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Des cinq hommes qui l'avaient trahi, Otto était sans conteste le plus sournois.
Si Lucius devait les classer, Gregor aurait été le premier sur la liste des idiots : une brute sans cervelle. Thaddeus, quant à lui, était complètement paumé, une âme perdue qui n'aurait jamais dû se retrouver parmi les Mangemorts. Mickael, un père de famille désastreux, avait toujours laissé ses faiblesses personnelles entacher son jugement. Et puis, il y avait Cassius, un cinglé pur et simple, dont la cruauté n'avait d'égal que sa folie.
Mais Otto... Otto était différent. Il n'avait jamais dégagé une puissance brute, mais c'était sa manière habile et perverse de manipuler les autres qui avait attiré l'attention du Seigneur. Là où les autres utilisaient la force ou la peur, Otto usait des mots comme d'une arme, tissant des mensonges et des intrigues avec une aisance déconcertante.
Ce talent lui avait fait connaître une certaine ascension, au sein de la hiérarchie, mais son inexpérience restait son point faible.
Lucius avait toujours exprimé une certaine préférence pour ce subordonné. Non pas par affection, mais parce qu'il reconnaissait en lui un esprit affûté, capable de comprendre la complexité du jeu de pouvoir qui se jouait entre eux.
Otto n'avait jamais caché ses ambitions dévorantes, et Lucius comptait bien s'en servir contre lui. S'attaquer au bras droit du Seigneur dans l'espoir de le supplanter avait été une erreur monumentale, une démonstration flagrante de sa propre vanité et de son manque de discernement. Lucius ne comptait pas le tuer de ses propres mains ; non, ce serait bien trop simple.
Otto allait périr par là où il avait péché.
Ce qui rendait la situation particulièrement savoureuse, c'était que, grâce à l'aide de Potter, la chute du Mangemort ne nécessiterait même pas qu'il lève le petit doigt.
« C'est donc ce truc que le Maître recherche depuis si longtemps ? »
La voix traînante de Severus tira Lucius de ses réflexions. Il se tourna vers lui, le regard se posant sur le pendentif que son ami tenait à la lumière. L'émeraude, incrustée dans le bijou en forme de serpent, scintillait sous les rayons du soleil.
Le potionniste fit tourner doucement le pendentif entre ses doigts, comme s'il évaluait son poids et sa valeur. Son ton était indifférent, mais Lucius connaissait trop bien son vieil ami pour ne pas percevoir la pointe d'intérêt cachée derrière cette apparente désinvolture.
Il savait aussi qu'Otto tendait l'oreille, écoutant chaque mot échangé dans la bibliothèque. C'était précisément pour cette raison qu'il avait choisi cet endroit pour sa conversation avec Severus. Il serra violemment le bijou dans sa main, l'enfouissant dans les plis de sa cape avec une précaution exagérée. « Sois plus discret, Severus. Si quelqu'un le découvre… »
« Qui veux-tu qui le découvre. Nous ne sommes que très peu à connaître son existence. Même si quelqu'un te le prenait, il ne saurait pas comment s'en servir. »
Severus n'avait pas tort. Seule une poignée de mangemorts, les plus anciens, étaient au courant des secrets les plus sombres du Seigneur. Ceux qui étaient là depuis le début, avant que l'obsession du pouvoir n'atteigne son paroxysme.
« Pourquoi ne pas lui apporter maintenant ? »
Lucius secoua négativement la tête : « Je voudrais attendre une occasion bien spéciale. J'aimerais que ça soit… le point d'orgue de la soirée, tu vois ce que je veux dire ? Une révélation explosive. »
Un souffle moqueur s'échappa du nez de Severus : « Je vois parfaitement, Lucius. »
Quand Harry lui avait donné le pendentif, Lucius n'avait pas immédiatement compris la véritable valeur de ce qu'il tenait entre ses mains. Il avait deviné que le bijou cachait quelque chose de spécial, mais il n'avait pas imaginé un instant l'ampleur de la puissance qu'il renfermait.
