Dossier n°4 : Au secours des Balances Tatoués (partie 5/6)

Shiryu est accusé de tentative d'homicide sur son propre papy. Les Experts planchent sur cette affaire, mais malgré les nombreux suspects, ceux-ci semblent tous innocents. Heureusement, Shun relance l'enquête en découvrant qu'un individu, de la même famille que le Vieux-Maître mais encore non identifié, est entré chez M. Libra. Ichi a été affecté à la protection de ce dernier.

À la suite de son interrogatoire par Saori, et croyant être menacé par Ikki, Jabu s'est caché dans une petite armoire dont il n'arrive plus à sortir.

Et Geki, viré au chapitre 12 et dont on est sans nouvelles, que devient-il ?


Geki est en train de passer un entretien d'embauche pour un emploi de déménageur.

Employeur : Vous avez une carrure impressionnante ! Et vous êtes motivé ?
Geki : Très !
Employeur : Pourquoi devrais-je vous embaucher, vous, et pas un autre ?
Geki : Parce que j'ai une carrure monstrueuse, que je suis extrêmement motivé et que je peux travailler pour deux !
Employeur : Voilà des atouts de taille, en effet ! Mais il y a un hic.
Geki : Attendez ! Vous n'êtes pas obligé de me verser deux salaires !
Employeur : Ce n'est pas ça. Je vois qu'avant, vous travailliez à la police scientifique ?
Geki : Oui.
Employeur : C'est là que travaille le Héros, pas vrai ?
Geki : Seiya ? Oui, c'est là.
Employeur : Et vous ne vouliez plus travailler avec lui ?
Geki : C'est pas ça. Euh... J'ai été licencié.
Employeur (étonné) : Vraiment ?!
Geki (gêné) : Oui...
Employeur : Quel choc cela a dû être pour vous !
Geki : En effet.
Employeur : Vous côtoyiez la star au quotidien et puis un jour, paf ! Ce conte de fées se termine brutalement !

L'employeur se lève et tapote gentiment l'épaule de Geki, à tel point qu'il ne sent rien.

Employeur : Cela a dû être terrible. Je compatis sincèrement.
Geki : Merci...
Employeur : Vous n'allez pas nous faire une dépression si je vous engage ?


Loin de là, à l'hôpital, deux docteurs qui ne sont pas de vrais docteurs mais qui sont déguisés en docteur se font passer pour des docteurs. (c'est clair ?) Une seringue à la main, ils entrent dans la chambre 243 où le Vieux-Maître est toujours plongé dans le coma. À ses côtés, un garde du corps sans griffes veille. Les deux vrais faux docteurs s'approchent du patient mais M. Hydra les arrête.

Ichi : Stop ! Carte d'identité, passeport, diplôme de médecine, empreintes digitales, permis de conduire et échantillon d'urine !
Docteur #1 : Mais monsieur, ne vous affolez pas ! Nous sommes là pour soigner le vieux débris !
Ichi (têtu) : Vos papiers !
Docteur #2 : Je vous en prie, laissez-nous passer, sinon le nain de jardin va mourir !
Ichi : Non ! Vos papiers !
Docteur #1 : Il va mourir, on vous dit !
Ichi : Je prends le risque !

Les deux individus louches se concertent.

Docteur #2 : Qu'est-ce qu'on fait ?
Docteur #1 : Plan B : Occupe-toi du vieux schnock, je me charge de retenir le flic !

Le plus grand des deux faux docteurs se jette sur Ichi et l'attrape par les bras. Terrible erreur ! Les griffes rétractiles du policier sortent maintenant de ses poignets et entaillent la peau de son opposant ! M. Hydra regarde à présent l'autre faux docteur.

Ichi : T'en veux aussi, toi ?!

Apeurés, les deux malfaiteurs s'enfuient.


Pendant ce temps, en prison, Shiryu reçoit la visite de deux demoiselles. Il semble avoir pâli et a les mains qui tremblent.

