Il arrivèrent sous la pluie battante, trempés jusqu'aux os en rigolant après leur course effrénée sous la pluie qui n'avait servi à rien puisqu'ils étaient aussi dégoulinants qu'en sortant de la douche.
Ils montèrent quatre à quatre les escaliers.
Arrivé dans la chambre, Gadjeel enleva sans ménagements son short et son tee-shirt trempés, se retrouvant en maillot de bain.
Reby l'observa faire, sans rien dire. Elle ne voulait pas que les choses s'emballent entre eux. Elle voulait prendre son temps. Mais que ferait-elle si Gadjeel désirait plus ?

«Tu devrais filer à la douche te réchauffer, j'irais après toi.» Dit-il en la voyant immobile.

Elle hocha la tête en souriant.

«Merci.» Et elle se glissa dans la salle d'eau.

Elle se déshabilla promptement et se mit sous le jet d'eau chaude.
Une fois propre et réchauffée, elle s'enroula dans une serviette. Elle n'avait pas pris de vêtements de rechanges et ceux qu'elle portait en entrant dans la salle d'eau étaient trempés.
Elle se mordit la lèvre, embêtée. Bien sûr il pourrait considérer cela comme de la provocation, voire une invitation mais de toute façon elle n'avait pas le choix. Et puis après cet après-midi, ce n'était pas très grave qu'il la voit en serviette.
Elle rentra dans la chambre, sa serviette fermement accrochée et ses bras bien plaqués l'empêchant de tomber. Elle se dirigea tout de suite vers sa valise et en sorti un pantalon confortable, des sous-vêtements et un pull un peu large. La pluie avait fait soudainement chuter la température.
Gadjeel la regarda faire, immobile, sans dire un mot. Savoir qu'elle était nue sous sa serviette qui pouvait tomber à tout moment par accident l'excitait énormément. Il aurait voulu se lever et provoquer le dit-accident en tirant fermement dessus mais il se retint. En douceur et progressivement devait rester ses mots d'ordres.
Il la laissa repartir dans la salle de bain sans rien faire d'autre que la fixer à en brûler la serviette. Reby ne lui accorda pas un regard.
C'était mieux ainsi. Elle en ressortit quelques secondes plus tard, habillée. D'un pull ample et d'un pantalon large, mignonne comme tout.

«C'est à toi.» Lui sourit-elle.

En passant à côté d'elle, il posa un chaste baiser sur ses lèvres.

Ce simple contact électrisa la jeune femme. Depuis qu'ils avaient échangé ces baisers à la plage, elle ne rêvait plus que de recommencer encore et encore. Elle avait l'impression de ne pouvoir jamais se lasser du contact de ses lèvres contre les siennes.

Mais Gadjeel était un homme, et elle était une femme, et les baisers n'étaient que le début de la relation. La part de femme en elle s'étourdissait de désir pour Gadjeel, une autre part plus enfantine appréhendait cette nouvelle intimité et ce sur quoi elle ne tarderait pas à déboucher.

Reby n'avait jamais eu de petits amis. Elle avait eu des amourettes plus jeune et quelques béguins et puis ses sentiments pour Gadjeel depuis quelques années l'avait détourné des autres garçons. Elle n'avait jamais été invitée à un rendez-vous galant, et n'avait jamais été embrassée comme Gadjeel l'avait fait un peu plus tôt.

Et elle... Et bien évidemment elle n'avait jamais caressé un garçon, et jamais un garçon ne l'avait caressée. Elle était plus vierge que vierge de ce point de vue là, bien que récemment elle ait commencé à se découvrir elle-même. Qu'est-ce que cela lui ferait si Gadjeel la caressait comme elle se caressait ?

Elle en était là de ses pensées, allongée sur le lit, lorsque Gadjeel fit irruption dans la pièce, douché et changé. Il n'était pas encore l'heure du dîner et la pluie martelait la fenêtre.
Gadjeel s'affala sur le lit à ses côtés et se tourna sur le flan dans sa direction. Le visage appuyé sur sa main, il la regarda, pensif.

«A quoi tu penses, petite ?» Demanda-t-il

Reby ne voulait pas lui dire la vérité et s'empourprer jusqu'aux oreilles, aussi prit-elle la tangente. Elle lança la première chose qui lui vint à l'esprit

«Je me demandais à quoi ressemble ton tatouage.» Oups. Mauvais sujet.

«Ah oui ? Et tu as des théories ?» Demanda-t-il, joueur.

Elle rougit.

«Bien sûr ! Je pense que c'est un hippopotame tatoué sur ton derrière !» Rigola-t-elle. Le jeune homme éclata de rire.

«C'est donc un animal que tu t'es tatoué sur le sein ?» Demanda-t-il, amusé.

Reby se figea, la bouche ouverte. Il avait fait mouche.

«Que... Comment ?» S'étonna-t-elle, surprise de s'être fait démasquer. Ce n'était qu'une supposition de la part de Gadjeel, mais vu la réaction de sa partenaire, il avait fait mouche. Il haussa les sourcils, victorieux.

«Je t'ai eue! Alors comme ça c'est bien un animal...» Réfléchit-il à voix haute. «Ce que j'ai vu ne peut donc en être que la queue.»

Il avançait par déduction tout en observant très attentivement le visage de la jeune femme pour étudier ses réactions. Celle-ci rougissait a vue d'œil, signe qu'il avait visé juste.

«Je me demande quel animal peut avoir une queue si longue» continua-t-il, pensif.

«Bon, euh... Je vais jeter un coup d'œil aux runes avant le dîner !» S'exclama-t-elle soudainement.

Il la regarda sans rien dire, amusé. Alors qu'elle allait se relever, il la saisit par la taille et la recoucha sur le lit avant de l'embrasser tendrement. Il ne voulait pas perdre une miette du terrain chèrement acquis et rappeler à Reby qu'il pouvait désormais l'embrasser quand il le voulait lui semblait judicieux.
Elle mit fin au baiser, essoufflée et le repoussa légèrement d'une pression sur ses épaules.

«Gadjeel...» Murmura-t-elle. Il la regarda avec tendresse, tentant de lui montrer par un simple regard à quel point il tenait à elle. Il ne voulait surtout qu'elle s'imagine qu'il jouait avec elle. Il était très sérieux. Elle n'avait pas quitté ses pensées un instant durant ses mois de vagabondage et il était décidé à lui faire comprendre ses sentiments. Il voulait s'engager avec elle, dans une vraie relation. Certainement pas la baiser et allez voir ailleurs ensuite.

Il la laissa se relever en s'écartant légèrement.

Elle se redressa à demi et revint lui piquer un baiser, timide, avant de se lever du lit.
Elle lui jeta un dernier regard avant de saisir les parchemins où ils avaient retranscrit les runes.

Il n'y avait pas de table dans la petite chambre d'hôtel et, pour travailler dans de bonnes conditions, critère important de réussite, Reby devait descendre dans la salle du réfectoire.
Elle emmena une dizaine de livres avec elle ainsi que ses super lunettes de vent pour lire rapidement.

«A tout à l'heure !» Lança-t-elle en sortant.

Elle descendit les escaliers et s'installa dans un coin bien éclairé de la salle à manger de l'auberge. Il n'y avait personne et elle était au calme.
Elle regarda avec attention les parchemins qu'ils avaient produits et, ouvrant un gros volume, elle se lança dans ses recherches.
Lorsque Reby sortit de la chambre, Gadjeel resta là, allongé sur le lit. Il avait une petite heure à tuer et pas grand-chose à faire. Cette mission et les conditions associées le laissait perplexe. Il repensait aux paroles de Mirajane, affolée à l'idée que Reby parte seule. Pourtant la ville ne lui avait pas fait mauvaise impression. Le climat qui y régnait n'avait rien d'anxieux et l'idée qu'une bande de malfrats y sévissent lui paraissait étrange. Jusqu'à présent, il n'avait servi à rien. Rien n'avait mis Reby en danger. Bon ce n'est pas qu'il était mécontent. Cette petite escapade, bien que dénuée de bagarres, avait bien avancé ses petites affaires. Il repensa à la jeune femme et à leur étreinte de tout à l'heure, sur la plage.

Sentir son petit corps pressé contre le sien lui avait fait un effet immédiat. Il s'était retenu avec peine de saisir son petit cul pour le malaxer, glisser ses doigts sous sa culotte et caresser sa petite chatte.

A ces pensées, son sexe durcit. Il bandait rien qu'à penser à elle. Il n'avait qu'une envie, la prendre jusqu'à ce qu'elle crie son nom et jouir au plus profond de sa chaleur.
Sans réfléchir, sa main glissa jusqu'à son sexe et se faufila sous l'élastique de son pantalon. Il saisit sa queue dure et commença de doux va et viens. Il pensait à Reby, à ses lèvres roses et pulpeuses, son visage si innocent qui pouvait devenir d'un coup malicieux et terriblement sexy. Il se remémora la finesse de sa taille dans sa paume et s'imagina ses petites mains glisser sur son corps jusqu'à son sexe. Il se demanda ce qu'il ressentirait lorsqu'elle saisirait son sexe en érection de ses petites mains... Il accéléra un peu plus son mouvement.
Il ne pouvait pas assouvir directement ses pulsions avec elle. Il devait se contenir et il avait besoin d'un peu d'aide. Elle le mettait sans le vouloir dans un état d'excitation intense et il se devait de libérer la tension s'il voulait se retenir avec elle.

De son autre main, il descendit son pantalon pour avoir plus de champ dans ses mouvements.

Il s'imagina sa petite bouche glisser sur son gland et l'engloutir, puis sa langue venir jouer sur son frein et ses petites mains malaxer ses boules.

Il ne tarda pas à jouir dans un râle étouffé.

Il souffla avant de se lever et d'aller se nettoyer. S'il ne voulait pas sauter sur la demoiselle dans la nuit, cette petite branlette était salvatrice.

Reby étudiait depuis plus d'une heure et ses yeux commençaient à fatiguer. Ses épaules et sa nuque la tiraient. Elle se redressa et s'étira de tout son long en fermant les yeux.

Lorsqu'elle les rouvrit, Gadjeel se tenait face à elle. Elle sursauta.

«Tu avances ?» Lui demanda-t-il.

«Pas vraiment. Impossible jusqu'à présent de trouver la langue dans laquelle les runes sont écrites. Mais je n'ai pas encore regardé toutes les possibilités. Je finirai bien par trouver une correspondance !»

«J'en suis sûr.» Dit-il avec conviction. Après tout, elle venait à peine de commencer.

«Tu veux faire une pause ?» Proposa-t-il en la voyant se frotter les yeux. «On va bientôt dîner de toute façon.»

Reby souffla.

«Oui, j'ai fini pour aujourd'hui. L'éclairage n'est pas suffisant et je commence à avoir mal au crâne.»
Il l'aida à remballer ses affaires et à remonter les livres à la chambre. Ils descendirent ensuite dans le salon faire un jeu de carte près du feu.
Les lumières des flammes dansaient sur le visage de Gadjeel, lui donnant un air mystérieuX.
Ils dinèrent calmement, d'autres convives aux alentours, avant de remonter dans leur chambre.
Reby s'assit sur le lit et roula des épaules, tournant sa tête pour délier sa nuque.

