Deux jours plus tard
Eliane observe par le hublot le couloir d'hyperespace. C'est la première fois qu'elle peut observer le phénomène. Elle se trouve dans un Serenity de classe Concorde se dirigeant vers le monde des sagomakiens, Sagomakus. Il n'est pas seul à voyager. Le navire est escorté par deux Arès et une douzaine de drones.
La présidente sent la nervosité la gagner. Elle sait pourquoi. Elle et les autres membres du conseil permanent vont échanger pour la première fois avec un peuple autre que ceux de la terre. Elle a déjà pu en apprendre beaucoup sur la gestuelle et les paroles. Mis à part quelques détails dû à la morphologie des sagomakiens, le reste est identique à ce qu'elle a connu.
- Attention, membres du conseil, s'exprime le pilote, nous allons bientôt quitter l'hyperespace.
Eliane observe le couloir se dissiper pour reformer l'espace tel qu'elle le connait. Elle regarde par le hublot le monde désertique sur laquelle orbite deux petites lunes. Elle plisse les yeux et peut observer difficilement le spatioport. Ce dernier s'agrandit à mesure qu'il s'en rapproche. Le spatioport est énorme. Il semble même grouiller de vie au vue des nombreux Serenity de classe Nika qui s'y trouvent. Le spatioport est surveiller par quatre de leur Venator et plusieurs Arès. Ceux l'escortant se dirige vers le spatioport, tandis qu'eux continu leur progression vers la planète, escorté toujours par les drones.
La descente est rapide. Elle peut observer la cité dôme Sabaroud faisant office de capitale de la planète. Elle est admirative devant l'imposante construction. Elle n'avait jamais observé une telle structure. Elle se demande si la terre pourrait faire de même.
Finalement le navire atterrit. Plusieurs gardes viennent la prévenir qu'ils sont arrivés et qu'ils peuvent descendre. Contre toute attente, elle a trouvé le voyage fort agréable et bien mieux que dans un avion lambda de la terre.
Elle quitte le navire et est assailli par l'atmosphère chaude et lourde du monde. Malgré tout, elle reste neutre et descend les marches. Elle observe un cortège fait par les sagomakiens. Elle remarque déjà celui qu'ils doivent rencontrer. Une fois les membres du conseil descendu, le seigneur Cucshixu Hafeezas se présente à eux.
- Je vous souhaite la bienvenue sur notre monde, membres permanents de l'ONU de la Terre, s'exprime avec sobriété et politesse le souverain.
- Nous vous remercions, souverain Hafeezas, lui répond Eliane. Ne perdons pas de temps je vous prie.
- C'est exact, suivez-moi.
Ils se retrouvent tous autour d'une table dans le palais. Les trois diplomates terriens sont avec eux, tandis que la diplomate Ashahira Faselis se trouve avec son souverain. De plus, des projections holographiques des gouverneurs des autres cités-dômes sont également visibles.
- Bien, je pense que ce premier échange entre sagomakus et la terre peut commencer, s'exprime solennellement Cucshixu.
Les échanges commencent, reprenant à partir de ceux laisser par le maréchal-commandeur Duvall.
- J'aimerais que vous éclaircissiez ce que vous attendez de nous et de notre spatioport, s'exprime Cucshixu.
- Comme le maréchal-commandeur a déjà du vous le dire, s'exprime la présidente Cheron, nous avons un besoin très pressent, si ce n'est urgent d'avoir un spatioport. Nous pensions avoir le soutien de KDY et à la place, nous avons été trompés.
- Cela je l'avais déjà saisi. Mais j'aimerais comprendre, de même que les gouverneurs des cités-dômes ce que cela va nous apporter de vous laisser utiliser notre spatioport.
- Il nous permettra d'acquérir de l'expérience, s'exprime le président Yevgenievich. C'est une énorme lacune qui nous fait cruellement défaut. Surtout avec la guerre entre la République et la CSI. Nous le voyons comme un moyen de nous défendre.
