Je ne possède aucun des personnages de la série

SAISON 3 EPISODE 4 (UA) : Neal le sait, il n'a que peu de temps pour sortir Jimmy de là, surtout que Van Horn n'est pas loin...

Ce texte répond à un "Et si" qui est en fin de texte !

En espérant que cela vous plaise !

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


Chasse à l'homme dans les couloirs

Neal jeta un coup d'œil et murmura.

- Le garde vient de quitter son poste ... Peter ? Peter tu m'entends ?

Il tapa sur le récepteur dans son oreille comme pour s'assurer qu'il était bien là, avant de comprendre que les communicateurs ne fonctionnaient plus, quelque chose clochait. Neal le savait. Les communications venaient d'être brouillées. Il fallait donc qu'il agisse vite. Si quelque chose tournait mal, il devait sortir Jimmy d'ici le plus rapidement possible. Personnellement, il ne portait pas vraiment ce type dans son cœur, mais il était important pour Jones et c'était tout ce que Neal avait besoin de savoir pour tenter de le secourir. Il se glissa donc dans le couloir bien avant de songer qu'il pouvait être lui-même en danger. Il y avait une petite fenêtre dans la première porte blanche. Neal jeta un coup d'œil rapide et vit Jimmy. Il était menotté à une chaise, du sang coulait sur son visage tabassé et il semblait désorienté. Quelques secondes pour forcer la serrure et Neal se précipiteraient à l'intérieur calmement pour sortir Jimmy de là et finir le travail avant de se faire repérer.

Neal s'agenouilla donc devant la porte et sortit son kit de crochets pour ouvrir les serrures. Il se mit au travail. La salle était silencieuse, seuls les cliquetis doux des clics en métal du mécanisme rappelaient à Neal qu'il devait bien tendre l'oreille pour venir à bout de la serrure. Il avait presque fini. Juste un de plus et la porte céderait quand soudain… Un bruissement retentit. Une flèche en acier passa à quelques centimètres du visage de Neal et se planta dans la porte juste en dessous de sa main. Instinctivement, Neal sauta en arrière pris d'effroi et tomba assis sur le sol. Le regard sur son visage était un mélange de choses si peu naturel pour lui : la panique et la peur. C'est alors que sorti de nulle part, comme un lion fondant sur sa proie, Van Horn se glissa dans le couloir avec air assassin dans les yeux. Il tenait un arc à poulie militaire noir dans ses mains. Un sourire malicieux passa sur son visage.

- Ce n'est pas le bon jour pour venir s'en prendre à mes serrures !

Le viseur laser vert se posa au centre de la poitrine de Neal dont les yeux reflétaient de plus en plus la peur. Mais, même dans la panique qui l'étreignait au point qu'il dut lutter contre ses tremblements, il fut clair pour le jeune homme que la première flèche avait manqué sa tête délibérément. Van Horn était un malade. Il voulait le traquer, le chasser… Assis sur le sol, impuissant, ses mains posées sur le marbre blanc poli, Neal décida que la fuite était sa seule option ... Même si c'était précisément ce qu'attendait de lui Von Horn. Alors, ignorant la marque laser verte toujours sur sa poitrine, le jeune homme se redressa aussi vite que ses membres tremblants et l'adrénaline lui permirent et se mit à courir en zigzag dans le couloir, cherchant désespérément un moyen de sortir vivant de ce piège.

En le voyant se mettre à courir, Van Horn fut heureux. Il avait espéré une certaine excitation avant de tuer ce fouineur et il allait l'avoir car lui connaissait ce bâtiment comme sa poche. Il prit donc son temps pour encocher une nouvelle flèche et suivi Neal dans le couloir. Un trait rasa de prêt l'épaule droite du jeune homme qui tentait toujours de zigzaguer pour éviter de recevoir l'une de ces horreurs entre les omoplates. Van Horn savait exactement où menait le couloir, mais Neal non.

