Titre : Comment sauver un loup-garou ?

Genre : Romance/Aventure

Rating : M

Résumé : Que se passe-t-il lorsque Hermione décide de poursuivre ses études en potion avec comme sujet de mémoire la lycanthropie ? Mais qui a dit qu'elle le faisait uniquement pour son professeur ? Après tout beaucoup de personnes souffrent de lycanthropie, non ?

Une histoire autour du monde, avec une bonne dose de romance.

Couple : Hermione/Remus

Disclamer : Harry Potter ne m'appartient pas.

Spoiler : Les sept livres

Note : Bonjour à toutes et à tous ! Petit disclamer, si l'équipe du Labo de Paris est celle de la série TV Bones, celle du Labo de New-York vient d'une autre série de TV. Je vous laisse me dire laquelle ;) Bonne lecture !

Review :

lardonforever : Hello ! Je réponds ici parce que mon ordi ne coopère pas trop… ^^' J'ai bien aimé écrire ce passage et oui, qu'est-ce qui pouvait bien être senti par les parents d'Hermione ahahah ! Merci pour ta review !


Chapitre 20


Trouver le labo de New-York ne fut pas très compliqué et pour cause, quelqu'un vint les chercher.

« Bonjour ! salua un jeune homme à l'accent anglais. Je suis Vincent Nigel-Murray, j'imagine que Wendell vous a parlé de moi. »

C'était le cas et ils le saluèrent joyeusement. Vincent était un autre des internes du labo de Paris et il se fit un plaisir de les mener jusqu'à celui de New-York où il était en stage depuis plusieurs mois déjà.

Ils comprirent bien vite les petits sourires amusés qui apparaissaient sur les visages de l'équipe du labo lorsque le nom de Vincent était évoqué. C'était bien simple, il avait des anecdotes sur tout et n'importe quoi si bien que le trajet fut certainement plus long que prévu. Si Paris était assez internationale, New-York l'était encore plus et ils pouvaient entendre tellement d'accents différents.

« Ah ! fit Vincent. Et voilà le labo de New-York ! Comme vous le savez, nous ne sommes rattachés à aucun institut ici et… »

Il poursuivait alors que Drago et Hermione se jetaient un regard surpris. Est-ce que le labo se trouvait vraiment dans le zoo de Central Park ? Ils aperçurent une vieille cabine téléphonique au détour d'une allée et surent aussitôt que c'était ici.

« On se tasse », fit Vincent en les invitant à entrer.

Ils entrèrent tous les trois dans la cabine et celle-ci s'enfonça dans le sol. Ils purent sentir les niveaux de protection magique en descendant.

« Incroyable… » souffla Hermione en regardant l'extérieur de la cabine.

Ils comprenaient maintenant pourquoi le labo était dans un zoo et pourquoi la spécialité qui y était rattachée était l'étude des créatures fantastiques. C'était bien simple, le labo ressemblait à un véritable parc animalier. Ils en avaient entendu parler mais le voir en vrai ne donnait pas du tout la même chose.

« Cet endroit a été créé selon la valise d'un certain magizoologiste dont vous avez certainement entendu parler.

- Newt Scamander », dit Hermione, faisant le lien aussitôt avec les descriptions faites de son incroyable valise.

Cela y ressemblait tellement. Tout en descendant, ils pouvaient voir divers habitats complètement différents de divers créatures. Ils aperçurent en premier les murlaps, de sortes de gros rats avec une excroissance ressemblant à une anémone de mer sur leur dos.

« Ils se nourrissent de crustacés je crois… se souvint-elle en les désignant.

- Tout juste. Ils sont très gentils la plupart du temps mais peuvent avoir sale caractère parfois », fit Vincent en montrant sa main couverte d'un bandage blanc.

Ils frissonnèrent. Bah ça promettait.

« Le Docteur Beckett m'a chargé de vous faire visiter. Vous allez voir ! » fit Vincent enthousiaste en sortant de la cabine.

Ils se tenaient sur un petit chemin bordé d'une végétation luxuriante qui semblait traverser le laboratoire. Non loin d'eux, une sorte de grande cabane en bois se dressait, entourée d'un fouillis bien organisé.

« C'est ici que nous stockons tout le matériel nécessaire pour prendre soin des créatures. »

L'intérieur de la cabane contenait une grande variété d'équipements conçus pour le soin des créatures tropicales. Des outils étaient accrochés au mur, allant des filets aux cordes en passant par des bocaux en tout genre. De nombreux placards contenaient une panoplie de matériaux divers.

L'établi était encombré de livres ouverts, au centre desquels trônait un bestiaire médiéval. Des plantes exotiques, aux formes étranges et saisissantes, étaient alignées près d'autres accessoires formant une véritable armoire à pharmacie : seringues, comprimés et fioles.

Les murs étaient décorés de photographies animées de créatures fantastiques, entrecoupées de cartes de différentes parties du monde et de croquis d'une grande précision. Quelques notes manuscrites étaient épinglées sur les croquis et photographies, ajoutant des détails à l'ensemble.

Dans un coin de la cabane, une immense carcasse semblait suspendue à un crochet, figée dans son mouvement, avec à côté plusieurs sacs de nourriture posés au sol.

Malgré cet ensemble hétéroclite, tout semblait agencé avec une certaine logique et cela créait une atmosphère de désordre organisé qui plaisait assez à Hermione.

« Et le plus intéressant ! » sourit Vincent en les menant dehors.

Inutile de dire qu'Hermione le suivit en première. Elle avait hâte de rencontrer toutes les créatures qu'elle avait pu voir en descendant.

« Ici ce sont des Grapcornes, informa l'interne en les menant vers une sorte d'habitat consistant en une grande plaine. Cette espèce a faillit disparaître au siècle dernier.

- Leur peau résiste à la plupart des sortilèges, continua Hermione. On dit qu'elle est aussi dure que de la peau de dragon et leurs cornes sont extrêmement rares.

- Oui », fit Vincent en lui jetant un regard ravi.

Enfin quelqu'un de cultivé.

« C'est pour cela aussi que nous protégeons ces animaux. »

Le petit Grapcorne vint les saluer de plus près, pas timide.

« Nous apprenons à récupérer les ingrédients dont nous avons besoin, tout en prenant soin d'eux. Ils sont fascinants. Allez-y, caressez le. »

Hermione tendit une main mi-inquiète, mi-curieuse. Les Grapcornes étaient réputés pour être assez agressifs en temps normal. Le bébé fut loin de l'être. Il émit un doux son, ressemblant à un grondement. Drago fut plus inquiet que curieux. Les animaux fantastiques… c'était très peu pour lui.

« Oh, et à côté nous avons l'enclos des Veaudelunes. Je dois les nourrir. Venez voir ! » les entraina le sorcier.

Ils le suivirent et furent surpris de voir que sitôt dans l'enclos, il fit nuit. La lune brillait dans le ciel alors que les créatures sautaient pour attraper la nourriture que Vincent leur donnait. Celle-ci flottait dans les airs et les Veaudelunes avec leurs grands yeux protubérants leur lançaient des regards timides. Leurs corps gris scintillaient sous les reflets de la lune et avec leur démarche hésitante, Hermione les trouva attendrissants. Ils filèrent dans leur terrier dès leur repas englouti.

Ils ressortirent et Vincent leur montra une sorte d'oiseau au plumage éclatant d'un orange soutenu. Il vola au-dessus d'eux en ouvrant son bec. Pourtant aucun son n'en sortait.

« Voici Carl, c'est un Focifère, déclara-t-il en désignant l'oiseau africain. Son chant rend fou celui qui l'écoute trop longtemps et on doit le mettre sous un sort de mutisme qu'on renouvelle chaque mois. »

Ils s'arrêtèrent ensuite devant une immense étendue d'eau. Elle semblait sans fin et Hermione était fascinée. Cela ressemblait presque au lac de Poudlard.

« Plusieurs Strangulots vivent ici avec un Kelpy, Arnold. »

Presque aussitôt, une amas d'algues vertes sembla sortir de l'eau. Drago et Hermione reculèrent de deux pas en reconnaissant la tête d'un cheval entre les algues.

Les Kelpys de Poudlard n'étaient pas réputés pour être très gentils même s'ils n'en avaient personnellement jamais vu.

