UN GRAND COGNAC

Le monde est un savant mélange, un équilibre précaire, instable mais réel. Pas d'ombre sans lumière, ni de Bien sans le Mal, pas plus que de connaissance sans soif d'apprentissage. Lorsque l'on croit avoir découvert une certitude, comme le Big Bang, l'expansion de l'univers, les lois universelles de la physique astronomique, on découvre une face cachée, secrète: la physique quantique, le chat à la fois vivant et mort de Schrödinger, les univers parallèles, les plans astraux et… la Magie. Chaque chose apprise en bouleverse une autre, tout en la complétant.

Poudlard ne serait pas une école sans ses élèves et ses professeurs. Chaque enseignement se justifie par un besoin dans la vie des sorciers, même la divination, n'en déplaise à Hermione Granger. Pourquoi le futur serait-il écrit dans les chiffres de l'arithmancie et inexistant dans le marc d'une tasse à café? Pourquoi les étoiles ne seraient-elles que des constellations aux mouvements réglés pour le professeur d'astronomie Aurora Sinistra et non la réponse aux questions existentielles pour les Centaures? Comme Janus, le dieu romain aux deux visages, la Création est double. Moldus et Sorciers, n'en déplaise aux Malefoy!

En dépit de son renvoi –désormais injustifié–lors de sa troisième année de scolarité, Rubeus Hagrid était demeuré sensible à la connaissance, au plaisir de découvrir. Avant même d'être devenu garde-chasse, gardien des lieux et des clefs à Poudlard, il s'était pris de passion pour toutes sortes de créatures magiques, qu'elles fussent locales ou venues de lointaines contrées. Si le demi-géant en avait eu l'opportunité et les moyens financiers, il aurait marché sur les traces de l'illustre Norbert Dragonneau dont il était un si fervent admirateur qu'il avait baptisé, deux années auparavant, son dragon du prénom du magizoologiste. Hagrid avait étanché sa soif de connaissance, sans relâche, sans limite.

Justement! Les frontières à ne jamais franchir avec les créatures magiques, des plus inoffensives –en apparence–aux plus terrifiantes, l'homme massif les connaissait sur le bout des doigts. Il savait avec précision jusqu'où aller avec chacune d'elles et comment agir en présence de personnes étrangères.

Alors? Comment diable son premier cours, avec pour sujet Buck, le magnifique Hippogriffe, avait-il pu tourner à la catastrophe, au procès et à la condamnation à mort du pauvre animal? Une réponse unique, un nom: MALEFOY! Entre le fils qui avait honteusement méprisé toutes les règles de sécurité et le père qui s'était engouffré dans la brèche sans vergogne, ne perdant pas une seconde pour démontrer sa malfaisante influence dans les sphères de l'école et du Ministère de la Magie, Hagrid avait reçu une bombe incendiaire en plein cœur.

Le tout nouveau professeur aurait mille fois préféré son renvoi de Poudlard à la mise à mort de Buck. Le sort semblait vouloir s'acharner contre lui et Dumbledore, en dehors des murs du château, ne pouvait rien faire pour empêcher l'inéluctable. Pire, il y avait ce son strident, lancinant, insupportable, provoqué par le bourreau affûtant la lame de sa hache.

Harry, Hermione et Ron savaient tout de sa mauvaise fortune. Les trois chenapans au cœur tendre le soutenaient de leur mieux. Ils s'étaient même rendus à sa cabane, quelques minutes avant l'arrivée du Ministre de la Magie Cornelius Fudge, accompagné de l'exécuteur et de son arme d'un poids considérable. Un membre de la Commission de jugement, vieux bonhomme brun à moustache, trottinait derrière eux. Au trio sinistre, Albus Dumbledore s'était joint, en guise de témoin de moralité et de soutien. Les élèves s'étaient échappés par la porte arrière, il les avait vus filer vers le jardin, à la lisière de la forêt, en bonne posture pour rejoindre le château sans être découverts. Durant une ou deux minutes, Dumbledore avait bien ralenti la procession en montrant les plantations au Ministre, les fraisiers prometteurs, les herbes aromatiques, les floraisons à venir. Mais Fudge, par cruauté ou par sensiblerie, était pressé d'en finir.