Entre le recopiage fastidieux de ce matin et le temps passé penchée sur son livre, elle avait le cou et les épaules en vrac. Elle allait porter ses mains à son cou pour se masser lorsqu'elle sentit les mains de Gadjeel écarter les siennes et se poser sur ses épaules.

Elles étaient chaudes et leur simple contact déjà suffisait à l'apaiser.

Il entreprit de la masser fermement et elle se laissa aller au soulagement qu'il lui procurait.

Un gémissement de satisfaction s'échappa de ses lèvres alors qu'elle se détendait pleinement sous les doigts experts de Gadjeel.

Elle se demanda ce que cela lui procurait de sentir ses doigts ailleurs sur son corps, saisissant ses hanches, malaxant ses seins, glissant sur son intimité.

«Gadjeel» murmura-t-elle dans un soupir.

Il écarta ses cheveux d'une main et elle sentit dans sa nuque les lèvres de Gadjeel déposer un doux baiser sur sa peau. Il s'attarda pour en déposer d'autres et le souffle du jeune homme mêlé aux caresses de ses lèvres lui donnèrent des frissons.
Elle gémit encore, son corps tentant de se rapprocher du chasseur derrière elle, à genou sur le lit.
La main de Gadjeel abandonna ses épaules pour s'enrouler autour de sa taille tandis qu'il continuait son petit manège avec ses lèvres.
La jeune femme était comme hypnotisée par ses gestes. Elle sentait son souffle brûlant sur sa nuque, sa main large sur sa taille, par-dessus son pull. Elle avait envie que ses caresses ne s'arrêtent jamais. Elle sentit sa main de frayer un passage sous ses vêtements et se poser sur la peau nue de son ventre, son pouce dessinant des arabesques inlassables.

Les frissons remontaient les uns après les autres le long de sa colonne et elle se sentait incapable de faire le moindre mouvement.

La main de Gadjeel remonta doucement, des doigts effleurant la courbe de son sein. Elle retint sa respiration et malgré elle, se cambra légèrement. Il n'en fallu pas plus au chasseur pour saisir à pleine main son sein gauche. Elle ne portait pas de soutien-gorge. La sensation de son sein nu pesant dans sa paume était divine.

Ses doigts remontèrent encore jusqu'à son téton, qu'il pinça doucement. Un gémissement échappa à la jeune femme alors qu'elle se cambrait davantage contre lui, tentant de lui donner plus d'accès à sa poitrine. Un rire secoua le jeune homme.

Reby n'y tint plus. Ivre de désir, elle se retourna et s'assit à califourchon sur les cuisses de Gadjeel, lui faisant face. Sans réfléchir, elle se jeta sur ses lèvres et leurs langues s'embarquèrent dans un balai fiévreux.

Elle ne cessait de bouger, tentant de se rapprocher davantage du corps du jeune homme, de se mouler à lui le plus possible. Ses hanches dansaient contre les siennes, dans un rythme désespéré.

Sous son enthousiasme, elle renversa Gadjeel sur le lit, le chevauchant à quatre pattes.

S'il l'avait pu, il aurait envoyé valdinguer son pantalon et l'aurait prise là sans plus de ménagements.

Les mains de Reby s'accrochaient à sa crinière de jais, passant de son visage à ses cheveux de manière effrénée. Gadjeel la saisit par les épaules, et d'un habile mouvement de hanche, inversa leurs positions.

Elle le fixa sans comprendre, le regard fiévreux alors qu'il rassemblait ses poignets dans sa main, l'immobilisant les bras relevés.

Avant qu'elle ne reprenne complètement ses esprits, il souleva délicatement son pull, effleurant au passage son ventre, puis ses côtes, puis la lisière de ses seins. Elle retint son souffle lorsqu'il repoussa le tissu encore plus haut, dévoilant ses tétons roses dressés sous l'excitation.
Ce faisant, il révéla son tatouage.
Sous la surprise, il se figea quelques instants avant d'admirer le dessin.
C'était un dragon. Les ailes à demi déployées comme s'il prenait son envol, les pattes déjà repliées à moitié et le cou arqué suivant la courbure du sein de Reby se terminant par sa tête, finement dessinée, la gueule ouverte dans un rugissement silencieux.
Il était noir, et le contraste des lignes jouant avec la peau blanche de Reby lui donnait un aspect... Métallique.
Il regarda Reby.

«Espèce de petite cachottière !»

Cette dernière n'en menait pas large. Elle était rouge de désir et d'embarras. Gadjeel fondit sur ses lèvres et l'embrassa avec passion.

Elle répondit à son baiser avec la même ardeur, se cambrant contre lui pour réclamer des caresses.

Les doigts du chasseur saisirent son téton déjà dur et il le pinça de nouveau, le faisant rouler entre ses doigts.
Reby ne put retenir le gémissement qui franchit ses lèvres.
Des décharges électriques descendirent dans son entre-jambe et elle gigota pour tenter de soulager la tension qui grandissait entre ses cuisses.
Elle ne savait quoi faire et pourtant, elle le faisait. Elle se laissait embarquer par la passion et le plaisir de sentir le corps de Gadjeel collé au sien, répondant à ses baisers. Elle était au paradis. Les lèvres du jeune homme quittèrent les siennes et tracèrent une myriade de baisers sur son cou, avant de descendre entre ses seins.

Glissant davantage, il posa ses lèvres sur le dragon et l'embrassa délicatement.

«Il est magnifique» la complimenta-t-il.

Il comprenait désormais pourquoi elle s'était montrée si embarrassée à l'idée qu'il voit son tatouage. Elle n'avait pas choisi un dragon métallique par hasard. C'était un aveu de ses sentiments. Il était touché de cette manifestation. Touché de savoir qu'elle avait voulu graver un symbole de lui sur sa peau, qui plus est sur son sein gauche, au plus près de son cœur.

Il ne se laissa pas distraire pour autant et sa bouche remonta jusqu'au téton de la jeune femme qu'il titilla de la pointe de sa langue, avant de le saisir entre ses lèvres et de le sucer doucement.

Reby n'était plus que gémissements sous lui. Elle se cambrait pour lui donner un meilleur accès mais avec son pull encore sur ses bras et ses épaules, elle avait trop chaud.
Ses gémissements devinrent plaintifs et elle gigota cette fois pour se libérer.
Sentant le changement dans son comportement, Gadjeel se redressa et libéra ses poignets.

Elle se redressa à demi, saisit l'extrémité de son pull et le fit passer par-dessus sa tête avant de le jeter plus loin, se retrouvant torse nu.

Elle ne lui laissa pas le loisir de l'admirer et saisit son visage à deux mains pour l'attirer de nouveau dans un baiser passionné.

Maintenant que ses mains étaient libres, elles parcouraient le corps de Gadjeel, s'accrochant à ses épaules, descendant le long de son torse pour saisir le bas de son tee-shirt et tirer dessus. Comprenant ce qu'elle cherchait à faire, il enleva d'une main son tee-shirt et le jeta sans ménagements. En appui sur ses avant-bras, penché sur Reby, il la regarda avec un sourire canaille.

«C'est ça que tu voulais ?» Lui demanda-t-il, suffisant.

Elle rougit et se contenta d'hocher la tête. Elle laissa ses doigts glisser sur ses épaules et son torse, caressant ses pectoraux, traçant des petits cercles sur sa peau. Il la laissait faire, savourant ses caresses timides, en profitant pour la reluquer de la tête au nombril.
Reby n'en revenait pas. Elle avait enfin le loisir de caresser l'homme qui faisait battre son cœur depuis si longtemps, l'homme pour qui elle brûlait de désir et à qui elle pensait lorsqu'elle cherchait un peu de plaisir solitaire. Sa peau était si douce, ses muscles si fermes... D'aussi près, à moitié couché sur elle, elle le trouvait encore plus impressionnant.
Lorsqu'il eut finit son petit examen, il se redressa et s'assit sur ses talons, décidé à passer à l'étape supérieure. Elle se montrait hardie mais il savait qu'un rien pouvait la brusquer et il ne voulait pas l'apeurer. Son orgasme solitaire précédent l'aidait grandement à garder le contrôle.

Il voulait la faire profiter, elle.

Il attrapa l'élastique de son pantalon et le fit délicatement glisser sur ses hanches, révélant une culotte de dentelle noire.

D'une main il souleva ses deux jambes et termina de la déshabiller.
Elle était splendide, étendue devant lui, presque nue et offerte, sa poitrine se soulevant au rythme de son souffle agité, des mèches bleues chatouillant son visage rougi, les lèvres encore humides et gonflées de leurs baisers.
Elle le fixait de ses yeux chocolat, un brin timide.

«Tu es tellement belle.» Lui dit-il en la fixant droit dans les yeux.

«Gadjeel, je... Je ne veux pas aller trop vite. Je... Je...» Elle voulait dire «Je suis toujours vierge» mais les mots ne franchirent pas la barrière de ses lèvres. Elle n'osait pas lui avouer son inexpérience.

Mais elle n'avait pas forcément envie de faire l'amour ce soir et de perdre sa virginité, aussi se devait-elle d'être honnête avec le jeune homme.
Il lui sourit tendrement.

«Je sais, Reby. Je sais. Ne t'inquiète pas. Je ne ferai rien que tu ne voudras pas ce soir. Tu peux m'arrêter à tout moment si tu n'aimes pas ce que je te fais.» Il était très sérieux, malgré la lueur de désir qui brillait dans son regard.

Ces mots rassurèrent la jeune femme autant qu'ils l'excitèrent.

Elle tendit les mains vers Gadjeel qui se pencha vers elle pour l'embrasser de nouveau. Il s'allongea à ses côtés pour avoir plus de champ pour la caresser.
Sa main s'attarda sur sa poitrine, qu'il pétrit délicatement, avant de jouer avec ses tétons. Bientôt, l'odeur de l'excitation de Reby, reconnaissable entre mille, monta à ses narines.

Il fit glisser sa main le long de sa taille, appréciant la finesse de celle-ci et la douceur de sa peau pâle.

Il continua jusqu'à sa culotte et effleura à plusieurs reprises son sexe à travers le tissu. D'un toucher si léger que Reby ne put s'empêcher de gémir et d'écarter légèrement les cuisses pour lui laisser plus d'accès. Il sourit devant sa réaction et lui mordilla les lèvres avant de descendre un peu sur le lit et de porter sa bouche à son téton.
Il appuya un peu plus ses doigts contre sa culotte, descendant jusqu'à son clitoris qu'il massa doucement, toujours par-dessus le tissu.
Les gémissements de Reby s'intensifièrent. C'était tellement bon, tellement excitant d'être touchée là par quelqu'un d'autre qu'elle-même, Gadjeel qui plus est.

Il répéta quelques pressions avant de jouer avec l'élastique, précisément entre ses jambes, tout près de sa vulve et de son intimité.
L'un des doigts de Gadjeel s'aventura sous sa culotte et glissa sur ses lèvres, s'infiltrant tout près de l'entrée de son vagin. Ses doigts immédiatement furent recouverts de l'excitation de Reby et, un fois humide, il les remonta sur son clitoris qu'il caressa doucement.

