Les portes furent poussées dans l'affolement. Il trouva la force de pousser et de rentrer dans la salle arc-en-ciel. Son action fut de courte durée et sa force le quitta à la secondeoù il posa les yeux sur le sol. C'était la même scène, la même image que dans les couloirs,que dans les chambres et que dans les salles de tests. Des corps étaient jonchés partout, du sang était peint sur les murs en tâchant les arcs-en-ciel comme le dessin d'un enfant mal réalisé, les jouets étaient étalés sur le sol, certains brisés, dévoilant un désordre et un chaos sans précédent, certaines chaises avaient été renversés dans la panique, le sol était sale d'un rouge fraîchement peint et le silence l'accueillit comme la faucheuse. Cette dernière se trouvait être le seul être qui respirait encore, mise à part celui qui venait de rentrer.

Il se tenait là, debout et confiant. Son uniforme blanc, auparavant parfait, était aussi éclaboussé que les murs et le sol, le rendant parfaitement coupable des actions commis dans le laboratoire. Ses cheveux coiffés selon ses normes étaient aussi désordonné que la pièce. Son attitude polie et courtoise avait été retiré comme un masque et dévoilait la froideur d'un tueur. Son visage souriant n'était que colère. Debout et fier, l'assassin se tourna vers lui, surpris de le voir entrer dans cette pièce si tôt. Son geste révéla un autre corps, l'un des préférés de papa. Deux. Son corps était aussi brisé que les autres.

Tous. Ils étaient tous morts. Les membres disloqués et tordus dans tout les sens. Les yeux avaient explosés de leur orbite, les laissant avec des trous béants de rouge. Et leurs visages exprimaient que la simple peur. Exterminés par l'un des leurs.

Il posa les yeux vers le meurtrier. Celui qui avait traqué sans relâche pour l'emprisonner et d'en faire son premier sujet, celui qui torturait lorsqu'il le contredisait, celui qui avait donner un faux nom, celui qui l'avait supplié des années plus tôt pour être un infirmier et qui se tenait devant lui alors qu'il souriait. Presque. Ses yeux bleus plongèrent dans son regard avec une satisfaction sans fond, mais aussi avec une froideur extrême.

-Qu'est-ce que tu as fais?

La question était tombée. Sa langue s'était délié malgré la boule dans sa gorge. L'idée de courir était venu, mais elle s'effaça.

-Qu'est-ce que j'ai fais? répéta Henry d'une voix différente, plus froide et moins douce, mais moqueuse alors qu'il tournait la tête pour l'étudier. Tu ne vois pas?

Oui. Il le voyait et il aurait voulu être aveugle ou que ce soit un simple cauchemar. La réalité était aussi dur à avaler tant elle paraissait sauvage et violente.

-Morts. Ils sont morts. Je les ai sauvés de leur vie monotone! Je les ai tués! Voilà ce qui s'est passé! Chacun d'eux. Tes petits rats de laboratoires sont désormais hors-jeux.

-P...pourquoi! cri a-t-il alors, la colère monta dans sa gorge et s'expulsait de sa bouche avec violence. Comment as-tu osé!

-Pourquoi? répéta Henry en fronçant les sourcils, en serrant les poings. Sois tu n'es pas tout à fait réveiller ou sois tu es vraiment stupide à penser que cela n'allait jamais se produire! C'est mal me connaître, mais ton arrogance sera ta perte.

Brenner tenta de calmer les tremblements qui venait d'apparaître. L'idée à ce qu'il soit responsable de tout ça et que c'était réel lui donna mal. Une douleur insupportable. Les émotions fusaient à l'intérieur de lui et il était incapable de réfléchir convenablement. La colère, la tristesse, l'incompréhension, la déception...

Puis, il tenta de partir. Le refus de constater l'ampleur des dégâts de sa propre ambition, de sa propre arrogance le submergea. Cela eut l'effet d'un électrochoc comme s'il venait de se réveiller. L'image imposé de la salle arc-en-ciel remplit de cadavres d'enfants et de sang s'était rendu à son cerveau et que celui-ci comprenait la gravité de la situation, et qu'il devait se mettre en mode survie pour sauver sa peau. Il se mit à courir vers les deux portes, mais elles se fermèrent aussi brusquement dans sa vaine tentative de fuite.

