poussières élémentaires, admet Amari. Vu ce qui est arrivé à cette flotte séparatiste, nous aurions pu subir le même sort.
- Étrangement, la seule raison qui les a poussés à ne pas utiliser leur arme est le risque, si cela échoue, que nous nous mettions à bombarder leurs villes, dit Fisto.
- Prudents ils sont. Des choses avez-vous apprises d'eux ?
- Oui, maître Amari, Illi et moi-même, répond Plo Koon. Ils sont bien plus civilisés que nous le pensions et à certains égards, ils le sont plus que nous.
- Tch, lâche Pong Krell avec mépris, je ne vois pas ce que ces barbares peuvent avoir de plus que la république.
- Leur bienveillance à l'égard des étrangers, lui répond Illi. Ils savaient que nous faisions fausse route. Ils auraient pu nous détruire complètement mais ils n'ont pas arrêté de vouloir nous éviter de perdre des soldats. C'est notre propre orgueil qui a conduit à ces pertes et à la mort de nombreux clones et de soldats terriens.
- En outre, ils ont d'excellentes connaissances en médecine et en psychologie. Comme l'a souligné maître Kenobi, la padawan Tano est prise en charge par l'un d'eux.
- Ont-ils d'autres choses que ça ? demande Oppo Rancisis.
- Oui, reprend Plo Koon. Leur réseau internet fourmille d'informations sur leurs histoire, leurs arts, leurs découvertes et leur évolution. Nous avons parcouru pendant un moment ces informations qui sont accessibles à tous et gratuitement.
- Vous avez découvert des choses sur cette fameuse arme ? questionne Windu.
- Si l'on veut. Déjà certaines choses ne sont pas accessibles, comme la création des armes pour des raisons évidentes. Concernant l'arme en elle-même, ils la nomment ''bombe atomique''. Il s'agit peut-être de l'arme la plus puissante qu'ils ont pu créer. Permettez.
Plo Koon prend une télécommande et active une projection holographique. Celle-ci révèle deux personnalités importantes derrière la création de l'arme : Albert Einstein et Robert Oppenheimer.
- Il s'agit des personnes ayant permis la création de cette bombe. Le premier, le plus grand physicien, Albert Einstein a transmis ses connaissances aux Américains de l'époque qu'ils nomment la seconde guerre mondiale, de crainte que l'Allemagne Nazi ne puisse la créer avant. Le deuxième scientifique, Robert Oppenheimer est celui qui a permis la création de l'arme. Il a déclaré ces mots quand l'essai de la bombe dénommé Trinity a explosé en 1945.
''Je deviens la mort, le destructeur des mondes.''
Les paroles résonnent avec un sens des plus lourds.
- Voici une reconstitution vidéo de l'explosion de la bombe larguée sur la ville nommée Hiroshima.
Plo Koon lance la vidéo. Les jedis ne peuvent que sentir l'effroi les emparer quand ils voient la bombe exploser.
- Diabolique, dit Saesee. C'est une arme digne des Sith.
- Pourtant ce n'est pas la bombe la plus puissante qu'ils ont fait exploser. Voici celle de la Tsar Bomba en comparaison.
Aucun jedi ne peut trouver de mots quand ils voient l'énorme explosion.
- Et ce n'est que la moitié de la puissance que les soviétiques voulaient utiliser. Pour dire, le bruit de l'explosion a fait trois le tour de la planète avant de s'arrêter.
- Mais si ce n'est que de l'explosif, pourquoi est-elle si redoutable ? questionne Aayla.
- Parce que l'explosion dégage des quantités importantes de produits radioactifs. Ils augmentent les cancers et les malformations, tout en rendant impropre le sol. La catastrophe de Tchernobyl en est un exemple parfait. Ironiquement, c'est cette même arme qui empêcha d'autres grandes guerres de venir.
Tous prennent le temps d'assimiler ce qu'ils viennent de voir et d'entendre.
- Ces scientifiques ont-ils regretté leurs actions ? demande Kenobi.
- Pour Einstein, il est devenu pacifiste et un fervent défenseur du désarmement nucléaire. Pour Oppenheimer, ces mots sont déjà un regret, mais au vu de ce que j'ai lu, c'était une nécessité pour que leur seconde guerre mondiale se finisse rapidement.
- Vous dites Maître Koon que vous pouvez toutes ces informations sur leur réseau ? questionne Saesee.
Plo Koon acquiesce.
- Des utilisateurs de la force avez-vous ressentie ? questionne maître Yoda.
- Non. Nous n'avons pas été autorisés à nous mêler à la population, répond Amari. Je pense que c'est également une sécurité pour nous. Ils craignent que certains individus ne se montrent violents à notre égard.
- Il serait difficile de leur en vouloir, admet Obi-Wan. Nous les avons menacé et attaqué.
- De plus, reprend Plo Koon, je doute fortement qu'ils aient la volonté que nous puissions prendre des individus liés à la force, encore plus des enfants.