Le souffle de Reby se fit erratique. Elle gémissait sans cesse, se courbant contre Gadjeel, prenant appui sur ses talons pour augmenter le contact et la pression de ses doigts sur son sexe trempé. D'une main, l'autre perdue dans la toison du chasseur, elle tenta de retirer sa culotte.

Comprenant ce qu'elle cherchait à faire, Gadjeel rigola.

«Tttt... Pas trop vite, chérie.» Lui refusa-t-il. Elle gémit de nouveau cette fois de frustration.

«Dis moi ce que tu veux» lui ordonna-t-il.

Elle ne répondit pas de suite et il continua son petit manège, la caressant mais pas assez pour qu'elle soit soulagée. Ses doigts ne faisaient qu'alimenter le feu de désir dévastateur qui la consumait.

Frustrée, elle finit par capituler. Elle devait faire ce qu'il demandait où il ne la soulagerait pas.

«Je veux... Je veux que tu me touches» finit-elle par lâcher, à bout de souffle.
Gadjeel sourit, tel un prédateur sur le point de jouer avec la proie qu'il vient de piéger.

«Mais je suis déjà en train de te toucher» répondit-il, malicieux. Un gémissement de frustration lui répondit.

«Plus… je veux te sentir plus…» tenta-t-elle d'expliquer sans vraiment savoir ce qu'elle voulait.

Il était satisfait. Tout cela se passait beaucoup mieux qu'il ne l'espérait. Reby se montrait très réceptive à ses caresses. Il était temps d'aller plus loin.

Il appuya davantage ses mouvements et la cascade de gémissements de Reby retentit de nouveau. Descendant sur son sexe, il chercha doucement l'entrée de son vagin. La respiration de Reby se coupa en sentant le doigts du jeune homme aussi proche.

Elle avait très envie qu'il rentre ce doigt en elle, pour autant elle appréhendait quelque peu. Elle l'avait déjà fait, elle, mais ses doigts n'étaient pas aussi gros que les sien et elle ressentait ce qu'elle faisait quand elle le faisait. Là, c'était différent.

Très doucement, il insinua son index dans sa fente humide. S'il n'avait pas été aussi concentré sur le plaisir qu'il voulait faire ressentir à la jeune femme, il aurait pu perdre la tête et la prendre sur l'instant. Glisser non pas son doigt dans son intimité mouillée, si étroite et si chaude, mais bien sa verge bandée, plus dur qu'il ne l'aurait jamais été. Son innocence avait un petit quelque chose de très excitant.

Il glissa son doigt progressivement, très doucement pour lui laisser le temps de s'habituer aux sensations. Seul son souffle affolé était audible dans la pièce. Lorsque son doigt toucha le fond, il insista légèrement sa poussée et un gémissement de satisfaction échappa à Reby.
Elle commença à se tortiller, cherchant plus de contact avec la main du jeune homme, très lente, presque immobile. Des couinements plaintifs provenaient de sa gorge.

«Gadjeel... S'il te plaît, Gadjeel...» Osa-t-elle supplier en redressant sa tête pour le regarder dans les yeux.

Il retira son doigt tout doucement avant de le rentrer de nouveau, un peu plus vite mais toujours très lentement. Son pouce chercha le chemin jusqu'à son clitoris et il le posa simplement dessus, sans même se donner la peine d'appuyer. Ce fut plus un cri qu'un gémissement qui sortit de la bouche de Reby. De plaisir ou de frustration il ne savait pas. Mais les deux ensemble étaient la clé du désir.

Son doigt continuait ses mouvements de va et viens, entrecoupés de caresses et d'appuis plus forts sur ses parois intérieures. La culotte de Reby le gênait, aussi la tira-t-il vers le bas, dégageant sa vulve et ses fesses, mais il la laissa à mi-cuisses pour contraindre les jambes de la demoiselle et l'empêcher de les écarter complètement. Celle-ci s'agitait pour la faire descendre plus bas et s'en débarrasser mais c'était peine perdue.
Sa frustration de ne pouvoir écarter ses jambes pour Gadjeel remonta dans ses mains et, désespérée, elle griffa les épaules du chasseur.
En représailles, il mordilla le téton de la jeune femme avant d'infiltrer, plus fort, ses doigts à l'intérieur d'elle. Un cri franchit ses lèvres, suivi de gémissements.

La main de jeune femme se porta à sa culotte pour tirer dessus et l'enlever mais il ne la laissa pas faire. Dégageant le bras sous son dos, il lui attrapa le poignet et le plaqua au-dessus de sa tête. Son autre bras dans le dos de Gadjeel ne pouvait rien faire pour atteindre le vêtement. Elle était à sa merci et elle adorait ça.

Son sexe, gonflé et sensible, badigeonné de ses liquides, pulsait sous la main experte du chasseur. Elle n'était plus que sanglots et gémissements, se tortillant sous ses doigts pour en obtenir davantage. Des mèches de cheveux bleus étaient collées par la sueur à son visage et son regard était embué, comme fou.

Décidant qu'elle était prête, il ôta finalement sa culotte, lui laissant le champ libre pour écarter ses jambes et s'offrir à lui, ce qu'elle fit sur le champ sans même s'en rendre compte. Reby n'était plus, Reby ne pensait plus. Elle ne pouvait plus que ressentir.
Il eut ainsi le loisir de caresser tout son sexe et d'enfouir cette fois deux doigts dans son intimité. Le corps de Reby ondula contre le sien au rythme de ses doigts. Son pouce revint sur son clitoris qu'il massa en petits gestes circulaires. Le cri qui franchit ses lèvres était de pur extase.

Il l'embrassa en intensifiant ses caresses et bientôt Reby sentie l'orgasme monter en elle, si attendu, si libérateur, dévastateur avant d'exploser au fond d'elle et de la secouer de spasmes, l'engloutissant dans des vagues de plaisir. Le cri de jouissance qui jaillit de ses poumons ravi Gadjeel qui l'embrassa sauvagement tout en continuant de la caresser. Le corps de la jeune femme fut secoué de plusieurs spasmes, avant de retomber, en extase, assouvi de plaisir, sur le lit.

Gadjeel cessa ses caresses et, avec sa main encore humides des liquides de Reby, il écarta du bout des doigts les mèches collées au visage de sa belle. Celle-ci, les yeux à demi fermés, le corps engourdi et enfin calme et apaisé, reprenait son souffle et ses esprits.

Le jeune homme ne dit rien, se contentant de l'envelopper de sa chaleur et de sa présence, la laissant profiter de cet état de bien-être absolu et de sérénité intense qui vous envahi après un orgasme aussi puissant que celui qu'il venait de lui donner.
Enfin, elle releva les yeux et plongea son regard encore embué de plaisir dans le sien.
Le seul son qui sorti de ses lèvres rouges et gonflées fut "Gadjeel". Il lui sourit tendrement et un doux sourire s'installa sur le visage de la jeune femme alors qu'elle se blottissait plus encore contre lui, nue, sans plus aucune pudeur, si tant est qu'elle en ai montré plus tôt...

Lorsque le jour pointa le lendemain matin dans la chambre de l'auberge, Reby avait retrouvé son pyjama et ils étaient étroitement enlacés au milieu du lit.
Gadjeel avait les yeux grands ouverts, fixant le plafond, ses doigts caressant distraitement l'épaule de Reby.

Il repensait à la veille. Elle était peut-être vierge et inexpérimentée, mais elle n'était pas prude. Elle s'était complètement abandonnée à lui et à ses caresses, entièrement offerte au plaisir qu'il lui avait donné. Il avait très envie d'elle, et sa trique du matin lui rappelait ses besoins sexuels primaires. Il était décidé pourtant à tenir la bride à sa queue et continuer d'aller progressivement avec Reby.
Il attendait déjà de voir dans quelle état elle serait au réveil. Gênée ? Embarrassée ? Pas du tout. Elle fut câline et affective, telle une petite chatte quémandant des caresses.

Elle ne cesserait de l'étonner. Il éclata de rire et se leva sans traîner. Il avait peur de succomber à l'appel des baisers qu'elle picorait dans son cou.

«Reby McGarden, tu es incroyable !» Lâcha-t-il dans un éclat de rire, heureux, avant de disparaitre dans la salle de bain.
Ils avaient encore beaucoup à faire aujourd'hui. Le temps était revenu au soleil et Reby décida de retourner dans la maison pour chercher d'autres informations, peut-être ailleurs que dans le sous-sol. Elle avait le sentiment qu'ils avaient manqué quelque chose mais ne pouvait mettre le doigt dessus.

Elle avait choisi ce jour-là une petite jupe en jean, très courte et un chemisier dont les boutons du haut avaient la fâcheuse habitude de se défaire seuls. Ses éternelles bottines aux pieds, elle marchait d'un pas enjoué aux côtés du chasseur, qu'il l'observait du coin de l'œil.

Son humeur était au beau fixe depuis le réveil et la jeune femme rayonnait. Gadjeel ne l'avait jamais vue ainsi. Décidément, il semblait que l'orgasme ait un effet très positif sur l'humeur de Reby. Mais ce n'était sans doute pas que cela. Elle ne cessait de lui jeter des regards en coin, rougissante mais satisfaite quand elle s'apercevait de son regard braqué sur elle.

Lorsqu'elle en avait l'occasion, elle ne manquait pas de lui piquer quelques baisers du bout des lèvres.

Lorsqu'elle repensait à l'abandon dont elle avait fait preuve entre les doigts de Gadjeel, Reby rougissait. Elle n'aurait jamais cru que ce serait aussi facile de se laisser aller aux caresses d'un homme et avec Gadjeel, cela c'était fait naturellement.

Elle avait très envie de réitérer l'expérience. Elle avait aussi très envie qu'il lui fasse l'amour.

C'était très bien qu'il ne l'ait pas fait la veille au soir, mais maintenant, elle se sentait prête. Sans pouvoir expliquer pourquoi ni comment, elle avait envie de lui. Et par lui, elle n'entendait pas que ses doigts.

Ils inspectèrent minutieusement la maison, du sous-sol au grenier, mais à part quelques livres poussiéreux mangés par les mites et de la vieille vaisselle ancienne ébréchée, ils ne trouvèrent rien.
Toute la journée, alors qu'ils fouillaient la maison, elle ne put s'empêcher de lui lancer des regards aguicheurs, espérant qu'il finirait par l'attraper dans un coin et l'embrasser. Mais Gadjeel restait stoïque. Il lui renvoyait des regards avec un petit sourire prometteur, mais semblait insensible à ses charmes. N'avait-il pas apprécié la nuit dernière ? C'est vrai qu'ils n'avaient finalement pas fait grand-chose. Elle était restée en retrait, se laissant faire, passive et non actrice. Pourtant elle avait envie de le toucher autant qu'elle avait envie qu'il la touche.