- Hm. Il est vrai que nous avons été ignorant des événements de la galaxie, reconnait Cucshixu. J'en ai discuté avec les gouverneurs et nous sommes prêt à vous aider à construire votre flotte en échange de l'aide que vous nous fournissez.
- Nous ne pouvons pas user de votre spatioport gratuitement aussi longtemps. Nous avons décidé de vous payer une fois un certain nombre de navire construit. Ce chiffre devra être débattu.
- Je pense que cela est un bonne solution, s'exprime un gouverneur.
- Nous allons également utiliser notre flotte pour garantir la sécurité de votre monde et de son système planétaire, prononce le premier ministre Hobbs. Maintenant que vous êtes révélés à toute la galaxie, rien n'empêche des pirates, si ce n'est la CSI elle-même de jeter son dévolue sur vous. Vous ressortez à peine d'une longue période d'esclavage. Il vous faudra un moment indéterminée pour retrouver des moyens efficaces.
- Vous voulez que nous donnions de la place pour vos hommes et femmes en garnison? demande une femme.
- Non, répond le président Nie Lie. Le spatioport suffira largement. Si ces derniers veulent descendre et visiter votre monde, ils auront l'autorisation. Néanmoins, si jamais des hommes et femmes des équipages en garnison ont un comportement déplacé envers l'un des vôtres, faites le nous remonter le plus rapidement. Les supérieurs présent s'occuperont de condamner les fautifs.
- Pourquoi le faire?
- Comme la préciser le premier ministre Hobbs, vous sortez tout juste d'une période fort douloureuse, s'exprime la présidente Hays. Il est justifié et compréhensible que vous puissiez avoir de l'animosité à l'égard des humains. Nous voulons éviter que des nôtres puissent vous blessez davantage.
Cela est compris. Cucshixu et les gouverneurs acceptent les demandes de la Terre.
- J'ai également compris que vous vouliez améliorer le spatioport. Pourtant, vous avez précisé que vous aviez des lacunes.
- Oui, dans celles de construire un spatioport de nous-même, s'exprime le président Danasabe. Rien ne nous empêche d'améliorer ce qui existe déjà. Nous avons appris qu'en réalité la République et les grandes corporations éprouvent une grande réticence à automatiser le travail. C'est pour cela que l'esclavage est tant utilisé dans la galaxie et les raisons qui ont poussées KDY à vous réduire en esclavage. Les esclaves représentent une main d'œuvre bon marché.
- Je vois. Le maréchal-commandeur Duvall m'en a déjà expliqué une partie. Cela concerne surtout la durée de construction et la sécurité.
- C'est exact. Nombreux de nos ingénieurs semblent avoir de l'urticaire en voyant certaines choses qu'ils trouvent juste aberrantes, dit avec plaisanterie le président Qaimkhani.
- Maintenant que vous parlez de vos ingénieurs, je rebondis sur une autre de vos demandes. Vous voulez faire venir du personnels spécialisés pour nous permettre de remonter plus rapidement la pente. Le conseil et moi-même apprécions ce soutien, mais j'aimerais en comprendre la raison ou les raisons.
- Elles sont multiples seigneur Hafeezas, souligne le président Upadhyay. Tout d'abord, comme souligné, c'est pour vous permettre de retrouver vos compétences avant la venue de KDY. L'autre est pour éviter qu'une dépendance vis-à-vis de nous se forme, ce qui vous sera préjudiciable. La troisième est de faire des échanges, que cela soit technologiques ou culturelles. Nous pensons envoyez des hommes et femmes dits célibataires.
Ignorant le terme, il leur est expliqué. Une confusion se crée parmi les sagomakiens.
- Pourquoi demander à des personnes qui sont seules? questionne un gouverneur.