« Pour ceux qui ne savent pas les dresser, les Kelpys sont très dangereux, fit Vincent. Ils mangent les humains, sorciers ou pas, mais Arnold ne vous fera aucun mal. »

Sur ces mots, il tendit la main vers le cheval aquatique. La créature s'avança et huma sa main, projetant de fines gouttelettes dessus.

Puis, le cheval tourna ses grands yeux verts dans leur direction. Hermione, la Gryffondor des deux, tendit une main vers lui comme Vincent le lui proposait. Le Kelpy la renifla un instant et elle se retint de rire alors que les algues lui chatouillaient la main.

« On ne les nourrit pas ? questionna Hermione alors qu'ils s'éloignaient vers une autre étendue d'eau plus petite, isolée.

- Oh non, pas besoin, ils ont de quoi faire. Il y a un véritable écosystème là dedans. »

Il se rendit vers un autre bassin bien plus petit et plongea son bras dedans, mouillant en partie sa chemise.

« Qu'est-ce que c'est ? » interrogea Hermione alors qu'une étrange créature bleue nageait vers eux.

Elle attira Drago par le poignet pour qu'il puisse voir.

« On l'appelle Créature crevette mais au labo, on l'appelle Aimée. C'est un bébé, » informa l'interne alors que ledit bébé entourait son bras de ses tentacules.

Il le sortit de l'eau, le prenant dans ses bras comme on pouvait effectivement le faire avec un bébé. D'un sort, Vincent fit venir à lui un biberon et le donna au bébé tout en continuant ses explications sur les créatures crevettes. Si Drago restait à distance, Hermione observait le bébé avec curiosité. Il était étrange. Son corps un peu spongieux semblait transparent. Un fin duvet recouvrait sa tête et ils se gardèrent bien de le toucher.

« Et maintenant, allons voir nos autres bébés et peut-être une Demiguise, enfin si elle se montre », dit-il en les menant vers une forêt de bambous un peu plus loin.

Il lui désigna une sorte de gros nid où des œufs en argent reposaient.

« Une idée des créatures qui produisent de tels œufs ? questionna Vincent avec un regard vers Hermione.

- C'est de l'argent non ?

- En effet, confirma Drago. Ce sont donc des Occamys. »

Il s'y connaissait tout de même ou en tout cas, il avait lu le livre de Newt Scamander même si les créatures en tous genres, ce n'était pas vraiment pour lui. Il était surtout venu car les Docteurs de ce labo étaient de véritables génies.

« Effectivement, sourit Vincent. Ils ne devraient pas tarder à éclore et si vous êtes assez chanceux, vous pourrez voir ça ! Je crois que Tiny n'est pas là, ajouta-t-il en haussant les épaules. C'est notre Demiguise. Elle aime rester près des œufs et veiller sur eux. »

Ils continuèrent leur visite, passant par le nid d'un Niffleur. Celui-ci était très occupé à contempler son or qu'il avait érigé en petite montagne.

« Oh… souffla Hermione. Il est mignon.

- Oui mais c'est une peste, fit Vincent. Quand il vous aura volé tous vos bijoux, vous ne le trouverais pas aussi mignon, n'est-ce pas Todd ? »

Le niffleur releva la tête vers eux avec un air tout bonnement adorable et son museau s'agita alors qu'il reniflait l'air.

« J'espère que vous n'avez rien de valeur sur vous, prévint l'interne. Ou de brillant. »

Ils grimacèrent, sachant qu'ils avaient certainement des choses qui pouvaient intéresser le niffleur sur eux.

Puis, Vincent leur montra l'arbre aux Botrucs. Il leur déposa une poignée de cloportes, provoquant de l'agitation chez les petites créatures. Elles ressemblaient à des branches et ils auraient pu passer à côté sans même les apercevoir. Ils étaient réputés pour garder les arbres à baguette.

« Et maintenant, nos quartiers. L'équipe du labo ne vit pas ici bien sûr, mais on passe tout de même beaucoup de temps ici donc ils ont aussi des chambres, enfin disons que leur bureau fait aussi office de chambre. »

Il les conduisit vers un petit village pittoresque, composé de cabanes en bois aux façades élégamment travaillées et aux toits de chaume. Les constructions, toutes différentes les unes des autres, semblaient parfaitement intégrées à l'environnement naturel.

Il leur montra tout d'abord les salles de préparations des potions qui se situaient à l'entrée du village et où de nombreux chaudrons renfermaient des potions apparement en stase. Cela ressemblait à tous les laboratoires qu'ils connaissaient. Puis Vincent les mena un peu plus loin et s'arrêta devant une des cabanes.

« Voici votre chambre. Nous n'avons pas beaucoup de place, mais on nous a dit que vous partagiez déjà une chambre.

- Des appartements », marmonna Hermione, tandis que Drago haussait les épaules.

La cabine assignée à Hermione et Drago était simple mais fonctionnelle. Deux lits étaient disposés de part et d'autre de la pièce, encadrant un petit espace central avec une table basse et des chaises en bois rustique. Les murs étaient tapissés d'ornements locaux, comme des paniers tressés et des masques artisanaux, ajoutant une touche de couleur et de culture à la chambre.

Après avoir déposé leurs affaires, ils suivirent Vincent vers le centre du village où une vaste place circulaire se révélait, encadrée par des arbres exotiques à la cime imposante. Au milieu, une grande allée pavée menait à un espace de vie commun doté d'une immense table de banquet en bois massif, usée mais charmante. Derrière la table, une cuisine ouverte était installée, équipée de toutes sortes d'ustensiles en cuivre et en acier accrochés aux murs de bois.

Une femme et un homme prenaient leur déjeuner paisiblement à la grande table, chacun sirotant une tasse de café fumant. Ils semblaient absorbés dans une conversation animée, penchés l'un vers l'autre, discutant avec complicité.

« Voici le Docteur Beckett, informa Vincent alors que la femme relevait la tête vers eux. Et notre… consultant… »

Ils haussèrent les sourcils. Un consultant ? Comment ça ?

« Ah ! Vincent », fit la femme en se levant.

Ses longs cheveux bruns cascadaient sur ses épaules. Elle était grande et fine et arborait une confortable tenue faite d'un pantalon à poche et d'un débardeur noir. Ses épaisses bottes noires remontaient sur ses mollets.

« Voici donc nos nouveaux stagiaires. Hermione Granger et Drago Malefoy, je présume, fit-elle en leur serrant la main. Je suis Kate Beckett. Enfin Katherine mais tout le monde m'appelle Kate ici. »

Ils furent un peu surpris et elle les présenta à l'homme qui la suivait.

« Voici Rick Castle, notre… consultant.

- Enchanté, sourit celui-ci d'un air un peu trop malicieux.

- C'est aussi mon mari, fit Kate.

- Ravis de vous rencontrer, saluèrent-ils.

- Vincent vous a fait visiter j'imagine. Pas trop intimidés ? »

Hermione nia alors que Drago grimaçait.

« Vous allez vite vous attacher à toutes nos petites créatures. Ah ! Le reste de l'équipe, sourit-elle alors que trois autres personnes arrivaient. Voici notre magizoologiste en titre, Lanie Parish. »

La femme leur serra la main avec un sourire avenant.

« Bienvenue.

- Voici les Docteurs Javier Esposito et Kevin Ryan. Je ne sais pas ce qu'on ferait sans eux ici.

- Bonjour vous deux, salua le premier avec un air charmeur.

- Bonjour », fit Kevin ensuite.

Tous semblaient très agréables. De toute façon, tout le monde semblait agréable après le professeur Rogue.

Kate les invita à boire un café mais proposa vite du thé en se souvenant qu'ils étaient anglais. Ils acceptèrent avec plaisir et tous furent bientôt attablés. Comme avait pu le faire le Docteur Brennan à leur arrivée, Kate leur expliqua le fonctionnement du labo, leur quotidien, ce qu'ils pouvaient faire ou pas. Le processus pour inviter des personnes extérieures au labo était plus compliqué évidemment mais pas infaisable.

Puis, elle les laissa s'installer et leur donna rendez-vous une heure plus tard.