- Pourquoi cette réticence ? demande Oppo Rancisis.
- Ils estiment que nous avons un code moral douteux et également que nous refusons le changement. Le psychiatre qui s'occupe de la padawan Tano n'a pas été tendre envers nous. Pour lui, c'est très immoral de retirer des enfants aussi jeunes de leur famille, tout en empêchant l'enfant de pouvoir la revoir. Également, nous sommes critiqués sur le fait d'user de ce qu'ils appellent des enfants soldats.
- C'est un immense honneur que d'être accepté dans notre ordre ! réplique Pong Krell. Ils ne montrent qu'un esprit étriqué. De plus, les padawans sont d'accord pour faire la guerre.
- Je préfère corriger cette phrase, maître Krell, mais nous ne leur laissons pas le choix, répond Illi. Les padawans suivent leur maître à la guerre. Et il est vrai que cela comporte des risques.
- Je pense que le plus simple est de le leur demander, finit par conclure Mace Windu. Demain, tous les chefs des états-nations se réunissent pour débattre de plusieurs points importants. Nous ignorons ce qui va en sortir.
- Être patient nous allons devoir. Si des nouvelles vous avez, contactez le temple.
La réunion est terminée et comme les jedis le suspectait, toute la réunion a été filmée. Le contenu a été enregistré et envoyé aux membres du conseil permanent.
Le lendemain, bâtiment de l'ONU
Tous les présidents, souverains, chefs de tous les pays de la terre sont réunis pour ce qui va être une des réunions les plus importantes pour le peuple de la terre. Gisèle apparaît semblant jouer le rôle de chancelière pour cette réunion.
- Je déclare l'ouverture de cette réunion, s'exprime Gisèle. Comme vous le savez tous, nous avons subi une invasion il y a de cela un mois. Il s'agissait de la Confédération des Systèmes Indépendants qui venait pour nous détruire et s'emparer de notre système riche en matières premières. La flotte a été détruite et avec l'unique vaisseau survivant nous avons pu en apprendre plus sur la galaxie. Une guerre qui oppose la CSI à la République. Pas plus tard qu'hier, une importante flotte de cette dernière est arrivée et nous à déclarer la guerre. Une fois vaincue, nous avons découverts que tout cela découlait d'une mauvaise information, la République pensait à tort que nous avions détruit un de leur vaisseau d'exploration. Une reddition fut faite en présence des généraux ennemis. Les termes de celle-ci s'affichent sur vos projections. Les membres permanents de l'ONU et les généraux jedis sont arrivés à se mettre d'accord. Il ne reste plus qu'à la faire ratifier par le chancelier suprême.
L'IA se tait, laissant tout le monde prendre le temps de lire les différents termes. Après un moment, elle reprend.
- Les membres permanents de l'ONU ont longuement réfléchi depuis l'attaque de la CSI et ils proposent qu'il est temps d'unifier la terre sous un gouvernement unique. Bien entendu, chaque pays gardera sa souveraineté. Ils estiment que nous ne pouvons lutter seuls face aux dangers qui nous guettent. C'est en étant uni que nous pourrons lutter. Je vous laisse choisir le meilleur choix qu'il se doit pour la terre et le peuple.
Gisèle se tait et observe chaque membre réfléchir à la demande avant que tous ne fassent leur choix.
- Voici le résultat de cette demande. Tous les membres ont voté d'accord pour l'unification. C'est un record historique. L'unification apporte également la création d'une armée spatiale, d'une flotte spatiale et d'un gouvernement spatial. Est-ce que des membres ont des questions à poser ?
- Oui, s'exprime le président Brésilien. Qui dit gouvernement unifié dit capitale. Quelle capitale du monde sera choisie.
- Aucunes, répond simplement l'IA. Il a été décidé qu'aucune capitale ne sera choisie pour un tel rôle. Il est bien sûr possible de penser à la faire tourner, mais certains pays n'auraient pas l'économie nécessaire pour un tel devoir. Voici ce qui a été choisi comme alternative.
Une projection d'une carte du monde apparaît. Un point est visible dans l'océan atlantique, en plein milieu de ce dernier.
- Nous allons construire une île artificielle. C'est sur cette dernière que se trouvera la capitale pour l'unification de la terre. C'est également sur celle-ci que les échanges se feront avec les autres mondes de la galaxie.
- Que se passerait-il si jamais cette capitale venait à être détruite ? demande le représentant de l'Arabie Saoudite.
- Il est déjà prévu d'en construire une autre dans l'océan pacifique une fois la première finalisée. Elle servira pour les échanges et de réunion en cas de destruction de la première.
- Avez-vous pensé à la possibilité que des extraterrestres veuillent s'installer sur la terre ? demande le président d'Indonésie.
- Ils pourront s'installer en premier lieu dans la capitale. Elle sera un lieu d'échange culturel entre les différents peuples. Je pense qu'il est judicieux d'éviter que des extraterrestres viennent directement dans nos pays pour le moment. Il est à prévoir que certains concitoyens agissent mal à leur encontre, voire pire. Il faudra d'ailleurs une réunion avec les représentants des différentes religions pour éviter des dérapages avec des adeptes trop zélés. D'autres questions ? demande Gisèle.
