Disclaimer : Je n'ai aucun droit toute l'œuvre Harry Potter et Seigneur des anneaux appartiens a leur auteur, à savoir J. K. Rowling et J. R. R. Tokien.
Avertissement : J'ai ajouter un personnage OC j'espère ne pas la faire "trop puissante" mais je préfère prévenir car je vais changer des choses quelque "truc" (oui je reste a truc pour pas spoil désolée !) ce que je veux dire c'est que tout nos héros auront un petit plus qu'ils n'avaient pas ou qui serait peut être impossible dans les œuvres originels que se sois du coté HP ou LOTR si cela ne vous plait pas je pense que vous devriez partir ^^".
Pairing : Je préfère prévenir qu'il pourrait y avoir des couples du même sexe, hétéro ou même "triple" de même que mon avertissement précédent si cela ne vous plaît pas merci de passer votre chemin.
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POV Tinnúviel
Lorsque j'arrive à la boutique, mon cœur se serre en apercevant Elwing allongé sur le comptoir, visiblement blessé. Elanor s'agite autour de lui, donnant des ordres précis pour qu'on lui apporte des potions et des bandages. Amrod, qui me remarque, semble soulagé de me voir enfin rentrer.
« Ma chérie, tu es rentrée, tu vas bien ? » me demande-t-il, son ton empreint d'inquiétude.
« Oui, j'ai juste rencontré Elrond au jardin. Que s'est-il passé ? » fis-je, ma voix trahissant ma propre inquiétude.
« On ne sait pas... Il est arrivé et s'est effondré. Heureusement, les jumeaux et toi aviez fait un stock de potions de guérison... » répond Amrod, le visage tendu.
Je m'approche d'Elwing, l'examinant avec attention. Bien qu'Elanor soit douée en guérison, je sais qu'il aura besoin de l'expertise d'un médecin compétent. Ces derniers jours ont été difficiles. La nouvelle de qui est notre père commence à se répandre, et nous avons perdu des fournisseurs, des clients... et reçu des menaces. Aucun médecin local n'acceptera de venir ici. Une pensée me traverse l'esprit : Elrond. Sans hésiter, je décide de repartir immédiatement, espérant que la magie familiale pourra m'aider à gagner du temps.
En me concentrant, je commence à fredonner une chanson, implorant la magie familiale de m'aider. Je sens alors quelque chose se déployer dans mon dos. En tournant la tête, je découvre, à ma grande surprise, des ailes dorées. Pensant à voler comme sur un balai, je m'élance dans les airs. La magie que cela consomme est intense, mais je me dirige aussi vite que possible vers le manoir d'Elrond. Je repère une fenêtre ouverte dans ce qui me semble de souvenir être la salle principal celle ou se trouve tout les guérisseur. Mes yeux balayent la pièce jusqu'à ce que je trouve Elrond, qui me regarde, stupéfait.
« S'il te plaît, viens à la maison, Elwing est blessé… Je ne suis pas sûre qu'Elanor puisse le soigner entièrement… Fais vite... » dis-je, la panique perçant dans ma voix.
Il hoche la tête sans hésiter et commence à donner des ordres tout en préparant ses affaires. Voir sa réactivité me permet de relâcher la tension qui m'habitait. Mes ailes se dissipent alors en une fine poussière d'or. Soudain, je sens mes jambes faiblir, et je tente de me rapprocher d'un lit, mais je trébuche. Me préparant à la chute, je suis surprise de sentir des bras me rattraper. En levant les yeux, je reconnais le Haut-Roi, son regard empli d'inquiétude.
« Êtes-vous blessée ? » me demande-t-il, sa voix grave et attentive.
« Non... Fatiguée… Magie… Beaucoup… » parvins-je à murmurer, avant que ma vision ne se voile de noir, me plongeant dans l'inconscience.
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POV Gil-Galad
Je m'étais installé pour un moment de repos bien mérité, lorsque le tumulte de la pièce voisine m'alerta, celle étant la salle principal de guérison. Je m'y rendis rapidement, mes gardes me suivant et découvris la jeune fille de se matin, le souffle court murmurant les mots sur un blessé nommé Elwing. Elrond se mis en mouvement donnant des ordres et préparant des affaires, je remarque que ses ailes dorées se dissipe en une fine poussière d'or, elle chancelle a peine consciente, je la rattrape
« Êtes-vous blessée ? » demandai-je, ma voix grave empreinte de préoccupation.
