Petit mot de l'auteure : ça m'a donné faim.
Jour 14 : Genre : fluff
Contexte : pas de contexte précis
- Je déteste les règles... marmonna une Nina alitée.
- Ça, je crois que je m'en étais rendu compte, rigola Matthias. Tu as un don pour te moquer du règlement.
- Oui, c'est vrai, mais je ne parlais pas de ces règles là.
Quand il réalisa que la Grisha parlait de ses menstruations, il rougit un peu.
- Mais pourquoi ce mot a-t-il cet effet là sur les hommes ? Soupira Nina.
- Je... on n'en parle pas vraiment à Fjerda. C'est... une affaire de femmes.
- Bah c'est plutôt con.
Comme à chaque fois que Nina critiquait sa contrée d'origine, Matthias sentit son patriotisme s'éveiller. Néanmoins, il décida de se contenir : la rousse n'avait pas entièrement tort. Si on lui avait parlé de règles plus tôt, il ne se tiendrait pas debout aussi gauchement, à ne pas savoir quoi faire pour la soulager. Admettant son ignorance, il se décida à rectifier le tir.
- Qu'est-ce qui pourrait t'aider à ailler mieux ?
- Des gaufres...
Bah voyons. Pourquoi il avait posé la question, déjà ?
- Mais je ne suis pas en état d'en faire, pleurnicha-t-elle.
- Et moi, je ne sais pas en faire... regretta le blond. Sauf si... Si je t'installe le sofa dans la cuisine, tu crois que tu pourrais t'y installer ? Comme ça tu pourrais me guider pour la recette ?
- C'est une bonne idée, s'enthousiasma Nina.
Ni une ni deux, ils transportèrent la malade jusqu'à la cuisine où Matthias tâcha de réunir les ingrédients indiqués par Nina. Il passa alors les minutes suivantes à casser des œufs, battre la crème, essayer de forger les gaufres parfaites.
Au final, ce qu'il obtint fut une sorte de gâteau peu esthétique.
Pourtant, Nina mordit dedans à pleines dents.
- C'est délicieux !
Quand il en goûte une, le blond se rendit compte que la Grisha n'avait pas mentit : ce qu'il avait fait se mangeait.
- J'ai eu la meilleure des professeures, dit-il.
- Et moi le meilleur des élèves.