Le feu qui était monté en elle la veille n'était pas tout à fait éteint et les braises incandescentes qui brûlaient dans son ventre ne demandaient qu'à être rallumées.
Elle fit tout pour le faire sortir de ses gonds, tantôt effleurant son bras, tantôt le regardant avec des yeux de braises, ou bien s'étirant langoureusement en laissant son chemisier remonter sur son ventre et se plaquer contre sa poitrine.
Elle voyait bien les yeux plissés de Gadjeel et ses lèvres pincées, signes qu'il n'était pas tout à fait aveugle et pourtant, rien. Il l'attrapa une ou deux fois par la taille pour l'attirer à lui et l'embrasser, mais ses mains restaient sages, ne glissant pas sur son corps, ne pétrissant ni ses fesses ni sa poitrine.

Elle serait bien retournée à la plage mais il ne fallait pas oublier la raison de leur présence à Tirla-Fort.

Aussi attendit-elle la fin de journée, plus propice aux rapprochements.

Après le dîner, elle s'éclipsa à la salle de bain pour prendre une douche et ressortit enroulée dans une petite serviette, qui s'arrêtait à peine à mi-cuisses.
Gadjeel était à demi allongé sur le lit, le dos appuyé contre la tête de lit en bois sculpté.
Il avait dans les mains le livre de chevet de Reby et tournait les pages distraitement, lisant quelques extraits de manière aléatoire. Lorsque la porte s'ouvrit, des effluves de savon et de parfums remontèrent à son nez. Il inspira profondément cette odeur, familière à celle de Reby et releva les yeux.
Elle n'avait sur elle qu'une toute petite serviette, à peine enroulée autour de ses seins, qui s'ouvrait sur sa cuisse à chaque pas, dévoilant l'absence de sous-vêtements. Elle était bien nue sous la serviette. Il sentit son sexe durcir légèrement dans son caleçon.
Elle l'avait chauffé toute la journée, le provoquant ouvertement. Mais il n'était pas là pour la distraire de sa mission et il estimait pour son bien à elle qu'ils n'étaient de toute façon pas intimes depuis assez longtemps pour la déflorer sur un bout de table dans une maison en ruine. Et pour la déflorer tout court, d'ailleurs. Pour l'instant elle ne souhaitait manifestement qu'une chose : avoir un autre orgasme. Et pour cela, il était en mesure de la satisfaire.
Cela lui coûterait de ne pas la prendre lorsqu'elle serait nue, les jambes écartées, dégoulinante de cyprine, le regard un peu fou et complètement offerte à lui. Mais il était un grand garçon, il savait se retenir.
Il l'avait suffisamment fait souffrir avant et il ne tenait surtout pas à réitérer l'expérience en la brusquant de quelque manière que ce soit.
Il en était là de ses réflexions, la regardant vagabonder dans la chambre, lorsqu'elle finit par se jeter à plat ventre sur le lit à ses côtés.
Elle s'étira de tout son long et la serviette glissa sur sa poitrine, révélant presque son téton lorsqu'elle se redressa.
Elle le regarda innocemment mais elle avait trop fait la maligne toute la journée pour qu'il ne comprenne pas son petit manège.

«Tu me passes mon livre, s'il te plaît ?» Demanda-t-elle en tendant le bras vers lui.

Il ne bougea pas, la regardant comme semblant lui demander si elle le prenait vraiment pour un abruti.

Elle tendit un peu plus le bras et ce qui devait arriver arriva. La serviette glissa un peu plus sur son sein droit, dévoilant son téton rose au regard de Gadjeel. Elle suivi le regard du jeune homme, avisa avec étonnement son téton sortir comme si elle n'avait pas senti la serviette frotter dessus au passage et le regarda de nouveau.

«Oups» lâcha-t-elle en continuant de le regarder, sans rien faire pourtant pour tenter de cacher son téton.

Il n'y tint plus. Elle voulait jouer ? Ils allaient jouer.

Il envoya voler le livre encore dans ses mains et roula sur elle, à plat ventre sur le matelas, la dominant de toute sa masse, s'appuyant juste assez pour qu'elle ne puisse plus bouger mais sans l'écraser.

«Tu me cherches, petite...» Grogna-t-il à son oreille.

Reby se mordit la lèvre. Sa voix grave et son souffle si proche de son oreille, le poids de son corps sur le sien la dominant complètement, la bosse dure qu'elle sentait entre ses fesses, signe de l'érection de Gadjeel, l'excitèrent instantanément. Il réagissait enfin mais elle se retrouvait pétrifiée sous lui.

Elle était coupable c'était inutile de nier.

Il enfouit son visage dans son cou, inspirant son odeur et profitant de la douceur de sa peau qui, très vite, se couvrit de frissons. Il mordilla son cou alors qu'elle commençait à se débattre pour changer de position. Mais c'est lui qui décidait cela et pour l'instant, il la jugeait très bien comme ça. Alors qu'elle gigotait, son fessier venait frotter son entre jambe, le rendant plus dur encore.

Elle devait comprendre ce qu'il en coûtait de le provoquer.

«Tu m'as cherché toute la journée, Reby.» Gronda-t-il, tout bas. «Maintenant tu m'as trouvé.»

Il exerça une pression de ses hanches, appuyant son érection contre les fesses de la jeune femme.

«Alors, dis-moi ce que tu veux, Reby.» Ordonna-t-il à son oreille.

«Je veux que tu m'embrasses.» Répondit-elle en voyant qu'il ne l'autoriserait pas à bouger temps qu'elle ne ferait pas ce qu'il voulait.

«Où ça ?» Demanda-t-il.

«Partout.» Souffla-t-elle, déposant les armes.

Elle sentit un petit rire secouer la poitrine du jeune homme. Elle lutta de nouveau pour se retourner et, s'appuyant davantage sur ses avant-bras, il se souleva pour la laisser faire.

Une fois sur le dos, une jambe de Gadjeel entre les siennes, elle avança son visage vers lui et il vint à la rencontre de ses lèvres, l'embrassant tendrement. Elle soupira de contentement. Leurs langues se lancèrent dans un balai plein d'ardeur.

Elle avait passé ses bras autour de son cou et s'accrochait à lui comme si sa vie en dépendait. Lorsqu'elle recula pour reprendre son souffle, ils gardèrent leurs regards rivés l'un dans l'autre. Timidement, elle ajouta :

«Je veux que tu me fasses l'amour.»

Il la regarda quelques secondes, silencieux. Il ne répondit pas mais l'embrassa de nouveau. Il n'allait pas lui faire l'amour. Pas ce soir. Du moins pas avec sa queue.
Il descendit le long de sa mâchoire et dans son cou, l'embrassant partout.

Reby mouillait déjà et il pouvait sentir l'odeur de son excitation monter d'entre ses jambes.

Sa bouche finit par arriver sur son téton libéré de la serviette et il l'aspira goulûment pour le sucer avec ardeur.

Des picotements envahirent directement le sexe de la jeune femme et elle ondula du bassin contre lui pour trouver quelque soulagement. Elle frotta sans vergogne son sexe contre la cuisse de Gadjeel, la serviette la séparant à peine de son pantalon.

Elle gémit son nom. «Gadjeel...»

C'était la plus douce des musique à ses oreilles.

Il se redressa et défit délicatement la serviette, dévoilant à son regard le reste de sa poitrine, son ventre et son sexe, paré de quelques poils bleus sur son mont de Vénus.

En appui sur une main, il utilisa l'autre pour malaxer ses seins et pincer ses tétons. Elle tentait toujours de se frotter à lui. Il rassembla ses jambes entre les siennes, lui écartant les cuisses davantage. Il glissa sa langue au creux de ses seins, descendant doucement en laissant derrière lui un sillon humide. Il continua jusqu'à son nombril.

Reby était fébrile. Complètement nue et exposée à son regard, elle était à sa merci. Il n'avait plus qu'à la prendre.

Il descendit plus encore, si bien que son visage finit par arriver près de sa vulve.

Elle rougit de pudeur mais n'osa pas se soustraire à lui.

Du bout des doigts, il effleura ses petites lèvres, rouges et humides. Si sensibles que ce contact si léger lui coupât le souffle. Elle inclina sans le vouloir son bassin, à la recherche de caresses plus appuyées, lui offrant son sexe encore davantage.

Il en suivit les sillons et les crêtes délicates avant de remonter vers son clitoris, à peine visible dans ses chaires gonflées.
Tout doucement, il écarta ses lèvres, tirant les replis pour dévoiler la partie la plus précieuse de son intimité, ce petit bouton rose, lisse et sensible à l'extrême.

Il se lécha les babines, humidifiant ses lèvres sous le regard plein d'anticipation de Reby.

Il souffla sur son sexe et elle frémit.

Il sortit la pointe de sa langue et, délicatement, la posa sur son clitoris. Un gémissement jaillit immédiatement de la jeune femme alors qu'elle se tendait sous le contact.

Très doucement, il fit tourner sa langue autour du petit bouton, avant d'ouvrir la bouche et d'embrasser goulûment le sexe entier de Reby, aspirant ses petites lèvres, jouant avec sa langue dans tous les recoins qu'il pouvait atteindre. Il attrapa les fesses de la demoiselle dans ses deux mains, les pétrissant allègrement alors qu'il se repaissait de son sexe.
Reby n'était plus que gémissements et cris étouffés. Jamais elle n'avait imaginé qu'il était possible de prendre autant de plaisir.

La sensation de la langue de Gadjeel sur son sexe n'avait rien à voir avec celle de ses doigts, aussi doux se soit-il montré l'autre soir.

Bientôt, elle sentit le plaisir monter.

Son corps se crispa, les jambes pliées en appui sur le lit pour rapprocher son intimité de la bouche de Gadjeel.

Son souffle se fit plus court à mesure que le plaisir grandissait.

Une longue plainte sortit de sa gorge et quelques spasmes commencèrent à la saisir.

«Gadjeel, je...» Tenta-t-elle de le prévenir.

Et au moment où tout allait basculer et où elle allait se retrouver engloutie par l'orgasme, Gadjeel cessa instantanément ses caresses et écarta son visage de son sexe trempé et palpitant.

Un cri de pure frustration s'échappa avec force de la jeune femme.

Le regard embué de plaisir, elle le fixait dans l'incompréhension la plus totale.

«Je n'en ai pas fini avec toi, ma belle. Si je te fais jouir aussi vite ce n'est pas drôle. Un orgasme se mérite.» Lui expliqua-t-il presque goguenard.

«Ton plaisir ne fait que commencer.» Ajouta-t-il avant de replonger la tête dans son sexe et de recommencer à la lécher tout doucement. Mais ses chaires étaient hypersensibles et ce fut comme un feu ardent qui lui ravageait le sexe.

Elle cria de plaisir.

Il attrapa son clitoris entre ses lèvres et le suça délicatement avant d'aventurer sa langue vers son vagin et de l'y enfoncer, la pénétrant avec sa langue. La bouche de Reby était ouverte en un cri silencieux.
Lâchant une de ses fesses, il vint insinuer un doigt à l'intérieur d'elle.

Sa tête se renversa violemment dans les oreillers en sentant le doigt de Gadjeel la pénétrer et le cri finit par lui échapper.