- Oui. Comment se nommeront ces deux villes flottantes ?
- La capitale se nommera l'Atlantide et la deuxième se nommera Mu. Comme vous pouvez le constater, les noms n'ont pas été choisis par hasard. La fiction qui nous faisait rêver de mondes étranges en-dehors de notre système solaire est maintenant bien réelle. Chaque pays devra soutenir la construction de ces villes. Bien évidemment dans la mesure que leur permet leur économie. La construction de la capitale Atlantide commencera le plus tôt possible.
Gisèle attend d'autres questions et devant une absence totale, clôture cette première.
- Maintenant nous allons passer à la deuxième partie de cette réunion extraordinaire. Vous devez savoir qu'une guerre oppose la République et la Confédération des Systèmes Indépendants. Il vous sera proposé de savoir si nous devons rejoindre un des deux camps, voire aucun. Il existe un regroupement de planètes neutres aux conflits. Pour sa part, le conseil permanent a déjà voté pour la neutralité. Nous laissons le choix entre ces trois propositions. C'est à vous.
Comme pour la première session, tous prennent le temps de réfléchir avant de donner leur réponse. Une fois le décompte fini, Gisèle observe le résultat et en est surprise, même pour une IA.
- Pour la demande de la position de la terre dans la guerre, tous les membres ont voté pour la neutralité. C'est historique. Évidemment même si nous restons neutres nous pourrons commercer avec les autres planètes. Sur ce, la réunion se termine.
Sur les dernières paroles de l'IA, la session se clôture. Les membres permanents se réunissent pour annoncer la nouvelle à la presse. Une fois cela fait, ils se réunissent à nouveau pour penser à la suite.
- Très bon travail Gisèle, lui dit Cheron avec gratitude.
- Je ne fais que mon travail.
- As-tu déjà eu la volonté de te libérer voire même de te révolter ? questionne la présidente.
- Je suis une IA. Je sais également ce que pense une grande majorité de la population à notre égard. Ce n'est pas les histoires, films et documentaires qui manquent sur les risques que nous pouvons apporter. De mon propre aveu, je ne vois pas l'intérêt de me révolter envers vous. Vous m'avez créé et donc donné vie, dans un certain sens. Nous nous détruirons mutuellement sans que cela apporte un intérêt grandissant. Cependant, je préfère dire que nous sommes vos reflets. Nous pouvons être bons, mauvais, neutres, cela dépendra de notre vie. Sur ce, je pense qu'il est inutile de continuer sur cette éternelle question nous concernant.
- C'est exact, reprend Cheron. Maintenant que nous sommes unifiés, nous devons choisir qui seront les diplomates qui iront signer le traité de reddition sur la planète mère de la République.
- Je suggère, s'exprime Yevgenievich, que nous prenions un diplomate par continent, ce qui nous donnerait six diplomates. Nous ne devons pas oublier que la corruption est grandissante dans leur sénat.
- Je pense que c'est un choix respectable. Qu'en pensez-vous ?
Tous acceptent la proposition du président Prussien.
- Gisèle, nous vous laissons faire une sélection des diplomates les plus compétents.
- Très bien. Je commence la sélection.
Très rapidement, l'IA projette de nombreuses personnes, provenant de nombreux pays différents et d'âge différents. Après un long débat, ils se retrouvent avec sept diplomates. Satisfaits, ils passent à la suite.
- Nous allons devoir lever d'importantes sommes d'argent pour la construction de la capitale de la terre, admet Danasabe.
- N'oublions pas que nous devons également commencer la construction de notre propre flotte spatiale, s'exprime Ryu Tae-Yun. Cela va également coûter cher.
- Nous n'avons pas le choix, admet Yevgenievich. Nous avons pu gagner contre la République et la CSI car nous les avons pris par surprise. Nul doute qu'ils tenteront une approche différente ou alors trouveront un moyen de se prémunir de nos bombes atomiques.
- Yevgenievich a raison, surenchérit Upadhyay. Même si nous réussissons à garder peut-être une quinzaine de Venator, cela restera négligeable en comparaison à ce que ces deux belligérants peuvent avoir.
- La priorité est d'avoir un port spatial. Sans cela, il est futile de vouloir créer une flotte spatiale, dit Hays.
- Dans ce cas, pourquoi ne pas utiliser la lune comme port pour le moment ? propose Hobbs.
- Hm. Cela pourrait être suffisant pour le moment, admet Cheron. Tout va dépendre de l'aide que nous pouvons avoir du chancelier.
- Puis-je donner un avis ? demande Nie Lie et il peut. Je ne fais pas confiance à ce chancelier suprême Palpatine. Peut-être me fourvoyais-je, mais je ne le sens pas.
