Je ne possède aucun des personnages du film
Un an après la création d'U.N.C.L.E Waverly reçoit la visite de Saunders dans son bureau de Londres.
Ce texte a été écris pour l'anniversaire de Hugh Grant le 09 septembre
En espérant que cela vous plaise !
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
Les liens de la rédemption
Chapitre 1
Le bureau d'Alexander Waverly était un mélange parfait d'élégance britannique et de fonctionnalité moderne. Des étagères en bois sombre couvraient les murs, remplies de livres anciens et de dossiers classifiés. Un grand bureau en acajou trônait au centre de la pièce, sa surface impeccable reflétant la lumière tamisée des lampes art déco. Waverly, impeccablement vêtu d'un costume trois pièces gris anthracite, se tenait debout devant la fenêtre, contemplant la ville de Londres qui s'étendait sous ses yeux. Il entendit la porte s'ouvrir derrière lui, mais ne se retourna pas immédiatement.
- Commandeur Waverly, la voix de sa secrétaire résonna dans la pièce, Monsieur Saunders de la CIA est là pour vous voir.
Waverly prit une profonde inspiration, se préparant mentalement à la confrontation à venir. Il se retourna lentement, son visage affichant un masque de politesse professionnelle.
- Faites-le entrer, s'il vous plaît, dit-il d'une voix calme.
Saunders entra dans le bureau, son costume sombre contrastant avec son attitude agressive. Ses yeux balayèrent rapidement la pièce avant de se fixer sur Waverly.
- Waverly, dit-il en guise de salutation, sa voix dure et froide.
- Saunders, répondit Waverly avec un léger hochement de tête. Que me vaut le plaisir de votre visite ?
Saunders ne prit pas la peine de s'asseoir. Il resta debout, les mains dans les poches, adoptant une posture dominante.
- Je pense que vous savez très bien pourquoi je suis ici, dit-il. Le jeu a assez duré, Waverly. Il est temps pour vous de nous rendre Solo. Il appartient à la CIA pour encore cinq ans.
Waverly sentit une vague de colère monter en lui, mais il la réprima soigneusement. Il s'assit derrière son bureau, invitant silencieusement Saunders à faire de même. L'agent de la CIA ignora l'invitation.
- Je crains que vous ne fassiez erreur, Saunders, dit Waverly, sa voix calme mais ferme. Napoléon Solo n'est pas un objet que l'on peut se passer d'une agence à l'autre. C'est un être humain, et votre choix de mots, dire qu'il « appartient » à la CIA, est pour le moins déplacé.
Saunders laissa échapper un rire sans humour.
- Ne jouez pas sur les mots, Waverly. Solo est un criminel qui a passé un accord. Il travaille pour nous jusqu'à ce que sa dette soit payée. Point final.
Waverly se pencha en avant, ses doigts entrecroisés sur le bureau.
- Parlons-en, justement, de ce travail. Depuis que Solo est sous votre supervision, vous l'avez systématiquement envoyé dans des missions suicides. J'ai les rapports, Saunders. Chaque mission, chaque risque inutile, chaque situation où vous l'avez laissé sans soutien adéquat.
Le visage de Saunders se durcit.
- Vous n'avez pas le droit d'accéder à ces dossiers.
- J'ai tous les droits, répliqua Waverly, sa voix prenant un ton d'acier. U.N.C.L.E. a été créée pour favoriser la coopération internationale, et cela inclut le partage d'informations. Surtout quand il s'agit de la sécurité de nos agents.
Saunders ricana, un son qui fit dresser les cheveux sur la nuque de Waverly.
- Vous ne comprenez pas, n'est-ce pas ? Je n'allais pas risquer la vie de vrais agents alors que j'avais sous la main un escroc jetable. Solo n'est qu'un outil, Waverly. Un outil que nous utilisons comme bon nous semble.
Waverly se leva lentement, ses yeux ne quittant jamais ceux de Saunders.
- C'est là que vous vous trompez, mon cher. Solo n'est pas qu'un simple outil, et il n'est certainement pas jetable. C'est un homme doué, intelligent, et malgré son passé, c'est un homme bien.
- Un homme bien ? Répéta Saunders, incrédule. C'est un voleur, un escroc, un opportuniste qui ne pense qu'à lui-même.