Enfin, il n'y avait plus de puissance du tout, désormais. Visiblement, quelqu'un avait détruit ce que le pendentif renfermait. Le garçon, peut-être. Et cela rendait, paradoxalement, le bijou encore plus inestimable aux yeux de Lucius. Il avait littéralement, entre les mains, une grenade dégoupillée.
Une grenade qu'il venait tout juste de lancer.
Severus se redressa : « Et qu'est-ce que tu comptes faire de cette petite bombe, Lucius ? Parce qu'une chose est sûre, ce n'est pas le genre de jouet que l'on garde dans un tiroir. »
« Je vais le mettre en lieu sûr. Et quand viendra le moment, je le montrerai au Maître. »
Un craquement discret retentit dans la bibliothèque.
« Bien. » Severus épousseta sa robe avec nonchalance. « Maintenant que tu as ce que tu voulais, si tu n'as plus besoin de moi, je vais y aller. Au fait, tu me dois trois griffes de Nundu pour cette scène ridicule. »
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Comme Lucius s'y attendait, le bijou disparu dans la nuit. Otto avait été d'une discrétion absolue et il feignit l'innocence avec maestria, même lorsque le blond le plaqua violement contre le mur :
« Otto, Otto, Otto… »
Le jeune homme réajusta ses lunettes sur son nez. « Malfoy. »
« Tu es pire qu'une petite fouine, toujours à te faufiler là où tu ne devrais pas. Un jour, tu essayes de me tuer, le lendemain, tu voles mes affaires… Je commence à me demander si tu n'as pas développé une légère obsession pour ma personne ? »
« Je ne vois pas de quoi tu parles. »
« En tant que mentor, laisse moi te donner un bon conseil : ne joue pas avec ce que tu ne maîtrises pas. Retourne à tes petites manigances insignifiantes et rends-moi ce médaillon avant qu'il ne soit trop tard. »
Otto lui jeta un coup d'œil narquois : « Lucius, es-tu en colère parce que tu vois que ton temps est révolu ? L'élève finit toujours par dépasser le maître, non ? C'est toi qui m'as appris à ne jamais reculer devant une opportunité. »
Lucius resserra sa prise sur le col du mangemort : « Pour ta survie, Otto, écoute bien ce que je vais te dire : le Maître n'est pas quelqu'un à ta portée. Tu auras beau essayer de m'imiter, tu ne resteras jamais qu'une pâle copie, pas même digne qu'on essuie ses bottes sur toi. Méfie-toi de ton ambition et souviens-toi bien de ta place. »
Otto esquissa un sourire sarcastique, suintant l'arrogance, alors qu'il affrontait le regard glacé de Lucius. « Malfoy, tu as toujours été un peu trop sûr de toi. Peut-être que c'est toi qui devrais te méfier. Les temps changent, et les jeunes loups ont faim. »
Lucius relâcha lentement le col du jeune homme. Ce dernier se redressa avec une lenteur exaspérante. Il fit un pas de côté, contournant Lucius avec une certaine suffisance : « Sans rancune, Malfoy… »
Lucius resta immobile, les yeux fixés droit devant lui, son visage impassible. Il répondit d'une voix calme, sans se retourner : « Il te reste peu de temps pour regretter tes choix. »
Otto marqua une légère pause, mais n'ajouta rien.
Il avait signé son arrêt de mort.
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Le regard du Maître se figea et un rictus cruel étira ses lèvres fines.
Severus leva les yeux au ciel : « Ne me dis pas qu'il l'a mis autour du cou. » Il avait murmuré, presque pour lui-même, comme si l'absurdité de la situation dépassait son entendement.
Un sourire mauvais étira les lèvres de Lucius : « C'est exactement ce qu'il a fait. »
« Quel imbécile. »
Le Seigneur tendit la main vers Otto, l'invitant à avancer : « Approche. »
Le jeune homme se précipita pour se laissa tomber à genoux devant lui : « Maître… »
Cette soumission affable donnait la nausée à Lucius. Severus se pencha vers lui : « Tu as pris la potion que je t'ai apporté ? »
« Évidemment. »
C'était juste une petite précaution supplémentaire, au cas où les choses tourneraient mal. Juste de quoi modifier un ou deux de ses souvenirs, pas intégralement, car le Maître s'en apercevrait immédiatement, mais suffisamment pour changer quelques conversations.