La caressant à l'intérieur avec son doigt, il remonta sa bouche sur son clitoris qu'il lécha allègrement.

Le corps de Reby de nouveau se tendit. De petits spasmes l'agitèrent et avant qu'elle ne bascule, de nouveau, Gadjeel s'arrêta et retira son doigt.
C'étaient presque des sanglots qui agitèrent le corps de Reby alors qu'elle s'arquait vers lui en signe de protestation, son corps le suppliant de continuer.

«Gadjeel ! Fais-moi jouir !» Supplia-t-elle impatiemment, toute retenue oubliée.

Il rigola et remonta son visage à sa hauteur, l'embrassant avec ardeur, lui laissant goûter ses fluides dont sa bouche était enduite.

Reby répondit avec fougue à ce baiser, crispant ses points sur les draps. Son petit corps se trémoussait sous lui, impatient.

Il descendit sur ses seins, dont il gratifia leurs tétons rosés de quelques mordillements qui la firent crier de nouveau.

«Gadjeel,» gémit-elle. «Prends-moi...» Supplia-t-elle, n'en pouvant plus de plaisir.

Il sourit pour toute réponse et redescendit vers son sexe. Elle ne pourrait résister à son petit jeu une fois de plus.

«Gadjeel, non...» Protesta-t-elle en posant une main sur sa tête.

«Fais-moi confiance.» Lui dit-il en la regardant dans les yeux.

Elle gémit de frustration mais relâcha sa poigne et le laissa faire. Il retourna lécher ses chaires, léger comme une caresse. Ses gémissements étaient plaintifs, presque des sanglots.

Cette fois ce ne fut pas un mais deux doigts qu'il enfonça dans sa petite chatte. Elle cria sous cette intrusion, sentant son vagin étiré plus qu'il ne l'avait jamais été jusque-là. C'était tellement bon... Elle se demandait ce que cela lui ferait de ressentir le sexe de Gadjeel en elle et cette pensée l'excita davantage si cela était encore possible.

Il appuya plus fort sa langue sur son clitoris en feu et il ne fallut guère que quelques secondes pour de nouveau l'amener aux portes de l'orgasme. Elle avait posé ses mains sur sa tête, s'agrippant dans sa crinière de jais, espérant ainsi pouvoir le retenir lorsqu'il s'éloignerait de nouveau. Mais il n'avait pas l'intention cette fois d'arrêter et comptait bien la lécher jusqu'à ce que jouissance s'en suive.
Il augmenta la pression de ses doigts sur la face interne de son vagin et il n'en fallu pas plus pour que l'orgasme de Reby explose, la soufflant littéralement au passage.

Des étoiles dansèrent devant ses yeux alors que son corps était brutalement secoué de spasmes. Sa main sur ses fesses retenait fermement son sexe contre la langue de Gadjeel qui continuait ses caresses pour prolonger l'orgasme. Un long cri de plaisir franchit les lèvres de la jeune femme avant qu'elle ne retombe, vidée, sur le lit, encore agitée de soubresauts, le sexe gonflé et palpitant.

Gadjeel sourit, satisfait, et retira doucement ses doigts, provoquant encore quelques contractions. Il les lécha sans vergogne avant de s'essuyer la bouche sur le bas de son tee shirt et de s'allonger aux côtés de sa belle, encore dans les vapes de son orgasme monumental.

Jamais Reby n'avait connu un tel plaisir. Bien sûr elle manquait d'expérience et ses orgasmes avaient toujours été le fruit de plaisirs solitaires.
Mais le petit jeu auquel Gadjeel l'avait soumise avait fait monter dans ses reins un désir et une frustration dont elle ignorait l'existence jusque-là. L'intensité de l'orgasme qu'elle avait atteint la laissait pantoise et tremblante, épuisée.

Lorsque Gadjeel vint s'allonger près d'elle, elle se blottie contre lui. Sa tête était vide et son esprit semblait flotter sans corps dans un nuage de douceur et de félicité. Une chape de fatigue s'abattit sur la jeune femme et elle s'endormi presque instantanément.

Le chasseur la regarda se pelotonner contre lui. Il passa un bras autour de ses épaules et posa son menton sur son crâne, l'entourant de sa chaleur. Un faible gémissement échappa à la jeune femme. Elle dormait déjà.

Sacrée petite. Il se sentait privilégié d'être celui qui lui faisait découvrir les méandres des plaisirs charnels, et terriblement chanceux d'assister à son épanouissement sexuel.
Le lendemain, Reby se réveilla nue, étroitement enlacée à Gadjeel, qui, lui, avait passé un pantalon de pyjama avant de les glisser tous les deux sous les draps pour la nuit.
Elle s'étira de tout son long et le jeune homme posa ses mains sur sa taille, la pressant contre son corps chaud et son érection matinale.

Reby ouvrit les yeux et lui sourit. Au souvenir de ce qu'il s'était passé la veille, elle se mordit la lèvre, comme coupable. Sentant le torse dur du jeune homme contre elle, elle gigota davantage pour frotter la pointe de ses seins sur ses muscles.

Il grogna tout bas et prenant son visage en coupe, il l'embrassa. Elle répondit avec ardeur avant de quémander un autre baiser, puis un autre et des faire glisser ses mains sur tout son abdomen, de sa taille et ses abdos à ses épaules larges. Elle embrassa ses pectoraux, laissant glisser ses lèvres sur la peau si douce et allait pour l'embrasser de nouveau sur les lèvres lorsque le chasseur se releva, s'écartant de la jeune femme. Elle le regarda avec une moue mécontente.

«Il ne faut pas oublier notre mission, petite ! La journée s'annonce longue vu le peu de progrès que nous avons fait hier.» Dit-il avec un regard entendu.

Reby plissa des yeux. De qui se fichait-il exactement ? C'est pourtant lui qui bandait comme un taureau au réveil.

La veille au soir, elle s'était de nouveau fait avoir. Il l'avait touché, certes mais il ne lui avait pas fait l'amour. Et il n'avait pas pris de plaisir. Cela la chiffonnait. N'avait-il pas envie de lui faire l'amour ? N'avait-il pas envie qu'elle lui donne du plaisir autant qu'il lui en avait donné ?

Aussi fut-elle un peu plus morose ce jour-là. Décidée à résoudre l'énigme des runes, elle se plongea dans ses livres tandis que Gadjeel partait explorer la ville et tenter d'en apprendre plus sur le passé de la maison auprès des habitants du coin.
Il passa la journée à déambuler dans les rues, demandant à tous les commerçants quelques informations.
Ce qu'il apprit renforça son intuition première. Quelque chose clochait avec cette mission et il devait en apprendre plus.

Il revint le soir à l'auberge pour trouver Reby dépitée. Elle avait épluché ses bouquins toute la journée et n'avait rien trouvé.

En voyant Gadjeel après toute une journée sans lui, elle ne resta pas maussade longtemps en repensant aux conclusions auxquelles elle était arrivée aux détours de ses bouquins sur les runes. Elle était décidée à lui rendre la monnaie de sa pièce et à le faire jouir à son tour.

Il ne pouvait partager ses résultats avec elle pour le moment et lui expliqua n'avoir trouvé aucune information probante mais cela ne sembla pas la chagriner outre mesure.

Elle passa le dîner à lui lancer des regards aguicheurs. Maintenant qu'elle avait goûté au plaisir que Gadjeel savait lui procurer, elle en voulait toujours plus. Et elle voulait lui prouver qu'elle pouvait elle aussi lui donner un orgasme, d'une manière ou d'une autre.
En retournant dans leur chambre, le chasseur de dragon s'affala sur le lit et elle vint se blottir contre lui sans rien dire.

Bientôt, sa main traçait sur sa chemises des arabesques distraits. Du bout du doigt, elle traçait par-dessus le tissu des cercles invisibles, errant sur son ventre et sa poitrine.

Elle se délectait de sentir ses muscles sous ses doigts et chercha à les infiltrer sous le vêtement pour toucher sa peau directement. Elle glissa ses doigts dans la fente entre deux boutons mais l'espace était trop étroit pour qu'elle puisse y glisser la main.

Voyant qu'il ne réagissait pas, elle fit sauter un bouton, puis deux.

Glissant sa main sous la chemise, elle posa sa paume grande ouverte sur sa peau avant de recommencer à le caresser. Il laissa échapper un gémissement de satisfaction.
Le toucher était si doux qu'il lui provoquait des frissons un peu partout. Il baissa les yeux, la regardant faire sauter un troisième bouton.

«Tu cherches quelque chose ?» Demanda-t-il, la voix grave.

«Rien de particulier.» Minauda-t-elle, faussement innocente.

Bien sûr qu'elle cherchait quelque chose. Mais il allait comprendre ce qu'elle voulait bien assez vite pour qu'elle se donne la peine de s'expliquer.

Il laissa échapper un grognement, pas très convaincu.
Il sourit néanmoins et se laissa faire. Le toucher de la jeune femme était agréable et l'aidait à se détendre.

Elle continuait, mine de rien, l'exploration de son torse, traçant les contours de ses muscles, continuant de faire sauter les boutons jusqu'à ce que la chemise soit complètement ouverte. Elle en écarta les pans et avançant son visage, vint déposer un petit baiser sur son pectoral contre lequel sa joue était appuyée.
Elle en déposa un deuxième, plus appuyé et, ne voyant aucune réaction de la part du chasseur, elle bascula davantage sur lui pour atteindre le creux de son cou où elle enfoui son nez.

Respirer son odeur, virile et sexy, suffit à l'exciter suffisamment pour qu'elle s'enhardisse. Prenant appui sur son coude, elle continua à faire voyager ses lèvres le long du torse du jeune homme, jusqu'à heurter de son menton son téton. Le caressant d'abord avec le bout de son nez, elle l'attrapa entre ses lèvres et le pinça légèrement. Elle sentit plus qu'elle n'entendit le grondement sourd qui résonna dans sa poitrine. Ravie de cette réaction, elle passa sa main de l'autre côté de lui et prenant appui, elle se redressa pour bouger plus aisément. Elle suivit la ligne de ses abdominaux jusqu'à rencontrer son nombril.

Elle marqua une pause. Elle n'était pas trop sûre de ce qu'elle devait faire ensuite.

Les livres disaient tous la même chose : les garçons adoraient la fellation. Elle connaissait la marche à suivre théorique, mais ne l'avait jamais pratiquée... Et si elle faisait mal ? Et si Gadjeel n'aimait pas sa manière de faire ? Il était trop tard pour se poser des questions, de toute façon. Si elle arrêtait maintenant, elle se ridiculiserait.

Faisant fi de ses doutes, elle approcha ses doigts tremblants de la braguette de son pantalon tout en continuant de déposer de petits baisers sur son ventre.

Mais lorsque Gadjeel sentit le bouton de son pantalon sauter, il comprit ce qu'elle cherchait à faire. Il lui attrapa le poignet, l'empêchant de continuer.

«Non, Reby.» Dit-il fermement.

Elle releva la tête et le regarda, pleine d'incompréhension.

«Ce n'est pas... Tu ne peux pas... Je ne...» Tenta-t-il de s'expliquer. Mais il ne savait pas comment formuler ses sentiments.

