Sortilège 8 : les faRfelus lâchés

Le devoir de madame Bonnelangue était prêt. La faim tenaillait Hercule il ne s'était pas vraiment sustenté après le désastre matinal choquant. Il ne s'était pas épanché sur ses mésaventures et Sigrid, face à son silence, s'était montrée inquiète. Un vent de fraîcheur vint balayer ses idées grises et la fatigue accumulée.

Ce doux zéphyr ne pouvait être incarné que par mademoiselle Rostopchine. Sa voix aux trémolos slaves se répandit dans ses tympans avec la suavité d'une mélodie de Stravinski.

— Bonjour Hercule.

— Bonjour Katarina. Comment allez-vous ?

— Bien. Je suis curieuse de connaître le jeu de madame Bonnelangue. Pas vous ?

— Impatient !

— Impatient, voyez-vous cela ! Quoi qu'il en soit, je serai la meilleure !

Son affirmation était accompagnée d'un sourire désarmant.

— Hum… l'esprit de compétition ? Avec plaisir !

Il ne put s'empêcher de noter, avec ravissement :

« Elle me vouvoie aussi. Quelle classe ! »

Monsieur Amand s'approcha d'eux et les pria de l'accompagner avec leurs effets scolaires. Ils le suivirent jusqu'à la porte du salon privé. Il sortit sa baguette, débloqua la porte en silence et les deux champions d'orthographe découvrirent l'intérieur.

— Un tonneau gigantesque ?

Hercule ne s'attendait pas à une pareille surprise.

— C'est la réserve secrète de la bibliothèque. La réserve… Tu vois ? Humour français. Une immense barrique, très confortable.

La pièce, tout en rondeurs et en boiseries de chêne, sentait merveilleusement bon. Le sol était recouvert de tapis persans. Le mobilier se résumait à quelques fauteuils de cuir, un globe terrestre - il abritait des alcools -, une petite bibliothèque remplie de livres anciens, fragiles et quelques tables rondes cernées de sièges damassés.

Tout l'ameublement respectait des tonalités cognac, vermillon et émeraude - pour les lampes à Feu Éternel -. Un pop se produisit et Agathe apparut.

— Bonjour les enfants ! Alors, ces premiers jours ? Tout se passe bien ? Si vous avez des soucis, n'oubliez pas que vos référents sont là pour vous rassurer et vous aider. Les autres professeurs ne sont pas interdits de le faire. D'accord ?

— Oui, Madame ! répondirent les deux intéressés.

Sa réflexion tombait à point après les mésaventures du matin et surtout l'ostracisme vécu en cours d'Arts Divinatoires.

— Bien ! Allons-y !

Elle sortit sa baguette, fit apparaître une desserte couverte de biscuits colorés, de choux à la crème, d'un pot de chocolat au lait fumant, d'une bouilloire d'eau brûlante et d'un assortiment de thés. Il y avait des couverts, des assiettes, des serviettes. Tout avait été préparé avec soin.

— Nous allons nous régaler !

— Bonne partie, Agathe. Ne soyez pas trop sévère ! dit Théophile en fermant les portes et en regagnant son poste de travail.

— Merci, cher ami. Allez, les enfants, installez-vous !

Un coup de baguette supplémentaire et une boîte en bois laqué se matérialisa sur la table. Elle s'ouvrit aussitôt. Un plateau en sortit pour se mettre en place. Il comportait des carrés beiges et un nombre plus réduit de cases grises à la répartition aléatoire. Les accessoires se distribuèrent tout autour : trois réglettes taillées, deux sacs noirs dont l'un d'eux était animé de soubresauts, un sabot de bois rempli de cartes mystérieuses, présentées de dos et un gobelet en ébène. Ce dernier contenait un dé, un dodécaèdre numéroté de 5 à 16.

Agathe les invita à prendre place autour du guéridon et rapprocha le chariot de service. Hercule n'y avait pas encore prêté attention mais à l'étage inférieur du chariot, il y avait un seau à champagne rempli de glace. Pourtant, ils étaient bien trop jeunes pour siroter le vin pétillant le plus renommé au monde.

