Correction: 07-09-2024

Chapitre 16 : Le Retour d'Inspecteur Malfoy

Si les chuchotements sur son passage étaient quelque chose auquel il s'était habitué lors de ses deux vies, entendre continuellement le titre "chasseur de troll" était plus qu'agaçant pour Harry. "Survivant" ou "Celui-qui-a-survécu" étaient déjà plus qu'assez.

Sans parler des histoires, toutes plus rocambolesques les unes que les autres, que les étudiants s'étaient mis à inventer sur ce qui était vraiment arrivé ce soir-là. Certains affirmaient qu'il avait vaincu ce troll adulte à lui seul sans même utiliser sa baguette, d'autres qu'il n'avait eu qu'à montrer sa cicatrice pour faire fuir la créature. Plus étonnant encore, Harry avait entendu des Poufsouffles de quatrième année affirmer qu'il n'y avait non pas un, mais cinq trolls et qu'il les avait tous chassés avec un simple regard effrayant.

Harry ne put s'empêcher de secouer la tête de dépit devant des récits aussi stupide, mais à son grand désespoir, ils semblaient plus vendeur que la réalité.

Pas étonnant que Rita Skeeter ait autant de succès auprès des sorciers. Ils semblaient prêts à avaler n'importe quelle histoire tant qu'elle était impressionnante ou scandaleuse.

"Pourquoi et comment s'est-il retrouvé dans la grande salle ?! Comment aucun professeur ne l'a remarqué ? Il empestait la goule crevée et faisait trembler les tableaux à chaque pas !" s'énervait Harry dans son dortoir, à l'abri sous un puissant sort d'intimité.

Dumbledore était maintenant plus que méfiant, si le brun en jugeait par son regard appuyé lors de chaque repas depuis maintenant trois jours. L'un des professeurs avait dû lui rapporter sa légère… perte de sang-froid et ses compétences plus que supérieures aux autres premières années.

"Je ne sais pas… je ne l'ai même pas senti passer les barrières du château. Même si elles sont affaiblies pendant Samhain, les trolls des montagnes sont loin d'être discrets…" fit Poudlard en regardant le plafond. "Allez… soyons positifs : les Serpentards te disent « bonjour » quand ils te croisent maintenant. Enfin, la plupart… Les autres semblent t'éviter encore plus qu'avant."

"Ouais… Drago dit que beaucoup de Serpentards me respectent parce que j'ai réussi à nous éviter un retrait de 50 points... Apparemment, le concours d'égo entre McGonagall et Snape nous à même rapporter une centaine de points à la place."

"142 points pour être précis," indiqua Poudlard. "Et McGonagall à offert 87 points à Gryffondor."

Harry roula des yeux de manière exagéré, manquant presque de se faire mal.

"Certains Serpentard m'ont remercier de mettre occuper du troll pour eux et de leur avoir sauvé la vie. Mais il ne sont pas nombreux. La majorité n'ose pas m'approcher."

"Bof, au moins, il ne te rejette pas ouvertement comme avait pu le faire Gryffondor," essaya de réconforter le fantôme.

"Non, ils ont peur de moi." Harry soupira lourdement, commençant lentement à penser qu'il ne serait jamais accepter à Serpentard. "C'est encore pire," déclara-t-il finalement.

Gryffondor n'avait pas toujours été là pour lui, c'est vrai, mais ce n'est pas une maison horrible non plus. Il avait été accepter par eux, puis rejeter et de nouveau accepté. Ce n'était certainement pas l'idéal, mais Serpentard ne faisait qu'afficher un faux soutien car c'est ainsi qu'ils devaient se montrer face aux autres maison.

Mais la plupart, particulièrement les années supérieur, le considérait toujours comme le mouton noir de la maison et se méfiait de sa présence. Cela changeait lentement, mais si la méfiance était remplacé par la peur, alors Harry préférait rester à l'écart.

Peut-être aurait-il du aller à Poufsouffle ?

Après tout, les Poufsouffle aussi s'étaient battus à ses côtés pendant la bataille de Poudlard. Même si, tout comme lui, ils étaient tous dans le mauvais camp…

En y réfléchissant bien, Harry se rendit compte qu'il n'y avait jamais eu de véritable 'bon' camp. Tous avaient été manipulés à des degrés divers.

"Les cours de ce soir seront sur les fêtes traditionnelles ou on continue de travailler l'Occlumancie ?" fit Harry en relevant les yeux. "Poudlard ?" demanda-t-il au vide lorsqu'il se rendit compte qu'elle avait disparu.

Mais. Qu'elle. Feignasse !

Harry regarda un instant le livre sur les anciens rites et fêtes sorcières. Il pouvait très bien le lire seul, de toute façon. S'installant correctement dans son lit, il l'ouvrit à la première page… Pour finalement le claquer d'un coup sec après avoir terminé l'avant-propos. Il pouvait bien se reposer, lui aussi.

Par Merlin, la paresse était-elle contagieuse ?