Saori : Ça ne va pas, Shiryu ?
Shiryu : Les gardiens... Ils me maltraitent !
Seika (scandalisée) : Mais c'est honteux ! Dis-nous tout, qu'on puisse les faire arrêter !
Shiryu : Ils mangent mon riz devant moi !
Seika (interloquée) : Pardon ?!
Shiryu (les larmes aux yeux) : Ils sont d'une cruauté sans bornes !
Seika : Tiens le coup, tu devrais bientôt être libre.
Shiryu : C'est vrai ?!
Saori : Mais on a besoin de ton aide.
Shiryu (tremblant) : Apportez-moi d'abord du riz...
Saori : Ça devra attendre encore un peu. Tu vas d'abord répondre à nos questions.
Shiryu : DU RIZ, J'AI DIT !
Saori : Seika ! Ne reste donc pas plantée là et va lui en chercher ! Allez !

La grande soeur de Seiya n'apprécie pas le ton du chef, mais c'est le chef. Elle se lève et disparaît.

Saori : En attendant, tu vas me dire...
Shiryu (la coupant) : DU RIZ ! JE VEUX DU RIIIZ !
Saori : Il arrive, calme-toi !

Les yeux de Shiryu deviennent soudain tout rouge et de la bave lui pend aux lèvres. Il regarde Saori avec de gros yeux.

Shiryu : Du riz...
Saori (inquiète) : Oui, patience, il arrive...

M. Draco monte à quatre pattes sur la table.

Shiryu (excité) : Du riz ! Miam !
Saori (apeurée) : Arrête ! Je ne suis pas en riz !
Shiryu : DU RIIIIIZ !

Maintenant, le tatoué bondit par-dessus Saori et attrape le bol que Seika était en train de ramener. La cavalière a eu une peur bleue ! Shiryu dévore le contenu du bol en un instant et se calme.

Saori : Ça y est, on peut t'interroger ?
Shiryu : Vous avez une minute.
Saori : Comment ça ?
Shiryu : 55 secondes avant ma prochaine crise.
Seika : Chez ton grand-père, on a retrouvé les cheveux d'une personne qui fait partie de sa famille et qui comme toi, est son arrière-arrière-petit-fils. Vois-tu de qui il s'agit ?

Shiryu réfléchit quelques secondes, puis ses yeux s'écarquillent.

Saori (paniquée) : T'avais dit 55 secondes !
Shiryu : Oui, c'est mon cousin. Il est venu me voir avant-hier.
Seika : Ah ? Et c'est qui ?
Shiryu : Okho ! Il est arrivé de Chine il y a deux jours. Ainsi, c'est lui qui a attaqué pépé !
Seika : Pour quel motif, tu crois ?
Shiryu : Papy l'a renié il y a des années de cela. Un jour, Okho était parti faire des courses et il avait oublié de ramener du riz. Quel sacrilège !
Saori : Et quel est son nom, à ce Okho ?
Shiryu : Okho...
Saori : J'écoute.

Les mains de Shiryu recommencent à trembler.

Shiryu : Okho...
Saori : Oui. Son nom !
Shiryu : Du...
Saori : "Du" ? Et puis ?
Shiryu : Du riz !
Saori (étonnée) : Okho Duriz ?
Shiryu (plaintif) : Je veux du riiiz !
Saori : Vite, sortons d'ici avant qu'il ne nous confonde avec des grains de riz géants !


De retour sur son lieu de travail, Saori apprend que deux individus ont tenté d'achever le Vieux-Maître.

Hyoga : Ichi nous dit aussi qu'il a blessé un des deux vilains avec ses griffes empoisonnées et qu'on devrait s'attendre à le voir revenir à l'hôpital, mais en tant que patient cette fois.
Saori : Quant au nouveau suspect, c'est le cousin de Shiryu, un certain Okho. Le Vieux Machin l'a renié il y a des années, ça lui fait un bon mobile. En plus, si Shiryu est reconnu coupable, Okho pourrait hériter à sa place.

Seika transmet à Shun toutes les informations que Shiryu leur a fournies.

