Dossier n°4 : Au secours des Balances Tatoués (partie 1/6)
Avant tout, dressons la liste des effectifs actuels de la police scientifique : Saori (le Chef), Seiya (le Boulet), Shiryu (le Tatoué), Hyoga (le Glaçon), Ikki (le Justicier Barbare), Ichi (le Griffu) et Ban (le Muet). Ce dernier a été libéré par le Comité de la Fanfic et ne doit toujours pas s'exprimer plus d'une fois durant douze chapitres.
Le papy de Shiryu n'a toujours pas digéré (moralement) le riz périmé d'il y a plusieurs jours de son petit-fils, et refuse catégoriquement de lui parler.
Hyoga est toujours en froid avec Milo. Lorsque ce dernier l'avait aidé à renouer avec Camus, il ne l'avait pas remercié à temps.
Ikki est enfin sorti de prison après avoir passé à tabac un kendoka chauve, violent et détestant les enfants. Pour l'instant, il partage son bureau de médecin légiste avec Ichi.
Et aux dernières nouvelles, selon Shiryu, l'arrière-grand-tante de Nachi est toujours malade. Mais personne ne sait ce qu'il est advenu de M. Lupus, exceptés le narrateur, les lecteurs, et peut-être Saga.
Une matinée normale, chez Ikki et Shun...
Ikki fait irruption dans la cuisine. Shun l'accueille avec un très grand sourire.
Shun : Bonjour, grand frère !
Ikki : Bonjour, Shun.
Ikki prend une chaise et fait honneur au petit-déjeuner préparé avec tant d'amour par Shun en s'empiffrant. Tiens, c'est bizarre... D'habitude, il ne mange pas si vite.
Voix : Ça sent bon !
Un individu à moitié habillé et à moitié indésirable en ces lieux fait son apparition. Shun l'accueille avec un grand sourire.
Shun : Bonjour, Seiya !
Seiya : Bonjour, Shun. Ça a l'air bon tout ça !
Shun : Vas-y, sers-toi.
Hop ! Un autre glouton à table. Depuis que Seiya loge chez Ikki, il se lève toujours à temps pour ne pas louper le copieux petit-déjeuner. Mais cela n'arrange pas tout le monde. Ikki en accélère sa vitesse de mastication. C'est SON petit-déjeuner à lui, tout de même ! Une fois que le médecin légiste a avalé les trois quarts de la table (des aliments hein, pas la table elle-même), sa bouche change de fonction.
Ikki : Alors, que disent les pompiers ?
Ikki a évidemment hâte que Seiya rentre enfin chez lui.
Seiya : Je sais pas, je viens de me lever.
Ikki : Donne-moi leur numéro, je m'en occupe.
Sitôt fait, Ikki va s'isoler pour téléphoner.
Voix : Allô ?
Ikki : Les pompiers de Seiya, s'il vous plaît !
Voix : On s'occupe de l'appartement de Seiya, en effet. Vous êtes ?
Ikki : Quand est-ce qu'il sera sûr, son taudis ?!
Pompier : Son quoi ?!
Ikki : Son appart !
Pompier : Pas tout de suite.
Ikki (s'emportant) : Grouillez-vous !
Pompier : Y'a pas le feu, voyons !
Ikki : Ben alors, où est le problème ?!
Pompier : Écoutez, monsieur. Laissez-nous faire notre boulot ! Et qui êtes-vous, d'abord ?
Ikki : Je suis... euh... un tueur en série qui s'attaque uniquement aux pompiers traînards !
Pompier (tout bas) : Encore un fou échappé de l'asile...
Ikki (tout rouge) : Quoi ?!
Pompier : Merci de votre appel. Au revoir !
Clic ! Le pompier raccroche. Le pauvre Ikki manque de piquer une crise, il ne supportera pas Seiya un jour de plus dans SA maison ! Trois jours déjà qu'il partage SA douche avec lui. Trois jours qu'il lui pique SON fauteuil préféré. Trois jours qu'ils partent ENSEMBLE au travail. Y'en a marre ! Il se calme progressivement et rappelle les pompiers.
Pompier : Allô ?
Ikki prend cette fois une petite voix timide.
Ikki : Euh... Vous êtes les pompiers de chez Seiya ?
Pompier : Oui. À qui ai-je l'honneur ?
