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C'était… étonnamment confortable.

La douleur s'était apaisée et il avait la sensation de flotter dans un cocon douillet.

Quelque chose de chaud et lourd reposait contre son flanc, ajoutant à cette étrange impression de bien-être. Il n'avait pas connu autant de calme et de plénitude depuis… des dizaines d'années peut-être ?

Il ouvrit lentement les yeux, prenant quelques instants pour s'habituer à la luminosité douce qui baignait la pièce. Les souvenirs lui revinrent en vagues confuses. Ses hommes de main, la trahison, la blessure… et puis ce jeune moldu qui l'avait sauvé de justesse. Il tourna doucement la tête, les pensées encore embrumées par le sommeil, et réalisa soudain que le poids contre son flanc n'était autre que le corps du garçon, blotti contre lui.

Il lutta contre la violente pulsion de repousser le garçon, mais se retint de justesse.

Ses muscles se raidirent sous l'effort.

Loki dormait paisiblement, sa respiration régulière, le visage détendu. Il était tout autant désarmé que désarmant. Aurait-il pu se laisser aller ainsi s'il avait su qui était réellement Lucius Malfoy ? S'il avait su quelle cause il défendait et les horreurs dont il était capable pour la protéger ?

Lucius soupira silencieusement, fermant les yeux, et passa une main fatiguée sur son visage, essayant de se secouer de cette torpeur qui semblait vouloir l'engloutir.

Qu'est-ce qu'il était en train de foutre, bon sang ?

Il devait se rappeler de qui il était, de ce qu'il représentait. Le fait qu'il soit momentanément vulnérable ne changeait rien à son essence. Et ce garçon… il jeta un nouveau coup d'œil au corps endormi à ses côtés… ce garçon devait… juste… sortir de sa vie.

Il n'allait pas le tuer, il avait une dette envers lui, mais il devait se débarrasser de lui le plus rapidement possible. Ce n'était pas seulement pour éviter sa présence irritante, quoique cela y contribuât grandement. En l'éloignant, il le protégeait, d'une certaine façon.

Nul doute que ses hommes étaient à sa recherche, en ce moment précis. Tant qu'ils n'auraient pas retrouvé son corps mort, ils le traqueraient sans relâche. Ces jeunes recrues avaient commis l'erreur de croire qu'ils pouvaient le trahir et s'en sortir. Ils l'imaginaient sans doute agonisant dans une ruelle sombre ou déjà mort, dévoré par les rats.

Mais ils avaient clairement sous-estimé la ténacité de Lucius Malfoy.

Et pour cela, ils allaient payer.

Lucius comptait bien les retrouver avant qu'ils ne le retrouvent. Il savait déjà comment il leur ferait regretter cette trahison: une mort lente et douloureuse serait une punition adaptée.

Mais si, par malheur, c'étaient eux qui le trouvaient en premier, et qu'ils mettaient la main sur Loki… alors, il ne donnait pas cher de la peau du jeune homme. Ils n'auraient aucune pitié, aucune hésitation.

Pour sa propre survie, il devait être éloigné, le plus rapidement possible.

Le garçon grogna dans son sommeil et son bras vint se nicher sur le torse de Lucius. La sensation n'était… pas aussi désagréable qu'il ne l'aurait pensé. Mais un moldu restait un moldu, et Lucius ne pouvait pas se permettre de s'attarder sur cette sensation. Sa raison reprit vite le dessus, le ramenant à la réalité : il se dégagea doucement du bras de Loki, veillant à ne pas le réveiller. Lentement, avec un soin méticuleux, il se redressa jusqu'à se retrouver en position assise.

Il eut une vague pensée pour sa femme. Elle n'avait jamais eu de problème avec ses nombreuses aventures et il en allait de même pour lui. Leur mariage n'était rien de plus qu'une relation de convenance, un arrangement entre deux familles de Sang Pur. Lucius ne s'était jamais opposé à cette union, mais il n'avait pas non plus fait d'efforts pour la faire fonctionner au-delà des apparences nécessaires.