« Non... Fatiguée… Magie… Beaucoup… » réussit-elle à murmurer avant que sa vision ne se voile de noir. Elle s'effondra dans un sommeil profond.
Je la pris délicatement dans mes bras et me dirigeai vers une des chambres privées, où je la déposai avec soin sur le lit, en prenant soin de retiré son sac et de le posé sur la table basse pour qu'elle puise l'avoir a son réveil. Elrond, qui m'avait suivi, vérifia son état avec une concentration inquiète.
« Elle va bien ? » demandai-je, l'inquiétude palpable dans ma voix.
« Elle semble juste épuisée, mais je ne suis pas entièrement sûr de ce qui s'est passé. Il est probable qu'elle ait utilisé une quantité excessive de magie. Je dois maintenant aller au chevet de son frère. Peux-tu rester avec elle jusqu'à ce que Gildor ou Celebrimbor arrivent ? Je les ai fait appeler. » demanda Elrond, visiblement préoccupé.
« Pas de problème, mon fils. Je veillerai sur elle. Même si tu ne me l'avais pas demandé, je ne l'aurais pas laissée seule. » répondis-je en hochant la tête, déterminé à lui offrir toute l'attention nécessaire.
Je pris un des livres posés dans la salle principale et retournai m'asseoir sur un fauteuil près du lit de la jeune femme. Tandis que je feuilletais le livre pour passer le temps, je remarquai que les cicatrices devenue visible sur ses jambes , enlever le bracelet n'est donc pas la seule chose qui les fait apparaître… Ce n'est pas juste de la fatigue elle a peut être utiliser trop de magie ? E t avec son short court, ses cicatrices étaient désormais exposées. Pour préserver sa dignité et la protéger du froid, j'attrapai un drap léger et le disposai délicatement sur elle.
La porte s'ouvrit brusquement, révélant Glorfindel, visiblement essoufflé après une course précipitée.
« Est-elle blessée ? » demanda-t-il, son souffle court trahissant son inquiétude.
« Non, » répondis-je en essayant de le rassurer. « Elle est venue demander de l'aide pour son frère. Elle a utilisé une quantité considérable de magie et s'est effondrée d'épuisement. »
En entendant cela, Glorfindel s'appuya contre le mur, visiblement soulagé. Son inquiétude était palpable. Ayant connu des couples liés par Eru, je comprenais sa douleur. La peur de voir sa moitié blessée ou en danger est une souffrance profonde. Je me reconcentrai sur la jeune femme lorsque j'entendis un gémissement. Elle était manifestement en train de faire un cauchemar, ses murmures résonnant dans la pièce.
« Non... Pitié... Pardon... » répétait-elle, sa voix empreinte de terreur.
Je levai ma main pour tenter de la réveiller en douceur. Bien qu'elle ait besoin de sommeil, il était crucial qu'elle sorte de ce cauchemar pour pouvoir se reposer plus sereinement. Au moment où j'allais la toucher, elle ouvrit les yeux. Brumeux et perdus dans les méandres de son rêve, ils se posèrent sur moi et ma main. Elle réagit brusquement, reculant rapidement. J'attrapai un de ses bras pour éviter qu'elle ne tombe du lit. Malheureusement, elle interpréta mal mon geste et leva son autre bras en une défense instinctive, comme si elle craignait une attaque.
Elle murmure encore, sa voix tremblante : « S'il te plaît mon oncle... Je ferai ce que tu veux... » Ses mots révèlent une profondeur de peur et de supplication, accentuée par son état de cauchemar.
Je pris note de cette information troublante pour plus tard, conscient que cette demande pouvait cacher un secret ou une histoire personnelle importante. Je retire ma main doucement, évitant tout geste brusque qui pourrait aggraver son état de terreur. Avec une voix douce et apaisante, je tentai de la calmer, espérant qu'une explication claire pourrait l'aider à se sentir en sécurité.
« Je suis désolé si je t'ai effrayée. Je ne veux pas te faire de mal. Je suis le Haut-Roi Gil-Galad, et tu te trouves dans les salles de guérison du Manoir de Celebrimbor. »
En entendant mon nom, ses yeux brumeux semblaient chercher à comprendre. Je continuai avec calme et bienveillance.