Harry frappa ses propres joues, se forçant à chasser la terrible flemme, visiblement contagieuse, et se redressa brusquement dans son lit. Il pouvait aussi continuer à travailler l'Occlumancie par lui-même. Il avait besoin de beaucoup de méditation pour parfaire ses défenses mentales actuelles.

Défenses mentales qu'il avait eu un mal de chien à mettre en place.

Même si elle était nécessaire, Harry avait un peu traîné des pieds pour apprendre à nouveau cette forme particulière de magie mentale. Il se souvenait des heures douloureuses où son insupportable professeur de potion semblait prendre un malin plaisir à attaquer ses protections maladroites avant même de lui enseigner quoi que ce soit.

"Videz votre esprit, Potter," avait dit Rogue avant de pointer sa baguette contre le survivant et de l'attaquer avec toute la rage et le mépris qu'il éprouvait.

"Des cours pleins de bienveillance," marmonna Harry avec sarcasme et colère en y repensant.

Et grâce à l'incroyable patience de Snape et son extraordinaire talent de pédagogue reconnu par toute l'école, Harry avait lamentablement échoué à la maîtrise de l'Occlumancie comme attendu de la part de... eh bien tout le monde.

Ces parodies de cours était même parvenue à obtenir l'effet totalement inverse à leur objectif : Harry n'en ressortait que plus épuisé mentalement, plus colérique et toujours incapable de maîtriser ses émotions.

Une porte ouverte avec une invitation dorée pour Voldemort.

Honnêtement, maintenant qu'Harry y pensait à nouveau, cela ne pouvait être que volontaire. Sans quoi Snape serait incroyablement stupide, en plus d'être totalement alcoolique.

Harry ferma les yeux et commença sa méditation, sa colère grandissante en pensant à son directeur de maison était toujours bien présente dans son esprit et c'était exactement ce qu'il ne fallait pas faire. Heureusement pour lui, il avait la chance d'avoir un professeur bien plus performant, même s'il était régulièrement absent par pur envie de faire autre chose.

Poudlard était une pédagogue patiente mais peu présente. Quel dommage.

Mais malgré ça, elle avait été en l'espace d'une heure, bien plus à la hauteur que le potionniste en plusieurs leçons. La raison était simple :

Elle avait pris dix minutes de son temps pour expliquer les bases à Harry et ne l'avait pas sauvagement attaqué comme une démente la seconde qui suivit.

"Alors..." avait commencé Harry avec une légère appréhension lors de leur premier cours ensemble il y a plusieurs semaines. "Je vide mon esprit et tu m'attaques c'est ça ?"

"Pardon ?! Certainement pas ! Quel intérêt de faire une chose pareil si ce n'est t'affaiblir ? Non, nous allons commencé par les bases," lui avait répondu Poudlard, presque outré que le brun ai émit une hypothèse aussi absurde.

"mais Snape..."

"Oublie ce crétin," dit brutalement le fantôme. "Il n'a aucune compétence en pédagogie et il te déteste. Évidemment qu'il allait en profiter pour t'en faire baver. Ce n'est pas comme ça qu'on apprend l'Occlumancie."

Harry souffla du nez. Vu l'inefficacité de ses cours, il s'en était douté dès la première demi-heure à se faire attaquer dans les cachots par son professeur aux cheveux gras et au nez crochu.

"Nous allons commencer par la méditation," expliqua Poudlard.

Harry gémit de frustration. Il avait horreur de ça.

Mais finalement, ce ne fut pas si terrible. Bien sûr, il fut d'une nullité absolue durant la quasi-totalité du premier cours. Du moins, jusqu'à ce que Poudlard parvienne à trouver un moyen pour lui d'apaiser son esprit.

"Tu dois être le plus calme possible. Ni triste, ni heureux, ni effrayé et encore moins en colère," avait-elle répété au survivant qui fixait depuis trois quarts d'heure un verre à pied apparu devant lui pour l'aider à calmer son esprit avec la concentration sur un objet.

C'était d'ailleurs un échec. Harry parvenait même à être en colère contre le verre.

Les sourcils froncés et la moue colérique qu'il affichait faisaient un travail formidable pour faire comprendre à Poudlard à quel point il ne parvenait à rien.

Mais, à l'inverse de Snape, Poudlard n'avait pas montré la moindre impatience. Harry n'avait pas eu à essuyer des reproches, du mépris ou même la moindre critique. Elle s'était montrée attentive, le guidant lentement sur la marche à suivre pour maîtriser ses pensées et ses émotions. Et finalement, après de longues heures de cours, Harry réussit.

Et échoua à nouveau aussi vite en perdant sa concentration tant il était heureux, ce qui fit soupirer Poudlard autant que cela la fit rire.

Mais pendant un moment, Harry était parvenu à apaiser suffisamment ses émotions et ses pensées pour réellement méditer et observer son propre esprit.

