Je ne possède aucun des personnages du film
Un an après la création d'U.N.C.L.E Waverly reçoit la visite de Saunders dans son bureau de Londres.
Ce texte a été écris pour l'anniversaire de Hugh Grant le 09 septembre
En espérant que cela vous plaise !
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
Les liens de la rédemption
Chapitre 3
Quand Napoléon Solo quitta le bureau de Waverly, son esprit tourbillonnait d'émotions qu'il peinait à contenir. Le couloir semblait s'étirer à l'infini devant lui, chaque pas résonnant comme un battement de cœur dans le silence. Il se sentait à la fois léger et incroyablement vulnérable, comme si les murs qu'il avait soigneusement érigés autour de lui pendant des années venaient de s'effondrer en un instant. Ses pas le menèrent presque automatiquement vers la salle de briefing où il savait qu'Illya et Gaby l'attendaient. Il s'arrêta devant la porte, prenant une profonde inspiration pour tenter de se recomposer, mais pour la première fois depuis longtemps, il se demanda s'il en avait vraiment envie.
Lorsqu'il poussa la porte, les voix animées d'Illya et Gaby le frappèrent immédiatement. Ils étaient en pleine discussion, penchés sur une carte étalée sur la table. À son entrée, ils levèrent les yeux, leurs visages s'illuminant de cette façon particulière qui faisait toujours naître une chaleur dans la poitrine de Napoléon.
- Cowboy, salua Illya, un léger sourire aux lèvres. On commençait à se demander si tu t'étais perdu dans les couloirs.
Gaby, plus perspicace, fronça légèrement les sourcils en observant Napoléon.
- Tout va bien, Solo ? Tu as l'air... de ne pas aller bien.
Napoléon tenta de leur offrir son sourire habituel, charmeur et désinvolte, mais il sentit que quelque chose n'allait pas. Le sourire ne semblait pas atteindre ses yeux, et il savait que ses partenaires le remarqueraient immédiatement.
- Tout va parfaitement bien, répondit-il, sa voix légèrement rauque. Waverly voulait juste discuter de quelques détails administratifs ennuyeux.
Illya et Gaby échangèrent un regard, clairement peu convaincus.
- Des détails administratifs, hein ? Dit Gaby, haussant un sourcil, et c'est pour ça que tu as l'air d'avoir vu un fantôme ?
- Peut-être que le Cowboy a finalement réalisé que son charme ne fonctionne pas sur tout le monde, plaisanta Illya, tentant visiblement de détendre l'atmosphère.
Napoléon ouvrit la bouche pour répliquer, pour lancer une de ces piques dont il avait le secret, mais les mots restèrent coincés dans sa gorge. Au lieu de cela, il fit quelque chose qui surprit tout le monde, y compris lui-même. En deux grandes enjambées, il traversa la pièce et enveloppa Illya dans une étreinte ferme.
Le géant russe se figea, ses bras restant le long de son corps, ses yeux écarquillés de surprise. Gaby, debout à côté d'eux, avait la bouche ouverte, incapable de croire ce qu'elle voyait.
- Solo ? Murmura Illya, son accent russe plus prononcé sous le coup de l'émotion. Qu'est-ce qui se passe ?
Napoléon ne répondit pas immédiatement. Il serra Illya un peu plus fort, comme s'il avait peur que son partenaire disparaisse s'il le lâchait. Après un moment qui sembla durer une éternité, il se recula légèrement, ses mains toujours sur les épaules d'Illya.
- Merci, dit-il simplement, sa voix à peine plus qu'un murmure.
Avant qu'Illya ne puisse répondre, Napoléon se tourna vers Gaby. En voyant son visage inquiet, quelque chose sembla se briser en lui. Il fit un pas vers elle et soudain, il était dans ses bras, son visage enfoui dans son cou. Gaby, bien que petite comparée à Napoléon, le serra fort contre elle, une main caressant doucement ses cheveux. Elle sentit plus qu'elle n'entendit le premier sanglot qui secoua le corps de Napoléon.
- Chut, c'est bon, murmura-t-elle, sa voix douce et apaisante. Je ne sais pas ce qui se passe, mais on est là, Napoléon. On est là… Parle-nous…
Illya, sortant de sa stupeur initiale, s'approcha d'eux. Avec une douceur surprenante pour un homme de sa stature, il posa une main sur l'épaule de son ami, frottant doucement son dos.
Pendant plusieurs longues minutes, seuls les sanglots étouffés de Napoléon brisèrent le silence de la pièce. Illya et Gaby échangèrent des regards inquiets par-dessus sa tête, mais ne dirent rien, offrant simplement leur présence et leur soutien silencieux. C'était bien la première fois qu'ils voyaient leur ami s'effondrer de cette manière sans qu'ils ne comprennent vraiment pourquoi.