Avec rien d'autre que le bruit sourd du martèlement de son cœur, Neal trouva un escalier en colimaçon et le dévala à toute vitesse en sautant quelques marches. Il prit un virage à droite et, du coin de l'œil, il repéra les doubles portes sur le palier en contrebas. Mentalement, il pria qu'elles puissent le mener vers sa liberté car s'il y a une bonne chose qu'il savait au sujet des flèches, c'était que leurs portées étaient bien moins grandes qu'une balle de pistolet.

Avec empressement, Neal tendit la main, en priant que les portes s'ouvrent. Ses doigts moites s'enroulèrent autour des poignées et il les tira de tout son poids ... Mais elles ne bougèrent pas. Refusant de croire à la vérité, il essaya encore et encore, mais là encore les grandes doubles portes étaient verrouillées. Neal comprit qu'il n'avait pas le temps de chercher comment les ouvrir. Van Horn le savait aussi. Il arriva en haut de l'escalier et leva son arc tranquillement.

- Vous savez qu'il n'y a rien de mieux que le frisson de la chasse… Tirer sur une cible vivante…

Ses mots s'échappèrent de sa bouche comme une promesse de mort. Neal se baissa derrière le mur de l'escalier, juste pour être hors de la vue de son harceleur qui lui cria.

- Dernière chance commandant !

Neal savait que c'était réellement le cas, alors, il jaillit de sa cachette et courut droit devant lui avant de plonger en direction de l'ascenseur. Des sentiments étranges se mêlaient en lui : la peur, le désespoir et un dernier souffle d'espoir que l'ascenseur pourrait le sauver. Quoi qu'il en soit, il bondit dans les airs au moment où une nouvelle flèche fut tirée par Van Horn. Tant de choses se mirent à tourner dans la tête de Neal. Il sentait qu'il allait mourir et pourtant il avait juste besoin d'un peu plus de temps… Il avait encore des choses à réparer. La flèche se planta dans l'alarme incendie pendant que Neal atterrissait lourdement sur le sol. Sa hanche lui fit atrocement mal et lui arracha un léger cri pendant que la douleur se diffusait dans son dos mais ce n'était pas le seul de ses soucis.

Avec un sourire sadique sur le visage Van Horn se rapprocha de Neal en continuant de le menacer de ces monstrueuses choses. Désespéré et cherchant un dernier moyen d'éviter son sort funeste, Neal se hissa sur les coudes et recula péniblement en arrière jusqu'à ce que son dos butte dans le coin entre le mur et la porte de l'ascenseur. Haletant et à bout de force, le jeune homme s'effondra contre le mur et leva la main, comme pour empêcher Van Horn de tirer. Neal savait que c'était un geste inutile face à la force de destruction qui le traquait mais, c'était tout ce qu'il était capable de faire. Van Horn savait déjà qu'il avait gagné. Ça avait été une courte chasse, oui, mais très satisfaisante néanmoins. Comme il se rapprochait de Neal, il ricana pour lui -même, en armant une autre flèche.

- Je vous laisse imaginer ce que ça peut faire à bout portant.

Toujours tenace, toujours imperturbable jusqu'à la fin, Neal secoua la tête et répondit d'une voix où se mêlait l'agonie et l'épuisement.

- Je n'ai pas besoin de démonstration !

Van Horn sourit. Il devait bien l'admettre, ce gamin avait du cran mais ça ne le sauverait pas. La corde se tendit et la flèche partit. Elle évita la main de Neal et se planta dans le côté droit de sa poitrine, brisant ses côtes, transperçant son poumon en le privant d'air et broyant ses vertèbres pour ressortir dans son dos. Le choc fut si violent que le jeune homme ne laissa même pas échapper un cri pendant qu'une douleur inhumaine se diffusait dans toute sa poitrine. Sa main retomba sur le sol. Dans la brume qui l'entourait, Neal entendit soudainement des bruits de pas et des cris.