Snape ne lui avait jamais enseigné de méthode efficace. Repousser ses émotions et ses pensées comme le maitre des potion le lui avait demander était une méthode voué à l'échec car impossible à réaliser. Poudlard lui avait expliqué qu'il devait faire l'inverse, accepter ses pensées mais ne pas s'accrocher à elle, ne provoquant alors chez lui qu'une réponse émotionnelle minime et maîtrisée.

"Laisse les passer comme des nuages. Soit un simple observateur," réexpliqua Poudlard avec patience.

Et une fois ses pensées et émotions maîtrisées. La suite de l'apprentissage de l'Occlumancie fut plutôt intéressante et bien qu'elle reste compliquée, elle n'en fut pas frustrante pour autant. Lentement, Poudlard lui avait appris à visualiser correctement son esprit, à observer ce que le Legilimens verrait si Harry était attaqué. Elle le guida dans la construction de ses toutes premières barrières mentales et lui demanda de continuer à s'entraîner dès qu'il en avait l'occasion et à continuer la construction de barrière. Quitte à les détruire pour les construire à nouveau afin d'apprendre à le faire de plus en plus vite.

Et aujourd'hui, près d'un mois après le début de ses cours d'Occlumancie, Harry était fier de pouvoir contempler son palais mental seulement vingt minutes après le début de sa méditation. Le brun n'avait d'ailleurs pas été étonné de le voir prendre la forme de la Grande salle de Poudlard à l'époque. C'était l'endroit où il se sentait le plus en sécurité, un des rares où il était sincèrement serein, la chaleur des six cheminées créait une atmosphère attrayante en toutes circonstance et le bruit ambiant de tout les élèves réuni avait toujours eu le pouvoir de le rassurer et d'éloigner sa solitude.

Son palais était encore loin d'être stable. Les bords étaient flous et certaines pierres des murs qui l'entouraient semblaient parfois fondre, mais il était là et Harry parvenait enfin à le visualiser rapidement.

Il espérait simplement que Poudlard serait bientôt disponible pour l'aider dans la suite de son apprentissage. Ils avaient prévu de créer des faux souvenirs et de les disperser là où le Legilimens qui voudrait entrer ici - certainement Dumbledore - les trouverait facilement.

Un peu épuisé, Harry finit par laisser de côté l'Occlumancie et s'endort pour un repos bien mérité avec un sourire satisfait sur les lèvres.

"Potter," appela Nerys, le lendemain matin, à l'instant même où Harry quitta son dortoir pour entrer dans la salle commune.

Comme à son élégante habitude, l'actuel prince de Serpentard était installé dans le fauteuil le plus snob et confortable de la salle avec un livre d'arithmancie avancé qu'il tenait d'une main.

Un bref instant, Harry imagina un chat blanc au regard grincheux sur ses genoux et un cigare dans l'autre main du sixième année.

Devrait-il lui baiser la main ?

"Je ne t'ai pas manqué de respect, j'espère ?" dit Harry avec un sourire.

Mais il fut le seul à comprendre la référence lorsque Nerys fronça les sourcils avec un simple « non » septique.

Tant pis. Même si l'entendre lui répondre avec une voix grave et un accent italien aurait été incroyable.

Les sorciers n'avaient vraiment aucune culture.

"Laissez-nous," dit finalement Nerys avec un léger mouvement de main.

Et comme si la salle commune lui appartenait, tous les Serpentards s'éclipsèrent. Soit vers leur dortoir afin de finir de se préparer pour cette journée de cours, soit vers la grande salle pour le petit-déjeuner.

C'était un peu angoissant si Harry devait l'avouer. Incroyablement classe et exagéré aussi.

"Je voudrais parler de ce qu'il s'est passé à Samain," continua immédiatement le prince à l'instant où le dernier Serpentard non désiré quitta la pièce.

"Euh… oui ?" dit maladroitement le survivant.

De quoi voulait-il discuter ? Surtout qu'en tant que bon serpent, son visage était tout à fait illisible. Harry n'avait aucune idée d'à quelle sauce il allait être mangé.

"Tu es décidément quelque chose, Potter," soupira finalement Nerys après un instant.

"Évidemment, je suis le survivant," ne put s'empêcher de répondre Harry. Il s'amusait peut-être un peu trop avec cette phrase depuis son « retour ».

Le Serpentard le contempla un instant avant d'afficher un léger sourire.

"Effectivement... Tu as combattu un troll des montagnes à toi tout seul en quelques minutes, avec des sorts de premières années, et même quelques informulés. Tu as repoussé Julian et Meredith pour les protéger d'un simple mouvement de baguette et tu as sauvé Gemma. Impressionnant."

Harry se demanda un instant qui pouvait bien être Julian et Meredith.

"J'ai dû tenir une réunion de cour en urgence pour savoir quoi faire de toi. La plus animée de ses dernières années, d'ailleurs."

