Hello!
Voici un petit OS écrit pour la 177ème Nuit du FoF, sur le thème "Pleuvoir"! Et qui de mieux pour aller avec ce thème que celui qui n'aime pas la pluie, j'ai nommé, Roy Mustang!
Roy Mustang, Riza Hawkeye, Royai
5+1 drabbles, deuil, morts canons, pré et post canon, et un chouïa de fluff à la fin
Bonne lecture!
D'aussi loin qu'il s'en rappelait, la pluie n'avait jamais accompagné le deuil de Roy.
Un soleil radieux brillait au-dessus de sa tête, ignorant les larmes du petit garçon debout au bord de la tombe, trop large pour une seule personne. Roy s'agrippa à la main de sa tante Chris, la seule famille qui lui restait au monde. Il voyait ses parents, l'unique constante de sa vie durant huit ans, disparaître pour la dernière fois. Pour la première fois de sa vie, il réalisa que la mort était inévitable, et qu'elle pouvait survenir à tout moment, sans se soucier de ceux qui restaient derrière. Une vie s'éteignait, et c'étaient plusieurs vies qui s'en trouvaient bouleversées.
Quelques nuages parcouraient le ciel bleu et glacial au-dessus du petit cimetière où Roy venait d'enterrer son ancien maître, Berthold Hawkeye. De la buée s'échappa de sa bouche lorsqu'il proposa sa carte à Riza, espérant qu'elle demanderait de l'aide en cas de besoin. Elle était désormais seule au monde, et Roy ignorait ce qu'elle voulait faire de son futur. Étrangement, elle ne semblait que résignée par la mort de son père. Ses yeux étaient restés secs durant l'enterrement, et c'est d'une voix douce qu'elle lui offrit de lui donner le secret de l'alchimie de flammes, pour qu'il réalise son rêve.
Le cagnard d'Ishval, la sécheresse, et le manque d'eau se gravèrent dans la mémoire de Roy le jour où il mit le pied pour la première fois sur le champ de bataille. Ce jour-là, il réalisa, le cœur déchiré, que son alchimie n'était pas utilisée pour le bien du peuple. De retour au campement, il en vomit, à cause de l'odeur des corps carbonisés, de sa propre culpabilité, et parce qu'il savait qu'il devrait faire la même chose le lendemain, et le jour d'après, et tous les jours jusqu'à ce que l'armée décide qu'il y avait eu assez de morts.
Lorsque la première pelletée de terre atterrit sur le cercueil de Maes, Roy crut qu'on lui transperçait le cœur. Il revit les moments passés avec lui, depuis l'académie, toutes leurs discussions sur le futur d'Amestris, les ambitions de Roy, les projets de Maes et Gracia, après la guerre. Il revit son propre espoir que son meilleur ami le voie comme plus que cela, mais cet amour était resté sans retour. Désormais, il n'y aurait plus de souvenirs communs. Roy restait seul, une tempête dans le cœur et l'esprit, alors que le soleil tiède de septembre peinait à réchauffer son corps.
Le Jour Promis, le soleil brillait sur Central City, signe que l'éclipse aurait malheureusement bien lieu. Mais Roy ne s'en souciait plus alors qu'il voyait Riza se vider de son sang, par sa faute. Perdre Riza, celle qu'il aimait, qu'il avait blessée, et qui pourtant restait à ses côtés, lui était insupportable. Il ragea contre les hommes qui le maintenaient prisonnier, il maudit le docteur à la dent d'or, qui le tentait avec la pierre philosophale, il se haït pour le danger auquel il l'avait exposée. Alors que Riza restait silencieuse, le regard vague, le désespoir et le chagrin l'envahirent.
Aussi, le jour où il plut pour un jour heureux de sa vie, Roy ne détesta plus la pluie autant qu'il l'avait fait au cours de sa vie.
Une pluie battante attendait Roy et Riza à la sortie de la mairie de Central, et leurs amis et familles s'étaient réfugiés sous une myriade de parapluies en patientant. Breda se précipita vers les jeunes mariés avec un parapluie et le leur offrit en souriant. «Pas besoin de confettis ou de riz quand le ciel vous acclame déjà, n'est-ce pas?» plaisanta-t-il. «Nous avons choisi le jour parfait!» répliqua Roy, son bras autour de la taille de Riza. Il se tourna vers elle, rayonnant, et ils s'embrassèrent passionnément, heureux de pouvoir enfin le faire publiquement.