Le Seigneur s'approcha, tendant ses longs doigts osseux vers le pendentif. « Qu'as-tu là, Otto ? »
Otto releva timidement la tête, ses yeux brillants d'un mélange d'arrogance et de terreur mal dissimulée. « Un trésor, Maître… pour vous. »
Le Seigneur effleura l'émeraude incrustée et ses yeux rougeoyants se rétrécirent en deux fentes menaçantes. Son visage se tordit violemment : « Lucius. »
Lucius fit un pas en avant, inclinant la tête avec respect.
« C'est ton disciple, n'est-ce pas ? ».
« Nous avons eu quelques désaccords, récemment. »
Le Seigneur le fixa longuement, ses yeux réduits à des fentes glaciales, avant de reporter son attention sur Otto, à genoux devant lui. « Lucius ne t'a donc jamais appris à rester à ta place ? »
Otto leva un regard incertain vers lui. « Quoi ? » Sa voix tremblait légèrement. Il ouvrit la bouche pour tenter de se justifier, mais une déflagration le projeta violemment en arrière.
Le Seigneur s'était levé, lentement, et se dirigeait maintenant vers lui. « Je t'ai accueilli dans ma... famille. Je t'ai ouvert les bras. Je t'ai choyé... »
Un autre sort fit plier le jeune homme en deux.
« Et toi, tu plantes un couteau dans mon dos ? »
Otto essuya un filet de sang qui s'écoulait de ses lèvres : « Non Maître ! C'est pour vous ! Un cadeau pour vous ! C'est ce que vous recherchez depuis... ! »
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase ; un nouveau sort frappa sa jambe, la disloquant en un angle grotesque. Le hurlement d'Otto résonna dans la pièce.
« Lucius. Tu es responsable de ce garçon. Récupère donc sur son corps ce qui m'appartient. »
Lucius s'avança calmement vers Otto, maintenant réduit à un tas gémissant. Il se pencha, un sourire cruel aux lèvres et arracha d'un geste sec le pendentif. Puis il s'inclina et tendit le bijou à son Maître.
« Il est vide ? » La voix du Seigneur était aussi tranchante que du verre.
« Il est vide. » Confirma Lucius d'un ton neutre.
« Je vois. »
Lucius frissonna imperceptiblement. Ce 'Je vois' était la clef de l'apocalypse qui allait se déchaîner sur Otto.
Ce dernier dû sentir le danger car il pointa en geignant, dans un dernier effort désespéré, un doigt tremblant sur son ancien mentor : « C'est lui ! C'est lui qui l'avait ! C'est sa faute ! »
Lucius se tourna lentement vers son ancien disciple : « Otto. L'ambition est une bonne chose tant que tu l'utilises intelligemment. Malheureusement pour toi, nous trahir tous n'était pas ta meilleure décision. »
Le Seigneur scrutait Lucius avec intérêt : « Dit-il la vérité ? Est-ce toi qui est allé chercher mon pendentif ? »
Le blond soutint le regard du Seigneur sans ciller : « Non, Monseigneur. Comment aurais-je pu ne serait-ce qu'y penser ? » Et c'était vrai. La question était mal posée : il n'était pas allé chercher le bijou. On le lui avait remis.
« C'est faux ! C'est faux ! » hurla Otto, sa voix brisée par la terreur. « Lui et Snape ont tout manigancé ! » Il reculait mécaniquement vers l'immense porte, espérant une échappatoire.
Lucius pencha la tête, feignant l'étonnement. « Tu t'embrouilles dans tes mensonges, Otto. D'abord, tu dis que c'est toi qui as trouvé le pendentif, puis tu changes de version pour m'accuser, moi, et maintenant tu impliques Severus ? Tout le monde ici connaît ton caractère manipulateur.