« Une réunion de cour ? »

"Une espèce de conseil avec les différents élus de Serpentard. Un mini magenmagot en quelque sorte," lui dit Poudlard alors qu'elle était assise sur le canapé non loin de Nerys depuis à peu près la moitié de son discours.

"N'aurais-je pas dû être là pour me défendre ?" demanda Harry en s'installant sur l'un des fauteuils qui faisait face au Serpentard plus âgé.

"Les Serpentards sont sournois, je ne t'apprends rien," répondit-il avec un regard entendu.

Cela fit sourire Harry.

"Qu'en est-il alors ?"

"Tu es trop jeune pour apprécier le suspense, je vois," soupira le prince. "Il a été décidé que tu serais le nouveau baron."

"Le baron ?" demanda Harry après un léger blanc.

"Pour tout te dire, la plupart des Serpentard ne t'apprécient pas ou se méfient de ta simple présence ici. Beaucoup d'entre eux ont perdu des proches pendant la guerre et ils avaient peur de toi et de ce que tu représentais.

"Qu'est-ce que je représentais ?"

"Un gentil héros lumineux à vomir qui détesterait tout ce que Serpentard était et qui n'hésiterait pas à nous pourrir la vie sous prétexte de purger le mal."

Harry grimaça intérieurement en réalisant qu'une telle description fut vraie dans une autre réalité.

"Mais l'histoire du troll a prouvé à certains que tu pouvais vraiment être autre chose que toute l'image qui a été conçue pour toi depuis presque 10 ans. Ils auront sûrement encore un peu de mal à t'accorder leur confiance, particulièrement les années supérieures, mais un Serpentard n'oublie pas une dette comme celle-ci. Donc, tu obtiens dès aujourd'hui le titre de Baron."

"Et qu'est-ce que ça veut dire exactement ?"

"Oh, tu es trop jeune pour ça !" rit-il. "Toute cette partie de notre histoire n'est expliquée qu'aux cinquièmes années. Donc ne te prends pas la tête… ou cherche par toi-même."

Et il disparut à travers la porte dans un tourbillon de capes à la Snape, ses cheveux cendrés ébouriffés par le léger courant d'air des cachots.

Un vrai prince charmant.

Et presque comme un signal invisible, tous les Serpentards réintégrèrent la salle commune comme si rien ne s'était passé.

"Whoa… Même moi, je trouve qu'il a la classe," soupira Poudlard en regardant l'entrée de la salle commune qu'avait emprunté le sixième année.

Harry fronçait les sourcils.

"Mais comment il a fait ça ? On dirait un héros de comics qui…" Murmura-t-il.

« Attends, le courant d'air pour donner un effet dramatique… c'était toi, n'est-ce pas ? » Pensa-t-il en se tournant discrètement vers Poudlard.

"Je suis tellement géniale," dit-elle simplement. "C'était une sortie magistrale."

Harry soupira. Il allait devoir étudier la fameuse hiérarchie de Serpentard et il se demandait s'il allait vraiment pouvoir compter sur l'âme.

"Mais oui," lui répondit-elle quand bien même il n'ait posé aucune question. "Je te promets d'être là à dix-sept heures pour tout t'expliquer. Ce ne sera pas vraiment long de toute façon."

Elle eut seulement trente-neuf minutes de retard et haussa les épaules devant le regard courroucé du survivant à cette constatation.

"Bien…" commença-t-elle en se raclant inutilement la gorge. "Il y a, en tout, six titres différents au sein de la maison Serpentard. Cette hiérarchie existe depuis les fondateurs. C'était à la base un jeu de rôle que Salazar appréciait lors des cours de politique et il s'est étendu au fil des ans pour avoir une place très importante dans toute la maison malgré l'abandon du cours."

"Il y avait un cours de politique dans un collège ?"

"Il n'était disponible qu'à partir de la cinquième année, donc on peut considérer que c'est un cours pour les lycéens. Enfin, bon. Nous avons donc, telle une chaîne alimentaire, un ordre précis pour ces titres."

"J'imagine que « Prince » est en haut."

"Tu es extraordinaire. Ce dortoir s'illumine devant ta logique et ton intelligence."

"Ouais, ouais," fit Harry en roulant des yeux. "Continue."

"Le baron est le niveau le plus bas. Être baron te donne une petite importance dans les choix lors d'une réunion de cour."

"Ah ? Les décisions ne sont pas prises à la majorité ?"

"Tu pensais sérieusement que les Serpentard travaillaient comme le ferait une démocratie ? Non, le prince a toujours le dernier mot. Simplement, toi baron, tu as le droit à la parole."

Harry hocha la tête. Jusqu'à présent, ça n'avait rien de compliqué.

"Ensuite, nous avons le Vicomte, puis le Comte, le Marquis, le Duc et comme tu l'as si incroyablement deviné tout à l'heure : le Prince."

"À quoi ça sert d'être Baron ? À part avoir le droit de parler pendant les… réunions de cour ?"

"Les Serpentards de première année et deuxième année sont obligés de t'obéir."

"… Tu plaisantes ?"