Dès les premières nuits, il avait insisté pour qu'ils aient des chambres séparées. Leur interaction se limitait aux exigences du devoir conjugal, à la création d'un héritier. Ce n'était pas par mépris ou par haine—il ne détestait pas Narcissa. C'était juste que… son cœur restait désespérément sec quand il la voyait. Elle était belle, élégante, et remplissait parfaitement son rôle dans leur société, mais elle n'éveillait en lui aucun sentiment profond.

Leur relation était pragmatique, sans passion ni véritable affection.

L'image de son joli visage lui vint en tête. Il se demanda brièvement si elle se froisserait en le voyant partager le lit de ce gamin. Mais il se reprit vite : Narcissa n'était pas du genre à s'offusquer pour si peu. Elle était bien trop consciente de la nature de leur mariage et de toutes les attentes qui en découlaient. Si elle le voyait avec le garçon, elle n'en serait probablement pas plus affectée que par ses autres liaisons. Peut-être se moquerait-elle même de lui pour avoir choisi un partenaire aussi improbable.

Un souffle moqueur s'échappa du nez de Lucius : cela n'arriverait jamais. Loki et lui n'étaient pas amants et cela ne risquait pas d'arriver de sitôt. Cette simple idée était si ridicule qu'elle ne méritait même pas d'être considérée.

Lucius allait simplement se servir de lui pour se remettre sur pied, puis le jeter sans la moindre hésitation. C'était ainsi qu'il avait toujours procédé avec les gens qu'il n'estimait pas dignes de son attention.

Utiliser, puis se débarrasser - rien de plus.

Il inspira profondément, refoulant toute émotion superflue. Ses pensées étaient à nouveau claires, débarrassées des doutes inutiles.

« Bonjour ? » La voix du garçon était légèrement rauque, encore prise dans les voiles du sommeil. Lucius darda sur lui un regard plein de dédain et ne répondit rien. Loki, peu affecté par ce silence glacial, s'étira longuement avec la lenteur de quelqu'un qui n'a aucune intention de se précipiter. Puis, avec une nonchalance déconcertante, il se laissa retomber mollement sur le matelas, un sourire tranquille étirant ses lèvres. « Tu es réveillé depuis longtemps ? Comment te sens tu ? »

Remarquant le silence obstiné de Lucius, il se tourna légèrement pour l'observer avec une curiosité détachée. « Tu sais, ça ne sert à rien de bouder. On est coincés ensemble pour le moment, autant faire en sorte que ce ne soit pas trop désagréable. J'ai plein d'idées, si tu veux, pour te décoin… »

« Taisez-vous. » La voix de Lucius avait tranché l'air comme un poignard.

Loki se tortilla sur le lit pour lui faire face : « …cer. Te décoincer. Désolé, c'est quelque chose que je ne sais pas faire. Le silence je veux dire. »

Lucius soupira, profondément agacé. Il comprenait maintenant pourquoi les gens du coin avaient donné à ce garçon le nom de 'Loki'. L'insolence, l'impertinence, cette manière désinvolte de jouer avec les nerfs des autres… il imaginait parfaitement le Dieu Nordique de la Malice prendre ses traits, s'amusant à tester les limites et la patience de ceux qui avaient le malheur de croiser son chemin.

Pourtant, malgré son agacement, une partie de lui reconnaissait que le garçon jouait parfaitement son rôle. Il était comme un miroir reflétant ses failles, les forçant à la surface.

C'était irritant, exaspérant, mais aussi… curieusement fascinant.

« Vous êtes insupportable. J'espère que vous savez que cela ne vous mènera nulle part. »

« Vraiment ? Je trouve pourtant que le chemin que nous avons pris est tout à fait intéressant. »

Un nouveau soupir franchit les lèvres de Lucius.