— Vous êtes bien installés ? Attentifs ? Je vous explique la règle de ce jeu. Vous piochez d'abord des lettres inscrites sur des carrés de jade et vous les déposez, à l'abri du regard, sur votre réglette. Le but est de former un mot qui rapportera le plus de points. Les points sont inscrits sur les lettres. Un point pour une lettre facile à placer comme le E et jusqu'à 10 points pour les plus difficiles à utiliser comme le K, le X ou le Z. On pose sur le plateau et on a le droit d'utiliser les mots déjà présents, en les complétant, de manière verticale ou horizontale, pour former un, deux, trois nouveaux mots si possible. On doit utiliser le carré noir central pour commencer et on développe ensuite le jeu. Pour la pioche initiale, vous prenez dix lettres au choix dans les sacs F ou D. F comme facile, D comme difficile. Il ne se passera rien. Ensuite, lorsque vous piocherez de nouveau pour maintenir votre niveau à 10 lettres, le sac D ne vous fera rien mais… le sac F vous causera des tracas. À vous de choisir entre la difficulté sans pépin ou la facilité dommageable. Avez-vous compris ?

Ils opinèrent du chef.

— Les cases grises vont se dévoiler au hasard. À chaque partie, elles n'ont pas la même valeur. Elles sont enchantées. Elles comportent les indications « lettre double ou triple » ou « mot double ou triple ». Cela multiplie les valeurs. On additionne tous les points et on a le compte final que l'on note sur ce parchemin. Parfois, la case indiquera le mot défi. Dans ce cas, vous devrez tirer une carte dans le sabot, à mettre en œuvre au tour suivant. Les cartes peuvent, par exemple, vous forcer à trouver un mot sur un thème donné : un pays, un animal, etc. ou réclamer le lancement du dé. Ce dernier vous indiquera alors le nombre de lettres que devra comporter votre mot. Il y a aussi la carte « Change une lettre ». Avec cette dernière, vous devez transformer un mot en changeant une lettre. Par exemple, « cause » devient « pause ».

— Professeur, le décompte des chiffres du dé va de 5 à 16. Nous n'avons que 10 lettres, remarqua Hercule.

— Nous devons compléter un mot existant pour atteindre l'objectif, Madame ? suggéra Katarina.

— Tout à fait. Pas facile, n'est-ce pas ?

— Redoutable, Professeur.

— Et le sac facile… pourquoi… bouge-t-il ? s'inquiéta la fillette.

— Surprise…

— Comment se nomme ce jeu, Professeur ?

— Je l'ai appelé le « Cecrabebleu ». On joue ?

— Avec joie, s'enthousiasma le garçon.

Deux heures plus tard, après un époustouflant « Doxy » final, sur le thème imposé des animaux, Katarina coiffait tout le monde au poteau. Hercule, la main plongée dans le seau à glace pour avoir cédé à la facilité à plusieurs reprises, était gavé de sucreries et de douceurs pour apaiser sa déception. Le sac F contenait des miniatures d'animaux et brûlait, grâce au Crabe de feu, piquait à cause du Billywig, chatouillait, glaçait, grattait ou plongeait dans une confusion modérée.

En dépit de la défaite, il avait passé un moment exquis en compagnie d'une authentique noble russe d'une intelligence et d'une instruction éblouissantes et d'Agathe, désormais son professeur préféré.

Juste avant de partir, les sens perturbés par le Crabe de feu, le Billywig et le Malagrif – un homard bleu dont la morsure provoquait la guigne chez la victime –, Hercule avait rangé les éléments du jeu dans la boîte en bois marquetée, magnifique, trop petite pour accueillir toutes les pièces mais dotée d'un sortilège d'extension modeste. Par réflexe, il avait fait glisser ses doigts sur toute la surface intérieure et sa peau avait ressenti la gravure A.D.

Le jeu magique avait-il été créé par A.D ? Ou n'avait-il conçu que la boîte extensible ?