« Tu es en sécurité ici. Nous veillons sur toi et nous voulons t'aider. Prends ton temps pour te calmer. Personne ne te fera de mal ici. »
Elle me regarda avec une confusion mêlée de soulagement, encore perdue entre le rêve et la réalité. Ses yeux, toujours empreints de terreur, se posèrent sur moi, puis sur les alentours familiers du manoir de Celebrimbor. Sa respiration commença lentement à se réguler, et je lui offris un sourire rassurant pour renforcer le sentiment de sécurité. À ce moment, Glorfindel se rapprocha prudemment, cherchant sans doute à offrir un soutien sans envahir son espace. Je vois sa tête se tourner vers lui, et je constate qu'elle se recule contre la tête du lit, se recroquevillant tremblante. Glorfindel, réalisant l'impact de sa présence sur elle, stoppa son approche avec une expression de tristesse.
Je l'entendis murmurer faiblement, ses mots chargés de terreur et de confusion : « Tout va bien... Tu n'es plus là-bas... Tout va bien... Ce sont des elfes... Pas eux... »
Elle répétait ces phrases en se frottant les bras, comme pour se réconforter et tenter de chasser ses peurs. Son visage exprimait un mélange de soulagement et de persistance dans l'angoisse, et ses gestes trahissaient une profonde détresse émotionnelle. Je me tournai vers Glorfindel, lui signalant par un regard compréhensif qu'il devait patienter. La situation était délicate, et il était important de respecter ses limites tout en essayant de lui offrir un soutien discret mais présent. Je retournai ensuite mon attention vers la jeune femme, essayant de lui apporter des mots de réassurance.
« Tu es en sécurité ici, parmi des amis. »
Je constate que ses yeux continuaient à chercher des signes de menace malgré mes paroles rassurantes. Je continuai à parler doucement, cherchant à maintenir un climat de sérénité et à apaiser ses craintes persistantes.
Je remarquai que dans son agitation, le drap qui la couvrait était tombé de ses jambes. Je décidai de le prendre doucement et de le glisser de nouveau sur elle, faisant attention à ne pas la surprendre ou la perturber davantage. Ses tremblements semblaient diminuer lentement, bien que les signes de son cauchemar persistaient. Je continuai à observer ses réactions avec vigilance, prêt à intervenir si nécessaire. Au fil du temps, je perçus une lueur de compréhension dans ses yeux, un indicatif qu'elle commençait à saisir qu'elle était en sécurité et entourée de personnes bienveillantes. Son corps se détendit légèrement, même si la peur ne s'était pas entièrement dissipée. Ses respirations restaient encore irrégulières, mais elle paraissait davantage réceptive à mes paroles rassurantes.
« Personne ne te fera de mal ici, tout va bien. » dis-je d'une voix douce et réconfortante.
Elle hoche la tête, sûrement pour me montrer qu'elle comprend mes paroles, et cela me rassure. Dans sa panique, elle a enfoncé ses ongles dans ses bras, et un peu de sang commence à perler. Je décide d'approcher doucement ma main vers l'une des siennes, préférant qu'elle serre mes mains plutôt que de se blesser davantage. Elle remarque mon geste et se tend immédiatement.
« Pas… Ne me touchez pas… » dit-elle d'une voix plaintive.
« D'accord, peut-être un coussin alors ? Vous êtes en train de vous blesser les bras, » dis-je en éloignant mes mains.
Elle regarde ses bras et remarque les marques qu'elle s'est infligées. « Cela partira avec de l'essence de Dictame… » murmure-t-elle en prenant le drap à la place. « Merci pour le drap… Je… J'ai épuisé ma magie… »
« Peut-on faire quelque chose pour vous aider ? » demandai-je doucement.
Elle secoue la tête. « Harry… » Elle s'arrête. « Haldir… Mais il n'est pas là… Juste un peu de temps… Je suis désolée. »
« Aucune excuse n'est nécessaire, » répondis-je avec un sourire réconfortant.
Je jette un coup d'œil à Glorfindel et remarque, malgré sa posture ouverte, qu'il est tendu. Il est probablement inquiet de ne rien pouvoir faire pour l'aider, surtout que cette jeune fille est sa moitié. Nous restons un moment en silence, sa respiration finit par se calmer, et elle allongea ses jambes.
« Elrond est parti chez nous ? » demande-t-elle doucement.