Ikki : Je suis Shun, le petit frère d'Ikki. Vous savez, le médecin légiste des Experts qui a échappé de peu à la prison, juste parce qu'il avait défendu son frérot... moi, quoi, contre un vilain chauve.
Pompier : Oui. Et ?
Ikki : Seiya loge chez nous en ce moment, mais son appartement lui manque terriblement. Sa tristesse me rend triste et ma tristesse met mon frère en colère.
Pompier : En clair ?
Ikki : Je crains qu'il s'en prenne à vous si vous ne vous dépêchez pas. Il est déjà furax, je ne pourrai plus le retenir très longtemps.
Pompier : Ah... Oui... Je vois...
Ikki : Alors, faites vite !
Pompier : Oui. Merci de nous avoir avertis, Shun.
Ikki : De rien !
Clic ! Fier de sa ruse, Ikki redescend à la cuisine où Seiya termine de manger. Quand tout à coup... Driiing ! Seiya reçoit un appel. Qui cela peut-il être ?
Seiya : Allô ? ... Ah, salut ! Quoi de neuf ? ... Ah oui ? ... Pourtant, hier vous m'aviez dit que... Faut pas vous sentir pressés, vous savez... Bon, d'accord... Merci !
Clic ! Il raccroche.
Ikki : Alors ? C'était qui ?
Seiya : Les pompiers. Je pourrai réintégrer mon appartement dès ce soir.
Ikki a grande peine à retenir sa joie, contrairement à Shun qui montre sa déception.
Shun : Tu vas déjà partir, alors ?
Seiya ose jeter un regard furtif vers Ikki, qui le fusille du regard.
Seiya : Désolé, Shun. Je n'habite pas ici, tu sais.
Shun : Mais tu peux ! Hein, Ikki ?
Le lendemain soir...
Ikki : Shun, j'ai besoin de ton avis. J'arrive pas à me décider.
Ikki lui présente deux tee-shirts : un blanc et un bleu.
Shun (étonné) : Tu ne mets pas ton tee-shirt noir avec la tête de mort ?
Ikki : Non, ça pourrait la choquer. Alors ? Blanc ou bleu ?
Shun : Bleu. Ça va mieux avec tes cheveux.
Ikki achève de se préparer, puis... Driiing !
Ikki (sursautant) : La voilà !
L'aîné court vite à la porte d'entrée, vérifie qu'il est bien coiffé, sourit et ouvre la porte. Son sourire s'efface aussitôt.
Seiya : Salut Ikki !
Le médecin légiste ne réagit pas. Seiya devient hésitant.
Seiya : Shun m'a invité, tu n'étais pas au courant ?
Ikki : Si...
Seiya : Alors, je peux entrer ?
Ikki : Oui...
Seiya : Tiens, comme je sais que Shun adore la noix de coco, je lui en ai apporté.
Ikki prend le plat que Seiya lui tend et regarde attentivement à l'intérieur, méfiant.
Ikki : On dirait qu'il y a un peu de chocolat, aussi...
Seiya : Oui, désolé, j'ai fait de mon mieux pour éplucher les bountys.
Pendant que Ikki reste figé de stupeur, le héros entre et rencontre Shun. Celui-ci est content de revoir son ancien garde du corps et le prend dans ses bras.
Shun : Seiya ! Ça fait plaisir de te revoir !
Seiya : Oui, moi aussi.
À présent, Ikki regarde Seiya avec des yeux rouges. Non seulement il arrive en avance mais en plus, il prend son frangin dans ses bras ! Avant qu'il ne soit trop tard, Shun relâche Seiya.
Seiya : Dis, Ikki a l'air fâché.
Shun : Non, il doit être plutôt stressé.
Seiya : Et il a l'air de s'être fait plus coquet...
Driiing ! La sonnerie retentit à nouveau. Ikki rouvre la porte et retrouve le sourire.
Ikki : Esméralda !
Esméralda : Bonsoir, Ikki ! Merci beaucoup pour ton invitation !
L'avocate lui donne une bouteille de champagne et ils se font la bise.
Ikki : Je t'en prie, entre.
Toujours en compagnie de Shun, Seiya observe.
Seiya : On dirait qu'il est amoureux...
Esméralda vient vers eux et les salue. Puis le regard de Seiya passe alternativement d'Esméralda à Shun.
Seiya (surpris) : Ah, c'est pour ça que Ikki s'intéresse tant à vous, vous ressemblez tellement à son frère !