- En premier lieu, c'est l'éloignement. Il serait regrettable que nombreux couples soient détruits. Déjà que juste sur notre monde, un éloignement sur un autre continent de quelques mois est déjà important, alors imaginer des annéessur une autre planète? Après, nous pouvons toujours envoyer un couple, cela est possible, explique le président Ryu Tae-Yun.
- L'autre partie est que cela permettra aux individus de se concentrer dans leur travail, et peut-être, créer et tisser des liens avec les vôtres.
Cucshixu comprend le raisonnement.
- Je saisi votre réflexion. Vous envoyez des personnes libres pour éviter des frictions que cela causerait avec un couple lambda, mais vous pensez à l'éventualité qu'une relation peut se créer avec les nôtres avec la proximité.
- C'est exact.
- Pourquoi pensez-vous qu'un des nôtres éprouverez de l'intérêt envers un humain? continu Cucshixu.
- C'est d'ordre psychologique, répond le président Gross. A force d'être proche, un lien se forme. Après cela dépendra uniquement de tout à chacun. En outre, si cela arrive, nous pourrions alors observer les conséquences d'une telle relation. Cela sera pour nous une première et permettra d'en apprendre plus sur les relation entre terrien et extraterrestre.
- Hm. Pour le moment, je doute fortement qu'un des nôtres est l'envie d'être avec un humain, encore plus une des nôtres, s'exprime une femme.
- Nous le reconnaissons. Cela sera fera sur la durée, sur le moyen/long terme, reconnait Cheron. Le plus important dans l'immédiat est de vous relever.
- Je pense l'avoir bien saisie. Qu'en pense le conseil?
Cucshixu observe les siens. Ils sont tous en pleine réflexion. Lui-même l'est, essayant de saisir tous les termes proposés par le conseil permanent terrien. Mais au vue de ce qu'il a entendu et peut déjà observer, ils ne sont pas perdants. Ils sont même gagnants à plusieurs égards au contraire.
''Je pense que nous pouvons accepter leur offre. Ils échangent avec nous en tant qu'égaux et non en tant que supérieur envers inférieur. Ils sont bien différents de KDY. Ils sont très pragmatiques et réfléchit. Notre peuple peut vraiment remonter et retrouver ce qu'il a perdu. Cela sera long et pénible, mais il se relèvera, grandi, plus fort et surtout uni.''
Cucshixu observe les membres du conseil et constate qu'ils sont tous tombé d'accord.
- Nous pensons avec les échanges que nous avons fait avec le conseil permanent de l'ONU, que nous acceptons les termes.
- Très bien. Je reconnais la réponse du conseil et donne également mon accord pour la création de l'échange Terre/Sagomakus.
- Je pense même que nous pouvons aller plus loin, seigneur Hafeezas, s'exprime la présidente Cheron.
- Que sous-entendez-vous?
- Je pense à la création d'une alliance entre nos deux peuples. Cela renforcera nos liens entre les deux mondes.
- Il est vrai qu'aux vue des échanges qui seront fait, la création de cette alliance me parait être une évolution plus que probable. Nous devrons en écrire les termes plus tard, de même pour le contrat sur votre soutien.
Tous acquiescent simplement. Ce premier échange s'avère être une réussite, autant pour la Terre que pour Sagomakus. Les gouverneurs se déconnectent et le souverain Hafeezas offre au conseil et diplomates terriens un rafraichissement. Ils peuvent ainsi parler de choses bien moins politiques. Pourtant, ces échanges sont stoppés par l'appel de l'amiral Radhiya.
- Un soucis amirale?
- Oui membres du conseil. Nos radars détectent l'approche de trois signaux. Deux d'entre eux correspondent à des Venators. Le troisième, bien plus faible doit sans doute correspondre à une corvette. Nous attendons les ordres.
- Attendez qu'ils aient quitté l'hyperespace et de demander la raison de leur venue.
- C'est entendu.
- Dans combien de temps sortiront-ilsde l'hyperespace?
- Une heure.
- C'est noté. Prévenez-nous dès que vous en saurez plus.
