Petit mot de l'auteure : ce texte a été écrit pour la 171e nuit du FoF sur le thème "calme"
évidemment, j'ai une grande pensée pour dame Maggie Smith.
Remus devait l'admettre : il était assez décontenancé. Un regard vers Sirius, James et Peter, tous les trois assis à ses côtés devant le bureau de McGonagall, lui apprit qu'il en était de même pour eux. Bien. Si ses camarades semblaient tout aussi étonnés que lui quant à leur convocation, c'est qu'ils n'avaient pas fait un coup en douce dont il ignorait l'existence.
Maintenant, restait à savoir pourquoi ils étaient dans ce fichu bureau.
- Bien. Je vous ai convoquée car je suis inquiète.
- À cause de... ?, lança Sirius.
- À cause de vous, pardi !
Bon, Remus ne s'attendait pas vraiment à ce que McGonagall les ait convoqués pour louer leurs méritent et dire à quel point ils étaient ses élèves préférés, mais tout de même. Cela aurait sympathique. Plus sympathique que le regard qu'elle leur lançait, en tout cas.
Devant celui-ci, James ne put que protester : ils n'avaient strictement rien fait ! Ce à quoi la professeure s'empressa de répondre :
- Justement. Vous êtes trop calmes. Cela fait deux semaines que je n'ai pas entendu parler de vous. C'est... suspect.
- Les examens approchent, madame, fit remarquer Peter.
- Et depuis quand ça vous arrête ?
C'était une bonne remarque. Néanmoins, il était hors de question que Remus ne le reconnaisse. Il rétorqua donc :
- Ce sont les ASPIC. Ce n'est pas rien.
- Je ne vous crois pas, dit McGanogall. Les BUSES vous avez fait redoubler d'ingéniosité.
- Il fallait dire que semer le chaos était une super méthode de révision, fit remarquer James. On a pu voir pleins de nouveaux sorts ! Vous vous rappelez l'Optimal que j'ai décroché en Métamorphose ? Je ne l'aurais jamais eu si je n'avais pas pu m'entraîner à la transformation de poignées en limaces la veille.
- Vous auriez pu maîtriser ce sort en quatrième année, si vous aviez écouté le cours au lieu de faire apparaître du shampoing sur le bureau de votre camarade.
James ouvrit la bouche mais le regard perçant de McGagonagll le dissuada de répondre. Celle-ci poursuivit donc :
- Donc comme je le disais, je ne crois pas un seul instant à votre soudain bachotage. Je pense qu'au contraire, vous appliquez la méthode en quatre étapes : se reposer, se détendre, se rafraîchir et se renouveler. Alors voilà pourquoi je vais ai convoqué aujourd'hui. C'est pour vous dire que peu importe comment vous vous renouvellerez : je serai là pour vous coincer et vous remonter les bretelles. C'est clair ?
Les quatre garçons hochèrent alors la tête et, sans un mot, sortirent lorsqu'elle les congédia.
Enfin seuls, les réactions fusèrent :
- C'est tellement injuste, se plaignit Peter. Même quand on ne fait rien nous sommes suspectés !
- Oui, c'est vraiment un délit de faciès, nous n'avons jamais rien fait qui pourrait laisser croire qu'on prépare un mauvais coup sur le long terme ! Protesta Sirius.
- Ceci étant dit... c'est vrai qu'une petite pause m'a fait du bien, commenta pensivement James. Les révisions étaient si ennuyeuses que j'ai eu plein d'idées de farces.
- Oh, moi aussi ! S'enthousiasma Sirius.
Lorsqu'ils se firent prendre deux mois plus tard par McGonagall à l'issue de la farce la plus monumentale jamais produite à Poudlard, les Maraudeurs lui assurèrent que s'ils avaient fait ça, c'était uniquement pour ne pas lui causer plus de cheveux blancs, elle qui avait l'air si inquiète de les voir calmes. C'est qu'ils se souciaient de sa santé, par Merlin !