"Pas le moins du monde. Bien sûr, si tu donnes un ordre inconvenant, les autres Serpentards dont les titres sont supérieurs au tien, autrement dit tous, peuvent de donner un blâme ou même te bannir de la cour et tu perdras ton titre."

"Et comment les étudiants de première et deuxième années savent qu'ils doivent m'obéir si ce... « jeux de rôle » ne leur est pas expliqué ?"

"La majorité sont issues de famille ayant elle-même été à Serpentard, leurs parents ont sûrement expliqué les bases avant même leur entrée à Poudlard. Pour les autres, ils seront tenus au courant par leurs camarades."

Poudlard continua ses explications sur les différents devoirs d'un tenant de titre, mais globalement, peu de choses incombaient aux barons. Ils n'avaient que peu de pouvoir. Il apprit cependant qu'il existait plus d'un Serpentard par titre. Il n'y avait qu'un seul prince, bien sûr, mais deux Ducs. Le reste des titres étaient au nombre de trois. Du moins, jusqu'à maintenant. Il y avait à présent quatre Barons. Les trois autres étaient des étudiants de cinquième année.

D'ailleurs, chacun portait une broche spécifique au Baron avec leurs armoiries familiales dessus. Nerys devrait sans doute s'occuper de celle d'Harry dans les prochains jours.

Probablement.

"Comment fait-on pour grimper les échelons ?"

"Tu te moquais de ça il y a peu et maintenant, tu veux savoir comment devenir Prince ?" s'amusa Poudlard.

"C'est simplement pour ma culture," répliqua Harry en croisant les bras pour tenter de la convaincre avec une posture confiante.

Elle ne fut pas convaincue.

"Les duels entre deux tenants de titre permettent les échanges. Si tu bats un Marquis, tu deviens un Marquis et il descendra au niveau de Baron : c'est le droit de conquête. Comme c'est une version un peu enfantine du monde réel, non seulement le perdant ne meurt pas, mais il garde un titre quand même, bien qu'inférieur.

"Le droit de conquête existe vraiment ?" demanda Harry.

"Bien sûr. Si tu tues l'héritier d'une noble et ancienne famille et que celui-ci n'a aucun autre héritier, ni aucune famille ne pouvant reprendre la succession, alors, afin de ne pas perdre cet héritage, il t'est légué par droit de conquête. Le ministère a, évidemment, mis de nombreuses lois là-dessus afin que personne ne tue son voisin parce qu'il est riche et sans enfants, mais c'est toujours d'actualité. Si tu étais parvenu à tuer Voldemort la dernière fois, tu serais devenue le nouveau seigneur de Serpentard par conquête."

Harry en était sans voix.

"Il est même déjà arrivé que de vieux seigneurs, sur leur lit de mort, demandent à un domestique de confiance de les tuer afin que le droit de conquête puisse fonctionner. C'était un moyen détourné de garder un héritage puisqu'il n'est pas toujours possible de léguer son titre à n'importe qui."

"Et si quelqu'un me tue ?"

"Pétunia Dursley, anciennement Evans, deviendra la nouvelle Lady Potter grâce au sang qu'elle partage avec ta mère."

Harry s'étouffa.

"Je plaisante !" dit-elle rapidement en le voyant proche de vomir. "Les moldus et crakmol ne peuvent pas accéder à un héritage magique."

Mais cette blague ne fut pas appréciée à sa juste valeur et Harry s'évanouit de peur.

"Un tel fragile…" fit Poudlard en s'accroupissant près de son corps inconscient.

Au moins, il était déjà dans son lit. Dommage, elle qui se sentait pourtant suffisamment motivée pour continuer les cours d'Occlumancie.

Tant pis pour lui. Elle le laissa là et disparut.

Ce n'était que début du mois de novembre et les problèmes s'enchaînaient. Drago arriva au dortoir, un après-midi de libre, avec un visage aussi pâle que la mort.

"Qu'est-ce qui se passe ?" osa demander Harry après quelques secondes.

Et lorsque le blond avoua qu'il pensait que Serverus Snape, son parrain, était impliqué dans l'histoire du vol de Gringotts - qui, rappelons-le, n'était même pas un vol puisque le coffre était vide lors de l'effraction - le survivant tomba de son lit sur lequel il était perché.

"Mais comment…" Harry respira profondément. "Comment en es-tu arrivé à une telle… supposition ?"

Drago expliqua qu'il souhaitait simplement aller le voir pour des questions sur le cours de potions. Son parrain adorait lorsqu'il s'intéressait à sa matière et il tenait à maintenir un niveau de potion supérieur à celui d'Hermione Granger. Il mourrait de honte si jamais elle venait à le battre. Harry n'osa pas lui dire que Serverus faisait preuve de tellement de favoritisme que ça ne risquait pas d'arriver.

"Et quand je suis entré dans sa salle de classe, il était avec Rusard qui soignait sa jambe ! Tu aurais vu ça ! Ce ne pouvait être qu'une morsure ! Et elle était immense ! Toute sa jambe était pleine de sang et de bleus, avec de grandes traces de dents."