— Le jeu que vous avez inventé, est vraiment fantastique.

— Je te remercie, Hercule. Je peux compter sur vous, mercredi prochain ?

— Oh oui ! s'exclamèrent les enfants en parfaite synchronisation.

— Parfait. Hercule, je te confie le parchemin des scores.

Elle lui tendit le rouleau noirci.

— Passez une bonne semaine !

Il était près de 18h00 et la bibliothèque n'avait pas désempli.

« Il n'ouvrira pas son cœur avec facilité. Il fait preuve de courage. »

Un pop trahit le transplanage d'Agathe. Les deux concurrents se quittèrent sans mot dire. Hercule chercha un visage amical parmi les étudiants mais aucun ne lui était familier. Il avait envie de partager ses expériences quand l'évidence s'imposa à lui.

La Cabane Enchantée ne servait pas qu'à accéder au Tunnel de Transportation ou à stocker des outils de jardinage. Sur le côté de la bâtisse, il y avait des casiers en bois. Beaucoup ! Quinze rangées sur cinquante colonnes. Chaque emplacement mesurait dix centimètres de côté. Cela suffisait pour un rouleau de parchemin, une beuglante ou une lettre cachetée, voire un petit colis tout en longueur mais la livraison d'un balai était exclue.

C'est le cœur plein d'espoir que le garçon fouilla dans l'emplacement gravé au nom d'Hercule Van Betavende. Il n'en ressortit pas une mais deux missives. La première portait le cachet de sa famille. La seconde lui causa une surprise plus intense : l'enseigne d'Ollivander était imprimée sur le rouleau. La vénérable boutique avait peut-être l'habitude d'envoyer un questionnaire de satisfaction ?

Il se la réserva et décacheta la lettre de ses parents. Il reconnut l'écriture maternelle. Sa famille souhaitait connaître son ordre, son emploi du temps, ses impressions sur les matières, ses éventuelles notes et s'il s'était fait des connaissances. Eux étaient en bonne santé et c'était l'essentiel.

Le texte était court, dans l'attente d'une réponse étoffée. Il avait matière à rédiger la trame d'un roman. Il alla s'asseoir sur un rocher proche de la Rivière Enchantée. Il déballa le second parchemin, le déroula et regarda de suite en bas. Il était signé.

— Garrick !

L'écriture soignée, calligraphiée, était digne d'un professeur. L'enfant désirait savoir si sa réalisation lui donnait satisfaction, s'il avait noté des effets inattendus avec le cœur de Billywig, une expérience un peu hasardeuse. Le petit Anglais lui disait qu'il était très fier d'avoir fait sa connaissance et qu'il lui souhaitait une pleine réussite dans ses études. Il espérait avoir de ses nouvelles.

La surprise du fils Ollivander le transporta de joie. Non seulement il allait lui répondre, mais il allait lui faire un cadeau en retour. Il repartit au château et chercha une salle de cours déserte. Il déballa deux parchemins vierges, déboucha une bouteille d'encre bleue, prit une plume neuve et posa tous ses effets près de lui. Puis, il s'empara du rouleau utilisé pour noter les scores de « Cecrabebleu ». Il le retourna. Il était vierge. Il sortit sa loupe magique et la passa au-dessus de la peau. Rien ne se passa.

« Étrange… »

Il sortit son manuel de sortilèges et le feuilleta avec intérêt. Il y avait ce sort Lumos qui générait une lumière artificielle, mais il se cantonnait à l'éclairage. Il poursuivit sa recherche. Il trouva « Aparecium », capable de révéler les encres invisibles.

« Pas mal ! »

Il persista et tomba sur un autre charme, au rayon d'action plus étendu, apte à afficher n'importe quel texte rédigé avec l'aide d'un sortilège.

« Revelio »

L'exécution du geste était simple : un balayage sur la surface à traiter. Il était dans le périmètre du château, il avait le droit d'user de la magie. Restait une inconnue : sa baguette obéirait-elle ? Quelques étincelles, synonymes d'échec, seraient sans conséquence. Mais une exagération causerait une grosse tache sur le parchemin, voire pire.