- FBI ! Ne bougez pas !

Neal reconnut la voix. C'était Jones. Il l'aperçut vaguement arracher l'arc des mains de Van Horn et ressentit une sorte de soulagement. Mais la longue flèche en métal plantée dans sa poitrine court-circuitait les émotions qu'il aurait pu ressentir comme la joie et le soulagement de voir arriver ses amis. Neal perçut le bruit des menottes se refermant sur les poignets de son chasseur sadique et le jeune homme aurait voulu remercier les membres de l'équipe mais il était incapable de parler. Il avait déjà tellement de mal à respirer. Distraitement, Neal remarqua l'inquiétude peinte sur le visage de Jones mais, il dut ensuite perdre connaissance quelques secondes parce qu'il ne perçut plus rien autour de lui jusqu'à la voix de Peter qui lui demandait avec angoisse.

- Neal ! Neal ! Est-ce que tu m'entends ? Neal ?

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Après avoir donné l'assaut, Jones avait aperçu Van Horn debout avec un arc de guerre à la main. Il avait contourné l'angle du couloir et hurlé.

- FBI ! Ne bougez pas !

Arrivant de l'autre palier, il avait entendu Peter hurler à son tour.

- Lâchez votre arme !

Van Horn avait obéi et Jones lui avait arraché son arme. C'était à ce moment que ses yeux était tombé sur Neal, appuyé dans l'angle devant lui, mâchoire crispée… Une grande tâche rouge s'agrandissait sur sa poitrine de laquelle dépassait le corps d'une longue flèche. Il était blessé et ce n'était pas bon.

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De sont côté Peter avait hurlé à Van Horn de lâcher son arme et avait regardé ses hommes le menotter avant de baisser les yeux sur Neal et de sentir la panique monter. Les yeux clos, la tête vaguement penchée sur le côté, il avait vu une longue flèche noire dépasser de sa poitrine et son uniforme blanc se tâcher lentement de rouge.

- Non ! Hurla Peter.

Il s'était jeté au chevet de son jeune consultant et avait cherché son pouls avant de demander d'une voix tremblante.

- Neal ! Neal ! Est-ce que tu m'entends ? Neal ?

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Neal frémit, tout était flou autour de lui. Peter l'appelait. Il percevait sa voix mais il lui était impossible de lui répondre. Il avait tellement mal… Mais ce n'était pas la seule chose qu'il percevait. Il y avait une main chaude sur son épaule gauche, une main apaisante. Une femme ... Il reconnut son intonation. C'était Diana. Elle appelait les secours et il y avait une urgence dans sa voix comme Neal n'en avait jamais entendu.

- Nous avons besoin de secouristes ici ! Et maintenant ! Nous avons un homme à terre, je répète, l'un de nos agents est gravement blessé. Il a reçu une flèche sur le côté droit de sa poitrine. Il perd du sang, trop de sang… Trop rapidement.

Ce fut à cet instant que Neal comprit que quelque chose n'allait pas. Il ne cessait de lutter contre l'engourdissement et la douleur qui se disputaient son corps meurtri. Il lui était de plus en plus difficile de rester conscient ou tout du moins de percevoir ce qui se passait autour de lui. Un halo flou se dessinait autour du visage de Peter, un halo qui ne partirait pas. Son corps blessé luttait pour survivre mais il était de plus en plus mal.

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Peter luttait contre la boule qui se nouait au fond de sa gorge. L'arc qu'ils avaient arraché à Van Horn portait encore une flèche et elle était si impressionnante. La pointe profilée pour arracher les tissus et briser les os. Le corps en métal lisse permettait de glisser plus facilement dans les chairs. Peter imaginait les dégâts qu'une telle arme pouvait faire dans le corps d'un être humain… Les dégâts qu'elle pouvait faire à bout portant… Les dégâts qu'elle pouvait faire dans le corps musclé mais mince de son jeune consultant. Neal toussotât légèrement en crachant du sang, cherchant désespérément à prendre de l'air pour respirer. Doucement, Peter plaça ses mains juste sous la mâchoire de Neal, soutenant la tête de son ami pour croiser son regard et l'encourager.