« Il vous a examinée rapidement, puis il est parti avec deux assistants, » confirmai-je.
Une sorte de loutre lumineuse traverse la vitre de la fenêtre fermée, et je vois la reconnaissance dans les yeux de Tinnúviel. Je ne m'inquiète donc pas de cette étrange apparition.
« Haldir t'a suivie avant de te perdre. Elrond nous a dit l'avoir croisé et lui avoir indiqué ta position. Il ne devrait pas tarder à arriver après l'arriver de mon message. » fit une voix féminine venant de la loutre.
À peine le message est-il terminé que la porte s'ouvre en grand fracas. Je reconnais l'elfe nommé Haldir, d'après la présentation de Glorfindel. Derrière lui, les gardes qui m'ont suivi se sont placés devant la porte, sur leurs gardes, prêts à intervenir si nécessaire. Leurs mains se rapprochent instinctivement de la garde de leurs épées, surveillant chaque mouvement, le regard fixé sur l'intrus. Mais je leur fais rapidement signe de rester en retrait et de laisser faire.
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POV Haldir
Quand j'ai entendu le cri de Gilthoniel, rempli d'effroi, j'ai immédiatement quitté la forge en compagnie d'Aredhel et Borlas. Nous nous sommes précipités vers la boutique, le cœur battant. Là, j'ai vu Gilthoniel, luttant pour soutenir Elwing, qui semblait à peine tenir debout. À nous trois, nous avons réussi à l'allonger sur le comptoir pendant que Gil' partait chercher Elanor. Mon esprit, cependant, était déjà ailleurs, inquiet pour Tinnúviel. Elle était seule dehors, et une fois la situation stabilisée ici, je savais que je devrais partir à sa recherche si elle n'était toujours pas rentrée…
Les minutes passaient lentement, et nous suivions les ordres d'Elanor avec une concentration fébrile. La tension dans la pièce était palpable, chacun d'entre nous craignant le pire. Puis, j'entendis la porte s'ouvrir et, en me tournant, j'aperçus Tinnúviel entrer. Un profond soupir de soulagement s'échappa de ma poitrine. Elle était saine et sauve, de retour parmi nous… Mais à peine avait-elle pris la mesure de l'état d'Elwing qu'elle repartit, une détermination nouvelle dans les yeux. Je décidais de la suivre, par précaution… Cependant, à ma grande surprise, des ailes se déployèrent dans son dos, et elle s'envola dans le ciel. Encore une nouvelle manifestation de sa magie familiale, j'entendais clairement qu'elle fredonnait quelque chose. Cela me fit me demander si ma propre magie, liée à la poterie, pourrait évoluer de manière aussi surprenante.
Convaincu qu'elle se rendait au manoir de Celebrimbor pour y chercher Elrond, je pris la direction de ce lieu. À mi-chemin, je croisai justement Elrond accompagné de deux autres elfes montés sur des chevaux. À ma vue, il s'arrêta pour m'expliquer que Tinnúviel l'avait trouvé et qu'elle s'était évanouie peu après. Elle était maintenant sous la garde de son père, le Haut-Roi, que nous avions rencontré ce matin-même. Il me prêta l'un de ses chevaux avant de poursuivre sa route. Je mis le cheval au galop, me félicitant de l'expérience acquise lors de ma dernière chevauchée en Sombral vers le Ministère, qui s'avérait maintenant bien utile.
Sans prêter attention aux détails du chemin, je fonçai vers la salle de guérison. À mon arrivée, je remarquai deux elfes gardant la porte avec une vigilance silencieuse. Leur posture rigide et leurs regards perçants ne laissaient aucun doute : le Haut-Roi et ma sœur se trouvaient à l'intérieur. Grâce à ma petite taille, héritée de ma lignée humaine malgré mon sang mi-elfique, je parvins à me faufiler entre eux sans être remarqué et entrai dans la pièce.
La scène qui s'offrit à moi était empreinte de tension et de douceur mêlées. Glorfindel, posté à droite de la porte que je venais d'ouvrir, arborait une posture ouverte, bien que ses yeux trahissaient une vigilance constante. Le Haut-Roi était assis sur un fauteuil près du lit, où reposait ma sœur. Ses yeux rouges et gonflés témoignaient qu'elle avait pleuré. Je ne pouvais m'empêcher de me demander si elle avait fait un cauchemar ou si la présence de deux hommes dans une pièce fermée avait ravivé en elle une ancienne peur. Je m'avançai lentement vers elle, prenant place à ses côtés sur le lit. Dès que je fus installé, elle se blottit contre moi, posant sa tête sur mon épaule comme pour chercher un réconfort dont elle avait désespérément besoin.