Buck, inconscient de son funeste destin, était allongé sur le sol, dans l'herbe, tranquille. Le bourreau, un sorcier masqué néanmoins identifié comme un dénommé Macnair –un Mangemort selon Hagrid–leva sa hache et commit l'acte atroce d'un bras sûr, guidé et conforté par la décision de justice. La tête de l'Hippogriffe se détacha dans un bain de sang et roula sur quelques dizaines de centimètres. Pas le moindre soubresaut réflexe, une mort instantanée. Un crime!

Les poings d'Hagrid, aussi larges que des boulets de canon, se serrèrent sur l'invisible gorge ennemie, celle du pleutre aux cheveux longs, blancs et filasses, Lucius Malefoy. Les doigts ridés de Dumbledore s'apposèrent sur ses mains, presque ridicules tant les proportions entre le directeur et le géant étaient abyssales. Cependant, leur chaleur physique et émotionnelle, palpable, fit l'effet d'un électrochoc sur le garde-chasse. Le regard, à la fois tendre et déterminé d'Albus, croisa celui désemparé de l'amoureux des animaux. Il comprit, sans être un legilimens, les pensées sages du Grand Homme de Poudlard:

«Gardez vos forces pour d'autres combats.»

La suite des événements ressembla à un cauchemar doublé de cacophonie. Les paroles de Fudge parurent inintelligibles, voire inaudibles. Les réponses attendues demeurèrent figées dans la gorge de Rubeus et ce fut Albus qui énonça d'une voix lente et claire:

—Je ne vous raccompagne pas, monsieur le Ministre.

Fudge, son sbire sans âge et son sinistre détraqué, soi-disant humain, s'éloignèrent en direction du château, sous l'œil hagard de Rubeus. Plus haut, horrifiés par la scène, trois élèves se morfondaient. Ils déguerpirent sans que le ministre et ses accompagnants ne les voient. Néanmoins, leur activité n'échappa pas à l'œil attentif du directeur de Poudlard. Il nourrissait certains projets à leur égard, ayant toujours plusieurs coups d'avance, comme aux échecs. Cependant, s'il fallait parfois sacrifier des pièces pour emporter la partie, en jouant avec stratégie, l'urgence était ailleurs. Il fallait parer au plus pressé et le plus urgent, c'était prendre soin de son ami, professeur et bien-aimé garde-chasse. Le magicien sortit sa baguette et proposa:

—Hagrid, voulez-vous que je creuse?

—Non! Non, Professeur.

Le directeur n'acheva pas son geste et rangea l'objet dans sa manche.

—Je l'enterrerai de mes propres mains. Sans magie.

Hagrid entra dans la cabane, farfouilla dans une armoire brinquebalante et extirpa un large morceau de tissu blanchâtre, passé et troué par endroits: son plus beau drap. Puis il ressortit de la cabane et déposa le linceul sur Buck qui fut presque recouvert. Seules ses pattes dépassaient un peu. Hagrid s'empara de quatre énormes citrouilles comme s'il ne s'agissait que de graines de courge et les déposa aux quatre coins du tissu. Ainsi, le vent naissant ne s'engouffrerait pas sous l'étoffe, risquant de dévoiler la dépouille et de l'exposer aux charognards.

Durant cette épreuve de dissimulation, le Directeur l'observa sans un mot. Lorsque la tâche fut accomplie, le pas lourd, Hagrid revint vers la cabane. Albus crut avoir été recouvert de la cape d'invisibilité d'Harry, car l'homme, accablé de chagrin, voûté, entra sans se soucier des obstacles et s'affala sur son tabouret. Par chance, le bois utilisé pour cette assise venait de l'arbre de fer, une espèce endémique aux États-Unis. Sa densité exceptionnelle ne se courbait que sous la lame des outils forgés par les Gobelins. Hagrid s'abattit dessus avec la délicatesse du Saule Cogneur.