À présent, le visage d'Ikki vire au rouge. Est-ce de la gêne, ou de la colère et l'envie de massacrer Seiya ?
L'atmosphère se détend un peu jusqu'au repas où Seiya s'est goinfré avec les petits fours. Un peu plus tard, Ikki revient de la cuisine, portant des plats et le tablier de Shun sur lequel est écrit en grand : "NON à la violence !". Ikki sent le regard amusé de Seiya et tente de garder son calme. Lorsque la table est prête, Ikki lève son verre.
Ikki : À Esméralda, brillante et sympathique avocate qui m'a sorti de prison !
Shun : À Esméralda !
Seiya suit le mouvement.
Seiya : À Esméralda !
Après quoi, Shun lève son verre à son tour.
Shun : À Seiya, qui m'a protégé sans relâche pendant plusieurs jours et qui... et qui...
Shun est submergé par l'émotion. Il sort son mouchoir et s'essuie les yeux.
Shun : Et qui était prêt à se prendre une flèche à ma place ! À Seiya !
Esméralda : À Seiya !
Seiya (suivant encore) : À moi !
Bizarrement, Ikki ne suit pas, lui. Shun se tourne lentement vers son frère, interloqué.
Ikki (suant) : À Seiya !
Puis le repas se passe sans incident, Seiya étant occupé à manger tout le temps.
Esméralda : C'était délicieux ! Bravo à vous deux !
Shun : Vous savez, Ikki a presque tout cuisiné tout seul.
Esméralda (impressionnée) : Ikki ! Tu es un véritable cordon-bleu !
Seiya : Ce n'est pas pour rien qu'il a les cheveux bleus !
Heureusement pour Seiya, Ikki parvient à se maîtriser. Un peu plus et Seiya allait récolter quelques bleus.
Quelques jours plus tard, chez les Experts, comme à l'accoutumée, tout le monde est arrivé à l'heure, sauf Seiya qui a repris ses habitudes depuis qu'il habite de nouveau chez lui. N'importe qui serait sanctionné pour cumuler autant de retards, mais il faut dire aussi que Saori craint de punir le Héros. Si Seiya ne se plaît plus ici, il va trouver une place ailleurs. Avec la popularité dont il jouit, cela lui sera très facile. La conséquence serait que la police scientifique perdrait sa mascotte et tomberait dans l'oubli. Et donc, Seiya fait un peu ce qu'il veut au boulot : la sieste, quelques heures de jeux en ligne, musique à fond, entraînement de basket dans les locaux...
Aujourd'hui, en arrivant, Seiya semble tout excité.
Seiya : Dis, Saori ?
Saori (soupirant) : Quoi ?! Qu'as-tu encore cassé ?!
Seiya : Mais rien du tout !
Saori : Alors, qu'est-ce que tu me veux ?
Seiya : Ma soeur arrive du Japon aujourd'hui.
Saori : Oui, tu peux...
Seiya (l'interrompant) : C'est vrai ?! Tu veux bien ?!
Saori : Oui, tu peux aller la chercher à l'aéroport.
Seiya : En fait, je ne pensais pas avoir besoin de ta permission pour ça.
Saori (agacée) : Alors, que veux-tu, à la fin ?!
Seiya : Ma soeur est agent de police. Enfin, était. Elle a été licenciée. J'ai pensé qu...
Saori (le coupant) : NON !
Seiya (étonné) : Mais attends, j'ai pas fini ma phrase !
Saori : Tu allais me demander de l'embaucher !
Seiya : Oui. Tu as compris si vite ?!
Saori : Et c'est NON !
Seiya : Pourquoi ?
Saori : Parce que !
Seiya : Allez, sois sympa !
Saori : T'es sourd ?! J'ai dit NON ! N-O-N !
Seiya : Très bien, je n'insiste plus.
Saori : Parfait !
Seiya : Je démissionne !
Saori (choquée) : QUOI ?!
Seiya : Je démissionne et je vais aller proposer mes services à la police locale. Eux au moins, ils me respectent ! Et en plus, ils m'ont offert un gyrophare tout neuf !
Saori (paniquée) : Ah non mais attends, tu ne peux pas démissionner comme ça ! Et puis, on t'aime bien, nous, ici !
Pourtant, à voir l'expression des visages qui les entourent, on penserait plutôt le contraire.