Tes camarades... tiens, d'ailleurs, où sont-ils ? Tu voulais à ce point prendre ma place auprès du Maître pour les sacrifier de cette façon ? Et le pire, c'est que tu te pavanes ici, avec cet objet précieux, alors que tu sais exactement ce qu'il représente pour le Maître... »
« Je n'ai jamais... jaaa... » une autre gerbe de sang éclata dans les airs, interrompant ses protestations.
Lucius inclina la tête avec déférence vers le Seigneur : « Il sera facile de vérifier, Maître. Vous n'avez qu'à pratiquer l'occlumancie sur moi. »
Otto se redressa soudainement et se précipita vers la porte. Et ce mouvement désespéré, ajouté à la proposition de Lucius, scella son destin. Le Seigneur ne jugea pas utile de sonder les pensées de son bras droit.
Quelque chose explosa dans le ventre du mangemort et il s'effondra sur le sol, les yeux écarquillés d'incrédulité, ses mains crispées sur sa blessure béante.
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« Sortez tous ! Lucius, je ne veux que toi et ceux qui savent. » ordonna brusquement le Seigneur.
Lucius inclina la tête avec respect et héla dix noms. Les autres mangemorts se hâtèrent de sortir, contournant avec dégoût l'amas sanglant qu'était devenu Otto. Le dernier sorcier à quitter la salle referma la porte derrière lui, laissant un silence oppressant s'installer.
Le Seigneur arracha le médaillon des mains de Lucius, ses doigts fins et pâles se refermant sur l'objet avec une colère palpable. « Qui ? » siffla-t-il avec rage.
Lucius fronça les sourcils : « Maître, pour récupérer ce bijou, il aurait fallu une puissance phénoménale. Sauf votre respect, je doute qu'un apprenti comme Otto ait été capable d'une telle prouesse. Il n'a pas agi seul. L'Ordre a probablement été impliqué. »
« Harry Potter... » murmura le Seigneur avec une haine non dissimulée.
« Ou quelqu'un d'autre… » intervint une voix traînante.
Tous les regards se tournèrent vers Severus, qui observait le Seigneur avec sérieux. « Un souvenir me revient. Mais avant de vous l'exposer, j'aimerais connaître les barrières de protection que vous aviez érigées autour de votre... médaillon, Maître. »
Les doigts osseux du Seigneur tapotèrent avec agacement l'accoudoir en pierre de son trône. « Inferis. Et un Mordecroise. »
Un souffle tremblant s'échappa des lèvres de Severus et Lucius devina son excitation.
« Maître... s'il vous restait un peu de ce poison… »
« Ça suffit, Severus. Viens-en au fait. » coupa sèchement le Seigneur.
Severus jeta un regard méprisant à l'assemblée avant de poursuivre : « Il y a plusieurs années, on m'a demandé de soigner un homme dont les chairs étaient nécrosées à un degré mortel. » Un silence lourd tomba sur la salle. « C'était un sorcier que nous connaissons tous très bien puisque… j'ai été l'instigateur de sa mort… »
Les pupilles du Seigneur se dilatèrent sous l'effet de la surprise : « Albus… »
Un murmure parcourut les mangemorts restants. Lucius fronça les sourcils :« Il aurait détruit ce que contenait le médaillon ? »
Severus esquissa un geste de la main, balayant cette question sans y répondre : « Je l'ignore. La seule chose dont je suis certain, c'est que ses symptômes correspondaient au poison que vous avez utilisé, Maître. »
La voix du Seigneur se teinta d'une douceur cruelle, presque caressante. Le corps massif de Nagini glissa silencieusement derrière lui.