— Sans risque, pas de résultat. Revelio !

L'extrémité de cèdre devint luisante. Il balaya de gauche à droite, de haut en bas et tout le texte s'inscrivit. Il déchiffra à vive allure, mémorisant de manière photographique, juste au cas où l'effet du Revelio serait temporaire. Il prit son temps, voyant que son action était pérenne.

Ses yeux se portèrent sur la ligne où le prénom Elvira était rédigé : sureau et cœur de Manticore. Aucun des trente élèves de sa classe ne possédait une baguette de sureau ou un cœur de Manticore. Un contrôle de la liste lui apprit qu'aucun enseignant ne disposait de l'un de ces composants.

Il fit appel à sa mémoire : le jour où il s'était présenté dans la boutique Ollivander, son propriétaire n'avait pas de sureau. Par contre, Cosme Acajor proposait un large choix en sureau. Mais ce cœur, personne ne le proposait. Et d'ailleurs, à quoi ressemblait une Manticore ? Il n'y en avait pas dans la ménagerie magique de l'école.

Il prit sa plume et écrivit d'abord à Garrick. Il lui rapporta son étonnement et sa joie de le lire. Il lui narra les tours de fainéantise et de sublimation de sa compagne de bois. Il lui exposa la théorie de l'un de ses professeurs : la création de Garrick testait son nouveau propriétaire et le poussait dans ses retranchements. Ensuite, il lui avoua qu'avec des amis, ils s'étaient questionnés sur les essences, sur les caractères humains, les rapports entre les deux et l'influence des cœurs. Il rapporta la situation de Sigrid qui n'avait pas été choisie par une baguette dans une boutique. Il lui confia qu'il dressait une liste. Il comptait, après des semaines d'observation des étudiants et des professeurs, déterminer si des qualités humaines conditionnaient l'attribution de tel bois ou tel cœur. Il en voulait pour preuve la domination du saule chez les sorciers ayant des affinités avec les soins, une assertion vérifiée avec les propriétés du Docteur Beauxbâtons et de Rose Cacheton. Hercule se proposa de communiquer ses remarques à la famille Ollivander.

Après cet échange, il fut aisé de relater ses aventures à ses parents dans l'ordre chronologique. Il nomma ses camarades, ses colocataires, ses préférences parmi les élèves et les professeurs. Au ton employé par sa mère, il ressentit l'espoir maternel d'une meilleure intégration dans le monde sorcier que dans le monde moldu. Pour l'instant, il n'avait aucune raison de l'affoler. À part Claire Obscur…

Il était près de 20h00 lorsqu'il acheva sa correspondance. La nuit était sur le point de tomber. Il se pressa d'aller poster ses réponses avec dix Noises pour les hiboux. Puis, il rejoignit le restaurant où le service tirait à sa fin. Seule Sigrid était encore présente, toujours en train de picorer comme un Occamy en cage. Elle l'accueillit avec un sourire qui se figea lorsque ses yeux se posèrent sur la main droite d'Hercule. Les reliquats des parties de « Cecrabebleu ».

La première semaine à Beauxbâtons touchait presque à sa fin. Lors du déjeuner du vendredi, le groupe avait débattu des meilleurs et des pires cours. Les quatre enfants étaient à peu près unanimes sur la métamorphose et la transformation, assurées par Mysterio Flamingo : c'était incompréhensible.

Hercule avait rapporté la sale blague commise par Rosier. La réaction du professeur espagnol avait déclenché l'hilarité à table. Max et Pierre, les élèves de CHASSE-Magus, les avaient rejoints pour le repas. Hercule avait fait les présentations. Umbeijo était tombée en pâmoison devant Max, le beau parleur, charmeur, capable de faire avouer un innocent. Il ferait assurément des ravages lors des interrogatoires.