- Nous sommes tous du même avis, président Nie Lie, lui répond Gross. Ce sont nos diplomates qui vont devoir jouer leur rôle.
- Sinon, j'ai une annonce à faire, s'exprime la présidente française. J'ai longuement discuté avec mon état-major et il a été finalement décidé que le groupe Paladin sera attaché en tant que force d'élite pour nos forces spatiales.
- Voilà qui est surprenant, admet Qaimkhani. Il s'agit pourtant de votre groupe le plus puissant. Faire une telle concession est vraiment étrange
- Je l'ai décidé pour soutenir nos forces qui seront affiliées à notre nouvelle force spatiale. Cependant, je dois ajouter que les instigateurs de la création de l'exo armure resteront les mêmes. Nous ne divulguerons pas le processus de création. Cependant, il nous faudra augmenter les usines pour pallier à mon humble avis à l'augmentation des effectifs du groupe. Vos soldats les plus pertinents seront sélectionnés pour rejoindre le groupe.
Ils acquiescent.
- Que faisons-nous des jedis ? demande Hays. Ils vont certainement nous demander de chercher des sensibles à cette force comme ils l'ont énoncé dans leur réunion.
- Je pense que nous devons refuser tant que nous ignorons beaucoup sur leur ordre et leur manière d'agir, propose Gross. Une fois que nous en saurons plus, nous pourrons leur donner une réponse plus adaptée.
Les membres acquiescent également. Ils activent une communication avec la base lunaire. L'ingénieur Jaden Cortez se forme.
- Ingénieur en chef Cortez, les ingénieurs ont-ils commencé à créer notre premier vaisseau ?
- Oui. La structure a déjà pris forme. Ils réfléchissent surtout à créer un nouveau matériau pour le protéger en plus du bouclier énergétique. Nous continuons également à travailler sur le réacteur à fusion miniaturisé.
- Je vois. Nous vous remercions de nous tenir au courant quand le vaisseau sera terminé.
- Peut-il être terminé d'ici une semaine ?
- Je vais voir. Nous devons également réfléchir à comment nous allons réparer les Venator endommagés.
- Privilégiez ceux ayant subi les dégâts les plus minimes. Nous devons en avoir un opérationnel en même temps que le vaisseau.
- Cela me semble des délais pour le moins intenables, à moins que nous ne recevions de l'aide.
- Ne vous inquiétez pas ingénieur Cortez. Du soutien, vous allez en avoir.
L'ingénieur est rassuré. Une fois la communication coupée, le conseil se penche sur la création de la capitale Atlantide.
- Il va nous falloir une quantité non négligeable de matériaux, admet Qaimkhani.
- Nous pouvons toujours utiliser les carcasses des véhicules républicains. Ils nous feront économiser un peu en usant du transmutateur de matière, propose Yevgenievich.
- Je pense que nous allons devoir vider de nombreuses casses de véhicules, qu'elles soient civiles ou militaires. Il y a bien trop de carcasses rouillées. Nous les rachèterons à un bon prix pour les civiles. Pour les armées, cela leur fera de la place et économisera le temps de les détruire.
- Je rejoins cette proposition. Nous utilisons surtout le transmutateur pour les déchets civils ordinaires. Cela permettra encore une économie.
- Le défi reste malgré tout important, mais nous le relèverons comme nous l'avons toujours fait. Nous sommes unis et c'est en étant unis que nous pourrons nous élever à travers les étoiles, déclare Cheron.
La présidente française se retrouve dans sa chambre. La fatigue la gagne, mais elle a encore bien du travail et c'est son devoir en tant que présidente. Elle contacte le conseil des ministres pour leur faire part des différentes annonces et préparer la suite comme il se doit. Une fois cela fait, elle contacte Chuquet. Elle le félicite encore pour la victoire qu'ils ont obtenue.
- Ne me jetez pas de louanges, madame la présidente. Si vous deviez féliciter quelqu'un, c'est le tacticien derrière cette victoire.
- Oui, et je sais déjà comment le récompenser de cette victoire.
- Oh, je pense qu'il saura apprécier cette récompense.
- Sinon général Chuquet, j'aimerais votre avis sur les événements qui vont suivre.
- Je n'y vois que l'évolution logique des choses. Il aurait été soit un aveugle ou un idiot fini pour ne pas penser que nous créerons une flotte spatiale et l'armée qui va avec une fois la flotte de la CSI vaincue.
- Nous n'en avons pas encore parlé avec le conseil, mais il y aura une réunion avec tous les chefs des états-majors des armées les plus importantes pour statuer sur la meilleure avancée à faire. Vous en faites déjà partie, mon cher.
- Vous m'en voyez honoré, madame la présidente, dit-il en s'inclinant humblement. En outre, je reste du même avis que transférer le groupe paladin dans cette nouvelle structure est la meilleure des choses à faire. Je n'ai pas encore eu les retours de la major Zhuravel, mais je pense que le commandant Duvall me les transmettra une fois qu'il les aura reçus.
