Dossier n°4 : Au secours des Balances Tatoués (partie 2/6)
La police scientifique d'Athènes reçoit un renfort de taille : Seika, la soeur du héros national ! [Rappel : pour mieux distinguer leurs prénoms très proches, Seika est écrit en italique] Comme Seiya prétend qu'elle est comme lui, Saori et Shiryu tentent de la pousser à la faute. En vain.
Pour gagner l'estime de Milo, et obtenir un tatouage par la suite, Hyoga demande à Chris Tal de lui sculpter un glaçon en forme de scorpion.
L'histoire du riz périmé est restée pendant très longtemps en travers de la gorge du Vieux-Maître. Le papy finit tout de même par accorder une audience à Shiryu. Cependant, quand ce dernier se présente au n°7 de la rue à rallonge, il retrouve son aïeul ligoté et tout pâle dans la machine à laver !
Shiryu, paniqué, libère son papy de sa prison. Le barbu semble sans vie.
Shiryu (choqué) : C'est affreux... Affreux... Il me semble qu'il a rétréci.
À l'aide d'un mètre-ruban, il mesure son idole.
Shiryu : Oui, il a bel et bien rétréci. C'est vraiment trop horrible ! S'il l'apprend, son coeur va lâcher ! Et je devrai lui faire du bouche-à-bouche... Je lui dirai donc dès son réveil !
Baf ! Shiryu donne une petite claque à l'homme violet pour le réveiller. Hélas, le Vieux-Maître est toujours aussi inerte. Le tatoué réessaie mais cela ne change rien.
Shiryu (content) : On dirait que je vais pouvoir lui faire du bouche-à-bouche tout de suite !
Malheureusement, quelques baisers n'y changent rien. Après quoi, Shiryu se décide enfin à prendre son pouls.
Shiryu (sursautant) : Mais il ne bat presque plus ! Vite !
Affolé, l'Expert court à la cuisine et déniche un bocal de riz tout frais. Il le goûte d'abord.
Shiryu : Miam !
Puis il l'avale en entier.
Shiryu : Zut, il est déjà vide !
Il trouve un autre bocal de riz frais et court rejoindre la petite chose étendue au sol. Il lui met un grain de riz dans la bouche.
Shiryu : Allez, avale ! Avale !
Comme le Vieux-Maître ne réagit toujours pas, Shiryu lui remplit la bouche de riz et lui ferme.
Shiryu : Avale, je te dis !
Soudain, une armée de policiers débarque et le met en joue.
Un policier : Écartez-vous !
Shiryu : Mais je suis en train de le sauver !
Policier (sommant) : Écartez-vous immédiatement ou je tire !
Apeuré, Shiryu fait deux pas en arrière. Les secours se précipitent ensuite vers la victime et aèrent sa bouche.
Shiryu (affolé) : Non, ne lui enlevez pas le riz, c'est le seul remède qu'il connaisse ! Ne faites pas ça !
Un infirmier regarde Shiryu avec dégoût.
Infirmier : Monstre ! Vous avez tenté de l'étouffer avec du riz ! J'espère qu'on vous enverra sur la chaise électrique !
Shiryu (choqué) : Mais vous ne comprenez pas, j'étais en train de le sauver !
Les policiers viennent le plaquer violemment au sol...
Shiryu : AÏE !
... et lui passent les menottes.
Un policier : T'es en état d'arrestation, ordure !
Au journal télévisé du soir...
Présentateur : En fin d'après-midi a eu lieu une agression des plus sauvages ! Un vieil homme sans histoire, excepté son livre de légendes à dormir debout, a été brutalisé et gavé de riz jusqu'à en être tombé dans le coma ! Un suspect, présumé innocent mais sûrement coupable, a été pris sur le fait par les forces de police. D'après nos sources, l'auteur de cet acte odieux serait le propre petit-fils de la victime ! Et il y a plus grave encore : il est l'un des membres de la police scientifique que nous admirons tous. L'excellente réputation de cette police est maintenant souillée par un monstre nommé Shiryu Draco ! Qu'on le jette dans un puits !
