Je ne possède aucun des personnages de la série
Profitant d'un rare moment de calme, Napoléon propose à Illya un dîner dans un petit restaurant italien qu'il connait
voilà, à force de re - regarder aussi la série j'ai écris aussi dessus ;)
Ce texte a été écrit pour la nuit du FOF sur le thème "Calme"
Du coup voilà et bon anniversaire !
En espérant que cela vous plaise !
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
Entre deux missions
Le soleil de fin d'après-midi baignait les rues de New York d'une douce lueur dorée lorsque Napoléon Solo et Illya Kuryakin quittèrent le quartier général du U.N.C.L.E. Les deux agents, fraîchement revenus d'une mission éprouvante à Istanbul, savouraient ce rare moment de calme entre deux affectations. Napoléon, toujours impeccablement vêtu dans son costume gris anthracite, ajusta sa cravate d'un geste nonchalant. À ses côtés, Illya, fidèle à son style plus décontracté, portait un col roulé noir sous une veste en tweed. Le contraste entre les deux hommes était saisissant, mais c'était précisément ce qui faisait leur force en tant que duo.
- Que dirais-tu d'un dîner, camarade ? Proposa Napoléon, un sourire en coin aux lèvres. Je connais un petit restaurant italien qui vient d'ouvrir sur la 5ème Avenue. On dit que leur osso buco est à tomber.
Illya leva un sourcil, son visage habituellement stoïque trahissant une légère curiosité.
- De la cuisine italienne, Solo ? Je pensais que tu voudrais quelque chose de plus... américain.
Napoléon rit doucement.
- Mon cher Illya, l'une des grandes forces de l'Amérique est justement sa diversité culinaire. Pourquoi se limiter quand on peut avoir le monde entier dans son assiette ?
Le Russe hocha la tête, un mince sourire se dessinant sur ses lèvres.
- Très bien, je te suis, mais j'espère que ce n'est pas encore un de ces endroits prétentieux où l'on sert des portions minuscules à des prix exorbitants.
- Fais-moi confiance, répondit Napoléon en hélant un taxi. Tu ne seras pas déçu.
Le trajet se fit dans un silence confortable, chacun perdu dans ses pensées. La ville défilait derrière les vitres, ses lumières commençant à s'allumer alors que le crépuscule s'installait. Illya observait le paysage urbain avec une fascination qu'il ne parvenait jamais totalement à dissimuler, même après des années passées à New York.
Le restaurant, niché entre deux immeubles art déco, était petit mais chaleureux. Des nappes à carreaux rouges et blancs recouvraient les tables, et l'odeur d'ail et de tomates fraîches embaumait l'air. Le propriétaire, un homme corpulent au fort accent sicilien, accueillit Napoléon comme un vieil ami.
- Ah, Signore Solo ! Ça fait trop longtemps ! S'exclama-t-il avant de les conduire à une table discrète dans un coin.
Une fois installés, Napoléon commanda une bouteille de Chianti, ignorant le regard désapprobateur d'Illya.
- Détends-toi, tovarisch. Nous ne sommes pas en service ce soir.
Illya soupira, mais se détendit visiblement, ses épaules s'affaissant légèrement.
- Je suppose que tu as raison. C'est juste... inhabituel pour nous d'avoir un moment de calme comme celui-ci.
Napoléon sourit, levant son verre.
- Raison de plus pour en profiter. À notre partenariat, mon ami.
Ils trinquèrent, le tintement du cristal se mêlant au doux murmure des conversations environnantes. Le repas se déroula dans une atmosphère détendue, ponctuée de conversations légères et de moments de silence confortable. Napoléon raconta quelques anecdotes de ses années d'études à l'université, tandis qu'Illya partagea, avec une rare ouverture, quelques souvenirs de son enfance à Kiev. Entre deux bouchées d'osso buco, qui était effectivement délicieux, Illya observa son partenaire.
- Tu sais, Solo, je dois admettre que je ne comprends pas toujours ta fascination pour... tout ça.
Il fit un geste englobant le restaurant. Napoléon leva un sourcil interrogateur.
- Que veux-tu dire ?
- Les restaurants chics, les costumes sur mesure, le vin fin... Tout ce luxe. Notre travail nous confronte quotidiennement aux pires aspects de l'humanité. Comment peux-tu encore trouver du plaisir dans ces choses superficielles ?
L'Américain posa sa fourchette, réfléchissant un moment avant de répondre.
- C'est précisément pour cela que j'y trouve du plaisir, Illya. Notre travail est sombre, dangereux, souvent ingrat. Ces moments de beauté et de raffinement, aussi superficiels qu'ils puissent paraître, sont ce qui me rappelle pourquoi nous faisons ce que nous faisons.
Il fit une pause, prenant une gorgée de vin.
- Nous nous battons pour que les gens puissent vivre des vies normales, profiter des petits plaisirs quotidiens sans craindre qu'un mégalomane ne déclenche la Troisième Guerre mondiale. Chaque fois que je savoure un bon repas ou que j'enfile un costume élégant, c'est ma façon de célébrer la vie que nous protégeons.
Illya resta silencieux un moment, digérant les paroles de son ami. Finalement, il hocha la tête.
- Je n'avais jamais vu les choses sous cet angle. C'est... une perspective intéressante.
Napoléon sourit.
- Tu devrais essayer de temps en temps. Qui sait, tu pourrais même y prendre goût.
Le Russe laissa échapper un rare rire.
- N'exagère pas, Solo. Je préfère toujours un bon bortsch à ton osso buco.
- Allons, tu aimes bien manger, ne me dis pas qu'il est mauvais.
- Pas du tout, c'est vrai.
Le repas se termina sur une note légère, les deux hommes partageant un tiramisu accompagné d'expressos, après que Napoléon ait réussi à convaincre Illya de prendre un dessert. Alors qu'ils quittaient le restaurant, la nuit était tombée sur New York, transformant la ville en une constellation de lumières scintillantes.
- Merci pour cette soirée, Napoléon, dit Illya alors qu'ils marchaient tranquillement le long de l'avenue. C'était... agréable.
Solo sourit, posant brièvement une main sur l'épaule de son partenaire.
- Tout le plaisir était pour moi, mon ami. Nous devrions faire ça plus souvent.
Illya acquiesça silencieusement. Ils savaient tous deux que de tels moments étaient rares dans leur ligne de travail, mais cela les rendait d'autant plus précieux sauf qu'alors qu'ils tournaient au coin de la rue, leurs communicateurs bipèrent simultanément. Le moment de calme était passé. Le devoir les appelait une fois de plus.
Échangeant un regard entendu, Napoléon et Illya reprirent instantanément leur posture d'agents, prêts à affronter leur prochaine mission, mais au fond d'eux, ils chérissaient ce moment de paix partagé, une oasis de normalité dans leurs vies extraordinaires.