Shun (s'activant) : Alors... Un Okho est bien arrivé avant-hier et... Il loge en ce moment dans la rue des Félins Feulants, n°6.
Saori (réfléchissant) : F est la sixième lettre de l'alphabet, ça donne donc... 666 ! C'est donc bien lui, le coupable !

Le chef rengaine sa cravache, sa cravache de réserve, sa cravache de secours et sa cravache secrète.

Saori : Je suis prête ! Hyoga, allons le cueillir !

Une fois qu'ils sont arrivés à la voiture, Saori se ravise.

Saori : Tout bien réfléchi, toi, tu restes ici.
Hyoga : Pourquoi ?
Saori : Tu m'avais déjà empêché d'arrêter le Saigneur Chris Tal.
Hyoga (protestant) : C'est pas un saigneur !
Saori : Discute pas !


Au fait, comment se débrouille Geki ?

Geki : Je suis en train de porter un frigo !

Il a déjà commencé à travailler. Son chef est impressionné par sa force.

Chef : T'es vraiment incroyable, toi ! Tu travailles au moins autant que quatre employés réunis !
Geki : Je vais donc passer de triple à quadruple salaire ?
Chef : Et comment ! Tu peux signer ton nouveau contrat sans faire tomber le frigo ?
Geki : Bien sûr. J'ai deux mains, non ?

Il signe et continue à travailler sous le regard admirateur de son chef. Geki marche jusqu'à la fenêtre et appelle un de ses collègues en bas.

Geki : Voilà le frigo !
Collègue : Bien, fais-le descendre.

Geki obéit et largue le frigo dans le vide, en plein sur son collègue qui se retrouve écrasé.

Geki (étonné) : Ça alors ! Il n'a même pas rattrapé le frigo ! ... Mais pourquoi reste-t-il encore en dessous ?


Gyrophare à fond, Saori arrive dans la rue des Félins Feulants. Cette fois, ce sera bien elle, l'héroïne de cette enquête ! Elle descend de son véhicule et va sonner au n°6, prête à dégainer n'importe laquelle de ses cravaches en un instant. Un jeune homme vient ouvrir et paf !

Okho : Aïe !

Les coups de cravaches pleuvent !

Saori : Au...

Paf !

Saori : ... nom...

Paf !

Saori : ... de...

Paf !

Saori distribue un coup de cravache par syllabe.

Saori : ... la loi, je vous arrête ! Vous avez le droit de garder le silence et...
Okho (à terre) : Aïeeeuh ! Arrêtez, je me rends !
Saori (déçue) : Oh non, déjà...


Quelques minutes après, Saori est de retour au bercail. Elle fait avancer son prisonnier au son des coups de cravache.

Saori : Allez, hue ! Hue !

Et elle est encore gentille de ne pas le forcer à se mettre à quatre pattes ! La voilà qui arrive devant ses troupes, triomphante.

Saori : Voilà ! Maintenant, tu vas nous faire tes aveux. Sinon...

Mlle Kido fait mine de le frapper encore avec son jouet.

Okho (apeuré) : Ça va, ça va, je vais tout vous dire ! Quand je suis arrivé de Chine, je suis d'abord allé trouver Shiryu, mais il n'était pas du tout ravi de me revoir. Pour me venger, j'ai dit aux gardiens de la prison de ne pas lui donner de riz.
Saori : Je m'en fous de ça ! T'as été chez le Vieux Bazar, non ?
Okho : Le Vieux-Maître ? Oui, je lui ai offert vingt kilos de riz pour tenter de me faire pardonner. Mais il a refusé.
Saori : Il a refusé le riz ?
Okho : Non, il l'a gardé, bien évidemment. Mais il a refusé de me pardonner pour ce que j'avais fait autrefois.
Saori : Alors, tu l'as torturé, salaud !
Okho : Mais non ! Pour me venger, je lui ai juste chipé le silex de sa lampe de chevet, juré !
Saori : Avoue que tu mens ou je te fouette !
Okho (paniqué) : Pitié ! Je viens de vous dire la vérité !