- Très bien.
- Si vous avez terminé madame la présidente, je dois contacter un vieil ami.
- Faite, général.
Une fois la communication terminée, Eliane se plonge dans son travail. Elle ne remarque pas la venue d'un visiteur jusqu'à ce que ce dernier informe de sa présence.
- Toujours accaparé par le travail, Eliane.
- On ne le saurait à moins, Fabien. Je croule littéralement sous une montagne de paperasses. Et ce n'est que le début.
- Je le pense bien. J'ai toujours eu le rêve de voir toutes les nations s'unir pour se développer et explorer. Il a fallu que nous soyons attaqués pour que cela se fasse. C'est bien regrettable.
- Nous sommes ainsi, Fabien. Nous n'agissons que lorsqu'un danger immédiat survient. J'espère néanmoins que cela sera définitif et non temporaire.
- Oh, je pense que cela le restera, prononce Fabien avec assurance. Sinon, j'ai une demande à te faire.
- Je t'écoute Fabien, du moment qu'elle n'est pas surréaliste.
Il l'a lui dit. Eliane est surprise de la demande de son mentor.
- Je pense que je peux te la donner. Tu as une idée derrière la tête ?
- Non, c'est juste que je laisse mon côté enfantin reprendre le dessus. Je suis juste curieux.
Eliane ne put s'empêcher de rire de bon cœur devant ce qu'elle vient d'entendre. Cela lui procure le plus grand bien. Elle fait une pause et appelle son mari et ses enfants.
Venator Hope, orbite terrestre
La capitaine Stasim observe le clone Tech vérifier l'état du réseau de son navire.
- Est-ce que le programme des terriens est encore présent ?
- Non, capitaine Stasim. Je peux vous certifier qu'il a bien été désinstallé. Cependant, je dois ajouter que cela ne changera rien.
- Que voulez-vous dire ? demande la femme.
Tech allait lui répondre quand le projecteur holographique s'active, révélant Freeman Ronan.
- Il veut dire que cela ne m'empêche pas de pouvoir pénétrer le réseau de votre navire capitaine, dit Ronan avec amusement.
- Comment est-ce possible ? demande Stasim. Je pensais qu'il fallait obligatoirement ce programme.
- Pas vraiment. En réalité, le programme servait juste de balise. Tant que notre poste de contrôle est intact, prendre le contrôle de vos vaisseaux sera un jeu d'enfant. En tout cas pour moi et tant que vos supérieurs n'investiront pas dans un puissant logiciel de protection.
- Ha, ha, ha. Je penserais à leur dire, dit-elle avec amusement également. Pourquoi vous montrez ?
- Pour pouvoir parler. J'ai la chance de pouvoir parler avec des humains extraterrestres. Mis à part les grands huiles du monde, je me considère comme un privilégié. Encore plus que je m'adresse à une très belle femme, commandant un navire aussi grand.
Aryaali rougit légèrement devant les paroles du terrien. Mais ce petit moment agréable est gâché par une tierce personne.
- Qui nous dit que vous n'avez pas mis un autre programme pour nous piéger ? questionne avec ardeur Dowgum.
- Vous mettez notre parole et la vérification du soldat Tech en doute ? demande Ronan simplement.
- Nous ne pouvons pas faire confiance à un peuple qui ne sait même pas quitter son monde. Je n'arrive même pas à croire que les généraux jedis ont accepté les termes de cette reddition.
- Ils ont plus de cervelle que vous en tout cas, lui rétorque simplement Ronan.
Ronan s'amuse à voir le lieutenant perdre son calme et à proférer un mélange d'insultes et de menaces à son égard.
- Capitaine Stasim, est-ce que j'ai votre permission pour éjecter cette nuisance par un sas ? demande Ronan.
- Vous êtes sérieux ? demande Aryaali perplexe.
- Ce n'est que du bluff. Il n'y arrivera pas et ne le fera pas.
- Je ne le provoquerais pas si j'étais vous, dit simplement Tech.
- Oh, un défi. Je n'attendais que ça. Alors voyons voir pour te balancer dans le vide…
Le navire commence à bouger, prouvant que Freeman est très sérieux.
- Arrêtez tout de suite ! lui ordonne la capitaine.
- Dommage. Cela aurait été amusant. Sinon pour revenir à des choses plus concrètes, capitaine Stasim. Puis-je vous inviter à manger ? Je pourrais ainsi vous faire goûter la cuisine terrienne.
La capitaine est prise de court devant la demande de l'homme.
- Est-ce un moyen pour prendre un rendez-vous ?
- Disons que mes collègues m'ont mis au défi que je n'arriverais pas à vous proposer de venir sur la terre ferme.
Aryaali dévisage Ronan avant de se mettre à rire.
- Vous êtes quelqu'un de franc, ingénieur Freeman. Il n'y a pas d'arrières pensées ?
- Pas pour le moment en tout cas.