« Je sens que ça va nous changer, fit Drago en entrant dans la chambre. Imagine, plus de cours avec Booth, plutôt de combat avec Hodgins…

- Ça va être à nous de nous entrainer seuls, déclara Hermione. On continue la routine quotidienne.

- Peut-être que l'un d'eux sait se battre ou… »

Il haussa les épaules.

« Oui, nous leur demanderons. »

Ils continuèrent de discuter en rangeant leurs affaires. Ils étaient à New-York et pourtant, ils avaient l'impression d'être quelque part en Afrique.

Les premiers jours furent intenses. Ils avaient beaucoup de choses à retenir, surtout que le week-end seuls les stagiaires et les internes restaient au labo, autrement dit eux deux et Vincent pour le moment. Ils étaient alors entièrement responsables. C'est pour cela que dès les premiers temps, Kate les encouragea à s'occuper des animaux. Cela plût aussitôt à Hermione mais très peu à Drago. Il le faisait et même bien mais seulement parce qu'il devait le faire.

Cet été, Hermione avait eu l'occasion d'écrire à Luna et celle-ci l'avait mis en contact avec Newt Scamander. C'était le grand-père du petit ami de Luna, un certain Rolf. Il se trouvait que le célèbre Magizoologiste comptait passer à New-York au courant de l'automne et il lui assura par lettre être prêt à la rencontrer. Cela avait réjouit Hermione pendant une semaine entière. Elle ne savait pas honnêtement s'il pourrait l'aider mais Newt avait passé sa vie à explorer le monde. Il avait dû voir des choses incroyables et peut-être aussi ce qu'elle cherchait.

À côté de cela, Drago était plus mitigé. Oh ils apprenaient beaucoup de nouvelles choses et en vérité le labo de New-York lui plaisait plus qu'il ne le laissait entendre. Les potions avec des ingrédients aussi frais et ramassés à la main étaient extraordinaires. Ils expérimentaient beaucoup et le moins qu'on puisse dire était qu'ils ne s'ennuyaient pas loin de là. Javier avait même accepté de leur apprendre ce qu'il savait sur le combat à mains nues.

Mais, il y avait un point noir dans tout cela et c'était la distance. Hermione avait fini par avoir le fin mot de l'histoire et l'été de Drago avait été à priori mouvementé. Il s'était beaucoup rapproché d'Astoria mais partant pour un an à l'étranger, ils avaient décidé d'un commun accord de ne rien commencer. C'était le plus logique mais la raison avait du mal à le consoler.

Hermione avait fait au mieux pour lui remonter le moral. Elle savait qu'ils s'écrivaient beaucoup et elle avait espoir que cela tienne un an. Ils avaient finalement été tous les deux acceptés dans un autre laboratoire à la place de celui de Moscou, étant donné qu'il ne pouvait pas les accueillir, et à vrai, ce changement ravit Hermione. Elle resterait, comme Drago, jusqu'à Noël au labo de New-York, puis elle irait au Bog'Lab en Colombie. Proche des tribus autochtones, cela promettait d'être intéressant. Drago lui partait pour quatre mois au Japon, à Tokyo, dans un des labos les plus modernes et avancés. Ils étudiaient notamment la médecine régénérative ce qui intéressait grandement le blond. Puis, Hermione allait en Ouganda en mai et Drago se retrouvait en Nouvelle-Zélande pour quatre mois une nouvelle fois. Ils avaient hâte mais cela voulait aussi dire qu'ils n'auraient pas de vacances cet été et qu'ils ne se verraient pas beaucoup.

Lorsque Hermione vint voir Remus pour la pleine lune, elle avait tellement de choses à lui dire. Elle faisait au mieux pour tout écrire dans ses lettres mais c'était bien différent en personne. La pleine lune était en milieu de semaine malheureusement et ils n'eurent que quelques heures ensemble avant qu'il ne se transforme. Quand il s'éveilla le lendemain matin, elle était partie, lui laissant un mot sur la table.

Les semaines défilèrent. Hermione et Drago s'habituèrent rapidement aux animaux et s'y attachèrent même, enfin surtout la Gryffondor. Si elle savait que Newt disait vrai dans ses livres, elle comprit aussi qu'avec de la patience et de la bienveillance, une créature classée très dangereuse pouvait se montrer adorable. Elle savait que tout pouvait arriver et qu'elle n'était pas à l'abri d'une attaque soudaine mais cela changeait tout de même sa perspective.

Cela eut un effet plus fort pour Drago. Il avait été élevé dans l'idée qu'il était supérieur. Cette idée de sang-pur avait été détruite depuis de nombreuses années maintenant mais face à des animaux, juste des créatures… elle ne pouvait s'empêcher de revenir. Pourtant, il vécut durant ces quelques mois d'incroyables moments, de la magie dans sa forme la plus sauvage. Il ne l'exprima pas à haute voix, mais tous purent le voir changer petit à petit. Alors qu'il grimaçait au début en donnant le biberon à Aimée, la créature crevette, il y prenait maintenant une forme de plaisir. Cela lui rappela étrangement son expérience avec Buck et comment en quelques minutes, tout avait changé.

Une autre nuit le bouleversa. Il dormait ou plutôt sommeillait quand il avait entendu Hermione se lever. Ce n'était pas inhabituel et il s'était un peu rendormi. Cependant quelque chose l'en empêchait totalement. Il avait fini par se lever, un peu inquiet. Elle revenait normalement alors que faisait-elle ? Et il l'avait découverte en pyjama au pied du lit des occamys, Tiny la Demiguise tout contre elle.

Il s'était agenouillé près d'eux et il avait retenu son souffle. Plusieurs bébés avaient éclos. Il n'en manquait qu'un, un seul œuf encore intact qui bougeait maladroitement. Il nota alors ses poings serrés et prit sa main dans la sienne.

« Il va y arriver », souffla-t-il, en ramenant magiquement quelques insectes pour nourrir les occamys.

Elle opina sans un mot et ils restèrent là à encourager le dernier bébé. Vincent n'était pas là et ils hésitèrent à envoyer un message à Lanie. Avant cela, Hermione lança un sort de diagnostic.

« Oh, sa température est trop basse, réalisa-t-elle. La température des Occamys augmentent lorsqu'ils vont éclore je crois. »

Drago opina.

« Oui, la température humaine je crois mais les températures des autres doit redescendre.

- C'est peut-être pour cela qu'il n'éclot pas ?

- Peut-être, j'envoie un message à Lanie. Tu devrais le prendre. »

Ils avaient pris l'habitude, comme le voulaient les Docteurs, de les appeler par leur prénom.

Hermione hésita mais ils savaient tous deux que les œufs devaient éclore en même temps. S'ils attendaient plus longtemps, c'était fini. Elle ne savait pas quoi faire quand Tiny se pencha vers le nid. Il prit l'œuf dans ses mains et le tendit à Hermione.

« Oh, merci Tiny », souffla-t-elle, émue.

Les bébés n'avaient même pas protesté. Drago détourna le regard alors qu'Hermione entrouvrait le haut de son pyjama pour prendre l'œuf tout contre elle. Elle savait que ce serait le mieux contre sa peau nue. Il était légèrement plus froid qu'elle en effet et elle le caressa doucement tandis que Drago prenait soin des bébés.

Tiny se cala tout contre Hermione une nouvelle fois, visiblement inquiète pour le bébé. C'est à ce moment-là que Lanie arriva. Elle s'était habillée à la va vite et les rejoignit en courant.

« Alors ? » demanda-t-elle, pas trop fort pour ne pas troubler le calme de la nuit.

Hermione se tourna vers elle pour lui montrer l'œuf dans ses bras.

« Je ne sais pas si j'ai bien fait. »

Mais Lanie avait déjà lancé un sort de diagnostic.

« Sa température remonte. Tu as bien fait, rassura-t-elle. Reste près des petits. »

Elle tendit sa main vers les Occamys, esquivant leur bec acéré et en souleva un délicatement.

« Si tu n'essayes pas de le toucher, il ne t'attaquera pas, assura Lanie en le déposant délicatement sur l'œuf. Il a besoin de ses frères et sœurs pour éclore. »

Hermione se contenta d'opiner. Elle sentit la créature s'enrouler en rond sur l'œuf. Elle sentait ses écailles tièdes contre ses doigts. C'était une drôle de sensation. Il la chatouillait en bougeant et elle retint un rire à grand peine.