« Décidément, vivre avec nous te fait devenir une Gryffondor… Fais attention, je peux déjà entendre Dray me maudire ! » dis-je en attrapant doucement ses mains, espérant alléger l'atmosphère.
« Tant que ce n'est que lui… imagine Severus ! » répliqua-t-elle avec un petit sourire qui réchauffa mon cœur.
« 'Monsieur Potter, n'embarquez pas les jeunes sorcières dans vos aventures en quête d'attention, 20 points en moins pour Gryffondor et une retenue ce soir,' » tentai-je d'imiter, en prenant un ton sévère.
« Par Merlin, il te ferait sûrement récurer les chaudrons les plus sales disponibles. Et ne parlons pas du savon auquel j'aurais droit, » dit-elle en riant doucement, une étincelle de vie retrouvée dans ses yeux.
« Humpf ! On sait tous que les Serpentards n'avaient jamais à rendre compte de leurs méfaits ! » ajoutai-je, la taquinant un peu plus pour apaiser ses peurs.
« Je ne suis pas une Serpentard ! Je suis une fière Serdaigle ! Et tu sais bien qu'il ne pouvait pas les punir, sa couverture était plus importante, » répondit-elle, un sourire triste flottant sur ses lèvres.
« Alala… Dire que la Chauve-souris des cachots a réussi à avoir dans son camp la Princesse des Serpendaigle. Je pensais que tu serais toujours de mon côté, tu me brises le cœur, » dis-je, exagérant volontairement mon ton pour la faire sourire davantage.
Je sentais l'étrangeté de notre conversation aux oreilles des deux elfes présents dans la pièce. Malgré tout, je leur étais reconnaissant de ne pas nous interrompre et de ne pas poser de questions. Ma priorité était de m'assurer que ma sœur allait bien, et de la voir retrouver son sourire me réconfortait.
« Je pense… qu'on devrait venir habiter au manoir, » dit-elle, avec une hésitation dans la voix.
« À cause de ce qui est arrivé à Elwing ? » demandai-je doucement.
« Entre autres… On sait à quel point ce genre de problème peut dégénérer rapidement… » reprit-elle, son regard se perdant dans les draps.
« On en discutera quand nous serons à la maison, d'accord ? Si tu te sens assez en forme pour rentrer ? Je sais que les filles sont inquiètes, sans parler d'Amrod, » dis-je, avec une note de sérieux.
« Oui, je vais juste enfiler un pantalon. Mes illusions sont tombées… J'en ai normalement dans mon sac, » répondit-elle en cherchant le sac qu'elle avait mentionné.
Le Haut-Roi, se leva doucement et lui tendit le sac que j'avais remarqué sur la table de chevet. Me rendant compte que la situation nécessitait un moment d'intimité, je fis signe au Haut-Roi et à Glorfindel que nous devions sortir. Sans un mot, ils acquiescèrent tous deux. Ensemble, nous quittâmes la pièce en silence, laissant Tinnúviel se changer seule.
À peine avions-nous franchi la porte que Celebrimbor et Gildor arrivèrent. Le regard de mon oncle se posa directement sur moi, un mélange d'inquiétude et de soulagement se lisant sur son visage.
« Haldir, je ne savais pas que tu étais là aussi. Comment va ta sœur ? » demanda-t-il d'une voix chargée d'émotion.
« J'ai l'habitude de me faufiler discrètement, » répondis-je, légèrement gêné. « Elle va bien, elle a juste consommé trop de magie. »
Gildor, à son tour, intervint, l'inquiétude marquant ses traits. « Et ton frère ? »
« Je ne sais pas... J'ai suivi Tinnúviel pour m'assurer qu'elle allait bien, mais je sais qu'Elanor était en train de soigner Elwing. Avec l'aide d'Elrond, qui a plus d'expérience, je ne doute pas qu'il se rétablira rapidement, » répondis-je, essayant de me convaincre moi-même autant que les autres.
