Je ne possède aucun des personnages du film

Alors que Napoléon Solo s'apprête à passer une soirée tranquille chez lui, l'arrivée impromptue de Gaby et Illya risque de changer toute sa vie.

Ce texte répond à un cap ou pas cap qui est en fin de texte.

En espérant que cela vous plaise !

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


CREER UNE FAMILLE

Chapitre 4 : Napoléon baby-sitter

Napoléon Solo soupira en regardant sa montre pour la énième fois. Il était à peine 20 heures et la soirée s'annonçait longue. Assis dans le salon confortable de l'appartement d'Illya et Gaby, il observait le petit Napoléon Kuryakin, âgé de 7 mois, qui gazouillait joyeusement sur son tapis d'éveil.

- Tu sais, mon grand, dit-il au bébé qui le fixait de ses grands yeux bleus, quand tes parents m'ont demandé d'être ton parrain, je ne pensais pas que ça impliquerait de jouer les baby-sitters.

Le petit Napoléon répondit par un éclat de rire, agitant ses petits poings dans l'air. Solo ne put s'empêcher de sourire. Malgré ses protestations, il adorait son filleul et neveu. Le voir grandir était une source constante d'émerveillement et de fierté.

- J'espère que tu ne deviendras pas aussi têtu que ton père, murmura-t-il en se penchant pour chatouiller le ventre du bébé. Quoique, avec ta mère, tu n'as pas vraiment de chance d'échapper à ça.

En souriant, Napoléon repensa à la scène qui s'était déroulée quelques heures plus tôt. Gaby, resplendissante dans une robe de soirée, et Illya, élégant dans son costume, se préparaient pour leur première sortie en tête-à-tête depuis la naissance de leur fils. Solo était arrivé, comme à son habitude, avec quelques minutes de retard.

- Solo, enfin ! S'était exclamée Gaby en lui ouvrant la porte. Nous allons finir par rater notre réservation.

- Désolé, j'ai eu un petit contretemps, avait-il répondu avec son sourire charmeur habituel, mais je suis là maintenant, prêt à veiller sur notre petit trésor national.

Illya, qui berçait doucement le bébé, avait levé les yeux au ciel.

- Cowboy, j'espère que tu as bien écouté toutes nos instructions.

- Relax, Péril. Ce n'est pas la première fois que je m'occupe d'un bébé.

- C'est bien ce qui m'inquiète, avait marmonné le Russe.

Gaby avait rapidement fait le tour des consignes : horaires des biberons, change, routine du coucher... Solo avait hoché la tête à chaque point, essayant de mémoriser le flot d'informations.

- Et surtout, avait ajouté Illya en lui tendant le bébé, pas d'alcool ce soir, Cowboy.

Solo avait feint l'indignation.

- Pour qui me prends-tu ? Je suis un oncle et parrain responsable.

Maintenant seul avec le petit Napoléon, Solo commençait à réaliser l'ampleur de la tâche. Le bébé, après un moment de calme, commençait à s'agiter.

- Qu'est-ce qui ne va pas, mon grand ? Demanda-t-il en se penchant vers l'enfant.

Une odeur caractéristique lui donna rapidement la réponse.

- Oh, je vois. Eh bien, allons-nous occuper de ça.

Avec précaution, il souleva le bébé et se dirigea vers la table à langer.

- Tu sais, dit-il tout en déboutonnant le pyjama du petit, j'ai désamorcé des bombes moins compliquées que ces fichues couches.

Le changement de couche s'avéra être une véritable épreuve. Entre les gigotements du bébé et sa propre maladresse, Solo mit près de dix minutes à accomplir la tâche.

- Voilà, c'est fait ! S'exclama-t-il triomphalement en reboutonnant le pyjama. On ne le dira pas à ton père, d'accord ? Il serait capable de chronométrer mes performances la prochaine fois.

Le petit Napoléon gazouilla en réponse, apparemment satisfait du résultat. De retour dans le salon, Solo installa confortablement le bébé sur ses genoux et commença à lui raconter des histoires. Il puisa dans ses souvenirs de missions, édulcorant bien sûr les passages les plus périlleux.

- Et c'est ainsi, mon cher neveu, que ton oncle Napoléon a sauvé Rome d'une catastrophe nucléaire, conclut-il avec un clin d'œil.

Le bébé le regardait avec de grands yeux émerveillés, battant des mains comme pour applaudir.

- Tu as bon goût, rit Solo. Attends de grandir un peu, je t'apprendrai tous mes secrets pour devenir un gentleman accompli.

L'heure du biberon arriva rapidement. Solo se dirigea vers la cuisine, le bébé calé contre sa hanche. Préparer le lait tout en tenant un enfant s'avéra être un véritable défi.

- Comment ta mère fait-elle ça ? Marmonna-t-il en essayant de doser correctement la poudre de lait. Elle doit avoir des super-pouvoirs.

Finalement, après quelques tentatives infructueuses, il réussit à préparer un biberon correct. S'installant confortablement dans le fauteuil, il commença à nourrir le petit Napoléon.

- Tu sais, dit-il doucement au bébé qui tétait goulûment, je n'aurais jamais cru voir ton père aussi... détendu. Je me souviens encore de la première fois où Gaby lui a annoncé qu'elle était enceinte. J'ai cru qu'il allait s'évanouir.