Bien autant changer de sujet. La conversation serait peut-être plus supportable… « J'aimerai essayer de me lever. Je ne vais pas rester toute ma vie dans ce lit. Donnez-moi de quoi m'habiller. »

Le garçon désigna une chaise dans un coin de la pièce : « Je te prêterai des vêtements, le temps que tu t'en achètes d'autres. Ta chemise est complètement déchirée et je ne parle même pas du sang. »

Lucius grimaça, reconnaissant à contrecœur qu'il avait raison. Le sort de découpe avait réduit sa précieuse chemise en lambeaux et rien ne pourrait la sauver désormais. Il observa avec plus d'attention la pièce : « Où est ma cape ? ».

Le masque (dont il s'était débarrassé plus tôt pour des raisons évidentes de sécurité) comme la cape noire faisaient parties de la tenue réglementaire du parfait petit mangemort. Et il comptait bien régler ses comptes avec ses apprentis, dès qu'il se serait totalement remis de ses blessures.

Loki s'était levé et lui tournait ostensiblement le dos. Sa voix se fit boudeuse : « La cape était foutue. Je l'ai jetée. »

Lucius haussa un sourcil. L'explication était bancale : « Vous avez jeté la cape mais gardé la chemise ? »

Le garçon ne le regardait toujours pas : « Le noir ne te va pas de toute façon. Ce n'est pas une grande perte. »

Lucius plissa les yeux, scrutant la silhouette du garçon.

Il savait.

Il en était persuadé.

Ce moldu connaissait la signification de cette cape, ce qu'elle représentait.

Chaque fibre de son être criait que quelque chose ne tournait pas rond. Lentement, presque machinalement, il s'empara de sa baguette et la pointa dans le dos de Loki. L'idée de s'en débarrasser définitivement, de mettre fin à cette situation, le tentait terriblement. Il n'aurait qu'à prononcer une incantation, et tout serait fini. Si seulement il n'y avait pas cette maudite dette de vie...

« Vous connaissez la sorcellerie. » Ce n'était pas une question mais une affirmation.

Loki se retourna lentement et, contrairement à ce que Lucius aurait pu attendre, il ne sembla pas surprit ou inquiet de la menace qui pesait sur lui. Il sourit : « J'ai beaucoup d'amis sorciers, si c'est là ta question. Tout comme j'ai beaucoup d'amis qui ne sont pas sorciers. »

Ce n'était pas la réponse que Lucius attendait, mais il devrait s'en contenter pour le moment. Il commençait à comprendre que c'était une habitude chez Loki : ne jamais répondre directement aux questions, mais toujours les détourner subtilement, de manière à frustrer légèrement son interlocuteur, sans pour autant le pousser à bout. Il livrait des fragments de vérité, en laissant toujours l'essentiel dans l'ombre.

Lucius n'était pas habitué à ce genre de subtilité, où l'information était distillée au compte-gouttes, jamais exactement celle qu'il attendait, mais toujours juste assez pour le maintenir intrigué, voire intéressé. Il devait reconnaître que, même s'il détestait se retrouver dans cette position, il respectait la finesse de la manœuvre.

Il se demandait jusqu'où allaient les connaissances du garçon et s'il devait être considéré comme une menace. En temps normal, une simple petite séance de torture règlerait le problème, mais il doutait, à l'instant, que ça soit la solution appropriée : « Dites m'en plus. »

Loki sourit : « Je vois et j'entends des choses. Je devine beaucoup. Et je lis les journaux. Tu ne lis pas les journaux, toi ? »

Non. Lucius ne lisait pas ces torchons d'inexactitudes. On les lisait pour lui et on lui rapportait tout ce qui était susceptible d'attirer son attention. Le reste ne l'intéressait pas. Le moldu hocha la tête et esquissa une moue indifférente :« Voilà qui explique beaucoup de choses…Tu devrais y jeter un œil, de temps en temps, je suis certain que tu pourrais y apprendre beaucoup de choses... »

Un sort fila en direction de Loki et lui écorcha légèrement la joue. Il ne recula pas d'un pas, comme si il s'était attendu à ce qui allait se passer et comme si la douleur cuisante ne l'atteignait pas. Le self-control de ce garçon était tout bonnement impressionnant et Lucius, malgré lui, se surprit à être impressionné. Aucun des jeunes partisans qu'il avait formé jusque-là n'avait eu cette force de caractère, une telle maîtrise de soi.