Alors que la cravache est en train de voler vers la joue de Okho, elle est soudain stoppée nette par une main.

Saori (outrée) : Ikki ! Comment oses-tu ?!
Ikki : Il y a des âmes sensibles, dans cette pièce...

En effet, Shun assiste à la scène, choqué.

Seika : Et si on prenait les empreintes de Okho pour les comparer à celles que j'ai relevées sur le hublot de la machine à laver ?

Cela ne dure pas longtemps, et Shun fait la comparaison en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écr...

Shun : Ah ! Négatif !
Seiya (impressionné) : Waouh, Shun ! T'arrives même à déterminer son groupe sanguin rien qu'en regardant ses empreintes ?!
Seika (soupirant) : C'est pas vrai, il recommence...
Shun : Les empreintes ne correspondent pas.
Saori (râlant) : Grrrrr ! Le sort est vraiment contre moi !
Hyoga : Si c'est pas Okho le coupable, qui est-ce ?
Seika : Shun ? Je sais qu'on t'en demande beaucoup, mais est-ce que tu pourrais analyser le reste des prélèvements ?
Shun : Pas de problème !

Le surdoué se remet au travail.

Shun : Tiens ! C'est curieux.
Seika : Quoi donc ?
Shun : Il y a dans votre échantillon un taux surélevé de crottes de mouche.
Seiya : Quoi ?! Ce sont des mouches qui ont fait le coup ?!
Saori : En quoi cela peut-il nous aider ?
Shun : S'il y avait autant de crottes de mouche, alors il devait y avoir beaucoup de mouches.
Saori (impatiente) : Et alors ?!
Shun : Seiya ? Seika ? Avez-vous vu un tas de mouches s'agglutiner autour de quelque chose, chez M. Libra ?
Seiya : Soeurette ?
Seika : Non, je n'ai rien remarqué de tel.
Seiya : Moi non plus.
Shun : Dans ce cas, il n'y a qu'une explication possible : les mouches ont été attirées par le ou les agresseurs !
Seika : Pas bête du tout !
Saori : Ouais... Supposons. Mais comment on retrouve ce qui a attiré les mouches ?
Shun : Il suffit de bricoler un détecteur de mouches !
Hyoga : Et tu peux faire ça ?!
Shun : Bien sûr. Mais ça va me prendre quelques minutes.

Une longue attente de 500 secondes plus tard...

Shun : Et voilà ! Pour faire un zoom sur le radar, appuyez ici. Pour concentrer la recherche dans une seule direction, appuyez sur ce bouton. Pour afficher le nombre de mouches au mètre carré, c'est là. Pour...
Saori (l'interrompant) : Viens avec nous, ça vaut mieux.
Shun : Mais...
Ikki : Ne t'inquiète pas, je reste près de toi.

Mlle Kido ne semble pas d'accord, mais le regard que lui lance Ikki la dissuade de protester.


Un peu plus tard, Saori, Seiya, Seika et Hyoga suivent Ikki et Shun dans les rues d'Athènes.

Seiya : C'est quoi tous les points qui brillent, sur ton radar ?
Shun : Les mouches. Plus les points sont gros, plus le nombre de mouches est élevé. Et on doit trouver un endroit fort concentré en mouches.

L'écolier s'arrête devant un immeuble et règle son détecteur étage par étage.

Shun : Tiens ! Un étage semble contenir un grand nombre de mouches !
Saori : Quel étage ?
Shun : Le 33ème.
Saori (cogitant) : 33... Et 3 + 3, ça fait 6. Et si on en met trois côte-à-côte... 666 !
Seiya : Non, 33, c'est plutôt le nombre du médecin.
Saori (haussant les épaules) : Toi, alors... Toujours en train de dire des conneries !
Seiya (offusqué) : Mon instinct ne me trompe jamais !

Dès qu'ils pénètrent dans le bâtiment, Saori tousse.

Seiya : 33... Le médecin... Je te l'avais dit !

Le chef le foudroie du regard. Quand ils arrivent près de l'ascenseur, ils voient une affiche collée à côté et entourée en rouge.