Tant qu'il était lancé, Hercule avait relaté sa confrontation à sens unique avec Claire Obscur. De l'aveu des deux CHASSEurs, c'était une femme charmante, iconoclaste sur les bords, phonophobe - elle détestait le bruit dont celui des applaudissements -, toujours respectueuse et consciente de ne dégoter une pépite que tous les quatre ou cinq promotions. L'agressivité envers le Belge n'avait pas d'explication logique. Les aînés avaient promis de diligenter une enquête discrète.

Lorsqu'il s'était agi de trouver quelle matière ou quel professeur avait remporté leurs suffrages, l'unanimité n'avait pas été obtenue. Le jeune Belge avait adoré madame Bonnelangue, si aimable et le cours de Runes Anciennes, animé par Abraham, avait emporté son adhésion. Monsieur Piedargile était un puits sans fond de science, d'érudition. L'écouter était si enrichissant !

Umbeijo ne partageait pas les mêmes goûts. À ses yeux, Wilfried Laflèche, qu'il l'avait proposée à l'équipe de Quidditch de Lonicera, avait ses faveurs.

Eugénie avait déclenché l'hilarité en déclamant que le cours du médicomage était le meilleur de tous. Personne n'avait cru un traître mot de ses assertions. En vérité, Ambroisine Fordecafé était assez fêlée pour remporter sa préférence. Lorsque Sigrid avait pu s'exprimer, elle avait étonné les personnes présentes autour de la table.

— Ce n'est pas durant les cours que j'ai passé le meilleur moment de la semaine.

— Ah bon ? En tous les cas, ce n'est pas au pavillon. Tu détestes le luxe, affirma Eugénie.

— Non, pas le pavillon. Ce sont les repas.

— Les repas sont excellents, s'enthousiasma Hercule.

— Les repas ? Tu n'as rien mangé. D'ailleurs, si tu continues comme cela, je vais être obligée de te signaler à mon père.

— Je crois que Sigrid mentionne nos échanges à table.

— Oui, Umbeijo. C'est… comme avoir des amis.

— Mais c'est le cas ! C'est ce que je ressens.

Sigrid fut si touchée que des larmes d'émotion perlèrent sur ses joues.

— Oh ben ma cocotte !

Eugénie l'enlaça avec sincérité et brusquerie.

— J'avoue vous avoir citées, toutes les trois, dans ma lettre réponse à mes parents.

— C'est vrai, Hercule ?

Les larmes s'intensifièrent.

— On vous laisse ! s'exclamèrent Max et Pierre. Nous sommes vexés, Hercule ne nous a pas mentionnés.

— Je ne parlerai jamais de mes auxiliaires de justice dans un courrier privé, messieurs.

— Oh cette répartie ! Bien joué, l'enquêteur ! Blague à part, nous avons une sortie prévue au Ministère. Premier contact avec le bureau des Aurors.

— Bonne visite, messieurs.

Lorsqu'ils furent éloignés de la table et que le quatuor se retrouva seul, Hercule se pencha vers les jeunes filles et chuchota :

— La fin des vendredis après-midi est consacrée aux sorties. Je souhaiterais que nous nous retrouvions à la grille d'entrée du château. J'ai des révélations à vous faire.

— Quoi ? Quelque chose plus important que l'attitude de la prof d'Arts Divinatoires ?

— Je ne peux pas en parler ici. Trop de magie.

— D'accord.

Ils se quittèrent et rejoignirent les salles de classe pour les ultimes cours tandis que les membres d'Aloysia avaient quartier libre, ce que Sigrid mit à profit pour répéter ses sortilèges tandis qu'Eugénie filait traîner du côté de la serre pour préparer un nouveau sort à son lit à baldaquin.

En effet, malgré ses tentatives répétées, chaque soir, il était réparé. Cette fois, du jus de mandragore sur la lame de la scie empêcherait toute magie. Elle tenait le tuyau d'élèves de 5e année. Hercule pensait que le cours de Legilimancie et d'Occlumancie serait aussi difficile à surmonter que le cours de Maléfices, Envoûtements et Sortilèges. Il était loin de la vérité.

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