-Je n'avais pas prévu à ce que tu te réveilles aussi rapidement, mentionna Un avec un grognement comme un animal repu d'un repas. Je pensais qu'en t'assommant, tu serais resté sagement plus longtemps dans les limbes. Ton arrivée était prévu pour plus tard.

Le souvenir de la porte qui le frappa aussi violement qu'une voiture lui revint. Déboussolé, il toucha son visage. Du sang. Comme s'il y en avait pas assez. Il fallait qu'il en soit peint de cette peinture. Il avait terriblement mal à la tête. Et il se souvint de Dix, mort aussi. Ils l'étaient tous. Tout son travail réduit à néant par celui qui avait permi tout ça.

-Pourq...

-POURQUOI? Cria Creel avec une violence inouïe, une violence qu'il avait caché et enduré depuis des dizaines d'années. PARCE QU'ILS LE MÉRITAIENT TOUS! LES INFIRMIÈRES, LES AIDES-SOIGNANTS, LES GARDES, LES SCIENTIFIQUES ET TES STUPIDES CRÉATIONS!

La voix de l'assassin se répercuta sur les murs avec colère.

-Les enfants ne méritaient pas ça, Henry et tu le sais, murmura-t-il avec souffrance en continuant de le regarder avec colère, mais aussi regret et chagrin. Ils étaient innocents.

-Et moi? Est-ce que tu crois que je méritais d'être à ta solde toutes ces longues années à faire le chien obéissant pour un homme arrogant, à faire le monstre et le rat de laboratoire pour la curiosité malsaine de toi et de tes hommes? Est-ce que tu crois que je méritais d'être emprisonné sous terre en empêchant d'utiliser ma vrai nature? Est-ce que tu crois que je serais resté infirmier tout le restant de ma vie parce que tu désirais me garder sous contrôle?

-Tu ne peux pas comprendre. C'était pour ton bien, tenta de rassurer le docteur.

Henry se rapprocha lentement comme un prédateur qui étudiait sa proie. Pendant quelques instants, il fut à l'écoute de ce qui se passait à l'extérieur, mais il n'y avait personne. L'alarme s'était arrêté et il n'y avait aucun bruit. Après tout, il s'était assuré de commencer par en haut avant de descendre en bas pour achever la ruche en quelque sorte. De cette façon, personne ne viendra les aider.

-C'est toi qui ne comprends pas. Tu n'as jamais rien comprit. Tu as fais semblant de comprendre ce que tu ne possédais pas. Un homme inférieur ne peux pas comprendre un être supérieur. Mais cela va de soi, tu n'es qu'un parasite. Tu t'accroches pour espérer être plus grand que les autres.

Brenner manqua ses mots. La faucheuse semblait décider à en finir avec lui.

-La sécurité va arriver, Henry. Tu le sais.

Le pire était qu'il tenait à Henry. Sans lui, il n'aurait pas eu tout ses enfants avec des pouvoirs, il n'aurait pas pu monter les échelons du gouvernement avec ses recherches comme son père aurait espérer, il n'aurait pas eu tout ce mérite, son nom écrit partout et l'influence au sein de l'organisation. Il serait resté à la case départ. Une case départ plutôt amer. Subitement, cela lui donna un goût amer, prononcé et profond.

-Non. Tu es seul. Je m'en suis assuré.

Une goute de sueur dévala le front du scientifique. Le motseul le rendait nauséeux, car il savait à quel point Un lui donnait la vérité. Il regarda de nouveau Henry qui était encore à l'écoute.

-Bien. Elle m'attend toujours làoù je lui ai demandé d'attendre.

Brenner ne comprenait pas. Il baissa le regard vers les autres corps malgré la douleur que cela lui infligeait. Deux, Trois, Quatre, Cinq, Six, Sept, Neuf, Douze...Huit était absente, car elle s'était évadée. Dix était mort dans une salle...Onze.

-Bingo, murmura l'assassin avec une satisfaction écœurante comme s'il comprenait la façon dont Martin avait deviner. Toujours aussi lent d'esprit...Ça doit être un symptôme du traumatisme crânien.

-Où est-elle?! demanda-t-il avec angoisse.