Le lendemain matin, à la police scientifique, toute l'équipe s'est réunie. Et c'est la consternation.
Saori : Comment a-t-il pu faire une chose pareille... Il aurait dû penser que son acte allait ternir MON agence, il aurait pu démissionner avant ! Quel sale égoïste !
Le capitaine Oméga, de la police locale, vient leur rendre visite.
Oméga : J'imagine que vous êtes tous bouleversés.
Seiya : Ah ça, oui ! Je suis toujours en très bons termes avec Shiryu, contrairement à son pépé. Mais il ne vient jamais me rendre visite, à moi !
Oméga : Ah ? M. Draco s'était disputé avec son grand-père ?
Seiya : Oui, le vieux aurait été malade après avoir avalé du riz que Shiryu lui a fait livrer, et ne lui aurait toujours pas pardonné.
Oméga (songeur) : Et on l'a trouvé en train de l'étouffer avec du riz... De plus, il est l'unique héritier de la fortune et des vieilleries de son aïeul.
Saori (irritée) : La vermine ! Si je le pouvais, je le rouerais de coups de cravache dans le dos jusqu'à ce qu'on ne voie plus son tatouage !
Oméga : Est-ce que vous avez déjà vu Shiryu en colère ?
Hyoga : Oui. Par exemple, quand on lui disait que son tatouage représentait un hippocampe.
Ikki : Ou quand mon frérot lui expliquait gentiment comment utiliser le logiciel Résoucrime.
Saori : Ou encore quand Maske De More et Jabu étaient dans la même cellule et que De More ne passait pas à l'acte.
Oméga : Quel acte ?
Saori : Euh... La coupe du pain !
Seiya observe ses compagnons, atterré.
Seiya : Mais enfin, qu'est-ce qui vous prend ?! Shiryu est notre collègue et notre ami ! Comment pouvez-vous parler de lui ainsi ?! Il n'aurait jamais touché à un seul poil de barbe de son papy, il l'adorait trop !
Seika (fière) : Bien parlé, frangin !
Oméga : Pourtant, tout est contre lui : ils s'étaient querellés récemment, Shiryu a pu être appâté par l'héritage et en plus, on l'a pris sur le fait.
Seiya : Ban ! Dis-lui toi, qu'il se trompe !
Hélas, Ban Hi préfère économiser sa salive.
Seiya : Je vois ! Puisque c'est comme ça, j'enquêterai et je prouverai l'innocence de Shiryu !
Oméga : Je suis désolé, mais comme M. Draco est l'un des vôtres, vous ne pouvez pas enquêter sur cette affaire.
Seiya (insistant) : S'il vous plaît !
Oméga : Vraiment navré, mais c'est comme ça.
Seiya : Je vous ai rendu tellement de services que j'ai bien droit à une petite faveur !
Oméga (hésitant) : Oui, mais...
Seiya : C'est vrai ou pas ?!
Oméga : Oui...
Seiya : Alors, je peux ?
Oméga (résigné) : D'accord...
Seiya : Merci ! ... T'inquiète pas Shiryu, je vais t'innocenter rapidement !
Il se lève, imité par sa soeur.
Seika : Je vais t'aider.
Ichi se redresse à son tour.
Ichi : Moi aussi ! Seiya a toujours raison, je le suis !
Les deux "indésirables" et Ichi quittent les lieux.
Oméga (surpris) : Vous ne le suivez pas tous ?!
Saori : Non, on a encore plein de boulot ici. Allez les gars, c'est l'heure !
Chacun retourne à son poste et fait semblant de travailler. Sauf Hyoga qui enquête encore et toujours en secret sur le naufrage où sa maman a disparu.
