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ENTRACTE I
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L'explication de texte du Club des Ordures
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(Blabla perso, n'hésite pas à sauter ce passage si tu veux)
Salut, Ami Lecteur,
Tout d'abord, merci d'avoir suivi le premier arc, le premier acte, de "Quand la nuit nous dévorera".
Jusqu'ici, tout va bien, n'est-ce pas ? Les personnages se mettent doucement en place, on commence à cerner quelques enjeux...
Pour tout dire, je suis très très loin d'être satisfaite de ce premier passage. Je l'ai écrit, relu, réécrit, re-relu, rérérécrit, mais je le trouve toujours assez lourd dans ses tournures. Et plus j'y apporte des modifs, et plus je m'enfonce…
Pour couronner le tout, quand je l'ai importé sur la plateforme, j'ai carrément des bouts de phrases entières qui ont sautés.
Argh. Envie de claquer.
Ça me rend blasée. J'aurais envie de tout supprimer l'arc 1 pour repartir de zéro… Peut-être un jour…
Bref. J'espère donc, si ce n'est pas pour le style, que tu apprécieras l'histoire en elle-même.
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Avec une pote, on faisait un combat verbal pour savoir quel personnage de la saga on aimait. Entre autres, elle préférait Sirius et moi Lucius. J'ai tendance à apprécier les connards charismatiques qui s'assument (fictionnellement parlant, bien sur.)
Du coup, il parait que je fais un complexe de l'elfe.
Est ce que j'assume cette déviance ? Totalement. J'adore les elfes qui se comportent comme des connards. Haha.
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J'ai appelé cet entracte : l'explication de texte du Club des Ordures (club dont les deux membres sont Sev' et Lucius), mais en réalité, c'est juste pour revenir sur un ou deux points que je veux éclaircir dans le récit :
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La question de l'acceptation moldue : en fait, Lucius ne hait pas totalement les moldus. Bien entendu, il ne les respecte pas spécialement, mais il y a tout de même un gouffre entre mépriser et réaliser un génocide. Tuer un moldu ne lui fera ni chaud ni froid (tu me diras : tuer un sorcier ne lui fera ni chaud ni froid non plus) mais il ne se lancera pas dans une vendetta contre eux s'il n'estime pas cela nécessaire.
Il est juste un peu Drama-King.
D'ailleurs, on le voit bien quand il accepte le téléphone (cet objet moldu du diable) et envisage finalement, éventuellement, de monter une entreprise pour distribuer l'objet auprès des sorciers : Lucius est un être extrêmement pragmatique. Si les moldus peuvent lui rapporter de l'argent, alors il mettra de côté quelques-uns de ces principes de Sang Pur (en râlant, bien sûr).
Il faut bien faire feu de tout bois.
Voilà pourquoi il se montre aussi conciliant avec Loki (qu'il pense être un moldu). Disons que Lucius sait voir son intérêt où il est : il est blessé, il veut se cacher : qui irait penser qu'il s'est réfugié dans un appartement moldu miteux ?
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La relation Lucius/Loki : bon, je sais que tu as déjà trouvé la principale clef de ce premier arc, bien entendu. (On en parlera plus dans le second entre-acte, si tu veux bien, au cas où d'autres n'aient pas trouvé.)
Lucius est d'une extrême patience, si l'on regarde son caractère, à cause de cette « dette de vie » qu'il estime devoir à celui qui lui a sauvé la vie : cela pourrait être un sorcier, un moldu ou même un animal.
Leur rapprochement se fait petit à petit pour plusieurs raisons :
- La situation initiale & la dette de vie
- Ensuite, Lucius ne considère pas un non-mage comme un danger pour lui, ce qui lui permet de se relâcher un peu
- La taille de l'appartement : à vivre les uns sur les autres, forcément, même si on ne le veut pas, les liens commencent à se faire
- La curiosité de Lucius envers son colocataire : notre blond est toujours en proie à ses réflexes de domination et de contrôle, mais il se retrouve désarmé face à la nonchalance et la désinvolture de Loki. Cette façon d'être, bien loin de tout ce que connait Lucius, qui est habitué à être craint et/ou détesté, l'intrigue profondément.
- Et enfin le temps qui s'écoule. Forcément, plusieurs semaines de cohabitation, ça rapproche.
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Loki : pour l'instant, pour Lucius, ce garçon semble insaisissable. Son attitude oscille entre une provocation amusée (jamais méchante ou dans le but de blesser) et l'indifférence. Et Lucius n'arrive clairement pas à le comprendre.
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La question du contrôle et de la souffrance : scène où Lucius se plante un couteau dans sa marque - En réalité, ce geste n'a rien à voir avec le désespoir. Il n'est pas non plus masochiste et ne prend aucun plaisir dans cette souffrance là.
C'est plutôt de la pure frustration, de la rage. Il est impuissant sur beaucoup de plans et ne supporte pas de perdre le contrôle, que ce soit de la situation ou de son propre corps. Le fait qu'il ne puisse pas gérer lui-même la douleur de sa marque le rend fou et il préfère s'infliger sa propre douleur pour la supplanter, une dont il est l'instigateur.
Finalement, c'est nue sorte de rébellion. De démonstration qu'il est toujours son propre maître. Du moins il essaye de s'en convaincre.
Cela montre aussi l'environnement dans lequel il évolue : violent, sans concession... Cette réponse lui semble logique dans ce contexte donné.
NB-Conseil personnel : ne tentez pas d'évacuer votre frustration de cette façon. Seul Lucius peut pratiquer ce genre de manipulation sans toucher une artère et se vider bêtement de son sang. Les années de pratique de la torture, je suppose.
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Pas de bondage : Et non, quand Lucius utilise un sort d'Incarcerous sur Loki, ce n'est pas pour le plaisir. Non, parce que je vous ai entendu ricaner depuis chez moi…
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Il y a plusieurs citations qui les représentent bien :
La première est de Shakespeare et je l'offre à Lucius : « L'enfer est vide, tous les démons sont ici. »
Et une autre, de Romain Gary, pour Loki : « Le juste milieu/Quelque part entre s'en foutre et en crever/Entre s'enfermer double tour/Et laisser entrer le monde entier/Ne pas se durcir, mais ne pas se laisser détruire non plus/Très difficile. »
Il y a aussi Jane Austen : « I was quiet, but I was not blind. »
Et enfin, une dernière que j'aime beaucoup : « Sometimes, you think that you want to disappear, but all you really want is to be found. »
( Et quand Loki cite Lamartine, la fleur bleue dont il parle est le myosotis. On l'appelle aussi « Ne m'oublie pas. » ;-) )
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Bon aller, on ferme cette parenthèse et on commence le second Acte, si tu es prêt !
Letzzzzzou gooooo !