Le Haut-Roi intervint avec une voix calme et assurée. « En effet, mon fils est l'un des meilleurs guérisseurs parmi les elfes. Il prend à cœur de soigner chaque être avec le plus grand soin. Je suis certain que votre frère ira bien. »
« Une fois que Tinnúviel est changer, nous allons rentrer pour avoir des nouvelles. Gildor, veux-tu te joindre à nous ? » Fis-je dans sa directement
Celebrimbor, l'air pensif, intervint : « Ne vaudrait-il pas mieux que vous restiez ? Elrond pourrait ramener votre frère ici, dans les salles de guérison. Et ma proposition de venir habiter au manoir tient toujours. »
Je m'apprêtais à répondre lorsque Tinnúviel, qui venait de sortir, me coupa la parole. « Merci, Celebrimbor, mais nous voulons nous assurer qu'Elwing va bien... Quant à ta proposition, père nous en a déjà parlé... Nous viendrons bientôt, il faut juste du temps pour nous organiser, »
Surpris, je m'exclamai : « Tinnúviel ! »
Elle continua, impassible : « D'accord, il faut qu'on en reparle entre nous, mais je pense que nous viendrons… »
Celebrimbor ne put cacher sa joie. « Vraiment ? Alors je vais commencer à préparer le manoir pour votre arrivée ! Et je t'ai dit que tu pouvais m'appeler Oncle ma chérie. » s'exclama-t-il, l'enthousiasme dans la voix.
Je tentai de le calmer doucement. « La décision n'est pas encore prise, Oncle Celebrimbor, » dis-je avec une certaine prudence.
Le Haut-Roi, intervint pour apaiser les esprits : « Mon ami, attention à ne pas les étouffer. Maintenant que votre sœur est prête, vous allez pouvoir partir. Silmë, accompagne-les. Je sais que tu est un excellents combattants mon fils, mais j'aurais l'esprit plus tranquille en sachant qu'une personne de plus vous accompagne. »
Je vis alors une elfe s'avancer. C'était l'une de celles qui gardaient la porte. À mesure qu'elle s'approchait, je remarquai ses longs cheveux argentés. Elle s'inclina légèrement devant nous. Je remerciai chacun des elfes présents, et nous nous dirigeâmes ensemble vers la sortie, le cœur un peu plus léger.
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POV Glorfindel
Je les regardai partir, le cœur lourd. J'avais envisagé de les accompagner, mais après la crise que Tinnúviel venait de traverser, je ne voulais pas m'imposer, je suis quand même soulager que Gil-Galad ai envoyé l'un de ses gardes avec eux, Gildor est doué et s'entraîne avec moi de temps en temps, et bien qu'Haldir soit compétent, il reste encore jeune. En observant Gil-Galad, j'ai compris qu'il désirait parler, j'attends qu'il commence la conversation.
« Eh bien… Cette journée est plutôt chargée, » remarqua Gil-Galad.
« Et ce n'est que le début, à ce que je comprends. Tinnúviel, qui avait précédemment décliné mon invitation, souhaite maintenant venir, ce qui, même si cela semble être une réaction à l'agression de son frère, est une source de réconfort pour moi, » dit Celebrimbor.
« Les choses ne sont pas encore résolues, Cel'. Haldir semble encore réticent pour l'instant… » fis-je.
« En parlant du jeune homme, il est remarquablement protecteur envers sa sœur. Même s'il est imprudent, il n'a pas hésité à se faufiler entre mes gardes, risquant ainsi d'être attaqué, » fit Gil-Galad en secouant la tête. « D'ailleurs, mon ami, il serait préférable de ne pas forcer les enfants à t'appeler Oncle. »
« Est-ce un problème ? » demanda Celebrimbor, visiblement surpris.
« Il est évident que les enfants avaient un oncle violent dans leur monde précédent, et ce souvenir semble encore hanter les cauchemars de la jeune fille, » répondit Gil-Galad d'un ton sombre.
« Par Eru ! Un membre de leur famille leur a fait du mal ? » s'exclama Celebrimbor, choqué. « Comment cela est-il possible ? Amrod... Non, la famille qui l'a adoptée l'a fait parce qu'ils ne pouvaient pas avoir d'enfants. Peut-être du côté de la mère ? » réfléchit-il à voix haute.