Quelques minutes plus tard, l'équipe "Sauvons Shishi" arrive à l'hôpital. En effet, d'après Seika, si Shiryu n'est pas l'agresseur, son grand-père est certainement encore en danger : le vrai coupable pourrait revenir pour l'achever. Les trois Experts entrent et se présentent à l'accueil. La secrétaire leur sourit gentiment.
Secrétaire : Bonjour !
Seiya : Salut, jolie demoiselle !
Secrétaire (rougissant) : Oh... Je vous reconnais !
Seiya : On va prendre un verre ?
Secrétaire : Hélas, je ne peux pas prendre ma pause maintenant...
Seiya : Je vous y autorise.
Seika : Hem !
Seiya : Quoi ?
Seika : On est là pour M. Libra !
Seiya : Je sais, mais on n'est pas à quelques secondes près !
Seika : Il faut veiller à sa sécurité !
Seiya soupire et se retourne vers la secrétaire.
Seiya : La chambre du Vieux Bazar, s'il vous plaît.
Secrétaire : Qui ça ?
Seika : Monsieur Libra !
Secrétaire (cherchant) : Attendez... Ah, voilà ! Chambre 243.
Seika : Merci !
Ichi et Seika courent vers les ascenseurs. Une porte s'ouvre justement quand ils arrivent à proximité.
Ichi : Mais où est passé Seiya ?
Seika regarde en arrière et soupire.
Seika (criant) : Seiya ! On t'attend !
Près de la secrétaire, la star griffonne vite un morceau de papier et lui donne. Puis il rejoint ses collègues, mais l'ascenseur est reparti et ils doivent attendre le suivant.
Seika (râlant) : Mais enfin, Seiya ! Tu voulais disculper Shiryu rapidement, non ?!
Seiya : Oui mais je ne pouvais pas laisser cette ravissante jeune fille sans lui laisser mon numéro de téléphone !
Un peu plus tard, ils arrivent à la chambre 243 et entrent.
Seiya : Salut, vieille branche ! Comment va ?
Pas de réponse.
Seiya : Ton petit-fils a des ennuis. Tu vas nous dire ce qu'il s'est réellement passé.
Seika : Arrête, Seiya.
Seiya : Quoi ?!
Seika : Il est dans le coma.
Seiya (étonné) : "Koma" ?! C'est comme ça qu'on appelle ce genre de lit ?
Ichi (amusé) : Hi ! Hi !
Seika (fâchée) : Ce n'est pas le moment de plaisanter ! Tu sais bien qu'il ne parlera pas.
Seiya : Pourquoi ? Il a perdu sa langue ?
Seika : Non.
Seiya : Il est devenu muet ?
Seika : Non !
Seiya : Il est puni comme Ban ?
Seika (agacée) : Non ! Arrête de faire l'idiot, il ne pourra rien dire !
Seiya : Qu'est-ce que t'en sais, t'es médecin ? Et on ne le saura pas tant qu'il n'aura pas essayé !
Seika (à bout) : Bon, arrête, maintenant !
Ichi : Mais c'est pas faux ce qu'il dit !
Seika (criant) : Silence !
Le calme revient quelques instants.
Seika : Il faut le protéger.
Seiya : Qui ça ?
Seika (haussant le ton) : Le Vieux !
Mlle Saint se tourne vers Ichi.
Seika : Toi, tu vas monter la garde.
Ichi (surpris) : Moi ?! Pourquoi moi ?!
Seiya (autoritaire) : Parce que !
Ichi : Ah, d'accord.
Les frère et soeur ressortent.
Seiya : T'as bien fait, il fait peur avec ses yeux vides et ses griffes !
Seika : Et en plus, sa présence te fait faire le pitre.
Seiya (étonné) : Ah bon ?! J'ai rien remarqué !
Seika : Qu'est-ce tu proposes de faire, maintenant ?
Seiya : Euh... Et toi ?
Seika : On devrait aller inspecter le domicile de M. Libra.