Drago et Lanie prirent soin des autres bébés pendant ce temps. Ils vérifièrent leur vision, leurs réflexes, leur température, qu'ils mangeaient bien, ce genre de choses.

« Oh ! fit Drago en esquivant un coup de bec. Ils sont bien éveillés et prêts à se défendre, sourit-il.

- Oh oui, c'est une bonne chose », assura-t-elle en prenant un nouvel Occamy entre ses mains.

Elle l'examina et le tendit à Drago.

« Tu veux ? »

Il ouvrit de grands yeux et finit par opiner, plus ému qu'il ne l'aurait pensé. Le petit serpent coula dans ses mains et s'enroula en rond dedans. Il était tiède et tellement doux. Drago pouvait sentir son cœur battre.

« C'est incroyable », sourit-il.

L'Occamy releva son bec vers lui et il l'observa, sidéré.

« Oui, oui, c'est de toi que je parle, assura-t-il, amusé de le voir remuer sa petite tête vers lui.

- Oh ! souffla Hermione. Je sens quelque chose. »

L'occamy qui était sur l'œuf remua alors et elle frissonna alors qu'il remontait le long de son bras.

Elle n'y fit plus attention, étant focalisée sur le bébé qui était en train d'éclore. Une petite fissure était apparue sur la coquille. Tous étaient penchés vers Hermione, attendant la suite.

« Oh… marmonna Lanie. Ce n'est pas bon signe qu'il prenne autant de temps.

- Allez petit bonhomme, l'encouragea Hermione, caressant la coquille de l'œuf. Tu peux le faire. »

Le craquement s'agrandit et elle put voir le bout d'un bec jaune.

« Il va le faire, assura-t-elle. Il va y arriver. »

Ils savaient qu'ils ne pouvaient pas l'aider. La coquille était en argent, extrêmement résistante et seul le bec d'un Occamy était assez fort pour la percer. De plus avec des sortilèges, ils auraient pu le blesser.

La coquille se fissura un peu plus et lentement, très lentement, une petite tête sortit d'une ouverture. Plus petit que ses frères et sœurs, un occamy se glissa hors de l'œuf. Hermione mit sa main pour le rattraper et il se lova dedans.

Lanie récupéra le deuxième Occamy, couramment sur l'épaule d'Hermione pour le ramener dans le nid et lança un sort de diagnostic.

« Sa température est toujours très basse. Es-tu d'accord pour le garder près de toi Hermione ? »

Celle-ci acquiesça et le cala dans ses bras. L'Occamy paraissait épuisé par l'effort. Il mangea un peu mais se reblottit bien vite contre Hermione.

« Je vais le garder avec moi », assura-t-elle, inquiète.

Lanie opina seulement.

Elle les renvoya se coucher et Hermione prit grand soin de blottir le bébé contre elle. Il fallait qu'il vive. Autant dire qu'elle eut du mal à s'endormir et ne sombra que quelques heures plus tard.

Ce fut Drago qui la réveilla le lendemain matin. Elle prit un moment pour se souvenir des événements et se redressa. Elle était torse nue mais cela fut loin de leur préoccupation. Le bébé était intact dans ses bras. Il ne bougeait pas. Hermione le sentait pourtant tiède. Elle sentit un sanglot monter dans sa gorge.

« Attends », souffla Drago, lançant un sort de diagnostic.

Cela les renseigna. Il était vivant. Elle ne put retenir ses larmes de toute façon et celles-ci coulèrent le long de ses joues, tombant sur le bébé. Il secoua alors la tête et se mit à bouger. Il vint serpenter le long de son bras et se cala dans son cou, sous ses boucles brunes.

« Ça chatouille », sourit Hermione en le caressant.

Il n'essaya pas de se défendre mais Drago faillit perdre un doigt lorsqu'il tenta à son tour de le toucher.

« Bon bah je pense qu'il va bien », comprit le blond.

Hermione opina, soulagée.

« Tu devrais t'habiller, taquina Drago. Allons voir Lanie. Je suis sûr qu'elle est restée là. »

Elle acquiesça et il sortit pour lui laisser un peu d'intimité.

Lanie les vit la rejoindre vivement à la table du petit-déjeuner avec de grands sourires et elle fut aussitôt apaisée. Le bébé allait bien.

Hermione le lui montra et il coula le long de son bras jusqu'à sa main. Il jeta un œil à Lanie mais fit aussitôt demi-tour lorsqu'elle fit mine de le toucher.

« Oh, Hermione, je crois que tu es devenue Maman », sourit Lanie.

Elle et Drago ne purent s'empêcher de rire devant l'air surpris de la jeune femme. L'occamy revint trouver sa place dans son cou et elle l'entendit pousser un petit cri. Tout ce qui comptait c'était qu'il allait bien.

Le reste de l'équipe fut ravi ce matin-là de découvrir les nouveaux habitants du labo.

Bien sûr, Drago ne manqua pas de s'attacher aux bébés et Hermione encore plus, surtout qu'elle en avait un qui refusait de la quitter. Il acceptait de retrouver ses frères et sœurs quelques heures avant de pousser de petits cris pour qu'elle vienne le chercher. Si elle ne venait pas alors il rampait hors du nid et la retrouvait. Elle ne comptait plus le nombre de fois où elle avait retrouvé le bébé dans son lit ou dans le tiroir de sa commode. Mais cela les rassurait malgré tout. S'il était assez fort pour aller aussi loin, c'était bon signe. De fait, il grandit vite et prit du poids. Les Occamys restaient des créatures choranaptyxiques et donc leur taille variait en fonction d'où ils se trouvaient ce qui les rendaient assez fascinants.

Il y eut d'ailleurs quelques incidents par rapport à ça. Le bébé suivant Hermione partout, il l'accompagnait aussi lorsqu'elle s'occupait des autres créatures. La fois la plus mémorable était quand elle avait pris soin du Kelpy, Arnold. Il était compliqué à gérer seul mais ils essayaient petit à petit. Oh Hermione ne le montait pas, elle devait juste lui mettre de l'onguent sur le museau. Ce n'était pas grand chose en soi sauf quand le Kelpy en question préférait jouer à l'éclabousser qu'autre chose.

« Allez Arnold, fit Hermione, à présent trempée de la tête au pied. Tu sais que c'est pour ton bien hein ? Viens là. »

Le Kelpy hennit son désaccord et replongea dans un amas d'algues vertes. Hermione poussa un profond soupir. Elle eut un cri cependant alors que le Kelpy jaillissait brusquement hors de l'eau. Hermione se sentit alors décoller du sol et fut soulevée trois mètres dans les airs. L'Occamy avait grossi d'un coup et avait enroulé son corps d'elle pour la protéger. Il regardait le Kelpy avec un air féroce et celui-ci recula. Complètement coincée entre les anneaux du serpent, Hermione le caressa doucement. Il ne la serrait que peu heureusement.

« Là, là Loki, tout va bien, tout va bien », assura-t-elle en continuant ses caresses.

L'Occamy pencha son museau vers elle avec un regard tendre et eut un petit cri avant qu'elle ne le sente rétrécir. Elle revint doucement vers le sol et ouvrit les mains pour l'accueillir.

« Bah dis donc ! s'écria Kate que le cri d'Hermione avait alerté. Tout va bien ?

- Oui, oui, assura Hermione. Plus de peur que de mal. J'ai un très bon protecteur.

- J'ai vu ça, rit Kate. Besoin d'aide avec Arnold ?

- C'est pas de refus », soupira la brune.

Et ainsi s'était clos l'incident en question. Il y en eut d'autres mais jamais rien de réellement dangereux, en tout cas pas avec l'occamy.

Hermione anticipa grandement pour la pleine lune, il ne pouvait pas le suivre à Poudlard tout de même, et elle essaye de l'habituer à dormir seul. Bon, peut-être qu'il la rejoignait une fois sur deux mais au moins elle savait qu'il pouvait le faire.