Finalement, Napoléon prit une inspiration tremblante et se redressa légèrement, bien que restant dans l'étreinte de Gaby. Ses yeux étaient rouges et gonflés, ses cheveux habituellement impeccables en désordre, mais il y avait quelque chose de différent dans son regard. Une vulnérabilité, certes, mais aussi une paix qu'ils n'avaient jamais vue auparavant.
- Je suis désolé, commença-t-il, sa voix rauque. Je ne voulais pas...
- Ne t'excuse pas, l'interrompit doucement Gaby, caressant sa joue. Tu n'as pas à t'excuser pour ça. Jamais.
Illya hocha la tête en accord.
- Gaby a raison, Cowboy. Nous sommes partenaires. Plus que ça, nous sommes amis… On… On voudrait juste savoir ce qui se passe.
Napoléon les regarda tour à tour, une émotion indéfinissable dans ses yeux.
- Je... Waverly a...
Il s'interrompit, cherchant ses mots.
- Je ne retourne pas à la CIA, finit-il par dire, sa voix à peine audible. Ils ne me feront pas tuer en mission pour se débarrasser de moi…
Ces quelques mots suffirent à Illya et Gaby pour comprendre. Ils connaissaient le passé trouble de Napoléon avec la CIA, les missions suicides, les ordres contradictoires, la menace constante qui planait au-dessus de sa tête. Comprendre que tout cela était terminé, que Napoléon était enfin libre de cette épée de Damoclès, c'était comme si un poids énorme venait de leur être enlevé à tous. Gaby resserra son étreinte autour de Napoléon, posant un baiser sur sa tempe.
- Oh, Napoléon, murmura-t-elle, sa voix chargée d'émotion.
De son côté, Illya, dans un geste qui surprit ses deux partenaires, se pencha et les enveloppa tous les deux dans ses bras. Le géant russe, d'habitude si réservé, les serrait contre lui comme s'il voulait les protéger du monde entier.
- Alors, tu es en sécurité maintenant, dit-il, sa voix grave résonnant dans sa poitrine. Nous serons là… Toujours.
Napoléon ferma les yeux, se laissant aller dans l'étreinte de ses partenaires. Pour la première fois depuis aussi longtemps qu'il s'en souvienne, il se sentait vraiment en sécurité, vraiment... chez lui.
Les trois amis restèrent ainsi pendant un long moment, aucun d'eux ne voulant briser ce moment de connexion. C'était comme si toutes les barrières, toutes les façades qu'ils avaient maintenues pendant si longtemps venaient de s'effondrer, les laissant nus et vulnérables, mais aussi plus forts tous ensemble.
Finalement, ce fut Gaby qui parla la première, sa voix douce brisant le silence confortable qui s'était installé.
- Vous savez, dit-elle avec un petit rire, si quelqu'un entrait maintenant, il penserait probablement que nous sommes complètement fous.
Napoléon laissa échapper un rire étranglé, se redressant légèrement pour les regarder.
- Eh bien, nous formons une équipe plutôt inhabituelle, n'est-ce pas ?
Illya sourit, un de ces rares sourires qui illuminaient tout son visage.
- Da. Un Américain, un Russe et une Allemande qui s'étreignent au milieu d'une salle de briefing. Pas exactement ce à quoi on s'attend d'agents secrets.
- Ou alors, peut-être que c'est exactement ce dont le monde a besoin, dit doucement Gaby. Des gens qui peuvent mettre de côté leurs différences et se soutenir mutuellement.
Napoléon hocha la tête, un petit sourire aux lèvres.
- Une famille dysfonctionnelle mais unie ?
- On peut dire ça, acquiesça Illya, même si je ne suis pas sûr d'aimer être comparé à un frère pour toi, Cowboy.
Cela provoqua un éclat de rire chez Napoléon et Gaby, dissipant les dernières traces de tension dans la pièce.
Lentement, ils se séparèrent, bien qu'aucun d'eux ne s'éloigne vraiment. Illya garda une main sur l'épaule de Napoléon, tandis que Gaby entrelaçait ses doigts avec ceux de l'Américain.
- Alors, dit Gaby après un moment, qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
Napoléon regarda ses partenaires, ses amis, sa famille. Pour la première fois depuis longtemps, l'avenir ne lui faisait plus peur. Peu importait ce qui les attendait, il savait qu'ils l'affronteraient ensemble.
- Maintenant, dit-il avec un sourire, nous faisons ce que nous faisons de mieux. Nous sauvons le monde, un jour à la fois.
Illya hocha la tête, un air déterminé sur son visage.
- Ensemble.
- Ensemble, répéta Gaby, serrant la main de Napoléon.
Alors qu'ils se tournaient vers la carte sur la table, prêts à se plonger dans leur prochaine mission, Napoléon sentit une chaleur familière dans sa poitrine. Il ne savait pas ce que l'avenir leur réservait, mais pour le moment, il était exactement là où il devait être, avec les personnes qui comptaient le plus pour lui… et pour Napoléon Solo, c'était plus que suffisant.