Bien sûr qu'il avait envie qu'elle le caresse et l'excite, et lui donne du plaisir. Mais ce n'était pas encore le moment. Car lorsqu'elle le ferait, il était presque sûr de ne pouvoir se retenir de la prendre et de lui faire l'amour. C'était dur pour lui mais c'était mieux pour elle. Ils avaient échangé leur premier baiser à peine trois jours auparavant.

«Ce n'est pas le bon moment.» Trancha-t-il.

Elle le regarda, confuse.

«Pas le bon moment ? Tu as quelque chose à faire ce soir ?» Elle ne comprenait toujours pas.

«Reby... Reby, je ne veux pas que les choses aillent trop vite pour toi et que tu le regrettes ensuite.» Finit-il par avouer.

Un froncement de ses sourcils lui indiqua qu'elle était en train de s'énerver.

«Gadjeel, je veux te donner du plaisir» dit-elle sérieusement en insistant sur le verbe vouloir.

«Reby, non. Je peux te faire jouir si tu veux à la place» dit-il avec un sourire coquin en essayant de faire diversion.

«Mais ce n'est pas juste, toi tu n'as pas eu de plaisir !» S'exclama-t-elle.

«Ce n'est pas grave. On a pas besoin de tenir les comptes là dessus, tu sais.»

«Si tu ne veux pas me laisser te toucher c'est que tu ne me désires pas ! Ce n'est pas la peine de mentir.» Elle allait pour se relever mais il la retint.

«Ce n'est pas la question ! J'ai très envie que tu me touches ! Voilà tu es contente ?» S'énerva-t-il en resserrant sa prise sur sa main.

«Mais je ne sais pas si je pourrais me retenir de te faire l'amour.» Ajouta-t-il, plus doucement. Elle ne devait surtout pas penser qu'il ne la désirait pas. C'était extrêmement blessant pour elle et ce n'était pas vrai.

Il vit précisément l'éclair de colère dans ses yeux.

«Tu crois que je me suis tatoué un dragon d'acier par hasard ? Je sais ce que je veux Gadjeel. Je te veux toi et depuis maintenant je veux que tu me fasses l'amour. » Lui dit-elle sérieusement, la colère effaçant toute gêne de son esprit. En d'autres circonstances, elle aurait été morte de honte de lui faire une telle révélation.

Il rejeta la tête en arrière en fermant les yeux.

«Tu vas me rendre fou, petite.» Grogna-t-il en capitulant. D'un coup sec sur son bras il attira la jeune femme à lui et l'embrassa passionnément.

Il laissa libre court à l'érection qu'il avait tenté de contrôler jusque-là et, guidant les jambes de sa partenaire, il l'installa à califourchon sur lui, l'asseyant précisément sur la bosse dure de son sexe bandé.

Un gémissement franchit les lèvres de la jeune femme en sentant son sexe si près de son intimité.

Roulant des hanches, elle frotta son clitoris contre son érection et gémit de plaisir dans leur baiser.

Elle avait intérêt à savoir ce qu'elle voulait car bientôt il ne pourrait plus faire demi-tour. Leur discussion l'avait excité. Savoir qu'elle se languissait de désir pour lui et qu'elle n'attendait qu'une chose c'est qu'il la prenne avait brisé les barrières du contrôle qu'il s'imposait depuis des jours.

Ses mains glissèrent sur la taille de la jeune femme et sur sa poitrine, la pétrissant langoureusement. Les mains de Reby erraient sur ses épaules et ses pectoraux, se délectant de la douceur de la peau et de la fermeté de ses muscles.

Le roulement de ses hanches le rendait fou. Il voulait arracher tous les tissus qui les séparaient et s'enfouir au plus profond d'elle.

Et ce serait vite fait car elle ne portait qu'une petite robe courte qu'il lui suffirait de remonter pour enlever sa culotte et la prendre.

Il se fustigea intérieurement à ces pensées. S'il allait lui faire l'amour, elle méritait au moins qu'il y mette du sien pour ne pas bâcler sa première fois, qui était aussi leur première fois. Ni l'une ni l'autre ne devaient être gâchées.

En caressant son dos, il sentit la fermeture éclair de la robe. Il la suivit jusqu'en haut, avant de tirer dessus pour l'ouvrir entièrement. Il fit glisser le tissus sur ses épaules et, lui intimant de le lâcher, dégagea ses bras du vêtement sans cesser de l'embrasser.

Il tira le tissus vers le bas, dévoilant un joli soutien-gorge noir, entièrement en dentelle, qu'il ne vit pas tout de suite.

Lorsque ses mains entrèrent au contact de la dentelle fine, il retint une exclamation et cessa leur baiser pour se reculer et regarder ce qu'il avait sous les doigts.

Son sexe pulsa dans son caleçon lorsqu'il vit la fine dentelle, transparente qui recouvrait la poitrine de Reby. Il pouvait apercevoir ses mamelons durcis à travers le tissu transparent. Il fit glisser ses doigts sur les tétons dressés, les caressant par-dessus le sous-vêtements. Elle gémit de plaisir.

«Reby... Tu es si belle...» murmura-t-il.

Saisissant la jeune femme par les côtes, sous les aisselles, il rapprocha ses seins de sa bouche et englouti un téton, le suçant et le léchant à travers la dentelle.

La sensation de la langue de Gadjeel à travers le tissu lui fit perdre la tête. Elle se cambra pour renforcer le contact, se laissant complètement aller à ses caresses expertes. Il se redressa et replia ses jambes sous lui, de sorte qu'il fut assis sur ses talons, la jeune femme le chevauchant toujours. Ses mains descendirent sur les hanches de Reby pour saisir sa robe, enroulée autour de sa taille, et la lui glissa par-dessus la tête.

Il laissa ses mains divaguer sur son corps dévêtu, parcourant sa taille, son dos, sa chute de rein, ses fesses... Il fut surpris de ne trouver d'un élastique, vaguement recouvert de dentelle, sur son fessier. Il gronda de satisfaction en empoignant son fessier nu à pleines mains, se délectant de la sensation de ses petites fesses fermes dans ses paumes.
Il remonta un bras dans son dos et, la tenant fermement contre lui, il l'embrassa en se penchant en avant pour la déposer sur le matelas et ainsi inverser leurs positions. Il était désormais sur elle, entre ses cuisses écartées.
Il se redressa pour l'observer. Son string était assorti au soutien-gorge, tout de dentelle noire transparente.
Il la dévorait des yeux, mais Reby n'était pas du tout satisfaite de la tournure des évènements.

Elle n'avait pas du tout prévu de se retrouver de nouveau à sa merci comme les fois précédentes. Cette fois c'est lui qui devait prendre du plaisir.

Elle se redressa promptement et remonta sur les genoux de Gadjeel, enroulant cette fois ses cuisses autour des hanches du jeune homme.
Il fronça les sourcils, mécontent qu'elle ne se montre pas docile.

«Cette-fois c'est toi qui va te laisser faire.» Expliqua-t-elle devant son air contrarié.

Elle tira sur sa chemise pour la faire glisser le long de ses bras.

Après tout, une Reby qui prenait les choses en main ne lui déplaisait pas.

Il l'aida à l'enlever et se laissa retomber en arrière, les bras derrière la tête, un sourire canaille sur le visage semblant dire : "Puisque si tu es si sûre de toi, ma jolie, montre-moi ce que tu sais faire..."

Elle était en sous-vêtements sexy, dominant Gadjeel de toute sa splendeur qui acceptait de s'abandonner à elle. En d'autres circonstances, elle en aurait rougi. Mais la passion et ses envies impatientes lui épargnaient tout embarras.

Seulement elle s'était déjà repue du torse de Gadjeel et la partie qui l'intéressait se trouvait précisément sous elle. Elle se décala un petit peu pour atteindre son pantalon qu'elle dézippa sans hésiter.
Elle s'installa à genoux entre ses cuisses et tira sur son pantalon. Il souleva ses hanches pour qu'elle puisse faire passer la ceinture sous ses fesses.
Repliant les jambes, il lui facilita la tâche pour le retirer complètement.

Il se retrouvait en boxer devant elle, la bosse de son érection clairement visible.
Elle déglutit. Elle n'avait jamais imaginé que ce pu être aussi... Gros.

Timidement, car c'était bien la première fois qu'elle le faisait, elle approcha sa main de son sexe et le caressa du bout des doigts à travers le tissu.

Il réagit instantanément, son pénis se contractant involontairement. Il lui semblait qu'il n'avait jamais été aussi dur, aussi sensible.

Elle continua ses caresses, allant de haut en bas, appuyant un peu plus fort, s'arrêtant sur son gland pour le malaxer légèrement. Il rejeta la tête dans les oreillers en grognant. Il avait envie d'arracher son caleçon et qu'elle le prenne enfin entre ses mains.

Légères comme des plumes, les mains de Reby volèrent vers l'élastique de son sous-vêtement avant de le descendre, laissant apparaître son gland turgescent.
Il rouvrit les yeux pour la voir se mordre les lèvres.

Elle tira davantage, révélant finalement tout son pénis, fièrement dressé pour elle.

Il avait très envie qu'elle le touche mais il gardait la tête froide. Il observait ses actions et ses réactions, tentant de repérer la moindre faille dans sa détermination.

Il ne voulait pas qu'elle se sente obligée si elle n'en avait pas envie. Il était prêt à se terminer sous la douche s'il le fallait.

Enfin, sa petite main se porta sur son sexe, le touchant du bout des doigts.

Reby se délecta de la douceur du sexe de Gadjeel sous la pulpe de ses doigts. Malgré la dureté de la chose, la peau était pareil à du velours. Elle le saisit quelque peu maladroitement.

Il était gros dans sa petite main. Le tenant fermement, elle entama de lents vas et viens, jetant régulièrement des coups d'œil au visage du chasseur, tentant de juger de son effet.

Les yeux à demi-fermés, ses lèvres bougeaient dans un marmonnement inaudible, et les traits de son visage étaient détendus et paisibles comme si ces caresses le soulageaient.

Pourtant au fur et à mesure, son sexe devenait encore plus dur, palpitant dans sa paume. Elle serra plus fort, intensifiant ses mouvements mais gardant toujours un rythme lent.

Très lent.

Trop lent pour Gadjeel qui posa sa main sur celle de Reby et l'accompagna dans son mouvement pour y imprimer plus de vitesse et de force.

Les yeux du jeune homme roulèrent dans leurs orbites, son souffle s'accéléra.

«Reby...» Gémit-il.

Ce son résonna aux oreilles de la jeune femme de la plus douce des manières. Elle décida sur l'instant qu'elle adorait l'entendre gémir son nom.

Son gland, rosé et légèrement humide de son excitation, se couvrait et se découvrait à chacun de ses mouvements. Elle se demandait quelle serait la sensation de toucher cette peau qui semblait si douce et si fragile, mais la main de Gadjeel sur la sienne lui interdisait de le découvrir.

Il ne semblait pas décidé à la lâcher. Elle contra sa force pour lui faire comprendre qu'il devait arrêter.