« Et si je vous tuais, là, tout de suite ? » Sa voix était glaciale.

Loki ne cligna même pas des yeux : « Mais tu ne le feras pas, n'est-ce pas ? Parce que tu es persuadé que tu me dois quelque chose… »

Lucius émit un grincement, un son entre le rire et le dédain, et le coin gauche de ses lèvres s'arqua vers le haut : « Je ne suis pas persuadé, Monsieur Loki. Les sorciers de Sang Pur prennent la dette de vie très au sérieux. Vous m'avez sauvé, bien que je ne vous ai rien demandé, aussi je vous dois… » Il s'interrompit, pesant ses mots, conscient que chaque syllabe pouvait être utilisée contre lui. « Je vous dois une forme de reconnaissance. Cependant, ne vous méprenez pas : cela ne signifie pas que je vous considère comme mon égal, ou que je vous épargnerai si vous devenez une menace. »

Loki effectua un geste désinvolte de la main : « Tu ne me dois rien. Je ne t'ai pas sauvé par grandeur d'âme. Juste parce que je m'ennuyais. Et que je trouvais la situation… cocasse. »

Cocasse ? En quoi un homme à moitié mort était-il cocasse ? Lucius fronça les sourcils, alors que son esprit cherchait désespérément à comprendre la logique tordue de ce garçon. Il y avait quelque chose de familier chez lui, quelque chose qui lui échappait encore, mais qui le troublait de plus en plus.

« Nous nous connaissons, n'est-ce pas ? Nous nous sommes déjà rencontré ? »

Loki lui sourit : « Vraiment ? Je me demande bien où… » Ces paroles dégoulinaient d'une désagréable ironie. Sans attendre de réponse, il se détourna vers la kitchenette : « Tu as faim ? »

« Non. »

Le garçon ne l'écouta pas. Il attrapa une assiette et y déposa deux tranches de pain grillés surmontés d'un œuf au plat et de quelques tomates juteuses avant de l'apporter à Lucius : « Mange. J'entends ton ventre gronder d'ici. Je l'ai préparé hier, mais c'est toujours bon. Je ne suis pas trop mauvais en cuisine, une vieille habitude de mon enfance. »

Lucius avait horreur de le reconnaitre, mais son estomac criait famine et le plat sentait affreusement bon. Il sentit sa détermination vaciller. Il avait l'habitude de repas bien plus raffinés, de mets délicats servis sur des tables luxueuses, mais en cet instant, ce que lui tendait Loki semblait être un festin.

Relâchant lentement la tension de ses épaules, il saisit une tranche de pain grillé avec une résignation qu'il détestait.

« C'est… passable. » Murmura-t-il entre deux bouchées. Son ton était sec, mais dépourvu de la morsure habituelle. Il ne voulait pas donner à ce garçon la satisfaction de voir à quel point il appréciait réellement le repas, mais il ne pouvait pas non plus nier que son estomac vide remerciait chaque bouchée.

Loki, de son côté, s'installa en face de lui, l'observant avec un amusement à peine voilé. « Passable, hein ? Je suppose que c'est le meilleur compliment que je pourrais espérer de ta part. »

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Il y avait, dans le comportement du garçon, quelque chose qui intriguait Lucius.

Un petit rien.

Juste assez pour le pousser à épier ses faits et gestes, sans vraiment se l'avouer.

Loki ne semblait pas se soucier de son observation constante, poursuivant ses activités quotidiennes avec une totale indifférence.