Hyoga : Zut ! On ne peut y monter qu'à quatre !
Seiya : Bah ! On n'a qu'à faire comme si on l'avait pas vue !

Les portes de l'ascenseur s'ouvrent et dedans, la même affiche est placardée sur tous les murs.

Ikki : Tu disais ?
Seiya : On n'a qu'à regarder en l'air !
Seika : Il y a également une de ces affiches au plafond.
Seiya : Alors, on...
Seika : Et aussi par terre !
Seiya : On est de la police, on peut bien contourner la loi. Surtout si c'est pour arrêter des méchants !
Saori : Ça suffit, Seiya ! Tu prendras les escaliers. Qui te tiendra compagnie ?
Shun : Moi, je veux bien.
Saori : Non, toi, tu dois venir avec moi car tu as le détecteur.
Hyoga : Tu restes avec ton frère, Seika ?
Saori (intervenant) : Et la galanterie, alors ? C'est toi qui resteras avec Seiya !
Hyoga : Non, s'il te plaît...
Saori (stricte) : J'ai dit !

Entrent donc dans l'ascenseur : Saori, Shun, Ikki et Seika. Seiya tape amicalement sur l'épaule de M. Cygnus.

Seiya : Viens, mon pote. Si on court assez vite, on arrivera avant eux !
Hyoga : C'est ça... Pars devant, je te rejoins !

Plein d'énergie, Seiya monte les premières marches en courant. Hyoga le regarde amusé ; il suffit pourtant d'attendre le prochain ascenseur !

Saori est en route vers le 33ème étage. Comme Hyoga n'est pas avec eux, cette fois, il ne pourra pas l'empêcher de recevoir tous les honneurs ! Mais alors que leur ascension arrive presque à son terme, l'ascenseur tombe soudainement en panne.

Saori : Qu'est-ce qui se passe ?
Ikki : T'es aveugle ou quoi ?! L'ascenseur est en panne, le narrateur vient de l'écrire !
Saori : Alors, dépannez-le !
Seika : Comment ?
Saori : Shun ! Débloque-nous !
Shun : D'accord.
Ikki : Non Shun, ne bouge pas.
Shun : Pourquoi ?
Ikki : Saori te parle comme à un esclave, c'est intolérable !
Saori : Je parle comme je veux, je suis le chef !
Ikki (s'énervant) : Tu oublies que Shun n'est pas ton employé !
Shun : Ce n'est pas grave, Ikki.
Ikki : Si, c'est grave !
Shun : On est peut-être sur le point de conclure l'enquête et de libérer Shiryu, ce serait dommage de rester bloqués ici.
Saori : Bien dit !
Ikki : Shun, tu as confiance en moi ?
Shun : Bien sûr !
Ikki : Alors, ne bouge pas.
Shun : Comme tu voudras.
Ikki : Saori va d'abord te présenter des excuses.
Saori : Ok ! Shun, je suis...
Ikki (l'interrompant) : Des excuses sincères !

Voilà qui va donner assez de temps à Seiya pour arriver le premier au 33ème. Il est déjà au 9ème, plus que 24 étages à monter !

Seiya (essoufflé) : "Plus que" ?! On voit bien que t'es pas à ma place !


À plusieurs kilomètres de là, Maske De More poursuit son porte-à-porte ; le voilà dans la rue de l'Hippodrome. Et cette fois, il fait mouche ! Un voisin lui donne l'adresse de Jabu. Fou de joie (fou tout court, aussi), Maske De More fonce au domicile de M. Céphale et s'acharne sur la sonnette.

Maske De More : Jabu ! C'est moi, ouvre !

Malheureusement pour lui, personne ne vient ouvrir. Maske De More abaisse la poignée et la porte s'ouvre.

Maske De More : C'est ouvert, donc il doit être chez lui !

Le danger public entre et appelle son copain.

Maske De More (criant) : Jabu ! ... Jabu Céphale ! ... Mon pote ! Où t'es caché ?