A contre cœur, il la lâcha, laissant sa queue douloureusement gonflée en attente de vas et viens libérateurs.

Ayant récupéré la maîtrise de ses deux mains, elle tira davantage sur son boxer coincé sous ses fesses, lui intimant de se déshabiller complètement.

Gadjeel n'avait jamais été pudique et il ne s'était jamais senti attaqué dans sa virilité lorsqu'une femme tentait de le mettre à nu, aussi ne se fit-il pas prier pour accompagner le mouvement.

De toute façon il n'avait plus l'esprit vraiment clair et il était prêt à tout ce qui pourrait l'aider à le soulager.

Il se retrouva complètement nu sur le lit, étendu de toute sa splendeur et sa virilité, les jambes légèrement écartées, Reby assise sur ses talons entre elles, son sexe entièrement dévoilé tendu, ses bourses resserrées dans l'attente des caresses à venir.

Reby se mordit la lèvre en le regardant. On aurait dit un dieu. Il était tellement beau, tellement fort et elle l'avait tant désiré, attendant, rêvant, de ce moment depuis si longtemps, ne pensant jamais qu'à lui lorsqu'elle se donnait seule du plaisir.

Il la regardait, un air légèrement provocateur sur le visage, se délectant de la voir se délecter de lui. Il avait envie d'elle depuis tellement longtemps et elle se donnait à lui.

Mieux que cela : elle voulait elle aussi le posséder. Il sentit son cœur gonflé dans sa poitrine, de bonheur et de fierté.

Elle caressa ses cuisses fermes avant de remonter vers son sexe et du bout des doigts effleura ses bourses, fascinée par les mouvements de la chaire se rétractant davantage sous ses caresses.

Tirant sur la peau de son sexe, elle dévoila entièrement son gland

Et puis soudain, elle se souvint.

«Mais... Tu n'as pas de tatouage !» S'exclama-t-elle tout à coup.

Il éclata de rire sous sa remarque sortie de nul part.

«Je n'en ai jamais eu.» Lui avoua-t-il lorsqu'il eu finit de rire.

Elle le regarda, outrée qu'il se soit moqué d'elle ainsi.

«C'était pour t'émoustiller davantage, mais je constate que ça n'était pas la peine.»

Lui dit-il, charmeur, en jouant des sourcils.

Reby se radoucit.

«Mouais...» Lâcha-t-elle du bout des lèvres. «Tu me le pai...» Elle n'eut pas le temps de finir que le jeune homme s'était redressé et, la saisissant par la nuque, il l'embrassa fougueusement en l'attirant contre lui, se rallongeant sur le lit. Ils n'étaient pas là pour faire causette.

Elle se laissa embarquer dans le baiser, le torse de Gadjeel plaqué contre le sien, ses cuisses serrées en contact direct avec son érection.

Les mains de Gadjeel vinrent pétrirent ses fesses, jouant avec le tissu qui s'insinuait entre elles, arrachant de ce fait quelques gémissements des lèvres de sa belle.
Reby, en appui sur ses mains de chaque côté de la tête de Gadjeel, coupa le contact de leurs bouches pour reprendre son souffle.

Il en profita pour saisir un sein, toujours enfermé dans la dentelle de son soutien-gorge, dans sa bouche, suçant et mordillant son téton a travers le tissu fin. Ce qui n'aida pas sa partenaire à reprendre son souffle.

La jeune femme n'était plus que gémissements. Elle devait se reprendre.

«Gadjeel...» gémit-elle, «non...» tenta-t-elle de dire. Elle y mit tellement peu de conviction que cela n'arrêta pas le jeune homme qui changea de téton pour lui infliger le même traitement qu'à son voisin.

La tête de la jeune femme parti en arrière alors que son entre-jambe était en feu. Ses jambes serrées entre les cuisses de Gadjeel lui interdisaient de se frotter efficacement contre lui et le feu montait sans qu'elle ne puit en rien le contrôler. Son sexe trempé de désir coulait sur ses cuisses et cette sensation d'humidité l'excitait plus encore.

Elle ne voulait plus qu'une chose, que Gadjeel lui écarte les cuisses et éteigne le feu de sa langue tout en l'attisant de ses doigts.

Au comble de la frustration elle finit par s'arracher de l'étreinte de Gadjeel, se rasseyant, tremblante, sur ses talons.

Le jeune homme s'était figé. Avait-il fait quelque chose de mal ?

«Tu me rends folle...» gémit-elle à bout de souffle.

Elle avait un plan précis en tête et tenait à le respecter. Elle avait très envie qu'il la saisisse par les hanches, lui écarte les cuisses et lui arrache son string avant de l'assoir sur son sexe, mais il y avait d'abord quelque chose qu'elle voulait faire.

Elle se recula et se pencha sur le sexe de Gadjeel, sur lequel elle déposa de doux baisers en partant de la base.

Le jeune homme était pétrifié, attendant la suite avec impatience, craignant de faire quoi que ce soit qui la ferait renoncer.

Arrivée sur son gland, elle fit glisser sa langue entre ses lèvres et taquina du bout le frein qui semblait si sensible.
Gadjeel avala une grande bouffée d'air, son souffle se bloquant sous le désir.
Humectant ses lèvres, elle les fit courir sur tout l'extrémité de son sexe, goûtant au passage la saveur de son excitation.

La bouche douce et humide de Reby sur son gland lui faisait perdre la tête. Son bassin bougea tout seul, le rapprochant du visage de la jeune femme.
Ouvrant davantage les lèvres, elle fit glisser son gland dans sa bouche.

La chaleur de sa bouche le fit jurer silencieusement. Elle le suçota et un gémissement sourd lui échappa. Sentant qu'il appréciait ce qu'elle lui faisait, elle enfonça son sexe plus profondément dans sa bouche et commença de doux va et viens. Son sexe était si gros qu'elle ne pouvait le prendre entièrement.

D'une main, elle saisit la base de son pénis et se mit à accompagner sa bouche.
L'autre était en appui sur le lit, l'aidant à garder l'équilibre.

Gadjeel n'était plus que gémissements. La respiration difficile, il s'accrochait aux draps pour s'empêcher de saisir sa tête et de lui imprimer un rythme plus rapide et plus profond. Ses muscles étaient tendus et il gardait les yeux fermés : voir sa tignasse bleue entre ses jambes et sa bouche monter et descendre sur sa queue était bien trop excitant. Il aurait joui tout de suite.

Mais il ne voulait pas jouir dans sa bouche. Pas aujourd'hui en tout cas. Ni sur ses seins. Il voulait jouir en elle, puisqu'elle le désirait autant qu'il la désirait.

Quand la tension devint insoutenable, il posa une main ferme sur sa tête, la stoppant dans ses mouvements.

«Reby, souffla-t-il, je ne vais pas pouvoir tenir encore longtemps.» Sa voix, déformée par le plaisir, était plus rauque qu'elle ne l'avait jamais entendue. Relevant la tête, elle avisa ses yeux obscurcis de désir. Il ne semblait plus lui-même. Elle jugea plus prudent de s'arrêter et remonta vers ses lèvres pour l'embrasser avec fougue, partageant le goût de son excitation avec lui.

Il ne perdit pas de temps. D'une main habile il dégrafa son soutien-gorge et lui arracha à moitié. Glissant une jambe entre les siennes et dans un habile coup de hanche, il inversa leurs positions, passant sur elle, l'épinglant de tout son poids contre le matelas. Sentir leur nudité, son torse nu contre sa poitrine nue, faisait courir des frissons partout sur son corps. Le jeune homme appuya son front contre le sien.

«Si tu ne veux pas aller plus loin je comprendrais.» Lui dit-il sérieusement.

«Mais il faut me le dire maintenant parce que je vais finir de te déshabiller et te faire l'amour.» Lui expliqua-t-il.

Elle se mordit la lèvre, ses mots provoquants d'agréables frissons. Elle le désirait tellement. Elle anticipait un peu ce qui allait se passer mais elle lui faisait confiance. Elle savait qu'il serait à l'écoute et qu'il ne ferait rien qui lui déplairait.

«Je te veux Gadjeel,» lui répondit-elle avant de l'embrasser.

Il lui rendit son baiser. Se redressant, il se retrouva à son tour entre ses cuisses. Il tira sur son string pour l'enlever et, caressant à peine son clitoris, il enfouit directement deux doigts en elle, dans son sexe humide et chaud.

Un cri s'étouffa dans sa gorge sous la sensation de plénitude qui la saisit. Caressant du pouce son clitoris, il la caressa jusqu'à la sentir proche du climax, jusqu'à sentir ses parois assez dilatées et prêtes à l'accueillir.

Il s'arrêta et, se penchant sur elle, il retira ses doigts et positionna le bout de son gland à l'entrée de son intimité la plus secrète.

Il la fixa de ses iris rouges, et, tout doucement, délicatement, il la pénétra sans jamais la lâcher du regard.

Reby sentit distinctement le sexe de Gadjeel se frayer un chemin à l'intérieur d'elle. La sensation lui coupa le souffle. Elle ressentait désormais de l'inconfort. Son sexe était trop gros et elle n'était pas prête.

Elle se mordit la lèvre sous la douleur et une petite larme lui échappa.

Gadjeel se détesta à l'instant où il vit la larme rouler sur sa tempe et se perdre dans ses cheveux dans un éclat de lumière.

C'était tout à fait normal que sa première fois ne soit pas très agréable ou douloureuse au début. C'était une étape obligatoire mais il détestait la blesser d'une quelconque façon que ce soit. Il s'immobilisa, lui laissant le temps de s'habituer et vint lui quémander un baiser pour la distraire. Glissant une main entre eux deux, il vint stimuler son clitoris du bout des doigts.

La sensation de plaisir atténua la douleur et Gadjeel commença à bouger doucement, donnant de son bassin des impulsions régulières et douces. Bientôt, et sans qu'elle ne pu expliquer comment, la gêne que Reby ressentait disparue et des mouvements de Gadjeel naquit l'excitation.

Sentir son corps si étroitement imbriqué au sien et bouger à son rythme lui procurait un plaisir démultiplié par les sensations que produisaient ses va-et-vient de plus en plus rapides et intenses.

Elle gémit de bien-être et de satisfaction et l'embrassa comme si sa vie en dépendait, tentant de rapprocher davantage encore leurs corps fébriles.

Gadjeel plongeait à l'intérieur de Reby dans une félicité totale. Le plaisir montait en lui à chaque coup de rein. Enfin, il pouvait la prendre et la posséder, enfin...