Le souvenir le fit sourire. Illya, d'habitude si maître de lui-même, avait pâli considérablement avant de s'asseoir lourdement sur le canapé le plus proche. Gaby, mi-amusée mi-inquiète, avait dû lui tapoter doucement la joue pour le faire réagir.

- Mais regarde-le maintenant, poursuivit Solo. Un vrai papa poule. Ne le répète pas, mais je trouve ça... touchant.

Le biberon terminé, Solo entreprit de faire faire son rot au bébé. Il se rappela juste à temps de placer un linge sur son épaule, évitant de justesse une catastrophe vestimentaire.

La soirée avança doucement. Solo alternait entre jouer avec le bébé, lui chanter des berceuses malgré un répertoire quelque peu limité et lui montrer des photos de famille.

- Là, c'est ton papa et ta maman le jour de leur mariage, expliqua-t-il en montrant une photo où Illya et Gaby, radieux, posaient devant une petite chapelle italienne. On venait de finir une mission, ils nous restaient deux jours avant de rentrer à New York, je leur ai organisé un mariage surprise. J'étais le témoin, bien sûr, mais j'ai dû empêcher ton père de s'enfuir au moins trois fois avant la cérémonie. Non pas qu'il ne voulait pas se marier, mais tu connais ton père et son aversion pour être le centre de l'attention.

Le petit Napoléon bailla largement, ses petits poings frottant ses yeux fatigués.

- Je vois que mes histoires te bercent, sourit Solo. Allez, il est temps d'aller au lit, mon grand.

Il se leva, berçant doucement le bébé contre sa poitrine. Dans la chambre d'enfant, il déposa délicatement le petit dans son berceau. Le mobile au-dessus du lit se mit à tourner doucement, jouant une mélodie apaisante.

- Dors bien, petit espion, murmura Solo en caressant doucement la joue du bébé.

Il resta un moment à observer l'enfant s'endormir, fasciné par la paix qui se dégageait de son petit visage. Une vague d'émotion le submergea soudain. Ce petit être, fruit de l'amour entre ses deux meilleurs amis, représentait tellement. L'espoir, l'innocence et un futur meilleur que celui qu'ils avaient connu.

Retournant dans le salon, Solo s'affala sur le canapé. Le silence de l'appartement, seulement troublé par les sons étouffés de la ville en contrebas, était reposant. Il ferma les yeux un instant, savourant ce moment de calme. Napoléon ne sut pas combien de temps il resta ainsi, oscillant entre veille et sommeil. Un petit cri provenant de la chambre du bébé le fit sursauter. En un instant, il était sur ses pieds, se précipitant vers la source du bruit. Le petit Napoléon s'agitait dans son berceau, ses pleurs s'intensifiant. Solo le prit délicatement dans ses bras, le berçant doucement.

- Chuuut, tout va bien, mon grand. Oncle Napoléon est là, murmura-t-il en faisant des allers-retours dans la chambre.

Les pleurs du bébé s'atténuèrent progressivement, remplacés par de petits hoquets. Solo continua à le bercer, fredonnant doucement une vieille chanson française que sa mère lui chantait quand il était enfant et qui étaient revenus d'un coup à son esprit. Cependant, sentant que le petit ne se rendormirait pas facilement, Solo décida de l'emmener dans la chambre principale. Il s'allongea sur le grand lit, installant confortablement le bébé sur sa poitrine en s'assurant qu'il ne pourrait pas tomber.

- Voilà, comme ça on est bien tous les deux, dit-il doucement en caressant le dos du petit. Tu sais, je n'ai jamais vraiment pensé à avoir des enfants. Notre métier n'est pas vraiment compatible avec une vie de famille, mais te voir grandir, ça me fait réfléchir. Peut-être qu'un jour...

Le petit Napoléon le regardait de ses grands yeux bleus, semblant boire ses paroles. Peu à peu, ses paupières se firent lourdes, et il finit par s'endormir, bercé par les battements de cœur de son parrain. Solo sentit ses propres yeux se fermer. La fatigue de la journée, combinée à la chaleur réconfortante du petit corps sur sa poitrine, eut raison de sa résistance. Il s'endormit à son tour, un bras protecteur autour du bébé.

C'est ainsi que Gaby et Illya les trouvèrent en rentrant de leur soirée. Le spectacle les figea sur le pas de la porte de leur chambre : Napoléon Solo, l'espion imperturbable, profondément endormi avec leur fils lové contre lui. Gaby ne put retenir un sourire attendri.

- Je crois que notre baby-sitter a fait du bon travail, chuchota-t-elle à Illya.

Le Russe hocha la tête, un rare sourire adoucissant ses traits.

- Pour une fois, je dois admettre que le Cowboy m'impressionne, même s'il squatte notre lit.

Doucement, pour ne pas les réveiller, ils s'approchèrent du lit. Gaby prit délicatement le bébé des bras de Solo, tandis qu'Illya étendait une couverture sur son partenaire endormi.

- Bonne nuit, Cowboy, murmura-t-il, et merci.

Alors qu'ils quittaient la chambre, Solo remua légèrement dans son sommeil, un sourire paisible aux lèvres. Cette nuit-là, ses rêves furent peuplés non pas d'espionnage et d'aventures, mais de rires d'enfants et de moments de bonheur simple en famille.


Cap ou pas Cap d'écrire sur Napoléon qui garde Bébé Napoléon pendant que Ilya et Gaby vont dîner en amoureux ?