Pas de réponse. Cela inquiète le Lecteur de têtes.

Maske De More : Un cambrioleur est peut-être entré... Et il l'a peut-être tué ! Mon Dieu ! Pourvu qu'il n'ait pas emporté sa tête !

Pour Maske De More, cette pensée est vraiment insupportable.

Maske De More : Il faut que je garde la tête froide ! Le tueur est peut-être encore là.

Le Cancer s'arme d'un grand couteau très affûté et avance prudemment. Au moment où il commence à descendre à la cave, il entend des bruits étouffés.

Maske De More : On dirait une voix...

Soucieux du sort de son ami, il descend tout en bas de la cave.

Voix : AU SECOURS !

Maske De More s'approche d'une petite armoire et ouvre la porte.

Maske De More (surpris) : Jabu !

En voyant qui est son sauveur et que celui-ci a un couteau tranchant à la main, Jabu panique.

Jabu (suant) : Non ! C'est pas moi !
Maske De More : Ah ? T'es qui, alors ?
Jabu : Euh... Je suis son répondeur ! Jabu n'est pas là, laissez un message après le bip sonore... BIIIP !
Maske De More : N'aie pas peur, je suis là pour te sauver.
Jabu : C'est gentil, mais je peux m'en sortir tout seul !
Maske De More : Mais tu as crié "au secours", tout à l'heure !
Jabu : Non, je disais... "Oh c'est lourd !"
Maske De More : Quoi ça ?
Jabu : S'il te plaît, laisse-moi ranger l'armoire.
Maske De More : Mais tu as l'air coincé.
Jabu : Laisse-moi, je te dis !
Maske De More : NON !

Maintenant, Jabu craint le pire.

Maske De More : Je n'abandonnerai jamais mon meilleur et seul ami ! Je vais te sortir de là.
Jabu : Appelle plutôt les secours.
Maske De More : Inutile, je suis là.
Jabu : C'est que j'aimerais sortir d'ici entier.
Maske De More (sombre) : T'as pas confiance en moi, toi...
Jabu (suant) : Si, si !
Maske De More : Alors, ne bouge pas !

Le dangereux psychopathe s'apprête à frapper avec son couteau, sous le regard paniqué de Jabu.

Jabu (tout pâle) : AAAAAAH !

PANG ! Le couteau fend l'armoire. PANG ! PANG ! Maske De More continue à frapper jusqu'à ce que l'armoire se brise en deux et libère sa proie. Le chasseur de têtes prend Jabu dans ses bras. Ce dernier tremble comme une feuille morte.

Maske De More : Allons, calme-toi ! Je suis là, tu n'as plus rien à craindre...


Dans l'immeuble aux mouches, nos braves héros n'avancent pas d'un pouce.

Saori, Shun, Ikki et Seika sont toujours coincés dans l'ascenseur.

Saori : Je m'excuse, Shun.
Ikki : C'était pas encore sincère. Recommence !
Saori (agacée) : Y'en a marre !

Au rez-de-chaussée, Hyoga attend désespérément que l'ascenseur redescende. Entre-temps, quelqu'un est passé à côté de lui en coup de vent.

Et enfin, Seiya est assis dans les escaliers entre le neuvième et le dixième étage. Il n'a pas bougé, quoi !

Seiya : Hé ! Hé ! Mais mon cerveau a trouvé un plan génial pour arriver en haut en vitesse ! Écoutez...

Boum... Boum ! ... BOUM ! Les escaliers vibrent de plus en plus fort... Aldébaran !

Seiya : Gagné !

L'infatigable colosse arrive auprès de Seiya.

Aldébaran : Me voilà ! J'espère que tu n'as pas trop attendu.
Seiya : Non, ça ira. Tu peux me conduire au 33ème ?
Aldébaran : C'est comme si c'était fait !

En moins d'une minute, la célébrité arrive à destination.

Seiya : Où sont passés Saori et les autres ? Pourquoi ne m'ont-ils pas attendu ?!

Près de l'ascenseur, un monsieur râle.