- Allez Neal ! Tiens bon ! Je t'en supplie ! Reste avec nous ! Neal !

Le jeune homme aurait voulu lui répondre mais la douleur était si violente qu'il en était incapable.

- Ça fait mal Peter, ça me fait tellement mal, pensa le jeune homme sans pouvoir le dire.

Peter lutta contre ses larmes. Il paraissait si faible. Les yeux de Neal étaient vitreux et bordés de rouge, rappelant la couleur du sang qui imbibé lentement la chemise de son costume blanc et immaculé. Son visage par contre devenait blanc, trop blanc… trop vite. C'était comme si Neal devenait un fantôme. Peter ne pouvait rien faire et se retrouvait relégué au rôle de spectateur de l'agonie de son jeune ami. A demi-conscient, Neal essaya de parler. Il tenta de formuler une réponse, une phrase, mais il échoua. La flèche plantée dans son poumon le privait d'air et coupait sa voix. Il ne pouvait pas parler. Peter sentit une larme rouler sur sa joue pendant qu'il murmurait d'une voix tremblante.

- Tout va bien se passer Neal ! Je te le promets, d'accord ?

Peter était bouleversé. Le sang de Neal s'étalait maintenant sur ses mains.

- Juste accroche-toi Neal !

Neal hocha la tête. Il aurait voulu lui répondre mais c'était le seul mouvement dont il était capable, alors il hocha la tête. Il se sentait si faible.

Peter regarda Neal hocher la tête. Ses yeux bleus dans le vague, son visage crispé par la douleur.

Diana s'agenouilla à ses côtés et dans un geste qui lui parut dérisoire, elle prit la main de Neal dans la sienne et la serra. Elle voulait qu'il sache qu'elle était là… Prêt de lui… Le jeune consultant les avait entrainés dans des aventures imprévues où elle avait dû parfois se mettre en danger mais, elle ne pouvait pas lui en vouloir. C'était quelqu'un d'intelligent, de sensible, d'attachant et d'attentionné. C'était la personne à laquelle vous aimer vous confier car il était toujours à l'écoute et qu'il était de bons conseils, ce qui était paradoxal, car c'était un faussaire et un escroc… un criminel… Non, rectifia Diana… Un ami… C'était la main d'un ami mourant qu'elle tenait dans la sienne… Un ami qui en était là parce qu'il avait accepté de venir en aide à Jones sans se poser de questions… Sa poitrine se soulevait de manière irrégulière. Il arrivait à peine à respirer… Il mourrait… Diana serra sa main plus fort et passa une main sur sa joue. L'espace d'un instant ses yeux croisèrent le regard bleu électrique du jeune homme et elle se sentit bouleversée. Il y avait tant de douleur… Il mourrait… Les secours n'arriveraient pas à temps pour le sauver… Son cœur se brisa. Caffrey était agaçant mais, il ne méritait pas ça… Il ne pouvait pas mourir… Pas comme ça… L'équipe était là… Dans le bâtiment… Ils auraient dû arriver à temps pour l'aider… Ils auraient dû le sauver… Il ne devrait pas en être là…

Les yeux de Diana croisèrent ceux de Peter qui pleurait en tentant de compresser le sang autour de la plaie faites par la flèche. Il était arrivé à la même douloureuse conclusion. Neal allait mourir ici… abattu comme un animal sur le sol froid et lisse d'une compagnie de sécurité privée…

Neal tenta de prendre une bouffée d'air mais n'y parvint quasiment pas. Quelque chose n'allait pas. Neal voulait le dire à Peter. Il avait besoin de lui pour savoir ce qui se passait, mais il n'avait pas de mots. La douleur l'empêchait de parler. Pourtant il le voulait et dans un geste prouvant la détermination de sa volonté, il parvint à murmurer.