Elle fut un peu inquiète en partant à la pleine lune suivante mais tout se passa bien. Cela amusa beaucoup Remus d'ailleurs. Entre le niffleur, les occamys et le kelpy, il y avait de quoi rire. Le plus drôle restait lorsque cela concernait le niffleur et c'était très très souvent le cas. Il fallait dire que Todd trouvait toujours le moyen de venir leur dérober des choses, malgré leur sortilège de protection. Malgré avoir tout caché dans les placards, hors de portée. Todd se faufilait dans leurs placards, leurs tiroirs. Il adorait les boucles d'oreilles que Remus avait offert à Hermione et dès qu'elle voulait les mettre, elle devait quasiment allait les chercher dans son nid. Ce qui était problématique, c'est quand ils étaient en train de faire une potion et que le niffleur dérobait leurs ingrédients. Là c'était compliqué et Hermione dut plus d'une fois utilisé ses boucles d'oreilles comme monnaie d'échange.

« Je vais finir par croire qu'il les aime plus que toi, rit Remus lorsqu'elle le lui raconta un soir de pleine lune.

- Oh, j'en suis sûre. Ce n'est pas possible d'être autant attiré par quelque chose que ce niffleur l'est pour mes boucles d'oreille. Mais ne t'en fais pas, je les récupérerais avant de partir », sourit-elle, le faisant rire une nouvelle fois.

Son rendez-vous avec Newt Scamander arriva à la mi novembre et Hermione était plus qu'impatiente à ce sujet. Le vieil homme devait passer au laboratoire pour des raisons évidentes et toute l'équipe l'attendait ce matin-là.

« Quel accueil, sourit-il, toujours un peu gêné par la notoriété. Oh alors c'est vrai. Hermione Granger et Drago Malefoy, dit-il en les voyant. Je suis ravi de vous rencontrer. »

Ils lui serrèrent la main, intimidés.

« Nous aussi Monsieur Scamander.

- Newt, Newt sera très bien. »

Puis il fit le tour du labo avec tout le monde. Sa passion pour les créatures étaient visibles. Il les respectait, les admirait et leur donna bons nombres de conseils concernant tels ou tels problèmes rencontrés. Il discuta ensuite longuement avec Lanie et retrouva Hermione dans la soirée comme c'était prévu.

« Hermione, salua-t-il en la retrouvant près du nid des occamys.

- Oh… Newt. Merci de m'accorder un moment.

- Avec grand plaisir. Cet occamy vous aime tout particulièrement, dit-il en montrant Loki dans son cou.

- Oui, c'est une longue histoire mais disons simplement qu'il est né dans mes bras. »

Newt opina avec un air malicieux qui lui rappela quelque peu Dumbledore.

« Vous êtes proches du professeur Dumbledore non ? enchaîna-t-elle alors qu'il s'asseyait sur un banc près de l'atelier.

- Oui, c'est un vieil ami à moi. C'est lui qui vous parlé de moi n'est-ce pas ? »

Elle opina.

« Savez-vous sur quoi je travaille ? »

Il sourit.

« J'ai demandé à Luna. Cette jeune femme est incroyable. Sa réponse n'était pas très claire néanmoins. »

Hermione ne put retenir un sourire. Cela ne l'étonna pas. D'une, elle n'avait pas expliqué explicitement son projet à Luna, et de deux, elle était toujours dans son monde.

« Je travaille sur la lycanthropie. »

Il acquiesça simplement et elle fut étonnée de voir que cela ne le surprenait pas. Peu de personnes travaillaient sur ce sujet qui était presque considéré comme maudit.

« Ça ne vous étonne pas ? demanda Hermione en sentant qu'il y avait autre chose.

- Non pas trop. J'ai… j'ai eu l'occasion de côtoyer des loups-garous et leur magie est légèrement différente voyez vous. Avec le temps, on finit par s'en rendre compte. J'ai réalisé que les personnes proches des loups-garous avaient tendance à developper aussi ce léger changement. Très proche disons... Une jeune femme aussi talentueuse que vous pourrait faire beaucoup de choses. L'étude des potions est très noble mais je vous croyais plus intéressée par d'autres sujets, enfin d'après les journaux. »

Il parlait lentement, cherchant ses mots, décrivant au mieux ce qu'il ressentait.

« Je l'ai deviné disons. »

Hermione l'observait intensément. Elle savait pouvoir lui faire confiance, sinon Dumbledore ne lui aurait pas conseillé de le rencontrer. Son hésitation fut de courte durée.

« Êtes-vous prêt pour une longue histoire ? »

Il acquiesça avec un sourire tranquille et si Hermione peina un peu au début, Newt lui laissa le temps, l'écoutant avec attention. Elle lui parla de Remus, elle lui parla de son projet, elle lui parla de la salle de Booth et de ce qu'elle avait fait apparaître. Elle lui parla de ses hypothèses, ce qu'elle en déduisait, et elle lui parla de ce qu'elle cherchait. Les origines.

Newt souriait alors qu'elle terminait son récit, un peu essoufflée.

« Ainsi votre compagnon peut se retransformer en humain sans trop de souffrance… »

Elle opina gravement.

« Je n'ai jamais vu cela ainsi mais… ça s'explique, marmonna-t-il. Qu'attendez-vous de moi ?

- Vous avez voyagé à travers le monde, vous avez peut-être entendu ou vu certaines choses. Le professeur Dumbledore semble le penser en tout cas. »

Cela le fit doucement rire.

« Oui, Albus a toujours un train d'avance sur tout le monde. »

Il soupira ensuite.

« Savez-vous que certains loups-garous apprécient leur condition et ne changerait cela pour rien au monde ? »

Hermione frissonna, pensant aussitôt à Greyback.

Il la vit froncer les sourcils et poursuivit doucement.

« On ne peut pas guérir de la lycanthropie Hermione. C'est impossible. Ça ne s'est jamais vu.

- Quoi ? Mais le loup-garou dans le salle…

- Il n'a pas guéri. Il est passé de son état de loup-garou à son état de loup. C'est autre chose. Si vous voulez l'aider, préparez-le. Il restera un loup-garou je le crains. »

Hermione pâlit et elle sentit les sanglots étreindre sa gorge. Loki ronronna contre son cou. Avait-elle fait tout cela pour rien ? N'y avait-il réellement aucune issue ?

« Mais cela ne le condamne pas pour autant, reprit Newt. Certains le vivent très bien. »

Elle soupira. Pouvait-il vraiment penser à Greyback ?

« Vous ne me croyez pas, nota-t-il simplement.

- Greyback est celui qui a mordu Remus lorsqu'il avait cinq ans, lâcha-t-elle lourdement. Je sais qu'il ne voudra jamais…

- Je ne parle pas de cet assassin, corrigea Newt aussitôt. Je parle de certaines tribus qui, depuis la nuit des temps, vivent avec la lycanthropie. Mais pour les rencontrer il faut être prêt à… »

Newt suspendit sa phrase, cherchant le bon mot.

« Disons… faire un pas vers le loup. D'après votre récit, il est en bonne voie mais vous le connaissez mieux que moi. Est-il prêt à accepter cette partie de lui ? »

Hermione nia. Non, non il ne l'était pas.

« Alors, il faudra de la patience. Lorsqu'il le sera, vous pourrez les rencontrer. Ils ne refuseront pas d'aider l'un des leurs.

- Qui sont-ils ? questionna Hermione.

- Oh… »

Il rit.

« Des êtres plutôt incroyables. Vous les trouverez, ne vous en faites pas. Vous êtes aussi têtue que ma Tina… c'est un compliment », assura-t-il.

Elle opina et lui sourit avec l'impression confuse de s'être à la fois rapprochée de son but, à la fois éloignée. Rien ne serait donc jamais simple.

« Vous garderez espoir, sourit Newt. Parce que si sa magie déteint sur vous, cela veut dire que vous aimez profondément cet homme et l'amour et l'espoir se mêlent très souvent.

- Merci Newt, souffla-t-elle. Maintenant je suis sûre qu'il y a quelque part dans ce monde une meilleure vie pour Remus.

- Je le trouve bien chanceux déjà », émit Newt dans un souffle si bien qu'elle ne fut pas sûre de bien comprendre.

Ils continuèrent de discuter un moment, le sujet déviant vers les créatures fantastiques. Hermione en avait souvent eu peur plus jeune mais ici, elle découvrait une nouvelle facette de sa personnalité.