La communication se coupe. Le souverain Hafeezas ne cache pas son inquiétude.
- Se pourrait-il que cela soit KDY? questionne Cucshixu.
- J'en doute fortement, s'exprime Yevgenievich. Cela semble correspondre plus à une escorte. Seulement peu de personnes peuvent se targuer de se faire escorter par deux Venators.
- On peut donc conclure qu'il ne peut s'agir que d'une seule personne, continu Nie Lie.
- Exact. Plus qu'attendre.
Le Kilimandjaro est aux abois. L'amiral a donné l'ordre de se tenir prêt à ouvrir le feu dans le cas d'une présence hostile. Les autres Venators sont également prêt à agir. Finalement, les trois navires sortent de l'hyperespace. I deux Venators et une corvette diplomatique.
- Ici l'amiral Radhiya de l'UFT, commandant le Kilimandjaro. Donner les raisons de votre venu dans le système sagomakien.
Elle attend une réponse.
- Ici le capitaineVictramo Whipgun commandant la corvette diplomatique. Nous amenons le chancelier suprême de la république galactique. Il veut échanger avec le souverain du monde.
La surprise est de taille pour les terriens.
- Très bien. Attendez capitaine Whipgun Je transmets à mes supérieurs.
Elle communique avec le conseil et elle reçoit l'ordre de les laisser passer.
- Capitaine Whipgun, vous pouvez descendre, rejoindre la capitale Tabaroud. Des chasseurs vous escorteront jusqu'à bon port. Vos Venators d'escortes devront rester en orbite. Ils peuvent s'amarrer à ce dernier pour y faire le plein.
Radhiya constate qu'il aimerait avoir une escorte provenant desdits Venators. Mais au vue de son regard et de la situation, accepte la demande. La corvette diplomatique commence sa descente, escortée par six chasseurs et dix drones. Les deux Venators d'escortes rejoignent le spatioport et attendent.
Sur la terre ferme, le souverain Hafeezas, accompagné du conseil terrien attendent l'arrivée de ce visiteur totalement inattendu. Une fois que le navire à atterrit, sa rampe se déploie. Une vingtaine de gardes républicains descendent et font une haie d'honneur. La première personne à se montrer est le conseiller du chancelier, Mas Amedda. Puis vient enfin l'autorité la plus importante d'une des deux parties en guerre, le chancelier suprême Sheev Palpatine. Ce dernier est déjà d'un âge avancé au vue de ses cheveux gris et de son visage commençant à montrer des rides. Cependant, il a un visage bonhomie et jovial.
- Salutation souverain Hafeezas, s'exprime le chancelier. Navré de venir de manière incongrue et impoli. Mais je me devais de venir vous voir.
- Salutation rendu, chancelier suprême Palpatine. Je peux reconnaitre que je n'attendais pas vôtre venue. Comme vous pouvez le voir, je suis en entretien avec le conseil permanent de l'ONU de la Terre.
Le chancelier observe chaque membre avant de les saluer.
- Suivez-moi. Il sera plus agréable de discuter dans un lieu plus adapté.
Une fois au palais, Cucshixu toise le chancelier.
- Venons-en aux fait. Pour quelles motifs venez-vous nous voir?
- Pour m'excuser solennellement des actions plus que déplacées de KDY, s'exprime Palpatine avec sincérité.
- C'est…pour le moins surprenant, reconnait Cucshixu. J'accepte vos excuses chancelier, mais malgré toute la bonne volonté que vous mettrez, elle ne pourra faire oublier ou pardonner les actions de KDY envers nous. Je pense que vous pouvez le comprendre.
- Je le saisi complètement, souverain Hafeezas. J'avais pourtant prévenu Kuat de me prévenir en cas de découverte d'espèce sensible et intelligente. Je ne m'attendais pas à ce qu'ils vous exploitent. Mon ignorance de leur action ne peut pardonner ce qu'ils vous ont fait, c'est indéniable.