Saori : N'est-ce pas, Shiryu ?
Shiryu : Oui, bien sûr ! Hein, Hyoga ?
Hyoga : Absolument !
Saori : Tu vois ?
Seiya : Dans ce cas, vous devriez apprécier ma soeur, elle est comme moi !
Gloups ! Voilà une nouvelle qui est très loin de rassurer le trio Saori-Shiryu-Hyoga.
Seiya : Alors, c'est toujours non ?
Saori : Essaie de comprendre, je ne peux pas l'embaucher comme ça...
Seiya : Ok, je pars.
Saori : Mais je peux faire une exception !
Seiya : Ah oui ?
Saori : Seulement, à la première faute qu'elle commet, elle est virée !
Seiya : Mais t'écoutes quand je te parle ?! Je t'ai dit qu'elle est comme moi, il n'y a donc aucun risque !
Durant le temps de midi, Seiya part chercher sa soeur. Ses collègues peuvent enfin exprimer leur inquiétude.
Shiryu : UN Seiya, c'est déjà insupportable, mais alors DEUX...
Hyoga : Il a raison. Moi, ça me rend déjà malade.
Saori : Du calme. Dès que sa soeur fait une connerie, je la vire.
Shiryu : On pourra l'aider un peu ?
Saori : Je ne pense pas que ce sera nécessaire, si c'est la soeur de Seiya.
Hyoga : Et il dit qu'elle est comme lui. Catastrophe !
M. Cygnus se lève.
Saori : Où vas-tu ?
Hyoga : Je ne veux pas être là quand ils sèmeront la pagaille ici ! Je reviendrai dans quelques heures, quand tu auras viré sa frangine.
Shiryu : Je viens avec toi !
Saori (inquiète) : Mais attends ! T'as dit il y a un instant que...
Shiryu : Et tu as répondu que ce n'était pas nécessaire.
Saori : Oui mais, au cas où, tu pourrais l'aider à faire une bêtise, comme tu dis.
Shiryu : Non, ce sera sans moi.
Saori : Mais j'ai besoin de ton cerveau !
Shiryu (intéressé) : Ah oui ?!
Saori : Avec ton extraordinaire intelligence, tu pourrais concocter un plan infaillible pour l'inciter à la faute !
Shiryu (flatté) : C'est vrai, tu as raison...
[Note de l'auteur : J'ai une note à vous communiquer.]
[Seconde note de l'auteur : C'est pas celle-ci, c'est la suivante !]
[Troisième note de l'auteur : Pour éviter toute confusion à la lecture entre Seiya et Seika, dont les noms se ressemblent beaucoup, le nom de la soeur du héros sera écrit en italique.]
[Quatrième note de l'auteur : Voir la troisième note de l'auteur.]
[Cinquième note de l'auteur : (pas de note)]
[Première note des lecteurs : C'est pour quand la suite ?!]
[Septième note de l'auteur : Ça vient, ça vient...]
[Deuxième note des lecteurs : Où est passé la sixième note de l'auteur ?]
[Dixième note bis de l'auteur : C'est marqué sur la huitième note !]
[Deuxième seconde note des lecteurs : Et où... Non, rien.]
Dans le courant de l'après-midi, Seiya est de retour au poste en compagnie de sa soeur. Il se gare sur le parking, à cheval (!) sur sa place et celle de Hyoga.
Seika (gênée) : T'étais obligé de faire tourner ton gyrophare durant tout le trajet ?
Seiya : Il n'est pas là pour décorer, non ?
Seika : T'es sûr que ma présence ne va pas déranger tes collègues ?
Seiya : Non, pas du tout. Ils meurent déjà d'impatience de faire ta connaissance !
Avant d'entrer, Seiya la met en garde.
Seiya : Je dois te prévenir qu'ils sont un peu... bizarres. Mais fais comme s'ils étaient comme toi et moi.
La fratrie pénètre dans le bâtiment et rencontre les autres Experts.
Seiya : Coucou, c'est nous ! Je vous présente ma soeur, Seika.
Saori (sourire forcé) : Enchantée !
Les deux jeunes femmes se serrent la main.
Seika (étonnée) : Pourquoi vous me donnez une cravache ?!
Saori (sursautant) : Oh ! Rendez-la-moi !
D'un geste brusque, le chef reprend son bien.
Seiya : Et voici mon pote Shiryu.