« Observer un être humain interagir avec une créature est le meilleur moyen que j'ai trouvé pour mieux le comprendre, avoua Newt. On voit leurs qualités, leurs défauts. Vous êtes une personne bienveillante. »

Elle rougit sous le compliment.

Newt repartit le lendemain matin, heureux d'avoir pu les éclairer et il souhaita un mystérieux « bonne chance » à Hermione avant de partir.

À la pleine lune suivante, Hermione prit son carnet de notes avec elle. De toute façon elle pouvait rester le week-end cette fois, la pleine lune tombant un vendredi soir. Elle comptait bien en discuter avec Remus, au moins un peu.

Il fut surpris par la conversation qu'elle lui relata.

« Tu sais, si je laisse plus de place au loup dans la vie de tous les jours, je ne serais plus patient ou… »

Il soupira et se leva, commençant à faire les cents pas devant elle.

« Que veut faire le loup maintenant ? tenta-t-elle.

- Le loup ne veut que peu de choses : manger, dormir, protéger sa meute et se reproduire. C'est tout, déclara-t-il. Maintenant il… »

Il laissa les sensations du loup ressortir et soupira une nouvelle fois.

« Il redoute la transformation. C'est aussi douloureux pour moi que pour lui. Mais il est content que tu sois là, dit-il en revenant s'asseoir près d'elle. Tu es d'ailleurs le seul sujet sur lequel nous sommes d'accord lui et moi, ajouta-t-il avec un sourire.

- C'est un début », s'amusa Hermione.

Puis, elle le prit dans ses bras. Elle lui avait relaté toute la conversation et donc aussi la partie où Newt affirmait que personne ne pouvait guérir de la lycanthropie.

« Peut-être qu'il se trompe ? émit-elle en caressant ses cheveux.

- Je ne pense pas, souffla-t-il. Et… »

Il s'éloigna quelque peu.

« Peut-être qu'il a raison. Toi tu aimes bien le loup non ? »

Elle sourit alors qu'il entrelaçait leurs doigts.

« Oui, il me protège, il me tient chaud, taquina-t-elle. Il aime mes caresses et… »

Elle se mordit les lèvres sans trop savoir si elle devait continuer mais elle n'avait pas été répartie à Gryffondor pour rien.

« Il ne m'a jamais repoussé, souffla-t-elle, plongeant son regard dans le sien.

- Ce n'est pas un idiot lui », sourit Remus, pas vexé.

Elle pouffa et secoua la tête.

« On dit qu'il n'y a que les idiots qui ne changent pas d'avis non ?

- Tu as raison », rit-il en venant lui voler un baiser.

Elle caressa sa joue, répondant à son baiser.

« Alors qu'en penses-tu ? murmura-t-elle en se reculant un peu.

- Pour toi, le loup et moi sommes prêts à beaucoup de choses. Il t'aime et c'est pour cela, je pense que les transformations sont devenues beaucoup moins compliquées.

- Parce que vous vous alliez ?

- Quelque part j'imagine mais c'est inconscient. Dans cet état de douleur, je ne peux pas le faire consciemment. »

Elle opina.

« Mais je ne peux pas laisser le loup prendre plus de place, c'est… »

Il frissonna.

« Au dessus de mes forces.

- Je sais, souffla-t-elle. Je ne peux pas imaginer ce que cela doit être d'avoir toujours l'instinct du loup en soi lorsque je ne suis pas sous ma forme d'animagus. »

Il rit, sûr que ce qu'il vivait devait être différent.

« Mais, assura-t-elle en se redressant, prenant son visage entre ses mains. On va trouver. J'en suis sûre. J'étais mitigée après ma discussion avec Newt mais… je sais maintenant qu'on se rapproche. »

Il sourit et vint l'embrasser.

« Tu es incroyable, je te l'ai déjà dit non ? taquina-t-il contre ses lèvres.

- Effectivement, tu ferais mieux de me dire directement que tu m'aimes non, murmura-t-elle, amusée.

- Je t'aime, répondit-il, venant la serrer plus près de lui.

- Moi aussi », susurra-t-elle à son oreille, blottie contre lui.

De manière assez étrange, la transformation fut moins douloureuse cette nuit-là. Enfin c'est l'impression qu'en eut Hermione. Elle notait tout dans son carnet, à chaque fois, les dates, l'heure, les symptômes, et questionnait Remus le jour suivant. Il ne se souvenait pas toujours de tout.

Lorsqu'elle ouvrit les yeux le samedi matin, Remus avait forme humaine. Il était assis dans le lit avec une tasse de thé.

« Oh… souffla-t-elle, surprise de le voir assis et éveillé avant elle.

- Bonjour, souffla-t-il de sa voix rauque.

- Ça été ? questionna-t-elle.

- Mieux que les fois précédentes. »

Elle se redressa, excitée, et commença à lui poser plein de questions. Remus rit et grimaça, portant une main à son ventre. Il ne fallait pas trop pousser non plus. Il était courbaturé et un peu malade, mais avait pu se lever et prendre sa douche seul sans trop peiner pour une fois.

Elle continuait ses questions tout en appliquant de l'onguent sur son corps quand le berger du table de la porte les interpella.

« Le professeur McGonagall vous demande, tous les deux », précisa-t-il.

Ils se levèrent aussitôt, Remus un peu plus lentement, et s'habillèrent d'un sort. Cela restait tout de même incroyable de le voir debout seul.

Hermione avait remis sa tenue de la veille au soir sans y penser. Elle portait des tenues pratiques et confortables au labo, adieu les tenues élégantes du labo de Paris. Il fallait dire que c'était nécessaire et d'ailleurs le labo leur avait fourni des bottes obligatoires à porter pour se protéger. Elles étaient noires, à lacets, en peau de dragon et donc de très bonnes qualités.

Cependant, pour Remus elle avait mis une belle jupe rouge, longue et évasée qu'il adorait, un chemisier blanc que Ginny lui avait offert et bien sûr ses talons. Remus avait juste remis sa chemise et gardait le pantalon marron qu'il portait.

Ils ouvrirent, inquiets.

« Ah ! fit Minerva. Hermione, Remus, je suis contente de vous voir debout. Nous avons besoin de votre aide pour… une urgence. »

Elle prenait déjà le chemin de la grande salle et Hermione trottina derrière elle. Remus grommela en essayant de suivre le rythme. D'accord il allait extrêmement bien pour un lendemain de pleine lune mais pas assez bien encore pour faire un sprint dans les couloirs de Poudlard.

« Que se passe-t-il Minerva ? questionna Hermione en chemin.

- Oh pas d'attaque, enfin je ne crois pas. À vrai dire je n'ai jamais vu ça. C'est Albus qui m'a demandé d'aller vous chercher. »

Hermione fronça les sourcils et jeta un œil à Remus. Albus était là-bas ? Et avait demandé à Minerva d'aller les chercher ?

Hermione comprit aussitôt en entrant dans la grande salle que quelque chose n'allait pas.

Le ciel magique au-dessus de leur tête fluctuait entre un gris maussade et un bleu éclatant, presque trop surréaliste pour être naturel. Hermione porta une main à sa bouche, inquiète, et s'immobilisa.

Tout semblait suspendu dans la salle. Les élèves, assis à leurs tables respectives, étaient figés dans l'étonnement, à peine en train de manger ou de parler. Heureusement, il n'y avait pas beaucoup d'élèves présents. À la table des professeurs, tous les enseignants étaient là, baguette en main, leurs regards fixés sur le ciel enchanté. Albus Dumbledore, les bras écartés, semblait concentrer ses pouvoirs pour maintenir un calme surnaturel.

Hermione inspira profondément, se retenant de lever les yeux au ciel pour ne pas être distraite. Le moment était critique et l'endroit improbable pour une telle situation.

« Ne bougez pas », avertit-elle d'une voix ferme, s'adressant à Minerva et Remus, juste derrière elle.

Le bleu du ciel s'agita alors, ondulant entre les nuages gris. Soudain, un arc lumineux descendit dans la salle. Les murmures effrayés montèrent parmi les élèves et Hermione rangea sa baguette. Elle ne voulait pas l'abîmer par erreur et n'en aurait pas besoin de toute façon.