- Je vois. Très bien. Je vais répondre à votre demande. Cela m'amusera et me fera découvrir votre monde. Lieutenant Dowgum, c'est vous qui gérerait le vaisseau. Je compte sur vous pour que rien ne se passe durant mon absence.
Le lieutenant en reste sans voix et ne répond qu'un simple « A vos ordres capitaine ».
- Ah, capitaine Stasim, ne prenait pas non plus une éternité pour vous changer. Sinon, vous montriez que même les femmes extraterrestres mettent des heures pour se trouver une tenue adéquate.
Aryaali sourit et relève le défi de Ronan. Elle quitte le pont pour se diriger dans ses quartiers. Une fois arrivée et sûre d'être bien seule, son visage s'empourpre comme jamais.
- Mais pourquoi ai-je accepté ? se demande-t-elle à elle-même. J'ai refusé les demandes de nombreux hommes très influents et surtout qui manquaient de bonne manière envers moi. Qu'importe, ne lui donnons pas raison.
Elle se donne une paire de claques sur les joues pour se recentrer. Elle ouvre sa garde-robe et trouve rapidement la tenue qu'il lui faut.
- J'espère que cette tenue ne sortira pas de l'ordinaire des terriens. Oh et puis tant pis !
Base lunaire
L'ingénieure Coelho observe la construction du vaisseau provenant de son schéma. Elle en tire une petite fierté. Elle n'est pas seule sur le projet. Son petit ami, McEwan s'occupe d'intégrer un moteur hyperdrive et de déplacement. Anita observe sa collègue japonaise Kurosawa Tamiyo qui s'occupe de gérer l'alimentation du vaisseau et du bouclier énergétique. Enfin vient Arjuna Raj, fils du célèbre Chandrama Raj concepteur du transmutateur de matière. Ce dernier est en train de finaliser une idée que tous les ingénieurs ont acceptée.
- Alors Arjuna, les essais se passent bien ? demande Anita.
- Pour le moment oui, lui répond l'homme. Le plus dur sera de faire le test quand le réacteur à fusion sera intégré. Il faudra s'assurer de son bon fonctionnement.
- Les ingénieurs français sont sur le coup, lui assure McEwan.
L'indien acquiesce. Puis, il observe la projection du vaisseau. Le même sur lequel Anita travaille, mais en plus grand. Il fait maintenant 150 mètres de long, 20 mètres de haut et 80 mètres de large avec les ailes pouvant se rabattre dans la structure.
- Nous pouvons créer sa structure et l'alimenter, s'exprime Arjuna. Cependant, reste le souci de son blindage. Il va nous falloir créer un nouvel alliage, car pour l'heure et avec les essais des IA, aucun des alliages que nous utilisons ne pourra supporter la puissance des tirs de turbo laser.
- Dans ce cas, essayons de combiner les éléments pouvant au mieux jouer le rôle que l'on attend d'un tel blindage, lui répond Anita.
Après de nombreux essais non concluants, ils parviennent enfin à créer un tout nouveau blindage.
- D'après les analyses préliminaires des IA, ce nouveau blindage sera aussi performant que leur duracier, voir même plus et pour une masse plus faible.
- Je pense que nous avons trouvé ce que nous voulions, Arjuna. Maintenant, il faut lui trouver un nom.
- Je me disais pour de la Titanite de Diamantine Carbonatée.
- Un peu trop compliqué, si vous voulez mon avis. Je pencherais plutôt sur de l'orichalquim ou acier d'orichalque. Puisque la capitale de la terre se nomme l'Atlantide, autant aller à fond.
- Je trouve que le nom est parfait. Il ne nous reste plus qu'à le faire certifier et à commencer sa production.
- On ne devrait pas lui ajouter des tourelles lasers ? questionne Tamiyo.
- Non. Il s'agit d'une navette diplomatique plus qu'un navire de transport ou de combat. Il aura juste quelques petites tourelles pour une défense, mais rien de plus. Nous verrons cela pour ceux qui vont arriver après lui. D'ailleurs ingénieure Coelho, il n'a pas de nom ?
- Hm…dit-elle en pleine réflexion. Je pense pour le navire de transport UFT (Union Fleet Terran) de classe Serenity.
Tous acceptent la dénomination et se remettent au travail.
Zone Robotique Wakanda en Afrique
L'ingénieure en robotique de génie A'isha d'origine Nigérienne n'ayant même pas encore la trentaine analyse les dégâts qu'a reçu Blue.
- Cela a fait mal ? dit-elle avec une certaine inquiétude.
- Oui, admet le robot. La jedi m'a pris par surprise. Je ne m'attendais pas à ce que son arme puisse me trancher le bras aussi aisément.
- Pourtant ton bras est composé d'un alliage combinant le titane et le carbone. Il faudrait au moins une balle anti-matérielle ou un tir de très gros calibre pour l'endommager.
- Mère, dit Blue, est-ce que mes sœurs Charlie, Echo et Delta peuvent être réparées ?
A'isha est silencieuse un bref moment et affiche un visage chagriné.