« Je vois. Alors Albus savait. Oui, évidemment qu'il savait. Lucius, je veux que tu vérifies si tous mes artefacts sont intacts. Si ce vieux fou en avait connaissance, il est fort possible qu'Harry Potter ait été lui aussi au courant. Il a peut-être continué le travail qu'Albus avait commencé. Tu as toujours mon journal, n'est-ce pas ? »
Lucius sentit son souffle se couper dans sa poitrine. « Maître… »
La voix du Seigneur devint tranchante : « Lucius, réponds à ma question. »
Lucius savait que le Seigneur avait déjà deviné. Mentir ne ferait qu'aggraver les choses. « Non, Maître. Je ne l'ai plus. »
Un silence pesant envahit la pièce.
Le Seigneur resta d'un calme terrifiant : « Et qu'en as-tu fait ? »
Lucius inspira profondément : « Vous n'étiez pas encore revenu. J'ai… laissé le journal à… la plus jeune des Weasley pour faire de nouveau résonner votre nom, en rouvrant la Chambre des Secrets. »
Il baissa la tête en signe de soumission, attendant la sentence inévitable.
Le nouveau silence qui suivit fut interminable. Puis, enfin, le Seigneur reprit la parole :
« Lucius… tu as fait énormément d'erreurs, dernièrement. Il y a beaucoup de choses que j'apprécie chez toi, tu sais : ton honnêteté envers moi, ta cruauté, ton ambition. Cette violence qui t'habite constamment. Pour ne rien gâcher, tu es aussi un très bel homme. Si j'osais, je dirais que je te considère presque comme mon fils, mais Abraxas serait sûrement furieux. Cependant, ces derniers temps, tu ne cesses de me décevoir. Tu disparais, tu tues nos hommes, tes apprentis me trahissent, tu perds mes… » La voix du Seigneur monta d'un ton. « …mes précieux biens ! »
Il inspira profondément, tentant de reprendre son calme, mais ses yeux rouges restaient fixés sur Lucius.
Lucius croisa ce regard injecté de sang et une sueur froide coula le long de sa colonne vertébrale : « Je n'ai aucun mot pour me défendre, Maître. J'accepterai mon châtiment. »
Le Seigneur entrelaça lentement ses longs doigts sur son ventre et un sourire sinistre se dessina sur ses lèvres : « Oui. Bien sûr que tu l'accepteras. Tu acceptes toujours mes punitions avec tant d'empressement. Je vais finir par croire que je n'ai pas choisi la bonne méthode avec toi. Voyons… que se passerait-il si je prenais ton fils, ta femme, et que je les… confinais quelque temps ? »
Les mains de Lucius tremblèrent légèrement. Cela n'échappa pas au Seigneur.
« Je pourrais… les torturer un peu chaque jour, oh pas grand-chose, juste de quoi les rendre fous. Et plus tu mettrais de temps à me ramener Harry Potter vivant, et plus leur calvaire continuerait. »
« Maître, je… » Mais les mots restèrent coincés dans sa gorge. Il savait qu'il n'avait aucun moyen de négocier.
Le Seigneur sourit froidement, avant de murmurer : « Alors, Lucius, que vas-tu faire pour éviter que je ne mette mes petites idées à exécution ? »
Lucius serra les dents si fort qu'il crut les entendre grincer. « Je vais trouver Potter. »
Le sourire du Seigneur s'élargit, révélant une rangée de dents blanches. « Bien sûr que tu vas le faire. Je suis certain qu'avec la bonne motivation, tu sauras déplacer des montagnes. Et si tu n'y arrives pas… je les tuerai, un par un, dans la souffrance. Puis ça sera ton tour. »
Il marqua une pause, savourant la terreur qu'il voyait dans les yeux de Lucius. « Tu as une semaine, Lucius. Et, pour être précis, elle a déjà commencé depuis hier. Alors, tu ferais bien de te dépêcher. »
Lucius se redressa brusquement, manquant de bousculer la table devant lui.
Il s'inclina rapidement devant l'assemblée.
Sans un mot de plus, il tourna les talons et quitta la pièce.
La porte se referma derrière lui dans un claquement sec.
Le Seigneur observa un long moment l'endroit où Lucius avait disparu, puis il se tourna lentement vers les mangemorts restants, ses yeux étincelant d'une cruelle satisfaction.
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