Je ne possède aucun des personnages du film

Un an après la création d'U.N.C.L.E Waverly reçoit la visite de Saunders dans son bureau de Londres.

Ce texte a été écris pour l'anniversaire de Hugh Grant le 09 septembre

En espérant que cela vous plaise !

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


Les liens de la rédemption

Chapitre 2

Napoléon Solo s'arrêta un instant devant la porte du bureau d'Alexander Waverly, sa main suspendue à quelques centimètres de la poignée. Il prit une profonde inspiration, s'efforçant de retrouver son calme habituel. Le corridor d'U.N.C.L.E. était silencieux, mais l'esprit de Solo bourdonnait d'inquiétude.

Quelques minutes plus tôt, il avait croisé Saunders dans les couloirs. Le regard froid et calculateur de l'agent de la CIA avait suffi à faire remonter une vague de souvenirs que Solo aurait préféré oublier. Des missions suicide, des ordres contradictoires, des situations où il s'était retrouvé seul, sans soutien, face à des dangers mortels et surtout, cette certitude grandissante que la CIA ne le considérait que comme un pion sacrifiable. Solo secoua légèrement la tête, chassant ces pensées. Il rajusta sa cravate, lissa une mèche rebelle et frappa à la porte.

- Entrez, résonna la voix de Waverly de l'autre côté.

Solo pénétra dans le bureau, affichant son sourire charmeur habituel. Mais Waverly, avec ses années d'expérience, ne fut pas dupe. Il remarqua immédiatement la tension dans les épaules de l'agent, la façon dont ses yeux balayaient rapidement la pièce, comme s'il cherchait une menace cachée.

- Ah, Monsieur Solo, dit Waverly, se levant pour l'accueillir. Je vous en prie, asseyez-vous.

Solo s'exécuta, s'installant dans le fauteuil face au bureau de Waverly.

- Vous vouliez me voir, Monsieur ?

Waverly contourna son bureau et s'assit sur le bord, plus proche de Solo. Ce geste, moins formel que d'habitude, n'échappa pas à l'agent.

- En effet, commença Waverly, son ton doux mais ferme. J'ai eu une conversation... intéressante avec Monsieur Saunders de la CIA il y a peu.

Solo se raidit imperceptiblement à la mention de Saunders, mais son visage resta impassible.

- Oh ? J'espère que ce n'était rien de trop... désagréable.

Waverly observa attentivement la réaction de Solo. Le masque était presque parfait, mais les yeux de l'agent trahissaient une inquiétude profonde.

- Monsieur Solo, dit Waverly doucement, je pense qu'il est temps que nous ayons une conversation franche, vous et moi.

Solo haussa un sourcil, tentant de maintenir son air désinvolte.

- À quel sujet, Monsieur ?

- À propos de votre avenir, Napoléon, répondit Waverly, utilisant délibérément le prénom de l'agent, et de votre passé avec la CIA.

Le masque de Solo vacilla un instant. Il se redressa dans son siège, son regard se durcissant légèrement.

- Avec tout le respect que je vous dois, Monsieur, je ne vois pas en quoi mon passé avec la CIA vous concerne.

Waverly soupira doucement.

- Il me concerne parce que je me soucie de votre bien-être, Napoléon et parce que j'ai pris des mesures pour vous assurer un avenir ici, à U.N.C.L.E.

Solo resta silencieux un moment, digérant l'information. Quand il parla enfin, sa voix était basse, prudente.

- Que voulez-vous dire exactement ?

- J'ai négocié votre transfert permanent à U.N.C.L.E., annonça Waverly. Vous ne retournerez pas à la CIA. Votre dette envers eux est considérée comme payée.

Le choc se lut clairement sur le visage de Solo. Pendant un bref instant, toutes ses défenses tombèrent, révélant une vulnérabilité que Waverly n'avait jamais vue auparavant.

- Comment... Comment avez-vous réussi cela ? Demanda Solo, sa voix à peine plus qu'un murmure.

Waverly se leva, se dirigeant vers la fenêtre.

- Disons que j'ai eu une discussion... éclairante avec les supérieurs de Saunders. J'ai mis en lumière certaines... irrégularités dans la façon dont vous avez été traité.

Solo resta silencieux, son regard fixé sur ses mains. Waverly se retourna pour lui faire face.

- Napoléon, dit-il doucement, je sais pour Budapest. Pour Caracas. Pour toutes ces missions où vous avez été envoyé sans soutien adéquat, où vous avez été mis en danger inutilement.

À la mention de Caracas, la main de Solo se posa instinctivement sur son ventre, là où une cicatrice rappelait douloureusement "l'incident". Waverly ne manqua pas ce geste, qui montrait tous les traumatismes que l'agent de la CIA cachaient derrière son sourire et son air désinvolte.

- Ce qui s'est passé à Caracas... commença Solo, sa voix rauque.