Seiya : Ouais, bonne idée ! J'allais te le proposer.
À la prison, Hyoga rend visite à un de ses deux professeurs.
Hyoga : Bonjour, Maître.
Chris Tal : T'as apporté de bons glaçons, cette fois ?
Hyoga : Je sais pas, je n'ai pas un sens du goût aussi développé que vous.
Chris Tal goûte trois glaçons.
Hyoga : Alors, comment ils sont ?
Chris Tal : Mauvais tous les trois.
Hyoga (dépité) : Encore ! Vous êtes sûr qu'on n'arrivera vraiment pas à sculpter un scorpion dedans ?
Chris Tal : Absolument ! Tu devrais rentrer et en rapporter d'autres. Laisse ceux-ci ici, je m'occupe de les faire disparaître.
Pendant que Hyoga retourne à la pêche aux glaçons, Chris Tal se régale.
Mais avant de rentrer, M. Cygnus rend visite à Shiryu. Celui-ci tremble et semble très inquiet.
Hyoga : Qu'est-ce qui t'arrive ?
Shiryu : Les détenus qui sont ici... Ils sont choqués par ce qu'on dit de moi et veulent me faire la peau ! Il faut dire aussi que mon Vieux-Maître a été le baby-sitter de certains d'entre eux quand ils étaient gosses et qu'il les endormait si vite avec ses fabuleuses légendes... Je dois sortir d'ici au plus vite !
Hyoga : T'as pas meilleure réputation à l'extérieur, tu sais.
Shiryu : Il faut me croire, je suis innocent !
Hyoga : Pour ma part, je suis sceptique.
Shiryu (indigné) : Traître !
Hyoga : Hé ! Ne m'en veut pas. Quasiment tout le monde est convaincu de ta culpabilité !
Shiryu : "Quasiment" ? Ça veut dire qu'il y a quelqu'un qui me croit ?
Hyoga : Oui, et en ce moment, ils enquêtent pour te faire libérer.
Shiryu (reprenant espoir) : Mais c'est génial ! Pourquoi tu ne me l'as pas dit plus tôt ?!
Hyoga : Parce que ces personnes sont frère et soeur... Tu vois de qui je parle ?
Le visage de Shiryu se décompose lentement.
Shiryu : Oh non, pas EUX...
Hyoga : Si...
Shiryu (désespéré) : C'est horrible ! Je suis sûr qu'ils vont parvenir à m'enfoncer encore plus !
Un véhicule tout terrain transportant deux passagers monte vers le n°7 de la fameuse rue.
Seiya : On roule à du combien, là ?
Aldébaran : On ne roule pas.
Seiya : On avance à quelle vitesse ?
Aldébaran : Je sais pas. Pourquoi ?
Seiya : Pour savoir si je dois te mettre un PV.
Aldébaran (amusé) : Ha ! Ha ! Ha ! Elle est bien bonne !
Seiya : Mais...
Aldébaran : Ça y est, on arrive !
Le géant freine en douceur et fait descendre ses deux clients de ses larges épaules.
Seika : Combien vous doit-on ?
Aldébaran : Vous plaisantez ?! Pour Seiya, c'est toujours gratuit ! Appelez-moi quand vous voulez !
Le transporteur reprend sa course dans les escaliers.
Seika : Je suis impressionnée !
Seiya (fier) : Eh oui... Ça sert, d'être célèbre !
Seika : Je parlais du colosse !
Les deux enquêteurs passent ensuite sous les scellés entourant la maison de l'ancêtre.
Seiya : Quand on aura fini, il faudra rechercher les voyous qui ont collé du ruban adhésif sur les murs.
Les voilà à l'intérieur. Ils s'approchent de la machine à laver.
Seiya : Voici l'arme du crime !
Seika : Je vais relever les empreintes sur le hublot. Regarde si tu trouves quelque chose d'intéressant par terre, près de la machine.