M. Draco lui tend la main.
Shiryu : Enchanté également.
Seiya : Montre-lui ton tatouage !
Shiryu : Non, une autre fois.
Seiya : Allez, vas-y !
Shiryu : Non, je te dis ! Cette chemise m'a coûté trop cher.
Seika : Dommage. Mon frère m'a dit que votre hippocampe était magnifique.
Shiryu (râlant) : C'est pas un hippocampe, c'est un dragon !
Seiya : Ah ? Tu l'as changé depuis la dernière fois ?
Shiryu (agacé) : Ça a TOUJOURS été un DRAGON !
Seiya : Oui, oui, c'est ça.
L'agent à la chevelure d'ébène sent la colère monter en lui. Craaaaatch ! Ça y est, la chemise est déchirée.
Shiryu : Alors ?! C'est pas un dragon, ça, peut-être ?!
Seika (sidérée) : Si...
Shiryu (fier) : Ah !
Seiya ouvre maintenant la porte d'un petit bureau. À l'intérieur, des dizaines de photos d'une femme.
Seiya : Tiens ! Où il est passé, le Glaçon ?
Saori : Hyoga ? Parti !
Seiya : Dommage !
Seika : Il est marié ?
Seiya : Non.
Seika : Alors qui est cette femme, sur toutes ses photos ?
Seiya : Ah ! C'est sa maman. Allez viens, je vais te présenter au reste de l'équipe.
Quelques secondes plus tard, les voilà dans le fief d'Ikki. Ichi lui tient compagnie.
Seiya : Salut les gars ! Je vous présente Seika, ma grande soeur !
Ichi (approchant) : Enchanté !
M. Hydra lui tend la main mais Seika n'est pas rassurée.
Ichi : Y'a un problème ?
Seiya : Oui, tes griffes !
Ichi : Quoi ? Elles ne sont pas assez pointues ?
Quant à Ikki, il est occupé à autopsier une araignée. Seika s'approche de lui à une distance raisonnable.
Seika : Bonjour, monsieur.
Ikki (sec) : C'est ça, bonjour.
Seika : Cette araignée a mordu quelqu'un ?
Ikki : Non, mais elle a fait peur à mon frérot !
Les présentations étant faites, les deux membres de la famille Saint ressortent.
Seika : Tu as raison : ils sont VRAIMENT bizarres, tes coéquipiers !
Seiya : Attends, t'as pas encore vu Ban ! T'as plus de chance de pouvoir communiquer avec un mur qu'avec lui !
Dans une prison de la ville, un membre de la police la plus réputée du pays rend visite à un détenu dans une salle frigorifiée.
Hyoga : Bonjour, monsieur Tal.
Chris Tal : Je t'en prie, appelle-moi Chris Tal ! Que me vaut l'honneur de ta visite ?
Hyoga : Tout d'abord, je compatis à votre situation. Vous êtes quelqu'un de formidable et vous ne devriez pas être ici.
Chris Tal : Oui, oui, ça va. Je me souviens que tu as essayé de m'aider le jour de mon arrestation.
Hyoga : En plus, vous êtes un ancien ami de mon Maître Camus.
Chris Tal : Comment ça, "Maître" ?
Hyoga : Il m'apprend à fabriquer des frigos.
Chris Tal : Ah ! Je vois. Et tu tiens le coup ?
Hyoga : Comment ça ?
Chris Tal : Tu n'as pas froid ?
Hyoga : Froid ?! Ça veut dire quoi, ça ?
Chris Tal (épaté) : On dirait que tu es doué, petit !
Hyoga : Oui mais... Il y a une chose que je voudrais savoir faire et que même Camus ne sait pas faire...
Chris Tal : Mes glaçons aux formes variées ?
Hyoga : C'est ça ! J'aurais besoin d'apprendre.
Chris Tal : Désolé, mais en prison, je n'ai pas le matériel nécessaire.
Hyoga : Mais moi, si.
Le policier lui montre sa glacière remplie de glaçons et sa trousse à outils de toute sorte.
Chris Tal : Génial ! Quelle forme veux-tu donner à ton glaçon ?
Hyoga : Un scorpion.
Chris Tal (s'écriant) : Un scorpion ! Ça va pas être commode.
Hyoga : Pourquoi ?
Chris Tal : Un scorpion, ça a huit pattes et deux pinces. Et je ne parle même pas de l'aiguillon. Et je suppose que tu veux un travail minutieux.