-Cela ne te regarde pas.

-Si jamais tu lui fais du mal, je...

Quelle ironie! Comment pouvait-il proférer des menaces à celui qui venait de retrouver le plein potentiel de ses pouvoirs et qu'il avait effacer tout son travail? Il n'avait plus de pouvoir ici, plus de statut, lui qui s'était toujours vu comme étant une figure d'autorité et de prestige tel un être supérieur. Maintenant, il était à l'état d'un simple homme, d'une proie potentiel aux yeux de Creel. Il était rien.

-Lui faire du mal? demanda Un en fronçant les sourcils avec incompréhension face aux accusations de son ancien geôlier. Pourquoi ferais-je du mal à celle qui m'a aidé?

Manipulateur. Il avait toujours été ainsi, n'est-ce pas? N'avait-il pas tenté plusieurs tentatives d'évasions par le passé et qui s'était soldé par des échecs cuissants... Il avait toujours été méfiant. Malgré tout, il avait accepté qu'il soit infirmier à sa demande pour être utile. Sans doute était-ce une ruse de sa part pour tenter de s'évader et de le berner. Maintenant, il regrettait de s'être fait duper.

-C'est elle qui m'a aidé à enlever ta stupide invention. Soteria ne pouvait rien faire face à Onze. Et comme elle est intelligente comme moi, elle m'a écoutée.

-Elle n'est pas comme toi, répondit Brenner en ne bougeant pas d'un pouce tandis que Henry était à seulement quelques mètres de lui. Elle n'est pas le monstre que tu es et elle ne le sera jamais.

-Monstre? Je ne suis pas un monstre. Je suis un prédateur qui désire remodeler le monde fasconner par les idées et les stupidités de tes semblables. Remodeler le monde à ma façon pour tout ce qui doit être à sa place et éradiquer les parasites.

-Laisse-la tranquille.

-Tu n'as que ça à la bouche. Des mots inutiles et impuissants. Mais elle mérite tout ce que son petit coeur désire. Tu l'empêches d'utiliser son plein potentiel et elle est tellement remplit de ressource. Nous allons bien nous amusé elle et moi pour créé un monde fabuleux. Ne t'inquiète pas. Je vais prendre soin d'elle.

Ne pouvant se permettre que Martin Brenner puisse interférer entre lui et sa nouvelle alliée, son bras se leva rapidement dans un geste brusque. Une douleur déchirante plaqua le scientifique sur le sol, près des cadavres des enfants sans yeux. Son heure était sans doute venue, mais se fut pire que tout les scénarios innimaginables. Ses deux jambes furent cassés l'empêchant d'utiliser sa capacité à fuir et à marcher. Il resta une poupée de chiffon sur le sol en se larmoyant. Sa vision se brouilla légèrement sous l'effet des larmes de douleur.

-Ça fait du bien d'entendre cette bouche crier. C'est comme une magnifique musique à mes oreilles. Mais je n'ai pas le temps de faire attendre d'avantage Onze. Je dois partir.

-Achève-moi, réussit à articuler entre les dents le pauvre homme.

Il ne pouvait s'imaginer ce que deviendrait le monde si Henry réussissait à sortir. Il ne pouvait se le permettre d'être témoin et d'avoir ce blâme...

Le coup fatal ne vint toujours pas. Peut-être parce qu'Henry avait envie de s'amuser avec lui comme un orque s'amuse avec sa proie avant de la déguster de son cru, peut-être comme un chat avec une souris...Mais ce ne fut pas le cas. Le Docteur leva les yeux vers celui qui lui donnait son châtiment. Il n'arriva pas à parler, ni à supplier et à lui demander pardon - bien qu'il ne le pensait pas, car il était trop arrogant pour le penser.

Le sourire satisfait d'Henry était la chose la plus horrible qu'il put voir et c'est avec ce sourire qu'il franchit la porte en lui disant :

-Regarde ce que je vais créé avec elle. Ce sera ton châtiment et ce sera mon rêve.

Voilà le premier OS sur Henry Creel. Je ne sais pas quand je vais publié les prochains. J'ai plusieurs idées ici et là. Il faut beaucoup de temps pour pouvoir les écrire... J'ai adoré l'écrire. Désolé des fautes et à la prochaine!