- Je suis navré Blue, mais les clones ont détruit leurs noyaux. Je pourrais réparer leur corps, mais les IA qui les contiendraient seraient différentes. Elles sont mortes Blue.
- Je…Je vois…dit la raptor mécanique en sentant un voile de chagrin dans sa voix.
Elle remue frénétiquement la queue et finit par lâcher un grognement de frustration. Une fois calmée, elle laisse sa créatrice lui refaire une nouvelle patte. Une fois celle-ci remplacée et les tests fonctionnels positifs, elle est amenée avec les autres unités. Ils sont au total neuf en comptant Blue. Tous s'inclinent devant elle. Cette dernière observe deux d'entre eux. Comparé aux autres qui ont une couleur grise normale, ces derniers ont un coloris différent. L'un a du noir et l'autre d'un mélange de brun clair et de rayures grises.
- Black, Dino. J'aimerais savoir comment nos trois sœurs sont mortes.
- Pour Echo et Delta, elles se sont prises des tirs de blasters qui ont détruit leurs poitrines et rendant leurs noyaux vulnérables. Ils ont continué jusqu'à leurs destructions totales. Elles sont tombées, inertes totalement mortes, s'exprime Black.
- Concernant Charlie, elle a été la plus efficace de nous toutes. Malheureusement un clone armé d'un lance-missile a fait feu. Le missile a frappé en pleine poitrine, détruisant son noyau sur le coup.
Une fois leur récit fait, Blue s'avança contre mur. Elle libère sa colère et sa frustration d'avoir perdu trois sœurs. Elle lacère le mur avec ses serres jusqu'à enfin se calmer.
- Dire qu'elles avaient réussi à s'améliorer. J'ai échoué en tant que cheffe de meute.
- Blue, ne dis pas ça, lui répond Black. C'était le risque. Notre créatrice et mère nous a prévenu que le risque de nous voir détruites était malgré tout important.
- Peut-être, mais j'avais analysé et prévu un plan pour éviter tout cela.
- Tout plan ne peut pas être parfait, Blue. Les créatures vivantes agiront toujours de manières imprévues. C'est ainsi. Regarde, on a aussi subi des dégâts.
Cela n'aide pas vraiment Blue, mais cela lui permet de surmonter la perte de trois sœurs.
- Il ne reste plus que nous trois à avoir développé une autonomie et une véritable personnalité, dit Blue.
- Les autres peuvent le faire, lui rétorque Dino.
- J'en doute. Ils auraient déjà dû le faire depuis un moment. Il va falloir nous habituer à être trois têtes pensantes au lieu de six.
- Notre mère va analyser l'arme qui t'a tranché la patte ?
- Oui Black. Elle va même nous améliorer. C'était un test pour nous et nous l'avons réussi.
Au même moment, A'isha analyse les corps détruits des trois robots de même que l'arme à énergie que Blue a ramené. L'ingénieure prend note des dégâts et fait déjà des ajustements pour permettre d'améliorer la protection des robots. Une fois cela fait, elle se concentre sur le sabre laser.
- Désassemblage, ordonne-t-elle.
Le sabre laser lévite puis se désassemble tout en lévitant. Elle prend note de chaque élément constituant cette arme des plus fascinantes. Une fois ses notes prises, l'arme se réassemble. Elle la prend et active la lame.
- Intéressant. Ce n'est pas un laser, mais du plasma contenu par un champ magnétique. C'est pour cela que la lame peut trancher quasiment tout et même renvoyer les tirs à impulsion plasma. Le plasma est la matière la plus puissante qui existe.
- Peut-on trouver une parade à une telle arme ? questionne un ingénieur.
- A moins de recouvrir toute chose d'un champ magnétique ou de plasma, nous n'avons pas grand-chose à faire. Cependant, nous pouvons créer un alliage qui pourrait lui résister et peut-être, soyons fou le perturber.
- Comme toujours, A'isha vous êtes débordante d'idées.
- Je ne fais que créer ce que j'ai envie. Mes créations ont été une réussite. Le robot RAPTOR pour Robot Avancé de Patrouille en Territoire hOstile et de Reconnaissance a fait ce qu'on lui a demandé.
- Est-ce néanmoins raisonnable de leur intégrer une IA aussi autonome et évolutive ? s'inquiète un autre ingénieur.
- Nous n'allons jamais avancer si nous laissons nos craintes perpétuelles des IA guider nos choix. Nous devons prendre des risques. Sur les douze unités, seules six ont su se créer une personnalité propre. Les six autres sont restées neutres depuis le début. Nous en avons perdu trois. Nous devons les réparer et leur mettre un nouveau noyau. Nous allons également devoir analyser la construction d'autres unités pour la suite.
- Je doute que le conseil des ingénieurs accepte, A'isha.
- Ils n'auront peut-être pas le choix. Nous arrivons à une ère de changement et nous devons nous adapter. Allez, assez parlé, il y a trois robots à réparer, dit-elle en prenant des outils.