Cela n'aurait pas été si évident de faire le lien entre la blessure et la pierre philosophale… si seulement Harry ne lui avait pas parlé de son escapade nocturne avec Neville et de leur rencontre non prévue - sauf par Dumbledore - avec un Cerbère immense !

"Il a, peut-être, été blessé par…" Harry réfléchit à un mensonge plausible "… complètement autre chose ?"

Aucun mensonge plausible ne lui était venu à l'esprit.

"Il a dit que la créature qui l'avait blessé était une sale bestiole dont on ne pouvait pas surveiller les trois têtes à la fois !"

Harry pinça les lèvres. Bon, il ne pouvait pas argumenter avec un discours pareil. Snape était vraiment un idiot. Pourquoi n'a-t-il pas fermé sa salle de classe à clé au juste ? Qu'aurait pensé n'importe quel autre élève ou même professeur en voyant une blessure comme celle-ci ? Pour un espion, il était loin d'être discret.

Ou peut-être était-ce un coup monté avec Dumbledore ?

Il devenait paranoïaque.

"Et il m'a chassé de sa salle de classe ! Tu te rends compte ?! Chassé comme un vulgaire Gryffondor ! Moi !"

Le survivant hocha la tête, affichant un faux air affligé pour soutenir le blond.

"Il est forcément impliqué !" termina Drago en s'asseyant brutalement sur son lit. "Probablement pour empêcher Dumbledore ou Hagrid de voler quoi que garde ce chien des enfers."

Harry se frappe le front. Maudit, il était maudit. Le troll et maintenant ça ? Le sort s'acharnait sur lui. C'était une punition céleste pour vouloir changer le futur, il commençait vraiment à le croire.

Maintenant, Drago voulait encore plus enquêter pour innocenter son parrain. Et il avait du mal à trouver des arguments pour l'arrêter. Il avait aussi peur de ce qui pourrait arriver au Serpentard s'il le laissait se débrouiller tout seul.

"Il… il ne volerait pas les gobelins… C'est mon parrain et…" tenta de faire comprendre Drago.

"Je te crois. Je suis sûr qu'il est innocent," le rassura Harry.

En fait, il savait qu'il était innocent parce qu'il savait que c'était en réalité Quirrell. Sans quoi, nul doute qu'une fois encore, il serait certain de la culpabilité de Snape. Il avait, après tout, la tête de l'emploi.

"Comment peux-tu être aussi magnanime ? Il est tellement infect avec toi. Et pourtant, tu ne fais rien pour le mettre en colère, et même maintenant, tu le défends..."

Harry eut un sourire crispé. Il ne défendait PAS ce connard. Il savait simplement la vérité. Et il n'était pas magnanime non plus. Un jour ou l'autre, il ferait regretter au maître des potions toutes ses injures et erreurs. Il ne lui pardonnerait pas, qu'importe qu'il fût en réalité de son côté, il ne pouvait pas tout oublier et faire table rase du passé ! Surtout quand le brun était forcé de revivre son passé !

Drago passa les sept jours suivants entouré de différents brouillons et avait même pris un tableau en liège d'une ancienne salle de classe pour le mettre dans le dortoir et continua d'enquêter. Des morceaux de feuilles volantes, des fils rouges magiques reliant des photos mouvantes, articules de journaux ou notes se baladaient partout sur ledit tableau.

Lorsque Theodore et Blaise entrèrent dans le dortoir, ils lancèrent un regard interrogateur à Harry, alors que Drago continuait de noircir des morceaux de parchemin et de les accrocher au mur. Le survivant leur fit un simple signe de tête, les invitant à ne pas chercher à comprendre.

Et c'est ce qu'ils firent. La maladie mentale de Potter était contagieuse, ils en avaient maintenant la certitude.

Drago, faisant totalement abstraction de ce qui l'entourait, décida de concentrer ses efforts sur la chose volée par Hagrid sous les ordres de Dumbledore. S'il savait ce que c'était, il aurait une piste pour innocenter son parrain.

"Je m'inquiète pour lui, Harry," dit Poudlard assise sur le lit du survivant juste à côté de lui, alors qu'ils observaient tous les deux Drago arracher un article de journal de son tableau en liège pour murmurer : « Je dois me concentrer sur ça. »

"Moi aussi…"

"Tu as dit quelque chose ?" demanda le blond en se tournant vers lui.

"Non. Je me parlais à moi-même."

La semaine suivante est rythmée par les « progrès » de l'enquête de Drago, mais aussi et enfin, par la suite des cours d'Occlumancie de Harry.

"Le directeur commence vraiment à te surveiller de très près, j'ai peur qu'il décide de fouiller ta tête et au vu de tes capacités passable d'Occlumancie, il y trouvera tout ce qu'il voudra et toi et moi seront finis."