Monsieur : Zut, il est encore une panne !

Cette nouvelle semble réjouir Seiya.

Seiya : Ça lui apprendra, à Saori ! Bien fait pour elle !

Mais cette panne n'est pas si pratique.

Seiya : Oui, car je n'ai pas le radar de Shun...

Mais le brillant policier ne se laisse pas décourager et toque à la porte d'un appartement. Une jeune femme vient ouvrir.

Femme (surprise) : Oh ! Mais vous êtes...
Seiya : Oui, c'est moi !
Femme : Il me faut un autographe !
Seiya (signant) : Avec plaisir !
Femme : Merci !
Seiya : De rien !

La jeune femme referme la porte. Seiya sursaute presque aussitôt et toque de nouveau. Un jeune homme vient ouvrir.

Homme (surpris) : C'est bien vous ! Je peux avoir un autographe ?
Seiya : Bien sûr !

L'idole d'Athènes signe et la porte se referme à nouveau. Seiya sursaute encore et frappe à la porte pour la troisième fois. Un petit enfant haut comme trois pommes vient ouvrir. Cette fois, Seiya ne laisse pas le temps à son interlocuteur de placer la première réplique.

Seiya : Si tu réponds à ma question, je t'offre un autographe !
Enfant : Qui êtes-vous ?

Bing ! Seiya tombe à la renverse. Le père et la mère de l'enfant viennent prendre le relais.

Seiya : C'est la première fois qu'on ne me reconnaît pas.
Mère (gênée) : Excusez-le... Il est encore trop jeune pour comprendre que vous êtes un super-héros.
Père : Comment peut-on vous dédommager ?
Seiya (étonné) : Me dédommager ?!
Mère : Oui. Vous avez dû vous sentir offensé.
Seiya : Mais non, pas du tout !
Père : Vous êtes sûr ?
Seiya : Oui, absolument !
Mère : Non, vous avez été insulté.
Père : Demandez-nous ce que vous voulez !
Seiya : Je vous dis que... Ok. Alors, je vous demande ceci : est-ce que vous hébergez une colonie de mouches ?
Mère (interloquée) : Non. Pourquoi ?
Seiya : Pour savoir si vous étiez des criminels.
Père (confus) : Ah...
Seiya : Merci de votre collaboration !

Sous le regard hébété du couple, Seiya continue son porte-à-porte. Les locataires, en échange d'un autographe, lui chantent tous le même refrain, ils n'ont pas de colonie de mouches. Sauf la porte suivante qui ne s'ouvre pas malgré l'insistance du Héros.

Seiya : Bingo ! C'est sûrement là que les mouches se terrent !

Seiya dégaine son arme. Alors qu'il s'apprête à enfoncer la porte, il entend une voix familière.

Hyoga : Mais qu'est-ce que tu fous, Seiya ?!
Seiya : Les mouches sont... Mais ! Comment t'es monté aussi vite ?!
Hyoga : J'ai croisé Aldébaran en bas, il m'a expliqué qu'il t'avait fait monter, et je lui ai demandé de venir t'aider. Comme ça, j'ai pas eu à le payer !
Seiya : C'est de la triche !
Hyoga : Dis-moi plutôt pourquoi tu voulais défoncer cette porte.
Seiya : Personne ne répond.
Hyoga : Et alors ?
Seiya : Alors ? Ben c'est évident ! L'armée de mouches est à l'intérieur !
Hyoga (ironique) : Quel sens de déduction...
Seiya : N'est-ce pas ?


Combien de mouches trouveront-ils derrière cette porte ? Seiya sera-t-il encore le héros de cette enquête, au grand dam de Saori ? Les vrais faux docteurs seraient-ils les véritables vrais agresseurs du Vieux-Maître ? Le Vieux Tatoué va-t-il déjà quitter ce monde, alors qu'il n'a pas encore soufflé ses 200 bougies ? Shiryu succombera-t-il à son manque de riz ? Mais que vont devenir les vendeurs de riz si leurs meilleurs clients décèdent ?