- C'est ce que vous voulez croire, dit Waverly, contournant son bureau pour se tenir face à Saunders, mais j'ai vu un autre côté de Solo. J'ai vu un homme capable de compassion, de loyauté, d'abnégation. Un homme qui, malgré vos efforts pour le briser, a conservé son humanité.
Saunders secoua la tête, un sourire moqueur aux lèvres.
- Vous vous êtes laissé berner, Waverly. C'est ce que Solo fait de mieux : manipuler les gens pour qu'ils voient ce qu'ils veulent voir.
- Non, Saunders, répondit Waverly, sa voix empreinte de conviction. C'est vous qui refusez de voir la vérité. Solo a changé. Il a trouvé un but, une raison de faire le bien et c'est précisément pour cette raison qu'il va rester à U.N.C.L.E.
Les yeux de Saunders s'étrécirent dangereusement.
- Vous n'avez pas le pouvoir de prendre cette décision.
- Au contraire, dit Waverly, un léger sourire apparaissant sur ses lèvres. J'ai négocié le transfert de Solo avec vos supérieurs. Ils ont été... disons, très intéressés par certaines informations que j'ai pu leur fournir sur la façon dont vous gériez vos agents.
Le visage de Saunders pâlit visiblement.
- Vous bluffez.
Waverly se dirigea vers une des étagères et en sortit un dossier épais.
- Voulez-vous que nous examinions ensemble les détails de l'opération à Budapest ? Ou peut-être préférez-vous que nous parlions de l'incident de Caracas ?
Saunders resta silencieux, ses yeux fixés sur le dossier dans les mains de Waverly.
- Solo reste avec nous, continua Waverly, sa voix ne laissant place à aucune discussion. Ici, il n'est pas un objet. Il n'est pas un outil jetable. Il est un agent respecté, un membre précieux de notre équipe.
- Vous ne savez pas dans quoi vous vous engagez, gronda Saunders. Solo finira par vous trahir. C'est dans sa nature.
Waverly reposa le dossier sur son bureau.
- Je suis prêt à prendre ce risque. Parce que, voyez-vous, Saunders, contrairement à vous, je crois en la capacité des gens à changer, à s'améliorer. Solo a prouvé sa valeur maintes et maintes fois et je ne laisserai pas votre vision étriquée gâcher son potentiel ou le faire tuer sans autre raison que votre indifférence sadique.
Saunders resta immobile pendant un long moment, ses yeux passant de Waverly au dossier sur le bureau. Finalement, il laissa échapper un soupir de défaite.
- Vous le regretterez, dit-il, se dirigeant vers la porte. Un jour, Solo vous montrera sa vraie nature et ce jour-là, vous vous souviendrez de cet avertissement.
Waverly regarda Saunders quitter son bureau, attendant que la porte se referme avant de se laisser aller dans son fauteuil. Il se frotta les tempes, sentant la tension de la confrontation se dissiper lentement. Presque machinalement, son regard se posa sur une photo sur son bureau. Elle montrait Solo, Kuryakin et Gaby, prise après leur dernière mission réussie. Malgré l'épuisement évident sur leurs visages, il y avait une lueur dans leurs yeux, une camaraderie qui ne pouvait être feinte. C'était pour ça qu'ils avaient pris cette photo, parce qu'ils s'en étaient sorti tous les trois et pour ça que Solo lui avait offert en souriant, comme pour lui prouver que son étrange équipe fonctionnait. Waverly sourit doucement. Non, il ne regretterait pas sa décision. Solo avait trouvé sa place, son but et Waverly ferait tout ce qui était en son pouvoir pour protéger cela.
D'un geste, il appuya sur l'interphone.
- Mademoiselle Moneypenny, pourriez-vous demander à Monsieur Solo de venir me voir, s'il vous plaît ?
- Bien sûr, Monsieur Waverly, répondit la voix de sa secrétaire.
Waverly se leva et se dirigea vers la fenêtre, regardant à nouveau la ville en contrebas. Il savait que la route ne serait pas facile. La CIA ne renoncerait pas facilement à Solo et il y aurait sans doute d'autres batailles à mener, mais il était prêt… car au fond il ne s'agissait pas seulement de garder un agent talentueux, mais de donner à un homme une chance de rédemption, une opportunité de devenir la meilleure version de lui-même… et pour Alexander Waverly, cela valait tous les combats du monde parce qu'il était lui-même passer par là… et qu'il voulait être celui qui aiderait Solo à y parvenir aussi.