Harry grogna que ses capacités se seraient améliorées il y a plusieurs semaines si elle n'était pas la reine de la procrastination. Poudlard ne répondit rien et commença son cours pour l'aider à créer de faux souvenirs.

"Il est impossible pour toi de créer de faux souvenirs suffisamment parfaits pour tromper Dumbledore. C'est un Legilimens accompli depuis plusieurs dizaines d'années. Tu n'as donc aucune chance." Poudlard continua, interrompant Harry qui s'apprêtait à protester. "Mais il est possible de le tromper avec de vrais souvenirs. Ceux de ton ancienne vie," sourit-elle.

Et l'illumination se fit dans l'esprit d'Harry. Utiliser les souvenirs de son ancienne vie plutôt que d'en créer d'autres de toutes pièces serait non seulement une solution plus sûr pour le survivant, mais également beaucoup plus rapide.

Poudlard fut ravi de voir son élève si investi dans l'apprentissage de la magie mentale et commença à expliquer la marche à suivre pour Harry afin de mettre ses souvenirs en premières lignes de son esprit et dissimuler efficacement les autres. Et même si Harry avait quelques difficultés avec certaines notions, il resta aussi attentif que possible. Mais il savait qu'il lui faudrait quelques cours supplémentaires pour apprendre correctement à se servir de ses souvenirs de sa première vie.

La saison favorite du survivant pointa enfin le bout de son nez quelques jours plus tard. Il ne parlait pas de l'hiver, mais bien de la saison de Quidditch et le premier match se tiendrait prochainement. Match auquel Harry ne participera pas. Il le regrettait quelque peu. Il aimait sincèrement le Quidditch et la sensation de voler sur un balai lors d'un match, avec toute l'adrénaline que cela incluait. C'était quelque chose d'inimitable.

Au moins, il y avait un avantage à ne pas être sur le terrain. Il pouvait apprécier tous les commentaires aussi utiles que drôles de Lee Jordan. Harry comprit très vite pourquoi il était un des amis les plus proches des jumeaux Weasley.

"JORDAN !" s'exclama le professeur McGonagall après un commentaire sur la beauté d'Angelina Johnson, une poursuiveuse de Gryffondor.

"Désolé, professeur."

D'accord, Harry pouvait l'admettre, les commentaires de Lee n'étaient pas TOUJOURS utiles. En revanche, il commentait vraiment comme un professionnel. Harry n'avait même pas besoin de regarder le match pour savoir exactement ce qu'il s'y passait. Sauf peut-être pour une chose.

"Adrian Pucey se précipite vers les buts, mais il est arrêté par un Cognard envoyé par Fred ou George Weasley, impossible d'être plus précis," continuait de commenter Lee sans s'arrêter un instant, ne serait-ce que pour respirer. Le match était plutôt intense.

Mais le cognard venait en fait de George. Harry en était plus que certain. Ce dont il était un peu moins certain, c'était de comment il était capable de le savoir.

C'était un beau match.

Sauf bien sûr lorsque Serpentard, comme à son habitude, ne pouvait s'empêcher de tricher et de faire des fautes volontaires. Harry grimaçait, au contraire du reste des Serpentards qui acclamaient leur équipe, quoi qu'il puisse arriver. Harry, lui, n'était pas vraiment satisfait de cette habitude de sa maison. Et il n'était pas le seul.

"Donc, après cette odieuse tricherie…"

"Jordan…" menaça doucement le professeur de métamorphose. Mais après tout, elle aussi trouvait cet acte d'antijeu odieux.

"Je voulais dire cette faute scandaleuse."

"Jordan, c'est assez." dit la vieille femme un peu plus fermement.

"Désolé, désolé…"

Il n'était pas désolé.

Elle non plus, cela dit.

Surtout lorsque ce fut finalement Terrence Higgs qui parvint à s'emparer du vif d'or. Mais les excellentes performances des jumeaux Weasley et d'Olivier Dubois avaient donné beaucoup de fil à retordre aux Serpentards, laissant les spectateurs très investis du début à la fin. C'était vraiment un match passionnant.

Et, alors qu'Harry prenait son temps pour quitter les gradins, au contraire de Drago qui devait se dépêcher d'aller à son cours de soutien de botanique, il croisa l'équipe de Gryffondor.

Avant qu'il n'ait pu s'en empêcher, il fit ce qu'il faisait souvent après un match lorsqu'il était dans l'équipe des rouge et or : il félicita ceux qui l'avaient marqué.

"Super coup contre Flint, George, j'ai vraiment cru que le cognard que tu lui avais envoyé briserait son balai en deux." dit-il sans s'arrêter de marcher vers le château, alors que les joueurs se dirigeaient vers les vestiaires.

L'équipe de Gryffondor grommela contre lui, certain qu'il s'agissait d'une moquerie, et tous continuèrent leur chemin sans s'en soucier davantage.

Tous sauf Fred et George Weasley qui étaient simplement planté sur le gazon, tels des Sims à qui on aurait supprimé l'action.