Le super-héros prend sa loupe et observe attentivement chaque millimètre carré du sol. Après deux minutes, Seika a terminé sa tâche.
Seika : Alors ? Tu as trouvé quelque chose ?
Seiya : Oui ! Dans ce centimètre carré, j'ai trouvé un minuscule morceau de noix, un morceau de papier rikiki, trois crottes de mouche et un bout de cheveu !
Seika : Eh ben... À cette allure-là, on y est encore dans une semaine !
Seiya : Mais c'est toi qui m'as dit de regarder par terre !
Seika : Oui mais tu es trop minutieux ! Et en plus, ce que tu trouves ne nous aidera pas. Montre-moi quand même le cheveu que tu as trouvé.
La nouvelle recrue le regarde de près.
Seika : Ça doit être un cheveu de M. Libra.
Seiya : Ça veut dire qu'il s'est enfermé tout seul dans la machine à laver ?!
Seika : Mais non ! C'est chez lui, il est normal qu'on retrouve quelques-uns de ses cheveux ! Et il était ligoté, je te rappelle !
Seiya : Bah, il a peut-être charmé les cordes pour se ligoter tout seul.
Pauvre Seika ! La lassitude commence à la gagner.
Seiya : Voilà ! On peut boucler l'enquête et inculper le Vieux pour tentative de suicide ! Et du même coup, on libère Shiryu ! C'est gagné !
Seika en reste sans voix quelques secondes, sidérée.
Seika : Mais tu le fais exprès ou quoi ?!
Seiya : Quoi ?!
Seika : Continue à examiner le sol !
Seiya : Mais ça va durer longtemps...
Seika : Moi, je vais voir à l'étage !
Seika, sur le point d'exploser, va se réfugier en haut pour souffler un peu. Pendant ce temps, son frère continue à passer le sol au peigne fin.
Seiya : J'en ai vraiment pour des jours, à cette allure... Il doit bien y avoir un moyen plus rapide !
À l'étage, Seika se calme doucement au milieu des bouliers, des télégraphes et des machines à écrire. Après à peine une minute de paix, elle entend du bruit qui vient d'en bas. Paniquée, elle redescend en courant.
Seika (criant) : SEIYA !
Malheureusement, le bruit couvre sa voix.
Seika (criant plus fort) : SEIYA !
Son frérot ne l'entend toujours pas. Alors, elle s'approche et éteint l'aspirateur.
Seiya (surpris) : Tiens, il est déjà en panne ?! Pourtant, d'après la boîte, il a à peine 20 ans !
L'enquêteur en tee-shirt se retourne.
Seiya : Ah ! C'est toi, soeurette !
Sa frangine le foudroie du regard.
Seiya (inquiet) : Quoi ?!
Seika : Tu peux m'expliquer ce que tu fabriques ?!
Seiya : Bien sûr, je récolte tous les indices d'un coup. On n'aura plus qu'à confier le sac de l'aspirateur au labo ! Qui c'est, le génie ?!
Seika : T'as tout mélangé avec de la poussière, andouille !
Seiya (mécontent) : "Andouille" ?!
Seika : Exactement ! T'es une andouille !
Seiya : En tout cas, sans l'andouille, tu serais au chômage ! C'est pas moi qui me ferais virer !
Seika : Notre police a fusionné avec une autre et il y a eu restructuration de personnel ! Et les chefs sont des machos ! T'as de la chance toi, d'être dirigé par une femme !
Seiya : En attendant, sans ton petit frère chéri, tu serais sans emploi !
Seika : N'empêche que t'es quand même une andouille !
Seiya (fâché) : Ah, c'est comme ça !
Le Héros ouvre l'aspirateur et prend le sac.
Seiya : Tiens ! Je te les remets en place, tes indices !
Seika attrape le sac et empêche Seiya de tout disperser.
Seika : Ne fais pas ça ! T'es complètement fou ou quoi ?!