Deux torrents de larme, trop longtemps contenus face à l'adversité, jaillirent sans qu'aucune pièce d'étoffe ne puisse absorber les flots. Sans témoin pour rapporter sa «faiblesse» à la famille Malefoy, il pouvait enfin ouvrir les vannes et laisser aller sa peine, jusqu'à ce que la moindre parcelle d'eau salée ait quitté son corps.

Crockdur approcha sa truffe, renifla les genoux de son maître et posa sa tête sur une cuisse. Il se mit à gémir, accompagnant les plaintes du Gardien des Lieux. Une main se posa sur son épaule et le surprit.

—Pro… professeur? Mon… monsieur? éructa-t-il entre deux sanglots.

Le directeur soupira et prit une profonde inspiration.

—Hagrid. Je suis sincèrement désolé pour cette tragédie. D'autant plus que…

—Oui?

—Eh bien… il est rare que le Ministre de la Magie en personne se mêle d'une affaire du ressort du Département des Créatures Magiques.

Un poing rageur ébranla l'unique table de la pièce.

—C'est ce… Malefoy!

—J'ai bien peur que l'incident se soit produit avec la mauvaise famille.

—Oui… oui, répéta Hagrid, sans vraiment prêter attention à la teneur des propos, se mouchant bruyamment dans la moitié d'un drap, extirpé d'une poche de son pantalon.

La voix d'Albus se fit plus douce.

—Voulez-vous… souhaitez-vous un peu de compagnie pour…?

—Non, Professeur. Ma peine est trop forte.

Il n'entendit pas Albus lui conseiller de ne pas se laisser submerger par la douleur et lui dire au revoir mais, sur le pas de la porte, le directeur distingua parfaitement le tintement d'un verre et d'une bouteille. Whisky Pur Feu, eau-de-vie française, peu importait le flacon. Dans quelques heures, Hagrid voguerait vers des abîmes dangereux, enténébrés, vers l'oubli.

Le garde-chasse se versa un grand cognac, suivi d'un second, avalés tous deux d'un coup sec. Le chagrin l'anéantit, le cloua à terre. Il fut incapable de se redresser pour sécher ses larmes et faire son ouvrage de fossoyeur. Il découvrit une plume de Buck qui avait volé à l'intérieur, passant par la fenêtre ouverte. Il la serra contre son cœur de géant, pleura à chaudes larmes et vida la bouteille. Il crut mourir sous le feu de l'alcool et, à cet instant précis, il aurait échangé sa vie contre celle de l'Hippogriffe. Son sang bouillonna de rage contre Malefoy, ses pensées devinrent brumeuses et soudain, les degrés furent plus puissants que sa condition de géant. Il s'endormit, adossé contre la table. La plume glissa de ses doigts et voleta jusqu'au pas de la porte.

Le chagrin d'Hagrid n'empêchait pas son esprit de fonctionner. Ainsi, il conseilla au trio d'élèves Gryffondor:

—Filez par la porte de derrière et prenez garde à ne pas être vus! Vous ne devriez pas traîner en dehors du château à cette heure-ci! Vous risquez d'avoir de gros ennuis!

Des coups s'abattirent sur la porte de la cabane. Après s'être assuré que les adolescents avaient bien disparu sous la cape d'invisibilité, Hagrid libéra l'entrée. Il reconnut tous les visages. Il y avait bien sûr le Ministre de la Magie en personne, Fudge, le vieillard dépêché par la Commission ayant jugé et condamné Buck, Albus Dumbledore naturellement et cet homme encagoulé, un bourreau nommé Mac Nair, un sorcier Mangemort ou allié à eux lors de la guerre contre Vous-Savez-Qui. Le sinistre personnage, armé d'une hache étincelante, réclama sa pitance sans délai:

—Où est l'animal? Où se trouve la bête féroce?