S'enfouir dans sa chaleur le rendait fou de plaisir. Il contractait ses muscles à leur paroxysme pour se retenir. Il se contraignait à garder un rythme lent et à retenir l'énergie de ses coups de rein pour ne pas risquer de lui faire mal.
Il enfouit son visage dans son cou, respirant son odeur si excitante, déposant de petits baisers sur sa peau si douce.
Elle se cramponnait à lui, les bras enroulés autour de son cou, plaquant son torse contre le sien.
Remontant sa main, il prit appui sur son coude pour les redresser tous les deux.
Il était maintenant assis sur ses talons, Reby à califourchon sur lui, chevauchant son sexe dressé qui s'enfonçait davantage en elle dans cette position. Elle gémit. Il la garda serrée contre lui quelques secondes, avant de l'attraper par la taille et de la soulever doucement.
Prenant appui sur ses genoux, elle accompagna le jeune homme dans ses mouvements.
La douleur que Reby avait ressenti plus tôt n'avait été que passagère. Les mouvements contrôlés, elle s'en rendait bien compte, de Gadjeel, avaient vite commencé à lui procurer chaleur et excitation, tout en comblant ce vide et cette frustration qu'elle avait ressentie pendant des mois et qui l'avaient presque brulée ces derniers jours. Enfin, il la prenait, enfin il la pénétrait et lui faisait l'amour.

Car c'est bien de cela dont il s'agissait. Leurs corps se réunissaient dans un naturel étonnant, comme s'ils étaient faits pour s'emboîter à la perfection. Quel bonheur de le sentir au fond d'elle, plus proche que proche. Enfin, son besoin de lui était ainsi assouvi. Elle suivit les mouvements qu'il lui intimait, se laissant aller à la félicité qui l'envahissait. Des gémissements s'échappaient de sa bouche sans qu'elle ne cherche à les retenir.

Dans cette position, assise sur Gadjeel, les sensations étaient différentes. Elle contrôlait davantage l'aller et venue de son sexe dans le sien. Prenant appui sur les épaules de son partenaire, elle accentua leur danse, montant et descendant davantage sur son sexe, cherchant, pour une raison inconnue, à aller de plus en plus vite. Un désir nouveau montait entre ses reins et elle ne pouvait s'empêcher de continuer encore et encore.
Son enthousiasme excita Gadjeel au-delà de ce qu'il avait jamais imaginé et voir Reby, dépravée, rebondir avec entrain sur sa bite dressée vigoureusement lui fit tourner la tête.

Un grondement sourd sorti de sa poitrine et envahi tout son être. Il saisit Reby par les hanches et la stoppa in extremis dans ses mouvements, l'immobilisant en gardant son bassin appuyé contre le sien.

Reby glapit en sentant son sexe s'enfoncer jusqu'à sa garde et ne plus en bouger.
Elle ne comprit pas tout de suite pourquoi Gadjeel l'avait arrêtée jusqu'à ce qu'elle voie son regard noir et ses narines dilatées.

Il l'entoura de ses bras et enfoui son nez dans son cou, humant son odeur.

«Tu vas me faire jouir, Reby» murmura-t-il dans son cou.

Elle réprima un petit rire.

«Je veux te faire jouir, Gadjeel» lui murmura-t-elle en réponse.

Il chercha ses lèvres et l'embrassa avec passion. Il la rallongea sur le lit et repris ses va-et-vient, d'abord doucement puis de plus en plus vite, de plus en plus fort.
La jeune femme poussait des petits cris, à bout de souffle, au rythme de ses hanches. Son sexe pulsait en s'enfonçant en elle encore et encore et bientôt, il sentit dans son bas-ventre des étincelles prendre feu et le ravager tout entier en vagues successives. Un long râle lui échappa alors qu'il se laissait submerger tout en continuant ses mouvements. Encore quelques coups de reins et il s'affala, exsangue, sur Reby.
Cette dernière l'entoura de ses bras, serrant son corps chaud et secoué par son souffle erratique contre elle, le laissant se reposer de son orgasme, comme il l'avait fait avec elle. Elle n'avait pas atteint l'orgasme mais se sentait étrangement bien, étrangement... Épanouie. Elle était toujours un peu excitée, mais voir Gadjeel dans cette état d'abandon total faisant gonfler un flot de tendresse dans sa poitrine.

«Je t'aime» chuchota-t-elle à son oreille. (nda: Et aller! le petit aveu des sentiments après la baise, carrément cliché aussi…)

Elle sentit l'homme se figer avant qu'il ne se redresse sur son coude pour la regarder dans les yeux.

«Moi aussi je t'aime, petite» lui répondit-il avant de déposer un léger baiser sur ses lèvres.

Il recula son bassin pour sortir d'elle et roula sur le côté, la libérant de son poids. Il se positionna sur le flan, près d'elle et la regarda avec tendresse. Il aimait ses joues rouges et ses lèvres gonflées, ses cheveux en bataille et ses petits tétons encore dressés. Il porta la main sur son tatouage, le caressant du bout des doigts avant de remonter vers son téton et de le pincer, canaille.

Son corps se tendit, trahissant son excitation. Gadjeel ne s'attarda pas. Il descendit de suite sa main sur son sexe.

Du bout du doigt, il vint recueillir un peu de sa semence qui coulait à l'entrée de son vagin et remonta jusqu'à son clitoris qu'il massa doucement. Son sperme visqueux faisait glisser ses doigts avec fluidité et ses caresses provoquèrent une pluie de gémissements de Reby qui écarta davantage ses cuisses pour lui faciliter l'accès. Il sourit de la voir s'abandonner à lui.

Se déplaçant promptement entre ses cuisses, il glissa en elle deux doigts, tandis qu'il continuait de la caresser de l'autre main.

Le résultat espéré arriva rapidement lorsque la jeune femme se tordit de plaisir sous ses doigts, l'orgasme explosant en elle.

Il se rallongea à ses côtés, satisfait. Il lui semblait obligatoire qu'elle ait un orgasme pour sa première fois, même s'il ne lui avait pas donné en la pénétrant de son sexe.
Elle se frotta à lui, câline.

«Tu es incroyable» lui dit-elle.

«Je suis content que tu aies apprécié» répondit-il, amusé et sans aucun doute légèrement flatté.

Ils finir par se relever et se rendirent ensemble sous la douche. Ils n'échangèrent que quelques tendres caresses, se lavant l'un l'autre sans aller plus loin, leur désir pour l'instant assouvi.
Ils se couchèrent nus, étroitement enlacés, en se chuchotant des mots doux qu'eux seuls entendirent.

Gadjeel se réveilla lorsque les premiers rayons du soleil filtrèrent à travers les rideaux. La petite était là, sous son bras, son dos blotti contre son torse, encore paisiblement endormie. Complètement nue, la peau douce de son ventre sous ses doigts et son petit fessier appétissant collé contre son érection matinale. Qui s'intensifia lorsqu'il en prit justement conscience. Cette petite allait le rendre fou. Il enfouie son nez dans son cou et inspira profondément. Elle sentait encore les effluves du plaisir de la veille. Sans qu'il ne comprenne vraiment ce qu'il faisait, ses doigts commencèrent à caresser le ventre de Reby, se délectant de la douceur du toucher.

Elle gigota dans son sommeil, frottant malgré elle son fessier contre son sexe. Un grondement sourd fit vibrer son torse sans qu'il n'arrive à le réprimer. Sa main quitta son ventre pour attraper son sein qu'il malaxa doucement tel un chat ronronnant. Tout dans les courbes de Reby l'incitait au vice.

Il glissa son autre bras sous sa taille, l'enfermant complètement dans son étreinte. Elle le rendait fou et il ne voulait pas se retenir. Il aimait particulièrement la torpeur du petit matin pour se laisser aller à quelques moments de tendresse.

Sa main glissée sous sa taille finit par trouver l'entrecuisse de Reby, qu'il caressa doucement avant d'insinuer un doigt plus avant pour le poser sur son clitoris et y effectuer de petites pressions. Bientôt, il sentit la petite main de Reby se refermer sur son bras, signe qu'elle se réveillait.

Reby se sentait terriblement bien. Une douce chaleur irradiait dans son dos, le souffle de Gadjeel lui chatouillait le cou, sa main pétrissait doucement son sein et… son doigt imprimait un rythme délicieux. Sa main glissa sur l'avant-bras musclé de Gadjeel et le sera doucement, lui intimant de ne surtout pas s'arreter. Elle tenta d'ecarter un peu les cuisses et senti contre ses fesses l'erection puissante de son amant. Un gémissement de satisfaction lui échappa et elle se frotta davantage contre lui avant de mouvoir son bassin vers sa main, cherchant plus de caresses sur son sexe. Il glissa ses doigts plus loin et vint caresser l'entrée de son vagin, déjà humide et glissant.

«Gadjeel» murmura-t-elle, sa voix alanguie par le plaisir. Il enfonça un doigt en elle, lui arrachant une longue plainte de satisfaction. Patiemment, il la pénétra de ses doigts, appuyant sur ses parois, préparant sa petite chatte à accueillir sa virilité. Son autre main ne lâchait pas sa poitrine, pétrissant ses seins, faisant rouler ses tétons entre ses doigts. Elle n'était plus que plaintes et gémissements et, lorsqu'elle chercha à se retourner pour au moins l'embrasser, il la maintint comme elle était. Retirant ses doigts de son sexe et de ses seins, il la saisit par les hanches et inclina son bassin de sorte que son gland se positionne à l'entrée de son vagin. Il la sentit retenir sa respiration et se tendre alors qu'il s'immisçait délicatement en elle, se délectant de sa chaleur étroite.

«Reby…» grogna-t-il en s'immobilisant en elle pour lui laisser le temps de se détendre.

Ses bras s'enroulèrent autour de sa taille et il la serra fort contre lui, s'enfonçant encore un peu plus. Ses mains agrippèrent ses bras, ses ongles se crispant dans sa peau.

«Gadjeel…» gémit-elle de nouveau. Elle renversa sa tête en arrière, collant sa joue à la sienne et il la sentit se détendre entre ses bras. Il commença à bouger très délicatement.

Les sensations étaient différentes mais il fallut peu de temps à Reby pour décréter que c'était au moins aussi bon que la veille, si ce n'est meilleur.

Les brumes du sommeil bientôt complètement dissipées, Reby laissait son corps danser au rythme que celui de Gadjeel lui imposait. Bientôt, une chaleur gonfla dans son bas ventre alors qu'elle rebondissait contre le bassin du chasseur, cherchant à combler un vide inconnu, accélérant la cadence sans s'en rendre compte. Comme fiévreuse, uniquement guidée par le désir, elle guida la main de Gadjeel vers son clitoris, lui réclamant des caresses.

Accédant à la requête silencieuse de la jeune femme, il fit glisser son doigt en petits cercles sur son bouton de chaire rouge et gonflé. Elle ne put retenir son cri de plaisir alors qu'il continuait de la pilonner par derrière. Et soudain, alors qu'il était au bord de la jouissance, il senti le corps frêle de Reby se figer une demi-seconde avant d'éclater brutalement en spasmes de plaisir. Son cri de jouissance resonna dans la chambre.

Elle était en train de jouir sur sa queue et cette réalité acheva de lui faire perdre la tête, le plongeant lui-même dans l'orgasme. Un râle s'échappa de sa gorge alors qu'il se vidait en elle en quelques vas et viens libérateur.

Puis, il s'immobilisa et, entourant la jeune femme de ses bras, il la garda fermement collée contre lui, son nez plongé dans sa nuque, respirant son odeur.

Reby, les yeux mi-clos, n'était plus sûre d'être tout à fait vivante. C'était donc ça, monter au septième ciel…