- Vous n'avez pas besoin d'en parler si vous ne le souhaitez pas, l'interrompit doucement Waverly refusant de le forcer à la faire alors que ses doigts venaient de se mettre à trembler, mais sachez que je suis au courant. La capture, la torture, la balle... et votre évasion spectaculaire par la fenêtre.

Solo leva les yeux, rencontrant le regard de Waverly. Pour la première fois depuis qu'il le connaissait, Waverly vit de la gratitude pure dans ces yeux bleus habituellement si calculateurs.

- Merci, dit simplement Solo, sa voix chargée d'émotion. Je... Je ne sais pas quoi dire.

Waverly s'approcha, posant une main sur l'épaule de Solo.

- Vous n'avez rien à dire, Napoléon. Vous êtes un agent exceptionnel et plus important encore, vous êtes un homme bon. Vous méritez mieux que d'être traité comme un pion sacrifiable.

Solo hocha la tête, incapable de parler pendant un moment. Quand il retrouva sa voix, elle était teintée d'une émotion rare chez lui : l'honnêteté brute.

- Je pensais... Je pensais qu'ils allaient finir par me faire tuer, admit-il. Chaque mission semblait être pire que la précédente. Je savais que je ne finirai pas ces cinq ans… J'attendais juste... le moment où ils ne se donneraient même plus la peine de prétendre vouloir me récupérer.

Waverly serra doucement l'épaule de Solo.

- Ce moment ne viendra pas, Napoléon, pas tant que je serai là.

Solo leva les yeux vers Waverly, un mélange complexe d'émotions traversant son visage.

- Pourquoi ? Demanda-t-il simplement. Pourquoi faire tout ça pour moi ?

Waverly sourit doucement.

- Parce que j'ai vu ce dont vous êtes capable, Napoléon. Pas seulement en tant qu'agent, mais en tant qu'homme. J'ai vu votre loyauté envers Kuryakin et Mademoiselle Teller. J'ai vu votre compassion, votre capacité à faire ce qui est juste, même quand cela va à l'encontre de vos intérêts personnels.

À la mention de Illya et Gaby, le regard de Solo s'adoucit. Waverly nota ce changement subtil.

- Ils comptent beaucoup pour vous, n'est-ce pas ? Demanda-t-il doucement.

Solo hésita un instant avant de hocher la tête.

- Plus que je ne saurais leur dire, admit-il à voix basse. Mais...

- Mais vous avez peur de le leur montrer, termina Waverly pour lui. Vous avez peur que cela vous rende vulnérable.

Solo ne répondit pas, mais son silence était éloquent.

- Napoléon, dit Waverly, sa voix empreinte de sagesse, l'attachement n'est pas une faiblesse. C'est ce qui nous rend humains. C'est ce qui nous donne une raison de nous battre, de survivre.

Solo resta silencieux un long moment, digérant les paroles de Waverly. Quand il parla enfin, sa voix était à peine audible.

- Et si je ne sais pas comment leur dire ?

Waverly sourit doucement.

- Vous n'avez pas besoin de le dire avec des mots, Napoléon. Vos actions parlent pour vous. La façon dont vous les protégez, dont vous vous souciez d'eux... Croyez-moi, ils le savent déjà.

Solo hocha lentement la tête, un petit sourire apparaissant sur ses lèvres.

- Peut-être que vous avez raison.

Waverly se redressa, tendant la main à Solo pour l'aider à se lever. Une fois debout, il fit quelque chose qui surprit l'agent : il l'attira dans une accolade paternelle.

- La CIA ne vous fera pas de mal, Napoléon, dit-il fermement. Vous êtes en sécurité ici. Vous avez une famille ici. N'oubliez jamais cela.

Solo, d'abord raide de surprise, se détendit lentement dans l'étreinte. Quand Waverly le relâcha, ses yeux brillaient d'une émotion qu'il peinait à contenir.

- Merci, Monsieur, dit-il, sa voix rauque. Pour tout.

Waverly hocha la tête, un sourire chaleureux aux lèvres.

- Allez donc retrouver vos partenaires, Napoléon. Je suis sûr qu'ils se demandent où vous êtes.

Solo acquiesça, se dirigeant vers la porte. Avant de sortir, il se retourna une dernière fois.

- Monsieur Waverly ?

- Oui, Napoléon ?

- Je ne vous décevrai pas.

Waverly sourit.

- Je n'en ai jamais douté.

Alors que la porte se refermait derrière Solo, Waverly retourna à son bureau. Il regarda à nouveau la photo de l'équipe, son regard s'attardant sur Solo. Pour la première fois depuis longtemps, il avait l'impression d'avoir fait plus que son devoir. Il avait donné à un homme une seconde chance, une opportunité de devenir la meilleure version de lui-même et quelque part, au fond de lui, Waverly savait que Napoléon Solo saisirait cette chance à bras le corps. L'avenir s'annonçait prometteur pour U.N.C.L.E., et il était impatient de voir ce que son équipe peu orthodoxe allait accomplir.