« Peut-être… Elle a cru que j'allais la frapper alors que je voulais simplement l'empêcher de tomber du lit, » dit Gil-Galad en fermant les yeux, horrifié.
« Je… » dis-je, tandis que tous les regards se tournaient vers moi. Je repris avec hésitation : « Même si ils viennent, il sera essentiel de leur garantir un espace où ils se sentiront en sécurité, un lieu où nous n'irons pas sans leur consentement. »
« Bien sûr ! Leur espace doit être respecté ! » affirma Celebrimbor.
Je secouai la tête, inquiet qu'il ne saisisse pas pleinement : « Ce qui s'est passé s'est probablement produit chez leur oncle. »
« Ce que tu veux dire, c'est qu'ils doivent être sûrs que leur lieu de vie sera un espace sécurisé, où personne n'entrera sans leur accord, un endroit où ils pourront se retirer s'ils en ressentent le besoin ? » fit Gil-Galad, semblant saisir le sens de mes paroles.
« Mais pourquoi voudrais-je entrer sans leur consentement ? » demanda Celebrimbor, encore perplexe.
« Mon ami, il faut essayer de se mettre à leur place. Bien que faire du mal à un enfant soit inconcevable pour nous elfes, ils ont clairement souffert, non seulement à cause de la guerre, mais aussi d'un membre de leur famille. Comme la fait remarquer Glorfindel, cela a dû se passer dans leur propre maison. Il est crucial de leur faire comprendre que cela ne se reproduira pas ici, » expliqua Gil-Galad doucement.
« Et il y a aussi le problème que j'habite ici, » fis-je en soupirant.
« Le fait qu'elle ne souhaite pas être ta compagne ? » demanda Celebrimbor.
Je secouai la tête. Révéler les détails de sa fuite signifierait divulguer des informations privées, ce qui risquerait de briser sa confiance. « Entre autres… Je ne peux pas expliquer sans entrer dans les détails de ce qu'elle m'a confié récemment, et je ne veux pas… C'est sa vie privée. Je pense juste qu'il n'y a pas eu que son oncle qui lui a fait du mal… » dis-je, hésitant.
« Ce n'était pas à cause d'une simple peine de cœur qu'elle a pris la fuite ce jour-là, alors ? » demanda Celebrimbor sombrement. « Ne réponds pas, c'était plus pour moi-même. Ce qu'elle t'a raconté doit rester entre vous, surtout après la gaffe d'Elrond. Nous savons qu'elle tient à sa vie privée. »
« Je suis d'accord avec Celebrimbor. Gagner sa confiance peut être difficile, alors ne prends pas le risque de révéler ses secrets, » ajouta Gil-Galad.
« Pensez-vous que proposer des salles vides, plutôt que des pièces déjà décorées, serait une meilleure option pour eux ? Nous pourrions également ajouter des protections aux portes, comme des verrous qui ne peuvent être ouverts que de l'intérieur. Cela pourrait les rassurer, » réfléchit Celebrimbor.
« Je pense que c'est une bonne idée. Il serait également utile d'écouter leurs demandes spécifiques, si elles existent, » valida Gil-Galad.
« Et je pourrais, si nécessaire, déménager dans une chambre éloignée, » fis-je sérieusement.
« Très bien, nous aborderons ce sujet avec Amrod s'il se présente cet après-midi, » conclut Celebrimbor.
Et tandis que nous nous séparions en silence, chacun absorbé par ses pensées, je me surpris à espérer que ce lieu devienne, pour eux, un véritable foyer.
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Petit message de fin : Si cela intéresse la signification de Silmë veux dire Lumière argentée ou lumière de lune en Quenya (qui est d'ailleurs la langue elfiques avant le Sindarin)
Memo:
Arthur Weasley : Amrod → utilise Arothir (noble seigneur)
(William) Bill Weasley : Aredhel (noble, haut elfe)
Charlie Weasley : Barahir (seigneur enflammé)
Percy Weasley : Elwing (écume étoilée)
George Weasley : Malduin (rivière dorée)
Fred Weasley : Mallorn (arbre dorée)
Ron Weasley : Borlas (joie fidèle)
Harry Potter : Haldir (héros caché)
Hermione Granger : Elanor (étoile-soleil [fleur])
Ginny Weasley : Gilthoniel (enflammeuse d'étoiles)
Celestia Selwyn (OC) : Tinnúviel (fille du crépuscule)