Hyoga : Vous n'y arriverez pas ?
Chris Tal : Si, mais ça va me prendre du temps. Et je ne pourrai pas y travailler en dehors de cette pièce, sinon le glaçon va fondre. Je dois le faire dans le froid, mais on ne me laisse venir ici que lors des visites.
Hyoga : Alors, commençons tout de suite !
Chris Tal : Ok. Mais d'abord, il faut des glaçons de bonne qualité.
Hyoga : Et comment on voit ça ?
Chris Tal : Ça ne se voit pas, ça se sent au goût. Je peux t'en prendre un ?
Hyoga : Oui, allez-y, Maître.
À la police de Mlle Kido, les heures passent en toute quiétude. Seika a évité tous les pièges tendus par Shiryu. Saori vient râler auprès de ce dernier.
Saori : Alors ?! Comment se fait-il qu'elle n'ait encore rien cassé, elle ?!
Shiryu : Je n'y comprends rien, j'ai tout essayé ! Je lui ai fait taper un rapport de dix pages et contrairement à Seiya, elle l'a fait en moins d'une heure et sans casser ni le clavier, ni la souris, ni l'écran ! Même chose pour la photocopieuse, le téléphone et le fax : ils sont tous indemnes !
Saori : Mais enfin, il faut faire quelque chose !
Shiryu : Je lui ai même posé une tasse de café remplie à ras-bord sur une grosse pile de livres qu'elle transportait. Et elle n'a pas renversé une seule goutte !
Saori (agacée) : Quel toupet, elle exagère ! Elle fait exprès de ne commettre aucune erreur ! Grrrrr !
Un individu indésirable vient les rejoindre.
Seiya : Alors ? Comment elle se débrouille ?
Saori : Euh... Pour l'instant, pas trop mal...
Seiya : Je vous l'avais dit qu'elle était douée ! On est tous comme ça, dans notre famille !
Shiryu : Bien, la journée se termine pour moi. À demain !
Saori lui lance un regard implorant qui veut certainement dire : "Pitié ! Ne me laisse pas toute seule avec ces deux énergumènes !" Mais Shiryu fait semblant de ne pas comprendre et s'en va à grandes enjambées.
Toutefois, rien ne sert de paniquer car Hyoga est de retour et prend le relais. Il a l'air de mauvaise humeur.
Hyoga : Seiya ! Où t'as appris à te garer ?! T'es à moitié sur MA place !
Seiya : Hé, t'énerve pas, vieux ! Shiryu vient de partir. Tu n'as qu'à lui emprunter la sienne !
Hyoga : Le problème est que, comme MA place était occupée par un CRÉTIN, j'ai dû me garer ailleurs !
Seiya : Si t'étais plus sympa, la police locale t'aurait offert un gyrophare aussi et tu n'aurais pas eu ce problème.
Hyoga : J'ai tourné en rond pendant une demi-heure pour trouver une place libre, en vain, pour finalement me garer à un bon kilomètre d'ici !
Seiya : Et alors ? T'as marché un peu, ça fait du bien !
Hyoga : Tu sais bien que je n'aime pas le soleil ! Et je n'avais pas mon parasol !
Seiya : Et qu'y puis-je moi, si tu es assez distrait pour oublier ton parasol ?
Hyoga se retient difficilement de lui tirer dessus et entre dans son bureau en grognant. Dedans, il y découvre une inconnue en train de s'affairer à son bureau.
Hyoga : Hé ! Mais qui êtes-vous, vous ?! Et qui vous a permis de toucher à mes affaires ?!
Seika : Du calme ! Je nettoyais vos cadres à photos, c'est tout !
Hyoga (se calmant) : Ah... Eh bien, merci.
La jeune femme se lève et lui tend la main. Hyoga lui serre doucement.
Seika (frissonnant) : Votre main est toute froide !
Hyoga : Oh, désolé !
Seika : Vous devez être Hyoga. Moi, c'est Seika.
Hyoga : Enchanté, Seika. Vous me rappelez vaguement quelqu'un...
Seika : Mon frère, sans doute. On se ressemble beaucoup, Seiya et moi.
À ces mots, Hyoga est pris de panique et vérifie le produit avec lequel Seika a lavé ses cadres.
Seika : Il y a un problème ?