Ils s'agrippent tous deux au sac et celui-ci finit par céder d'un coup sec. En se faisant, toutes les pièces à conviction potentielles se retrouvent sur les deux enquêteurs.
Seika (à bout) : Crétin ! Regarde ce que t'as fait !
Seiya : Toi-même ! C'est ta faute tout ça !
Alors qu'un combat de 1000 "Aïe" et 1000 bleus s'annonce, le téléphone de l'idole d'Athènes sonne. Il décroche en criant.
Seiya : ALLÔ !
Voix (hésitant) : Euh... Allô, Seiya ?
L'interpellé retrouve immédiatement son calme.
Seiya : Shiryu ? C'est toi ?
Shiryu : Oui. J'ai appris que tu essayais de me sauver. Mais ne t'inquiète pas, j'ai un bon avocat !
Seiya : Toi non plus ne t'inquiète pas, on ne t'abandonnera pas.
Shiryu : Non, je t'assure, tu peux retourner dormir, jouer ou je ne sais quoi encore.
Seiya : Trop tard, on a déjà commencé. Ma soeur et moi, on est chez ton pépé.
Shiryu : Ah ? Et vous avez découvert quelque chose ?
Seiya : Euh... Oui, c'est possible. En tout cas, on progresse !
Shiryu : Écoute, je te dis que...
Seiya (l'interrompant) : Pas de souci ! Quand le frère et la soeur Saint s'allient, rien ne leur est impossible ! Dans quelques heures, tu seras libre ! Parole de super-héros !
Shiryu : Mais je...
Seiya : De rien !
Clic ! Seiya raccroche.
Seika : Tu crois vraiment tout ce que tu viens de dire ?
Seiya : Bien sûr ! Allez, remettons-nous au travail. Nous ne pouvons pas abandonner si près du but !
À la prison, Shiryu s'entretient avec son avocat.
Avocat : Voilà, j'ai discuté avec mes confrères de la partie adverse.
Shiryu : Et ?
Avocat : Ils sont prêts à faire un compromis : tu plaides coupable et tu sors d'ici dans environ un siècle.
Shiryu : UN SIÈCLE ?! Mais il ne me restera plus que quelques décennies à vivre quand je sortirai d'ici !
Avocat : Si tu refuses l'arrangement et que nous perdons le procès, tu resteras ici deux siècles.
Shiryu : DEUX SIÈCLES ?! Je sais pas si je vivrai aussi longtemps... On n'a pas une chance de gagner ?
Avocat : Au vu de tous les éléments qui pèsent contre toi, on a une chance sur mille, je dirais.
Shiryu (songeur) : Et maintenant que Seiya et sa soeur essaient de me sauver, je dirais plutôt une chance sur un million...
Avocat : Alors ? Que décides-tu ?
Shiryu (triste) : Je crains de ne pas avoir le choix...
Alors que Shiryu termine de signer des aveux, une jeune femme fait son apparition.
Shiryu (étonné) : Shunrei ?! Mais que fais-tu ici ?
Shunrei (hésitante) : Il fallait que je te voie... Je t'en prie, regarde-moi dans les yeux et dis-moi que tu n'as pas commis cette atrocité dont on t'accuse !
M. Draco se lève, prend les mains de son aimée dans les siennes et la regarde en face.
Shiryu : Je te jure sur mon tatouage que je suis innocent !
Shunrei (émue) : Je le savais...
Avocat : Hum...
Shiryu sursaute, retourne auprès de son avocat et déchire en des milliers de morceaux sa déclaration d'aveux.
Avocat : C'est pas malin, ça. Tu viens de perdre 100 ans de liberté !
Pas très loin de là, Hyoga vient d'apporter un nouvel assortiment de glaçons. Chris Tal les goûte à nouveau.
Chris Tal : Oh non...
Hyoga : Quoi ?