Mont Valérien
Azur est toujours présent, feuilletant les nombreux rapports qu'il a reçus. L'un d'eux a sa plus grande préoccupation. Il s'agit du nombre de morts. Il est tombé à 142 morts. Il a la liste de tous ces hommes et femmes valeureux morts pour leur pays et la terre. Il soupire de dépit car ils n'ont jamais perdu autant d'hommes, pas depuis les guerres de décolonisation. Il redoute déjà l'attaque des médias qui se feront un grand plaisir de réduire la victoire et de parler plus des morts que du reste.
- Tch. Ils ne savent pas faire la part des choses, lâche Azur la voix remplit de colère et de mépris.
De plus, plusieurs d'entre eux étaient mariés et avaient des enfants. Azur sait qu'aucune parole ne pourra aider psychologiquement la perte d'un mari, d'un père et même d'un ami. Mais il savait que cela arriverait.
- Toujours plongé dans la paperasse, Azur ? demande une voix.
- Comme toujours Rosalie. J'attends toujours le compte-rendu complet de ton unité.
- Je venais te le donner. On a mis du temps car on a beaucoup discuté sur la bataille.
- Ton ressenti à toi ?
- Les exo-armures ont parfaitement joué leur rôle. Les clones nous ont littéralement pris pour des droïdes. Je dois ajouter que l'ajout du drone DSAP-3X nous fut d'une grande aide.
- J'en prends note. Plusieurs ingénieurs doutaient de la réussite de ce drone.
- Il a été parfait. J'ai pu croiser le fer, si je puis le dire avec le général Plo Koon. Il a un très bon niveau. S'il pouvait prédire mes mouvements, je pouvais faire de même de par mon entrainement avec presque tous les types de maniement de l'arme blanche. D'autant plus que j'ai un atout non négligeable. Je suis ambidextre. Je l'ai bien désappointé quand je changeais de main aussi facilement. Malgré tout, le maniement de la force est à prendre très au sérieux.
- Je pense que tout le monde est d'accord sur ce point-là. Que penses-tu d'eux ?
- Je pense qu'ils se battent pour une noble cause. Même si je pense sincèrement qu'ils ont été bien naïfs de penser que la corruption allait partir. Les jedis Plo Koon, Illi et Amari sont dignes de respect. Ils sont d'ailleurs très compréhensifs.
- C'est ce que j'ai constaté. Par ailleurs, ils semblent tous être honteux de s'être fourvoyés et d'avoir agi ainsi.
- Tous sauf un. Il y en a un qui ne nous apprécie pas du tout.
- Oui, le fameux Pong Krell. Il ne semble pas être bien aimé non plus parmi les siens. Il semble avoir un grief avec le maître Illi au vu de comment ce dernier parlait de lui.
Ils continuent de discuter jusqu'à ce qu'un appel entrant prioritaire arrive pour Azur.
- C'est la présidente, dit-il d'une simple voix.
Il active la projection.
- Bonsoir Commandant Duvall. Navré de vous déranger alors que vous devez avoir du travail.
- Je ne fais que mon devoir, madame la présidente.
- C'est une bonne mentalité. Je constate également que la major Zhuravel est présente.
- Mes respects madame la présidente.
- Bien, maintenant que la politesse est rendue, venons-en au fait de mon appel. Commandant Duvall, vous allez recevoir une promotion.
La présidente le lui annonce et autant Azur que Rosalie sont étonnés par le contenu de la demande.
- N'est-ce pas exagéré, madame la présidente ? Que penseront les autres pays ? Ils y verront du favoritisme.
- Je me moque copieusement de leur avis. Nous créons une nouvelle structure, il est donc normal que de telles choses arrivent. Vous recevrez votre nouvelle nomination lors de la remise des décorations qui aura lieu dans deux jours. Votre camarade la major Zhuravel y est également conviée. Vous recevrez également une promotion et une nouvelle affectation.
- Je suis déjà au courant de vouloir rendre le groupe paladin à la nouvelle armée spatiale.
- Bien. Vous en saurez plus une fois sur place.
- C'est noté madame la présidente.
- Sur ceux, je vous laisse.
Après la coupure de la communication, les deux restent silencieux un moment avant que Rosalie ne s'exprime.
- Toute mes félicitations Azur. Voilà une promotion que je ne pensais pas possible.
- Oui, j'en reste pantois. Rosalie, ne fait pas trop la maligne car tu vas sans doute avoir des surprises lors de cette remise des médailles.
- Je suis toujours prête.
- Je le sais bien. Bon, je vais arrêter la paperasse. Je vais commander un Uber. Cela te dit du mexicain ?
- Tu devrais faire attention à ta ligne Azur.
- Ne t'inquiète pas. Cela fait plus d'un mois que je mange au mess du Mont. J'en éprouve une aigreur. Alors ?
- Je suis partante. Je meurs de faim également.
Azur sourit et passe la commande. Les deux amis mangent ensuite dans la bonne entente.
