Je ne possède aucun des personnages des romans
ROMAN : 3 jours plus tôt, Reacher était arrivé dans la petite ville de Whitefish, attiré par une série de disparitions mystérieuses, maintenant, il se retrouve traqué à travers les montagnes du Montana.
Ce texte a été écrit pour la nuit du FOF sur le thème "Montagne"
Du coup voilà et bon anniversaire !
En espérant que cela vous plaise !
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
Traque dans le Montana
Le soleil commençait à décliner derrière les pics escarpés des montagnes du Montana, projetant des ombres allongées sur les versants boisés. Jack Reacher, ancien policier militaire devenu vagabond, se faufilait entre les arbres, tous ses sens en alerte. Ses poursuivants n'étaient pas loin, il pouvait presque sentir leur présence.
Trois jours plus tôt, Reacher était arrivé dans la petite ville de Whitefish, attiré par une série de disparitions mystérieuses. Son enquête l'avait rapidement mené sur la piste d'un réseau de trafic d'êtres humains opérant dans la région. Malheureusement, ses investigations n'étaient pas passées inaperçues. Maintenant, il se retrouvait traqué comme un animal dans ces montagnes inhospitalières, poursuivi par une bande de criminels déterminés à le faire taire définitivement. Reacher savait qu'il était dans une situation délicate. Malgré sa force et son expérience, il était en infériorité numérique et sur un terrain qu'il ne connaissait pas.
Le craquement d'une branche à sa gauche le fit se figer. Reacher retint son souffle, ses yeux balayant les alentours. Rien. Mais il savait qu'ils se rapprochaient. Il devait continuer à bouger. Alors qu'il reprenait sa progression, il sentit une goutte de sueur couler le long de sa tempe. La fatigue commençait à se faire sentir. Il n'avait pas dormi depuis près de 36 heures et la tension constante commençait à peser sur ses nerfs d'acier. Chaque muscle de son corps massif était tendu, prêt à réagir au moindre signe de danger.
Soudain, un éclat métallique attira son attention. À environ cent mètres devant lui, une paroi rocheuse s'élevait, offrant une possible échappatoire. S'il pouvait l'atteindre et la gravir, il aurait peut-être une chance de semer ses poursuivants. Reacher prit une profonde inspiration, calcula rapidement ses options, puis s'élança. Il courut aussi vite que ses jambes le lui permettaient, zigzaguant entre les arbres pour offrir une cible plus difficile. Des coups de feu éclatèrent derrière lui, les balles sifflant dangereusement près de ses oreilles.
- Merde, grommela-t-il entre ses dents serrées. Ils étaient plus proches qu'il ne le pensait.
Reacher atteignit la base de la paroi rocheuse, son cœur battant à tout rompre dans sa poitrine. Sans perdre une seconde, il commença à grimper. Ses grandes mains trouvaient instinctivement les prises, ses pieds s'agrippant à chaque aspérité. Malgré son gabarit imposant, Reacher grimpait avec une agilité surprenante, poussé par l'adrénaline et l'instinct de survie.
Les coups de feu continuaient de résonner autour de lui, les balles ricochant sur la roche dans une pluie d'étincelles. Reacher pouvait entendre les cris de ses poursuivants qui se rapprochaient. Il risqua un regard en bas et vit qu'ils avaient atteint la base de la paroi. Certains commençaient déjà à grimper à leur tour. La sueur perlait sur son front, ses muscles brûlaient sous l'effort, mais il continuait de grimper, pouce par pouce, mètre par mètre. Il était à mi-chemin du sommet quand il entendit un cri triomphant en contrebas.
- Je le tiens dans ma ligne de mire !
Reacher savait qu'il était exposé. Il accéléra son ascension, ignorant la douleur dans ses bras et ses jambes. Plus que quelques mètres et il atteindrait une petite corniche qui pourrait lui offrir un abri temporaire. C'est alors qu'il l'entendit. Le coup de feu qui semblait différent des autres. Plus précis. Plus déterminé.
Le temps sembla se figer. Reacher sentit la balle avant même de réaliser qu'elle l'avait touché. Une douleur fulgurante explosa dans son mollet droit, si intense qu'elle lui coupa le souffle. Pendant une fraction de seconde, son esprit enregistra chaque détail avec une clarté surréaliste : la chaleur de la balle qui traversait sa chair, le sang qui commençait à couler le long de sa jambe, la soudaine faiblesse dans ses membres. La douleur était insupportable, comme si on lui avait enfoncé un fer rouge dans la jambe. Reacher serra les dents, luttant contre la nausée qui menaçait de le submerger. Il savait qu'il devait continuer à bouger, que s'arrêter signifierait la mort, mais son corps ne répondait plus.
Ses doigts, d'habitude si sûrs, commencèrent à glisser sur la roche. Reacher lutta de toutes ses forces pour maintenir sa prise, ses muscles tremblant sous l'effort. La sueur coulait dans ses yeux, brouillant sa vision. Il pouvait entendre le rugissement d'une rivière en contrebas, un rappel cruel du destin qui l'attendait s'il lâchait prise.
Pendant un bref instant, Jack Reacher, l'homme que beaucoup considéraient comme invincible, sentit la peur l'envahir. Pas la peur de mourir, il avait fait la paix avec cette idée depuis longtemps, mais la peur de laisser ces criminels continuer leurs méfaits, de ne pas pouvoir finir ce qu'il avait commencé.
Il tenta une dernière fois de raffermir sa prise, de trouver la force de continuer, mais la douleur dans sa jambe était trop intense, le sang rendait ses mains glissantes. Reacher sentit ses doigts commencer à lâcher, un par un.
- Non, murmura-t-il, mais c'était trop tard.
Le monde bascula autour de lui. Pendant une fraction de seconde, Reacher eut l'impression de flotter. Puis la gravité reprit ses droits. Il tomba.
L'air siffla à ses oreilles alors qu'il plongeait vers la rivière en contrebas. Les cris de ses poursuivants se mêlaient au rugissement de l'eau. Reacher ferma les yeux, son esprit calculant déjà les chances de survie à un tel impact. Le temps semblait s'étirer, chaque seconde durant une éternité. il sentait le vent fouetter son visage, entendait le grondement de la rivière qui se rapprochait inexorablement.
Puis, brutalement, le silence.