Chris Tal : Ils sont mauvais aussi.
Hyoga (las) : Encore ?!
Chris Tal : Oui. Tu vas devoir en ramener d'autres.
Sans réfléchir, Hyoga se lève, fait quelques pas, puis s'arrête soudainement. Maintenant, il se retourne et va se rasseoir.
Hyoga : J'ai l'impression que vous me manipulez, Maître.
Chris Tal : Ah bon ?
Hyoga : Oui. À chacune de mes visites, vous pouvez venir vous rafraîchir dans la seule pièce frigorifiée de la prison. Et vous me renvoyez chercher de nouveaux glaçons en permanence. Ils ne sont jamais bons pour pouvoir les sculpter, mais ils sont toujours bons au contact de vos papilles gustatives.
Chris Tal (soupirant) : Bravo, tu as tout compris. T'es pas un Expert pour rien. Tu me pardonnes ?
Hyoga : Bien sûr, Maître ! À votre place, je pense que j'aurais fait pareil. On peut commencer à sculpter des glaçons, à présent ?
Au domicile de la victime, la fratrie s'active pour sauver le fan de dragons.
Seiya : Mais où est-elle passée ?
Le pro a regardé sous la table, sous le lit, sous la douche, sous le frigo... Mais Seika reste introuvable. Tout à coup, quelqu'un émerge de la caisse au centre de la pièce où il se trouve.
Seiya (sursautant) : AH ! T'étais là !
Seika : Regarde ce colis. Que vois-tu ?
Seiya : Il est gros.
Seika : Et ?
Seiya : Tu es dedans.
Seika : Bien ! Donc...
Seiya (réfléchissant) : Donc... Tu n'es pas grosse ?
Seika : Non...
Seiya : Tu te trouves grosse ?!
Seika : Mais non ! Le colis est gros et on peut y mettre quelqu'un dedans facilement. Donc...
Seiya (cogitant) : Donc... Quelqu'un d'autre pouvait s'y trouver !
Seika (soulagée) : Voilà !
Seiya (content) : Hé ! Hé ! C'est d'une telle évidence pour moi !
Seika : L'agresseur de M. Libra se trouvait dans cette boîte. Il faut la passer au crible.
Seiya : On va la trouer avec des balles ?
Seika : Non ! On va regarder si on trouve des preuves d'une présence humaine à l'intérieur.
Et au terme d'un examen approfondi réalisé par Seika, et supervisé par son frère...
Seiya : Alors ? Nous avons trouvé quelque chose ?
Seika : Oui. Il y avait bien quelqu'un dans ce colis !
Seiya : Ça, je le savais déjà.
Seika : Ah bon ?!
Seiya : Oui, c'était toi !
Seika lutte pour garder son calme.
Seika : Je rectifie : il y avait bien quelqu'un dans ce colis avant qu'on ne l'ouvre !
Seiya : Ah... Alors, ce n'est plus toi.
Seika : Maintenant, il faut savoir qui a apporté cette caisse ici.
Seiya : On a quand même déjà prouvé que Shiryu était innocent, non ?
Seika : Pas encore. Rien n'indique que ce n'était pas lui, dans le colis.
Un tatoué accusé de tentative de meurtre, un autre tatoué dans le coma qui ne peut même plus nous faire profiter de ses légendes... Et pour les sauver, une paire de Saint. Qui s'est fait livrer chez le Vieux Machin et pourquoi l'a-t-on agressé ?
La victime n'étant pas morte, la table d'autopsie d'Ikki reste désespérément vide. Quelqu'un va-t-il remédier à cette situation en attaquant Shun ?
Nous en sommes déjà à vingt chapitres et les acteurs en ont profité pour me demander une augmentation. Ils l'ont bien méritée, en effet. Je vais donc augmenter le nombre de dossiers !
Tous les acteurs (affolés) : NOOOOOOOOOOOOOOOON ! On ne veut plus être augmentés !