- Peter…

- Neal, répondit en pleurant son ami sans quitter des yeux le sang qui venait de colorer ses lèvres en murmurant son nom. Je suis là, ne t'en fais pas… Je suis là Neal. Tu vas t'en sortir mon grand… Tu m'entends Neal, tout va bien se passer.

Le jeune homme aurait voulu avoir le temps de lui dire bien plus de choses mais il ne pouvait pas le faire. Ce fut à cet instant que des nouvelles voix se mirent à crier tout autour de lui. Diana lui lâcha la main et se redressa pour donner des explications en faisant des phrases courtes. Elle parlait aux secouristes qui venaient d'arriver.

- Par ici ! Vite ! Son nom est Neal Caffrey. Il a été abattu par une flèche militaire de combat.

Une voix masculine qu'il ne connaissait pas puis, un nouveau visage remplaça celui de Peter. L'agent du FBI recula à contrecœur pour les laisser s'occuper de son ami. Mais, en se redressant, il comprit l'urgence vitale de sa situation et se sentit mal. Il y avait tant de sang.

- M. Caffrey ? Demanda le secouriste. Nous sommes là pour vous emmener à l'hôpital, d'accord ? Il suffit de rester avec nous.

Neal tenta de comprendre ce que l'homme était en train de lui dire, mais ses sens finissaient de le lâcher doucement. Il vit le secouriste se pencher sur lui, entendit quelque chose comme un son léger provenant de ses lèvres en mouvement mais ne comprit pas ce qu'il lui disait. Ses oreilles se mirent à bourdonner et sa vision devint de plus en plus floue. Le secouriste remarqua le regard perdu du blessé et s'exclama pour ses collègues.

- Ok ! Il est en état de choc. Nous devons le déplacer ! Maintenant !

Le secouriste et son équipe s'échangèrent des ordres. Peter et les agents du FBI qui étaient restés autours de Caffrey attendaient en retenant leur souffle. Deux médecins avec un brancard apparurent rapidement. En un instant, les quatre secouristes comptèrent jusqu'à trois et levèrent Neal aussi soigneusement qu'ils le pouvaient pour le déposer sur le brancard. Avec horreur, Peter se rendit compte que la flèche avait transpercée le corps de son ami de part en part. La monstrueuse pointe triangulaire ressortait dans son dos, ce qui n'était pas étonnant pour un tir à bout portant. La veste blanche de Neal suintait tellement de son sang que Peter se sentit malade. Quand ils déposèrent Neal sur la civière, le cœur de Peter s'arrêta. Les yeux de Neal étaient fermés, il venait de perdre connaissance. Les secouristes crièrent d'autres ordres et Peter regarda le brancard pénétrer dans l'ascenseur. Quand la porte se referma sur le visage blême et le corps inerte et ensanglanté de son ami, Peter fut incapable de se retenir et se mit à pleurer.

OoooO

L'attente à l'hôpital fut terrible. Diana et Peter avaient suivis l'ambulance et ils furent bientôt rejoints par Jones qui se sentait coupable de tout ce qui venait de se passer. Neal l'avait écouté en venant boire un verre chez lui pour qu'il puisse se confier à quelqu'un, il avait accepté de l'aider à sauver son ami. Il avait pris des risques en sachant que ce type était un tueur et Van Horn n'avait pas hésité à lui tirer dessus à bout portant. Jones avait servi dans l'armée. Il connaissait ces flèches et les dégâts qu'elles pouvaient faire dans un corps humain, mais la pensée que cette flèche avait pénétrée dans la poitrine de Neal lui faisait encore plus de mal. Neal était un criminel, mais il était aussi un ami et un gars sur lequel on pouvait compter quand les choses devenaient sérieuses. Il avait sauvé la vie de Peter à plusieurs reprises, il avait sauvé la sienne en se mettant entre David Lawrence et lui. Il était venu en aide à Diana pour ses infiltrations au risque de griller sa couverture… Il avait sauvé plein de gens en fait, comme la petite Lindsey, en gagnant du temps face à un type qui rêvait de le tuer… Il était toujours là pour écouter quand on avait un problème. C'était dingue… C'était peut-être un criminel mais c'était aussi un gars bien et un ami. Il fallait qu'il s'en sorte.