Hyoga (angoissé) : Ne touchez plus à rien !
Seika : Mais j'ai pas terminé de...
Hyoga (la coupant) : C'est bon, vous pouvez disposer ! Merci !
Seika, confuse, laisse l'agent Cygnus vérifier tous ses cadres un par un.
Seiya : Alors ? Il est un peu... spécial, hein ?
Seika : Carrément. Il n'y a que toi de normal, ici ?
Dans la rue aux escaliers presque infinis, Aldébaran dépose Shiryu devant le n°7. Le sympathique colosse fait toujours les livraisons puisque Jamian est encore en train de goûter les graines des autres villes du pays. L'enquêteur donne un gros billet à son porteur.
Shiryu : Merci, mon brave. Comme pourboire, je te propose de manger quelques grains de riz que mon Vieux-Maître cultive à l'ancienne.
Aldébaran : Euh... Non merci ! J'ai encore quelques courses à faire.
Shiryu : Comme tu voudras.
Le géant reprend son marathon. Shiryu sonne chez son idole, mais cela reste sans réponse.
Shiryu (surpris) : Hier, il m'a pourtant bien dit que je pourrais passer à cette heure-ci pour tenter de me faire pardonner !
Mécontent, il tambourine à la porte.
Shiryu : Hé ! Vieux Schn... Maître ! C'est moi ! Je vous implore à genoux de m'ouvrir, ô Grand Maître !
Rien à faire, seul le silence lui répond. Alors Shiryu abaisse la poignée et constate que c'est ouvert.
Shiryu : De quoi tu parles ?
Narrateur : De la porte !
Shiryu : Alors, c'est faux.
Narrateur : Ah bon ?!
Shiryu : Bien sûr. On dit "la porte est toutE vertE" et pas "tout vert", puisque "porte" est un mot féminin. En plus, la porte n'est même pas verte. Par contre, s'il s'agissait d'un tiroir...
Narrateur : Arrête de faire le malin et va secourir ton Vieux Bidule !
Shiryu (étonné) : Le secourir ?! Comment ça ?!
Narrateur : Oups ! Fais comme si j'avais rien dit.
Shiryu : Trop tard. Explique-toi.
Narrateur : Inutile, je ne dirai plus rien.
Shiryu : Alors pourquoi je t'entends encore ?!
Narrateur : Zut, je suis sur la mauvaise fréquence... Voilà. Tu m'entends toujours ?
Shiryu ne réagit pas.
Shiryu : Allô ? ... Narrateur ? ... Allô ? ... Flûte ! Il a raccroché.
Le jeune Expert entre sur la pointe des pieds. À l'intérieur, tout a l'air normal.
Shiryu (appelant) : Vieux-Maître ! Où êtes-vous caché ? ... Allez, montrez-vous ! Vous n'avez peut-être pas passé l'âge de jouer à cache-cache, mais moi, si !
Shiryu continue à circuler dans la maison apparemment vide. Après cinq minutes de recherches, il semblerait que le conteur des Légendes Légendaires soit absent. Mais Shiryu est un enquêteur expérimenté ! C'est pour cela qu'il remarque quelque chose de familier par terre... Shiryu ? ... Shiryu ! ... Sapristi ! Je vais devoir revenir sur la fréquence précédente... Shiryu ?
Shiryu : Oui ?
Narrateur : Regarde par terre !
Il baisse les yeux et l'aperçoit enfin. Le petit-fils du Vieux-Maître ramasse un poil.
Shiryu (s'exclamant) : Mais c'est un poil de sa barbe !
Il regarde de nouveau au sol et trouve un autre poil de barbe... Puis encore un autre... Et ainsi de suite. Tel le Petit Poucet, il suit les poils de barbe qui le mène droit à...
Shiryu : La machine à laver ?!
Le tatoué jette un coup d'œil à travers le hublot et sursaute. Son papy est à l'intérieur, ligoté et inerte, et sa peau semble avoir viré du violet au violet pâle.
Shiryu (paniqué) : MAÎTRE, TENEZ BON !
Le Vieux-Maître a-t-il rapetissé au lavage ? A-t-il déteint ? Les Experts vont-ils se retourner contre le fabricant du lave-linge ? En faisant la connaissance de ses collègues, Seika peut-elle se douter un seul instant qu'elle se trouve dans une fiction ? Et combien de temps faut-il pour éplucher un bounty ?