Parfois, un sentiment de colère s'éveillait en lui, sans qu'il n'en comprenne la cause exacte.

Peut-être était-ce à cause du garçon.

À moins que ça ne soit parce que l'appartement n'avait absolument aucun objet magique.

Ou bien était-ce simplement parce que, privé de ses serviteurs, Lucius se voyait contraint de se débrouiller seul, une situation qu'il trouvait profondément exaspérante.

Il avait bien tenté, au début, d'exercer une certaine pression sur Loki, non pas pour le réduire à l'état d'esclave, bien sûr, mais pour en faire un laquais docile. Après tout, il n'était pas dans les habitudes de Lucius Malfoy de lever le petit doigt pour les tâches triviales.

Mais le garçon avait aussitôt répliqué avec un regard noir et quelques paroles cinglantes, qui avaient pris Lucius de court. Tout d'abord déconcerté, car personne n'avait jamais osé lui tenir tête ainsi, il avait fini par laisser tomber.

Qui voudrait d'un serviteur aussi insolent, après tout ?

La vie moldue lui déplaisait tout particulièrement.

Il ne comprenait pas l'utilité de cette étrange "machine à laver" ou de l'énigmatique "aspirateur", et il avait même été… réprimandé… pour avoir laissé les robinets de la salle d'eau ouverts, causant une désagréable inondation.

L'appartement n'était pas une demeure où il se sentait chez lui. Il manquait d'éléments familiers, de ces objets magiques qui rendaient habituellement sa vie si simple et agréable.

Et tout cela s'ajoutait à l'ennui profond qui le rongeait.

Il soupira de nouveau en observant le profil du garçon qui, assit sur une chaise, lisait avec concentration.

Celui-ci faisait parfois quelques allusions que Lucius ne comprenait pas (ou ne voulait pas comprendre). D'obscures références qui semblaient délibérément destinées à le laisser perplexe.

C'était un sentiment qu'il détestait, cette impression de ne pas maîtriser son environnement.

« Tu veux me dire quelque chose ? »

Lucius fronça les sourcils : « Non. »

« Tu vas finir par trouer ma peau, à me fixer de cette façon. » grinça Loki, sarcastique.

« Ça peut toujours s'arranger… »

La menace ne toucha pas le garçon qui émit un souffle amusé avant de retourner à son livre. Le silence retomba un instant sur la pièce avant d'être déchiré par la voix de Loki :

« "Sourire et soupir sont un même abîme

Aux cœurs désunis que deuil tient,

Mais mon esprit vole sur mers et cimes,

Peine en quête du tien." »

« Pardon ? »

« C'est de Byron. Un auteur Anglais. »

« Un moldu ? »

« Je ne sais pas… »

Le silence s'étira de nouveau. Puis Loki se releva pour s'asseoir sur le lit, plus près de lui, son recueil à la main : « J'aime bien Lamartine aussi :

"J'aime les étangs et j'habite

Partout où l'eau se creuse un lit.

Ma fleur d'un bleu pâle s'agite

Au moindre vent, au moindre bruit.

Ma coupe d'or est si petite

Qu'une larme d'oiseau l'emplit." »

Lucius observa en silence ce gamin qui ne le craignait pas.

Il ne savait jamais trop comment se comporter avec lui. C'était comme s'il se trouvait face quelqu'un qui n'avait rien à perdre ni à prouver. Cette assurance le déstabilisait, mais elle éveillait aussi en lui une étrange curiosité.

Comment un simple moldu pouvait-il se montrer aussi sûr de lui, face à un sorcier ?

« Tu veux que je te le prête ? Je l'ai déjà lu, de toute façon. » Il avait tendu le livre dans sa direction avec un naturel désarmant.

Lucius hésita un moment avant de s'emparer de l'objet.

Leurs doigts se frôlèrent et Lucius tressaillit en reculant vivement son bras.

Le garçon, cependant, ne parut pas s'en soucier, son regard brun toujours fixé sur lui, impénétrable.

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