Jones était toujours perdu dans ses pensées quand la porte s'ouvrit et qu'Elizabeth arriva en courant dans la direction de Peter. Ils se sautèrent au cou et la jeune femme murmura doucement.

- J'ai fait aussi vite que j'ai pu.

- Tu n'avais pas besoin de venir ma chérie.

- Si, je le devais… Pour toi et pour Neal… Comment il va ?

- Il… Il a été gravement touché El. Je ne suis pas sûr qu'il s'en sorte… Ce salopard lui a tiré dessus à bout portant avec une flèche de combat à tête triangulaire en titane. Une monstruosité prévue pour déchirer la chair et les muscles, briser les os et faire le plus de dégâts possibles dans le corps de la victime… Ce n'est pas bon.

- Oh mon Dieu, murmura Elizabeth en sentant les larmes lui monter aux yeux. Ça ne peut pas être possible.

...

Deux heures de plus passèrent. Mozzie et June avaient rejoint le petit groupe qui attendait des nouvelles de Neal mais elles ne venaient pas et Peter savait que c'était mauvais signe. Enfin, un médecin s'approcha d'eux et demanda avec un air grave.

- Famille de Neal Caffrey ?

Tous se levèrent en même temps en disant

- Oui !

Le médecin les dévisagea avec un air incrédule avant de se décider à parler. Tous retinrent leur souffle

- Il est toujours en vie mais l'opération a été difficile et nous avons failli le perdre deux fois. En pénétrant dans la cage thoracique, la flèche lui a brisé deux côtes et transpercé le poumon de part en part avant de ressortir dans son dos en lui fêlant deux vertèbres. Nous l'avons mis sous assistance respiratoire et il est maintenu en coma artificiel. Les lésions sont très sérieuses, il lui faudra du temps et son pronostic vital est encore engagé sur les prochaines 72 heures.

Peter sentit Elizabeth se mettre à pleurer, touchée par la gravité de l'état du jeune consultant. Alors, il la serra contre lui pour la consoler tout en évitant lui-même de montrer trop d'émotion, mais c'était Neal…

OoooO

Peter entra dans la chambre de Neal. Il fut accueilli par le bruit des machines qui le maintenaient en vie. Il s'approcha du lit et ses jambes défaillirent. Il se rattrapa à la barrière et parvint à se maintenir debout. Neal était là, étendu en position légèrement surélevée pour faciliter sa respiration même s'il avait été intubé pour l'aider à faire fonctionner ses poumons. Peter aurait voulu lui prendre la main mais des perfusions étaient branchées de partout, et il eut peur de débrancher une machine vitale pour sa survie, car c'était bien de ça dont on parlait. Neal était en vie grâce à toutes ces machines mais lui… Lui était étendu, inerte, presque trop pâle pour sembler encore en vie. Peter posa une main sur sa joue et se mit subitement à pleurer avant de se laisser tomber assis sur la chaise à côté de lui. Avec précaution il glissa sa main sous la sienne et serra ses doigts. Il ne pouvait pas mourir.

- Allez Neal… Je sais que je t'en demande beaucoup mais réveille-toi… Tu dois te battre. Je sais que tu peux le faire. J'ai confiance en toi. Reviens Neal…


Et si 1670 : Et si... Van Horn avait eu le temps de tirer sur Neal avant l'arrivée des agents du FBI (White Collar)