- Nous nous comprenons. D'autant plus, je dois rajouter que je suis d'accord avec notre diplomate Faselis de refuser de nous joindre à la république. Comprenez-bien que nous ne voulions pas risquer plus notre peuple. Cependant, il sera possible de faire des échanges commerciaux avec nous, une fois que nous serions pleinement autosuffisants.
Le chancelier acquiesce simplement. Il échange également avec les membres du conseil terrien. Cucshixu propose au chancelier de découvrir un peu la capitale. Sur le chemin, les sagomakiens saluent leur souverain avec respect, de même que les terriens. Ils ont encore un corps affaiblie, mais commencent déjà à reprendre plusieurs activités. Une fois cette petite découverte faite et que le chancelier est montré de l'intérêt sur leur construction, ce dernier ne peut rester plus longtemps. Il remercie le souverain Hafeezas pour son hospitalité et sa bienveillance. Puis il part. Une fois parti, le conseil terrien le prévient qu'ils ne vont pas tarder également. Ce dernier comprend aisément et ils s'échangent une série de poignée de main. Une fois à bord de leur vaisseau le conseil échange sur leur ressentie envers le chancelier suprême Palpatine. Tous tombent d'accord qu'ils doivent se méfier de ce dernier, même s'ils n'arrivent pas à saisir complètement la raison de cette méfiance.
Dans le palais, Cucshixu est aidé par Ashahira pour faire une synthèse de ce premier échange avec la Terre et pour pouvoir l'annoncer à son peuple. Le souverain est certes heureux, mais une voile d'ombre est visible sur son visage.
- Avez-vous découvert un problème avec ce que nous a annoncé le conseil terrien, souverain Hafeezas? demande Ashahira.
- Non. Ils ont été francs. Je n'ai rien à redire là-dessus. Ce qui me trouble est la venue du chancelier Palpatine.
- Eh bien, je trouve que c'est honorable de sa part de s'excuser pour le mal que nous avons subi.
- Hm…Je doute qu'il l'a fait pour nous. A mon avis il avait parfaitement connaissances des actions de KDY. Il l'a juste fait pour redorer son image. N'en attends pas grand-chose. D'ailleurs, diplomate Faselis, je pense que je vais pouvoir m'occuper de la synthèse. Je vous libère. Profitez-en pour vous reposer.
- Je vous remercie seigneur Hafeezas, dit-elle en s'inclinant.
Elle salut son souverain et part. Elle retourne sur la place principale. Elle sent encore la chaleur des flammes et l'odeur des cendres. La scène s'est gravée au plus profond de son être. Elle s'assoit et observe l'horizon. Elle est à de nombreuses reprises saluée par les autres. Alors qu'elle est dans ses pensées, réfléchissant à son avenir avec Azur et aussi de ceux de ces amies, quelqu'un vient la voir.
Ashahira observe son interlocuteur. Il s'agit d'un jeune sagomakien, ayant quatre/cinq ans tout au plus. Il est un python doré ayant des barbichettes et des yeux rouge sang et les pupilles dorées. Elle reconnait l'enfant.
- Bonjour mon enfant. Tu dois être Nahashis Sassara.
- Oui, c'est bien ça. Vous êtes notre diplomate, Ashahira Faselis.
- C'est exact. Pourquoi veux-tu me parler? D'ailleurs tu es seul. Personne n'est là pour veiller sur toi?
Nahashis est silencieux. Ashahira sait qu'il a perdu ses parents. Mais elle pensait quand même qu'il avait encore de la famille.
- Je n'ai plus de famille. Tous sont morts pour avoir voulu me protéger, dit-il avec une voix teinté de chagrin. Ils n'ont pas hésité, car ils espéraient que grâce à mon étrange pouvoir, on viendrait nous sauver. Finalement, ce n'est pas grâce à mon pouvoir. Il a juste amené plus de souffrance. Et maintenant, je me retrouve seul, orphelin, dit-il en pleurant.