« Loki ? » appela-t-elle en tendant les bras, ses yeux fixés sur le ciel.

Un doux cri répondit à son appel. Hermione comprit immédiatement qu'il avait peur et maudit son manque de précaution. Quelle idée aussi de la suivre ? Elle avait pourtant déposé Loki dans son nid la veille au soir.

« Viens me voir, dit-elle en s'avançant, les bras tendus vers lui. Viens mon Loki. Tu n'as rien à craindre », rassura-t-elle.

Un autre cri retentit, et bientôt, un bec énorme descendit du ciel. La tête d'un oiseau impressionnant émergea des nuages, et son regard jaune intense se posa sur elle. Les murmures de peur s'intensifièrent dans la salle.

« Allez, mon grand, tu peux le faire », l'encouragea Hermione.

D'immenses anneaux surgirent alors du ciel, serpentant jusqu'à Hermione et l'enveloppant. Elle se laissa soulever sans broncher, posant ses mains sur la peau écailleuse de l'Occamy tout en affichant un sourire rassurant.

Loki abaissa sa tête jusqu'à elle, se frottant contre elle comme un animal en quête de réconfort.

« D'accord, d'accord, sourit-elle en le caressant, je sais que c'est effrayant, mais je suis là. Tu n'as rien à craindre. »

Loki émit un ronronnement et relâcha son étreinte, apaisé par la présence de Hermione.

« Tu veux bien reprendre ta petite forme maintenant ? » lui demanda-t-elle.

Loki poussa un autre cri, et Hermione comprit qu'il aurait besoin de plus d'aide. D'un geste, elle attira à elle une théière posée sur l'une des tables et en vida le contenu.

« Essaye d'entrer ici, lui proposa-t-elle, c'est encore tout chaud. »

En quelques secondes, l'Occamy plongea la tête la première dans la théière et rapetissa pour y entrer entièrement. Hermione sentit son étreinte se relâcher et elle eut juste le temps de poser le couvercle sur la théière qu'elle tombait. Elle ne fut pas surprise de sentir Remus la rattraper et se retrouva dans ses bras.

« Merci, souffla-t-elle avant de sauter au sol, consciente qu'il n'était pas au mieux de sa forme. Si Loki s'est échappé, il est aussi possible que d'autres créatures se soient enfuies, réfléchit-elle.

- Hermione, salua Albus en les rejoignant au milieu de la grande salle avec un air malicieux. Ça c'était une première. Un Occamy n'est-ce pas ?

- Oui, excusez-moi Professeur. Loki a la fâcheuse tendance de me suivre partout. »

La théière remua dans ses mains et elle sourit.

« Je suis désolée de les avoir inquiétés.

- Ce n'est rien, ce n'est rien mais peut-être…

Il avait toujours son air malicieux et elle comprit. Elle se lança un sonorus pour que tous puissent l'entendre.

« Veuillez m'excuser pour ce désagrément. Je sais qu'on vous apprend que les Occamys sont des créatures dangereuses, ce qui est le cas, mais Loki ne vous aurait pas fait de mal. C'est encore un bébé et il a eu bien plus peur que vous. De ce que j'ai pu voir, vous avez très bien réagi, complimenta-t-elle avec un sourire. Et pour ceux qui seraient intéressés par les Occamys je repasserai ce midi », promit-elle, mettant ensuite fin à son sonorus.

Puis, elle se tourna vers Albus.

« Maintenant, il faut que je contacte le laboratoire. »

Il opina, s'y attendant, et ils sortirent tous les trois. Même si Hermione était inquiète, elle se força à ralentir le rythme pour Remus.

« Ça va ? demanda-t-elle en chemin, inquiète.

- Incroyablement bien », répondit Remus très sincèrement.

Elle ne savait pas si elle devait rire ou pleurer. Il peinait énormément, mais tellement moins qu'en temps normal. Elle raffermit sa prise sur son bras pour l'aider.

« Au moins, sourit Albus qui les devançait de quelques pas. Dites-vous que les paris sur vous se calmeront un peu au sein de ce château, taquina-t-il.

- Quels paris ? questionna Hermione.

- Oh il y a deux débats principaux à mon sujet, reprit Remus. Bien sûr, la lycanthropie. Après mon passage ici lors de ta troisième année, ça n'allait pas s'oublier. Et toi, sourit-il.

- Oh… On est si discrets que cela ? s'amusa-t-elle.

- Ça fait plus de deux ans que les élèves peuvent te croiser dans les couloirs, souvent avec moi. Bien sûr qu'ils te reconnaissent…

- Mais il y a deux camps, reprit Albus, malicieux. Ceux qui repoussent l'idée que vous puissiez être ensemble. Un professeur et son ancienne élève vous imaginez, parodia-t-il avec un faux ton choqué, et ceux qui soutiennent le contraire.

- Et comment les premiers expliquent ma présence ici ? interrogea Hermione qui ne pouvait retenir un sourire.

- Oh… beaucoup de théories, marmonna Remus. Nous serions parents, ou alors certains lient les deux rumeurs et pensent que tu m'étudies lors des transformations. Tu as combattu un mage noir après tout. »

Elle le frappa gentiment.

« Hey !

- Certains disent que vous venez pour voir d'autres professeurs. D'autres soutiennent que vous suivez des cours avec Minerva. Les pistes sont vastes, sourit Albus. Mais avec votre apparition tous les deux dans la grande salle ce matin, nul doute que les plus romantiques l'emporteront. »

Hermione pouffa et leva les yeux au ciel.

« Poudlard va être bien tranquille, devina-t-elle, sachant que la rumeur d'un professeur et son ancienne élève avait dû faire jaser.

- Oh, ils trouveront bien vite d'autres sujets, rassura Albus. Je ne me fais pas de soucis pour eux. »

Sur ces mots, ils arrivèrent au bureau et Albus sortit un drôle d'objet de son étagère.

« C'est un Zoom nuageux, expliqua-t-il pour eux deux. Vous pouvez appeler la personne que vous voulez avec. Si elle vous répond son image apparaîtra devant vous sous une forme nuageuse et vous pourrez discuter. »

Hermione donna la théière à Remus et prit l'objet qu'il lui tendait, une sorte de sphère nuageuse, comme une boule de cristal mais en beaucoup plus colorée.

« D'accord, heu… Drago est seul au laboratoire ce week-end alors… »

Elle n'eut pas le temps d'en dire plus que la forme de Drago apparut devant eux. Ses contours étaient un peu flous mais c'était lui. Remus et Albus furent surpris de voir qu'il tenait une étrange créature dans ses bras. Il lui donnait le biberon, ses tentacules l'agrippant.

« Hermione ? questionna-t-il sans comprendre.

- Drago ! Tout va bien ?

- Oui, assura-t-il. Pourquoi ? Et toi ? Comment est-ce que tu m'appelles, c'est…

- Plus tard, Loki est avec moi. Est-ce qu'ils manquent d'autres créatures ?

- Quoi ?! »

Ils le virent marcher un moment, la créature toujours dans les bras.

« Par Merlin, le petit fourbe. J'ai pourtant vérifié qu'il était là après ton départ.

- J'ai peur que les systèmes de protection ne soient altérés. Peux-tu vérifier ? »

Il leva sa baguette un instant et nia.

« Non, non, tout va bien. Et à priori… »

Il continuait de marcher.

« Il ne manque personne d'autres ici. »

Ils virent alors la créature lever ses tentacules vers eux et Hermione soupira de soulagement. Des créatures fantastiques échappées à New-York, c'était du déjà vu.

« Doucement, doucement Aimée, fit Drago en ramenant le bébé contre lui.

- Tu ne tiens pas bien le biberon, nota Hermione. Elle ne peut pas boire comme ça.

- Bla bla bla, parodia Drago. Mais je t'en prie viens lui donner. Je te rappelle que je suis tout seul ici moi avec six bébés Occamys…

- Cinq, corrigea-t-elle avec un sourire.

- … un niffleur diabolique, une demiguise qui prend un malin plaisir à disparaître, un Kelpy qui pourrait presque concurrencer Bellatrix tant…

- Drago, Drago, calma Hermione. Ça va aller. Tu t'en sors très bien. Et puis Todd peut bien prendre tous les bijoux qu'il veut je les récupèrerais à mon retour donc ne t'inquiète pas pour ça, dit-elle, sachant que courir après Todd était un job à temps plein.

