Bonjour chers lecteurs, voici un nouvel écrit !
Bonne lecture !
Il laisse un esprit vide, comme une maison vidée de ses meubles. Les expériences nous façonnent, et avec ce qu'il a vécu il court à sa perte. Il court à sa perte et il va nous entrainer dans sa chute.
Prologue
Le bruit d'une table qui se fracasse, de la vaisselle qui se brise contre le sol, suivi de tout un tas d'autres bruits qui ne signifient rien de bon, résonnent dans le petit appartement.
- Tu me fais chier ! Tu délires complétement !
- En quoi je délire !? Ce n'est pas toi qui disais qu'on avait besoin de thune ? Je te donne une solution !
- Une solution ? Mais t'es complétement taré ma parole !
- Je ne suis pas taré ! Ne m'insulte pas de taré, grosse merde !
Les esprits s'échauffent et un verre vol non loin d'un visage.
- Je savais que t'avais une tendance à la délinquance quand je t'ai rencontré, et c'est ce qui me plaisait, ton esprit rebelle, mais pas à ce point ! Tu me parles de braquage ! Un putain de braquage dans une putain de bijouterie ! Tu veux quoi au juste, qu'on finisse en taule ? Qu'il y ait des morts ?
- C'est ça dont tu as peur ? La taule ? Tu ne serais même pas prêt à faire un petit braquage pour nous sortir de cette merde ? C'est à cause de toi qu'on vit comme des rats dans cet appart' de merde ! Ce n'est pas toi qui me disais « T'inquiète bébé, on sera les rois » … Putain… T'es qu'un con…
- TA GUEULE ! JE T'INTERDIS DE DIRE ÇA ! TOUT ALLAIT TRÈS BIEN AVANT TES PLANS FOIREUX !
- Tss, mes plans foireux… Je te trouve une solution, mais t'as pas de couilles ! T'as jamais eu de couilles de toute façon, c'est ça ton problème, t'es qu'une baltringue…
La gifle résonne.
- … T'es qu'une enflure… J'ai fait tellement de choses merdique depuis que je te connais, que je ne me connais plus moi-même… Putain, en six mois de relation j'ai fait tellement, ouai, tellement de choses merdique… Voler une bouteille d'alcool à la supérette, je n'ai rien dit, je l'ai fait. Rentrer chez des gens par effraction pour voler quelque chose qui t'avait tapé dans l'œil, je n'ai rien dit, je l'ai fait. Voler de l'essence à la station, je savais que c'était une idée de merde, il y avait des caméras, mais j'ai rien dit encore une fois, je l'ai fait… Et je me suis fait choper putain… Je n'ai jamais rien dit, pour chacune de tes putains d'envies, j'ai toujours tout fait pour toi Sasuke, mais… Là, c'est trop. Un braquage, je ne peux pas, je suis sorti du poste il n'y a même pas 24 h pour cette histoire d'essence et toi, tout ce que tu proposes pour qu'on se fasse du fric, c'est un braquage ? T'es complétement cinglé…
La gifle qu'il s'est prise ne l'a pas énervé, au contraire, un sourire sadique a pris place sur son visage et il fixe son petit ami froidement, sans dire un mot. Sa bouche laisse échapper du rouge lorsqu'il étire ses lèvres dans l'intention de parler. Ses dents se recouvrent de son sang et il s'essuie la commissure de la bouche d'un revers de manche.
- C'est ce que je dis, t'es une putain de baltringue Saï.
Le visage de Saï se contracte sous la colère, et d'un pas, il se retrouve collé à Sasuke. Ses mains entourent sa gorge et sous l'impulsion de la poigne, Sasuke se retrouve à faire quelques pas en arrière. Le bas de son dos tape durement le rebord de l'évier de la cuisine et son souffle se coupe un instant.
Les deux hommes ont leur regard ancré l'un dans l'autre tandis que le visage de Sasuke commence à changer de couleur. Pourtant, il y a une chose qui déstabilise Saï, et ce n'est pas le changement de teint de Sasuke, mais bien son sourire qui ne quitte pas son visage.
Il relâche immédiatement le cou de son petit ami en réalisant ce qu'il fait et constate avec effroi les marques que ses mains ont laissées.
- C'est ça que tu veux. De la violence, toujours et encore de la violence. Quand ce ne sont pas tes putains de plans foireux, tu attends de moi que je te violente. T'es un putain de tordu, je peux plus supporter ça. Tu ne gagneras pas cette fois, je t'aime, enfin, je croyais t'aimer, mais tu ne gagneras pas. Et je pense que pour mon bien, mais aussi pour le tient, il faut qu'on mette un terme à notre relation.
Les paroles de Saï lui font perdre son sourire petit à petit et ses traits sont tirés quand il répond presque dans un murmure :
- Putain de connard de merde…
- Casse toi Sasuke. Prends ce que tu veux et casse toi. Je veux plus te revoir.
Dans un accès de colère Sasuke tend le bras et attrape ce qui lui passe sous la main. D'un geste furieux accompagné d'une force qu'il ne maîtrise pas, il lance l'objet en direction de Saï qui n'a pas le temps d'esquiver, se protégeant simplement avec ses bras.
Ne regardant pas les dégâts qu'il a pu faire à son ancien petit ami, il tourne les talons et quitte leur appartement, n'oubliant pas au passage de claquer la porte furieusement.
À suivre...
Je vous vois venir avec vos questions, alors je vous rassure, il s'agit bien d'un NaruSasu, donc pas d'inquiétude.
En tout cas j'espère que ce prologue vous a donné envie de lire la suite ! Bon je préviens, je ne serais pas régulière comme pour mes autres fics, alors soyez indulgent! Et d'ici-là, portez-vous bien!
Bisous !