—Ce n'est pas une bête féroce! rugit Hagrid.

—OÙ EST-IL? beugla Mac Nair.

—Dans le jardin, attaché. J'ai pensé qu'un peu d'air lui…

Le bourreau se moqua de la remarque du barbu hirsute et fondit sur la fenêtre. Sa cible encore en vie pour quelques minutes était bien arrimée à la clôture par une corde solide. Rasséréné, le bourreau revint vers le groupe d'hommes à l'intérieur, un sourire aux lèvres.

Cornelius Fudge déroula un parchemin et déballa son texte officiel, d'un ton monocorde. Après avoir débité l'ignoble litanie, il réclama la signature d'Hagrid. Le vieillard conseilla au Gardien des Lieux de rester à l'intérieur mais le géant refusa d'abandonner Buck à cet instant crucial.

Sur le point de sortir, l'assemblée fut retenue par une providentielle remarque de Dumbledore:

—Pour que tout soit en ordre, vous devez également signer, Mac Nair.

Bon gré, mal gré, l'exécuteur obtempéra d'une écriture maladroite et peu usitée. L'encre manqua, il dut replonger la plume dans l'encrier à trois reprises. S'il n'y était pas parvenu, il aurait juré que l'objet avait été victime d'un enchantement discret mais astucieux. Hagrid se crispa, se racla la gorge et croisa le regard d'Albus. Il crut y déceler une lueur de chaleur, de compassion et d'espièglerie. Tout fut réglé et réglementaire. La sentence pouvait être exécutée.

Ils sortirent en file indienne et se tournèrent vers le jardin.

—Où est-il? Où est l'animal? ronchonna le vieillard.

—Il était là! Je l'ai vu, attaché à la clôture de bois! Il n'y a pas une minute! hurla le bourreau, hors de lui.

—C'est extraordinaire, s'émerveilla le Directeur, tournant la tête dans toutes les directions, stupéfait sans vraiment l'être.

—Il s'est libéré! Buck s'est libéré tout seul! Buck! Buck! C'est merveilleux, n'est-ce pas? se réjouit le professeur de créatures magiques.

—Quelqu'un l'a détaché! accusa le bourreau en jetant sa hache de rage. Il faut fouiller le parc, la forêt et…

—Mac Nair, coupa Albus, il s'agit d'un Hippogriffe. Si un voleur s'en est emparé, je doute qu'il soit parti à pied avec lui.

Il pointa du doigt les étoiles visibles du crépuscule et ajouta:

—Fouillez donc le ciel…

Puis, il enchaîna:

—Hagrid, je prendrais bien une tasse de thé. Ou… un grand cognac!

—B… bien sûr, professeur. Entrez… entrez donc!

Trop heureux du tour joué par Buck, Hagrid fila au placard unique servant, entre autres, de garde-manger et de bar. Il s'empara d'une bonne bouteille de cognac, entamée, et prit deux verres à la propreté douteuse. Il posa les deux contenants et les remplit à ras bord.

—C'est extraordinaire, Professeur! Quelle bénédiction! Si j'avais seulement noué la corde avec plus de vigueur, il aurait… il… Et pourtant! Je jurerais que…

—Une créature intelligente et habile, l'Hippogriffe, Hagrid.

—Absolument, Professeur!

—Trinquons, mon ami! Trinquons! À la Providence et à l'aide apportée à un innocent!

—Un vrai miracle!

Hagrid fit tinter son verre contre celui de Dumbledore. Le Directeur trempa ses lèvres pour se délecter d'une gorgée modeste et son acolyte siffla le contenu d'un trait, témoignage d'un relâchement certain au regard des tensions accumulées depuis des mois.

—Ohhhh… fit-il, un brin désarçonné par l'alcool.

—Que se passe-t-il, mon ami?