"Vient-il… ?"

"Je crois bien… Mais comment ?"

"Qui sait ? Un sort ?"

"Un enchantement ?"

"Une malédiction ?" terminèrent-ils ensemble en se lançant un regard curieux.

Mais ils ne pouvaient en être sûrs. Ce qu'ils savaient, c'est que Harry Potter venait de les différencier aussi simplement que s'ils n'étaient pas des frères jumeaux identiques, alors que même leur propre mère n'y parvenait pas toujours. Ils ne savaient pas quoi en penser. En être heureux ou méfiant ?

Ils furent sortis de leurs pensées par Angélina qui les appelait depuis la porte des vestiaires, leur demandant ce qu'ils étaient en train de faire. Aucun des deux n'en parla à qui que ce soit. Décidant de se pencher sur la question plus tard.

Harry n'avait aucune idée de ce qu'il avait déclenché. Il était déjà de retour au château avec une lettre brouillonne qui venait d'Hagrid. Une nouvelle invitation pour fêter la victoire de Serpentard. Mais il savait parfaitement que s'il y allait sans Drago, le blond ne lui pardonnerait pas facilement de se mettre entre lui et son enquête, alors il donna un horaire au demi-géant où ils étaient tous deux disponibles.

Et Drago était, cette fois, plutôt heureux d'être invité à prendre de l'eau chaude avec des orties accompagné de gâteaux secs immangeables qu'il devra probablement donner au chien baveux.

Cela allait faire avancer son enquête, il en était certain.

Et il ne fut pas déçu.

"Touffu ?" demanda le blond avec un regard septique.

"Il est à moi. Je l'ai acheté à un ami grec que j'ai rencontré l'année dernière."

"Mais pourquoi l'enfermer… ici ?"

"Je l'ai prêté à Dumbledore pour garder la-"

Drago n'avait fait aucun bruit, dans l'espoir qu'Hagrid continue son explication comme l'idiot de voleur qu'il était aux yeux du blond, mais malheureusement, il s'arrêta avant d'en dire trop. Ou plutôt, car il en avait trop dit depuis bien longtemps.

"Garder quoi ?" demanda innocemment Drago en voyant qu'il ne continuerait pas de lui-même.

"Ça suffit. Plus de question. Vous vous mêlez de choses dangereuses qui ne vous regarde pas. C'est une affaire entre Dumbledore et Nicolas Flamel."

Drago s'était un peu rétracté lorsque Hagrid dit qu'il se mêlait de chose dangereuse, mais reprit confiance en voyant Harry à ses côtés et surtout en entendant une nouvelle information qu'il utilisa avec plaisir pour narguer un peu Hagrid sans pouvoir s'en empêcher.

"Nicolas Flamel, hein ?"

Hagrid eut l'air furieux contre lui-même avant de murmurer de manière inquiétante. Ils furent de nouveau mis à la porte rapidement.

"Si tu continues, il ne nous invitera plus jamais," soupira le brun.

"Son thé est immonde et ses gâteaux ne sont pas mieux, on ne rate pas grand-chose," répliqua Drago immédiatement en marchant vers le château.

Harry secoua la tête avant de le suivre.

"J'imagine que tu veux qu'on fasse des recherches sur Nicolas Flamel ?" demanda Harry alors qu'ils entraient dans leur dortoir.

"Pourquoi faire ? Tout le monde sait qui est Nicolas Flamel." Devant le regard étonné de Harry il précisa. "Tous les sang-purs savent qui est Nicolas Flamel."

« Tous les sang-purs sauf Ron une fois de plus alors… » se dit Harry.

Et en quelques secondes, Drago lui apprit tout ce que Hermione avait passé des mois à chercher à la bibliothèque.

"Donc, il ne fait aucun doute que ce qu'a volé Dumbledore est la pierre philosophale de Nicolas Flamel," termina Drago en s'approchant de son tableau de liège d'enquêteur pour le mettre à jour.

Mais il avoua ne pas comprendre l'intérêt de la cacher à Poudlard, ni même pourquoi la cacher du tout. Elle existe depuis près de six siècles. Alors, pourquoi maintenant ?

Il avait besoin d'un deuxième tableau en liège. Les feuilles et les notes se superposaient trop pour qu'il puisse les relire correctement.

Harry était presque étonné. En fait, il ne savait plus quoi penser de l'enquête du blond. Soit Drago était vraiment un très mauvais enquêteur, soit c'était sincèrement un génie incompris.

"Pourquoi Dumbledore voudrait la pierre ? La jeunesse éternelle ? Peut-être. En tout cas, maintenant je sais que mon parrain n'a rien à voir avec ça. La pierre n'est utile à aucune potion. Mélanger l'alchimie et les potions n'est voué qu'au chaos... Et oncle Sev' n'a aucun autre intérêt dans la vie que les potions."

"Dit comme ça, c'est juste triste," souligna Harry.

Drago haussa les épaules.