Ashahira le laisse s'exprimer.
- Je…Je…J'ai rencontré un de ces jedis, dont Kuat craignez tant la venue. J'ai réalisé qu'en réalité ils n'avaient jamais senti mes appels à l'aide dans la force. Elle était ignorante, feignant de se montrer bienveillante. Mais je savais qu'elle mentait et que sa présence n'était là que par pur hasard et non la volonté de cette soi-disant force. Malgré tout, j'ai accepté pour comprendre pourquoi je suis si différent des autres. Je le fais aussi pour aider notre peuple.
Ashahira est surprise par la maturité que le jeune enfant montre. Elle saisit que cela l'a marqué fortement et l'a obligé à se développer bien trop rapidement pour son âge. Elle, elle s'amusait avec ces amies, mais Nahashis n'a pas eu cette chance. Kuat a pris l'innocence de l'enfance à Nahashis et à de nombreux autres enfants.
''Nous allons devoir les surveiller et veiller à ce qu'ils puissent se développer normalement et à pouvoir vivre une vie normale. Même si cela est peut-être un vœu bien creux.''
Il finit par s'adosser contre Ashahira, cherchant une présence âgée pour l'aider. Une enfant sagomakienne vient à leur rencontre. Elle semble chercher justement Nahashis.
- Bonjour diplomate Faselis, s'exprime l'enfant. Nahashis, je te cherche, ne part pas sans me prévenir.
Ashahira observe en détail la sagomaka. Elle est une eimsslaq. Elle est bien plus grande que les enfants de son âge. Elle ressemble à un titanoboa. Ses écailles sont divisées en deux parties distinctes, unie au niveau de sa tête, les contours de son cou de même que l'arrière du cou, de son dos, de son ventre, ses jambes et sa queue sont unies, tandis que pour l'avant du cou, sa poitrine, son ventre, l'intérieur de ses jambes et le dessous de sa queues forment des lignes horizontales. Elle a du noir sur la moitié haute de son crâne, de son cou. Puis cela descend de sa colonne vertébrale jusqu'à arriver au bout de sa queue. Cela s'étale à plusieurs endroits. Ses mains et avant-bras sont noir également et elle possède plusieurs tâches au niveau de ses jambes à l'extérieur et sur ses bras. Elle a également du blanc sur le bas de sa tête, sur le contour de son cou, du bras, des jambes et de sa queue. Ses autres écailles sont beiges.
Elle est certes plus âgée que Nahashis, mais Ashahira y constate qu'elle commence déjà à développer ses formes. Elle montre également une véritable inquiétude envers Nahashis. Ce dernier l'observe, semblant être ennuyé par la présence de l'eimsslaq.
- Laisse-moi tranquille, Osantha dit-il agacé.
- Non. Tu vois bien que tu déranges la diplomate Faselis. Arrête de faire ton bébé.
- J'ai cinq ans et je n'ai plus de famille et encore moins d'amis.
- Tu m'as moi, je te signale, lui rétorque son amie. Je suis là pour toi. Tu sais que je veille sur toi. J'ignore ce que cela fait d'avoir tes pouvoirs, mais je veux ton bonheur, Nahashis. Tu te rappel que tu as promis que nous ferons la danse de l'union et que nous échangerons les fleurs d'épanouissement. Tu n'as pas oublié cette promesse?
Nahashis est silencieux tout en observant son amie. Elle semble être un peu collante avec lui, mais elle semble savoir comment lui remonter le moral et le soutenir.
- Non, je n'ai pas oublié Osantha. Seulement, je ne sais pas quoi penser. Je vais partir vers ce monde capital pour que les jedis m'enseignent la force. Je serais seul, éloigner de la chaleur de notre monde, de notre peuple et de toiOsantha.
Osantha ne peut s'empêcher de rougir. Ils s'apprécient vraiment au vue de ce que peut observer Ashahira. Cela rappel à Ashahira sa relation avec Utixsu. Elle est pensive.