- Mais il ne s'arrête jamais. Rien qu'hier soir je n'avais plus de petites cuillères et elles ne brillent pas tant que ça ! »

Que ce soit Hermione, Remus ou Albus, ils ne purent retenir un rire devant son air courroucé.

« Tu n'es pas toute seule ? comprit-il.

- Non, Remus et Albus sont là. Et Loki bien sûr. »

La théière s'agita.

« Traîtresse, marmonna-t-il. Reviens vite quand même avant qu'ils ne saccagent tout.

- Demain soir, promit-elle. Je m'occupe de tout.

- T'as intérêt. Bon courage avec Loki ! »

Elle leva les yeux au ciel et la connexion se coupa.

« Incroyable, souffla-t-elle en rendant l'objet à Albus.

- N'est-ce pas ? sourit-il par-dessus ses lunettes. Maintenant que vous êtes rassurée, vous feriez peut-être mieux de raccompagner Remus dans ses appartements. Je le trouve bien pâle. »

Hermione se tourna aussitôt vers lui, inquiète. Il paraissait tenir le coup et dévisageait sévèrement le directeur. Celui-ci rit et Hermione récupéra la théière. Elle souleva le couvercle et une petite tête en sortit.

« Tu viens ? »

L'Occamy sortit et glissa sur son bras pour se nicher dans son cou. Puis elle fit disparaître la théière.

Ils saluèrent le vieil homme et il les observa sortir avec un sourire attendri.

Ils prirent leur temps pour revenir aux appartements de Remus et il se coucha sans demander son reste.

« Quelle matinée… souffla-t-il.

- Il n'est que neuf heures, taquina-t-elle, en le bordant.

- Ah oui ? »

Elle voyait ses yeux se fermer tout seuls, les potions contre la douleur avaient cet effet-là, et Remus s'endormit.

Hermione caressa doucement Loki.

« Je t'ai parlé de Remus non ? sourit-elle en observant le loup-garou dormir. Il faut prendre soin de lui. »

Loki ronronna à son oreille et elle s'installa dans le lit aux côtés de Remus pour étudier. Loki glissa dans le lit et se roula en boule contre sa cuisse entre elle et Remus.

Ce dernier fut un peu surpris à son réveil de tomber sur le petit serpent bleu et Hermione rit en récupérant Loki dans sa main.

« Désolée… souffla-t-elle, bien dormi ?

- Moui… »

Il se redressa et fut surpris de voir qu'il faisait nuit.

« Heu… toute la journée ? »

Elle opina.

« Oui, je suis même sortie manger dans la grande salle et répondre à une petite centaine de questions mais à mon retour tu dormais toujours. »

Elle fit apparaître un plateau.

« Tu dois avoir faim. »

Il réalisa que oui et s'assit.

Un bon nombre de documents, de livres et de parchemins jonchaient son côté du lit.

« Et toi ? demanda-t-il.

- Il n'est que six heures. Je peux attendre encore un peu. Tu n'as pas idée d'à quel point j'ai pu avancer, sourit-elle. Pour une fois, et comme dirait Drago, je n'ai pas eu à courir après un niffleur diabolique ou à soigner un Kelpy récalcitrant. Il exagérait en parlant de Bellatrix, » rassura-t-elle.

Il pouffa, amusé, et vit Loki tendre son bec vers lui.

« Est-ce qu'il va m'attaquer ?

- Je n'espère pas, mais laisse le venir. »

L'occamy glissa dans la main large de Remus et se roula en boule là, apparemment relaxé.

« Il t'aime bien, dit-elle pas surprise. Il a passé la moitié de la journée à dormir contre toi donc ça ne m'étonne pas, s'amusa-t-elle.

- Je comprends mieux », rit-il.

Elle décala ses documents pour se rapprocher de lui et avança son plateau.

« Allez, mange. Il faut reprendre des forces. »

Il sourit.

« Tu sais que je me sens bien. »

Elle lui rendit son sourire, ravie, et l'occamy ronronna entre eux.

Il la questionna sur ce qu'elle avait étudié ce jour et elle se fit un plaisir de lui répondre. Elle lisait tout ce qu'elle pouvait sur les tribus du monde entier depuis son entretien avec Newt et les recensait petit à petit. Elle lui parla des peuples vivants dans la forêt amazonienne qu'elle espérait pouvoir rencontrer en Colombie.

Il l'écouta tout en mangeant, s'arrêtant parfois avant qu'elle ne lui dise de continuer à manger. Il reprenait alors en pouffant.

Il termina son déjeuner/diner et soupira, repu.

Hermione rangeait ses documents soigneusement, puis elle se tourna vers lui.

« Qu'est-ce que tu veux faire ? demanda-t-elle, consciente qu'il n'allait pas se rendormir maintenant.

- Eh bien, souffla-t-il en levant une main jusqu'à une de ses boucles. Tu prendrais un bain… avec moi ?

- Oh… voilà de quoi relancer des rumeurs professeur Lupin », taquina-t-elle en prenant sa main dans la sienne.

Il rit et nia, amusé. Il était bien trop fatigué pour quoi que ce soit de physique ce soir et ils le savaient tous les deux mais ils voulaient juste passer du temps ensemble. Loki les observa rejoindre la salle de bain, fermant la porte derrière eux, et se recoucha dans le lit, Hermione lui ayant bien dit de ne pas se sauver.

La journée suivante fut tout aussi tranquille. Autrement dit, Remus dormit une longue partie de la journée. Il se réveilla en s'excusant.

« Comment peut-on passer du temps ensemble si je dors tout le temps ? » marmonna-t-il.

Elle rit et déposa un baiser sur son front.

« Dis-toi que je veille sur ton sommeil », taquina-t-elle, ce qui le fit grommeler un peu plus.

Elle vint se lover tout contre lui et soupira d'aise.

« Même si on ne fait pas grand chose, je suis quand même heureuse d'être là. Et puis, on se voit au match de Ginny et à Noël », rappela-t-elle.

Les Harpies de Holyhead s'était qualifiée au niveau international et bien sûr Ginny jouait avec eux. Ça faisait deux ans qu'elle s'entraînait de manière intensive et elle était extatique. Hermione aussi quand elle avait su que le premier match serait à New-York. Il n'y avait pas moyen qu'elle manque ça. Bien sûr Harry et Ron venaient. Sirius s'était aussi arrangé pour se libérer avec Aurora. Molly et Arthur auraient bien voulu mais le transport coûtait cher et ils avaient été présents à tous les autres matches. Harry avait proposé de le leur payer mais ils avaient vivement refusé. Remus avait assuré qu'il serait là, plus pour Hermione que pour le match certainement. La brune n'avait pas pu inviter tant de monde au laboratoire et ils avaient décidé de prendre un appartement tous ensemble, le match étant un samedi soir, le premier week-end de décembre.

Pour les fêtes de fin d'année, Drago et Hermione n'avaient pas pu se libérer et étaient même en charge du labo. Ils avaient décidé d'alterner. L'un partirait au Nouvel An, l'autre à Noël. Dans tous les cas Hermione verrait ses amis et sa famille donc le jour lui importait peu, aussi Drago prit Noël et elle le Nouvel An. Remus avait proposé de venir la rejoindre en apprenant cela et elle avait fait les démarches pour. Ils seraient donc tous les deux seuls au laboratoire pour Noël. Hermione rejoindrait ensuite tout le monde pour le réveillon du Nouvel An et la journée suivante avant de revenir au laboratoire.


Alors alors ? De quelle série sont plus qu'inspirés les personnages du Labo de New-York ? Comme vous vous en doutez je me suis beaucoup basée sur Les animaux fantastiques pour écrire ce chapitre et j'adore ça ! Il fallait donc que j'inclus Newt (oui je préfère son prénom en anglais) et cela nous donne pas mal de pistes pour le projet d'Hermione et Remus ;) Bref, on avance petit à petit :D J'espère que ce chapitre vous a plu, si c'est le cas n'hésitez pas à déposer une review, et je vous dis à la semaine prochaine !