La tête hirsute du géant dodelinait, sa nuque devenue inapte à la soutenir.

—Je ne sais pas, Monsieur. D'habitude, le cognac ne me fait pas cet effet-là. Pas le premier verre. Non pas que j'ai l'habitude, ne croyez pas. Je veux dire. Enfin…

Il contrôla le niveau de la bouteille. Il se souvenait très bien de la quantité restante et même de la date où il avait eu l'occasion de faire sauter le bouchon.

Albus eut un sourire amusé, comme s'il trouvait un sens à toute cette affaire.

—Intéressant…

—Quoi, Professeur?

En dépit de sa griserie expresse, Hagrid fut traversé par une idée saugrenue. Il se redressa, se dirigea vers la fenêtre et observa. Il fit abstraction de l'obscurité naissante et se concentra sur ce qu'il ressentait. Buck avait disparu, certes. Mais… il y avait autre chose, un détail qui lui échappait. Quoi donc?

Sa mémoire superposa les souvenirs à la réalité.

—Les furets…

—Oui, Hagrid? Qu'y a-t-il donc?

—J'avais accroché des furets sur cette clôture. Une bonne dizaine! Buck était trop loin pour chaparder ces friandises. Il adore ça, le petit chenapan, vous savez, Professeur!

—J'imagine…

—Mais il n'en reste plus un seul! Il n'a pas pu se libérer, les engloutir et fuir aussitôt. Pas assez de temps pour…

—Le voleur, Hagrid. La théorie du voleur se précise. Il aura pris les furets pour convaincre Buck de le suivre.

—Oui, c'est certain. Mais ce voleur devait connaître Buck, les coutumes des Hippogriffes et donc…

—Et donc, Hagrid?

—Seul Har… Non, c'est impossible. Il n'était plus…

—Qu'est-ce qui est impossible, Hagrid? Hum?

Le garde-chasse tituba jusqu'à son tabouret, abasourdi.

—Impossible…

—Oui, c'est impossible. Cela ne se peut, mon cher ami, fit Dumbledore, l'œil malicieux derrière ses lunettes aux demi-lunes. Buck aura fait preuve d'adresse, de rapidité et de gloutonnerie. En un battement d'ailes, il aura survolé la forêt et compris que la fuite, loin de Poudlard, était son unique salut.

—Oui, oui… c'est certain, Professeur. C'est juste une sensation bizarre dans le corps. Comme si j'avais déjà copieusement bu dans la journée et pourtant, l'alcool n'a pas disparu de la bouteille. Mais les furets, si!

—Eh bien, voilà de la belle magie! Je préfère un autre verre de cognac qu'un furet, Hagrid!

—Bien parlé, Professeur!

Et Hagrid resservit une généreuse tournée.

Plus tard, après quelques excès mettant rapidement le garde-chasse hors service, le Directeur regagna le château. Bien avant de croiser Harry et Hermione, près de l'infirmerie, il sut que les adolescents avaient suivi son conseil, trois petits tours de Retourneur de Temps et que plus d'un innocent avait été sauvé. En grand sorcier, il était capable de discerner la magie en toute chose, y compris dans un acte corrigeant le déroulement du temps. Pour des sorciers aux talents mesurés et à fortiori pour des Moldus, repérer les anomalies, les corrections sur la ligne temporelle n'était pas possible. Cependant, en dépit de ses études de sorcellerie abrégées, Hagrid avait perçu des «hernies» dans le continuum et le plus fou, c'est que cette perception mémorielle s'était logée dans… son foie!Était-ce dû au cognac? Le spiritueux incarnait-il un moyen d'atteindre d'autres plans de l'univers? Le cognac, une porte vers les étoiles, vers la connaissance?

La théorie magique –refaire littéralement l'histoire autour d'une vieille fine–prit tout son sens. Il irait chez Rosmerta acquérir une machine à voyager dans le temps dans un élégant flacon.

5