''Il est vrai que tous ses traumatismes vont lui porter préjudice. Surtout s'il est bien seul et n'arrive pas à former des amitiés avec des jeunes de son âge. Je me rappel d'un concept que les terriens font. Azur et moi-même ignorons comment va évoluer notre relation et notre futur vie de couple. Peut-être qu'en acceptant Nahashis cela nous permettra de mieux appréhender les difficultés d'une vie de couple. En outre, cela permettra à Nahashis de retrouver une famille. Essayions, je ne peux pas laisser cet enfant dans sa tristesse et sa solitude.''
- Nahashis, je comprends tes soucis, ou du moins une partie. J'ai perdu un être cher et je ressens sa perte encore aujourd'hui. Elle est restée graver en nous pour nous permettre de ne pas les oublier. Car une personne peut mourir, elle peut vivre à travers le temps si on se souvient d'elle. Quand plus personne ne la connait, elle meurt définitivement. Garde encré en toi les souvenirs certes peu nombreux avec tes parents, mais chéris les comme des cadeaux et te permettre d'avancer.
Nahashis et Osantha écoutent avec attention Ashahira. Voyant qu'elle a attiré son attention, elle peut formuler sa demande.
- J'ai appris beaucoup de chose sur la terre. Un concept m'a fort surpris.
Elle lui explique le concept de l'adoption.
- Si tu le veux Nahashis, je peux t'adopter et te permettre de retrouver une famille.
Nahashis est surpris par la demande. Il est confus. Il touche la main et Ashahira sent quelque chose. Elle saisit qu'il sonde sans le vouloir son esprit. Elle n'a rien à lui cacher. Il se sent gêné et retire sa main.
- Je…Pardonnez-moi. Je ne voulais pas être indiscret. Parfois, quand je touche quelqu'un, je peux accéder à sa mémoire. Vous éprouvez vraiment de l'amour envers lui?
- Oui, Nahashis, dit-elle avec franchise. Je suis prête à surmonter les obstacles que cet amour va amener.
Elle observe le jeune enfant et attend sa réponse. Il réfléchit, car cela l'a pris totalement au dépourvu.
- Accepte! lui dit son amie. Tu ne seras plus seul.
Il est encore hésitant un moment, mais semble avoir fait son choix.
- J…J'accepte que vous m'adoptiez, diplomate Faselis.
- Tu as longuement réfléchi Nahashis. Maintenant, il va falloir nous assurer que je peux bel et bien le faire. C'est quelque chose de nouveau pour nous. Mais sois rassurer, je ferais tout mon possible pour que cela soit fait.
Nahashis sourit tout en pleurant. Il est heureux. Ashahira l'enserre et ce dernier est encore plus heureux. Osantha ne peut s'empêcher de pleurer de joie pour lui. Seulement, elle sait qu'elle va se retrouver toute seule.
- Dis-moi Osantha, cela te dit que je te prenne comme aide dans mon travail?
- Vraiment, diplomate Faselis? Je ne suis pas trop jeune pour commencer un tel travail?
- Nous verrons. Je ne peux me permettre de vous séparer. Si tu deviens mon aide, tu pourras être avec moi sur la planète capitale pour observer et apprendre. Cela te serra surement utile. Tu pourras grandir et développer à ta manière la véritable voie que tu voudras suivre. Je ne t'oblige à rien. Si tu n'es pas intéressée, tu peux refuser.
- Vous plaisantez? Je veux découvrir ce qui se passe à travers les étoiles, savoir comment vivent les autres peuples. Je suis déjà curieuse d'en apprendre sur la terre. J'ai été émerveillée quand j'ai vu l'image de leur monde. Il doit être si unique.
- Oui, je le pense également. J'en déduis que tu acceptes?
- Evidemment!
- Très bien. J'irais voir tes parents pour leur expliquer. Après, rien ne dit qu'ils acceptent et je pense que tu peux le saisir.
- Bien sûr. Ils ne veulent pas que je risque ma vie. J'espère qu'ils accepteront, mais je trouverais ma voie même s'ils refusent.
- C'est une bonne mentalité, lui dit Ashahira. Aller, rejoins-nous.
C'est avec une envie non dissimulée qu'elle les rejoint.
Le comte Dooku est en pleine réflexion. Il observe les différentes avancées de l'armée de la CSI. Il est admiratif du talent de stratège du général Grievous. Il observe également son apprentie effectuer les tâches qui lui sont demandées. Il ne peut s'empêcher de sourire quand il observe l'action de ses acolytes, des anciens membres de l'ordre jedi qui l'ont rejoint, soit désillusionné par ce dernier ou pour racheter une dette à sa personne.
''L'aveuglément de l'ordre est encore plus visible. Vous n'êtes que des pions avec lesquels mon maitre joue dans son jeu. Et une fois que la partie sera terminée, vous ne serez plus que de l'histoire ancienne.''
Il observe maintenant les membres formant le conseil séparatiste. Il esquisse du dégout à leur vue.
''Vous pensez pouvoir profiter de cette guerre et de la richesse qu'elle va vous donner? Profitez-en, car elle ne vous sera d'aucunes utilités une fois que vous serrez mort. Vous n'avez pas votre place dans le futur que mon maitre a prévue.''
Il se reconcentre, car il a un discours à faire devant le sénat séparatiste. Il reçoit un appel de communication. Comprenant de qui il s'agit, il se lève et s'incline.
- Mon maitre.
- Relevez-vous, seigneur Tyrannus.
- Qu'à donner votre visite du monde de ce peuple se nommant les sagomakiens?
- Une visite fort intéressante mon apprenti. J'ai rencontré en plus du souverain de ce monde, des membres importants de la terre. Ils se nomment les membres permanents de l'ONU et sont les personnes ayant la plus haute autorité sur leur monde concernant les décisions à prendre.
- J'avoue que c'est du pur hasard.
- Oui, mais j'ai compris en sondant subtilement leur esprit qu'en réalité, ils ne sont pas unis. Plusieurs d'entre eux semblent avoir des ambitions personnelles. Nous pouvons user de cette division à notre avantage.
- Dois-je communiquer avec eux?
- Non, pas dans l'immédiat. Ils sont très méfiants envers la république et encore plus envers moi-même. Si jamais vous les prévenez, les probabilités qu'ils pensent que moi ou un membre du personnel de la navette soit le sith tant recherché sont trop grandes.
- Je comprends. Transmettez-moi le nom de ces membres et je m'occuperais de les tourner à notre vision. Bien évidemment dans la faible probabilité qu'ils survivent à notre attaque.
Chose que son maitre fait. Il acquiesce l'arrivée des données.
- Je m'en occuperais le moment voulu. Nous progressons également concernant la flotte devant anéantir aussi bien les sagomakiens que les terriens. J'ai fait une demande pour qu'un vaisseau en particulier y soit ajouter. Le conseil a eu des débats houleux, mais il y a de forte chance que cela aboutisse.
- Fort bien. Continuer votre travail seigneur Tyrannus et bientôt, tous les efforts des siths seront récompensés.
- Oui. Par la destruction de l'ordre jedi et de la république.
Sur ces dernières paroles, la communication se coupe et le comte se reconcentre sur son discours.
Azur observe l'hyperespace à travers un des hublots de son bureau. Il prépare avec minutie quelque chose de conséquent. Freyja et Pergere sont avec lui, l'aidant. Pourtant, elles semblent toujours avoir un malaise.
- Pergere, Freyja, si vous n'allez pas bien, aller voir le docteur Dufour ou alors la psychologue Samara. Ne garder pas en vous des tracas qui vous détruirons de l'intérieur. Je peux m'en occuper. Vous m'avez déjà fort aider.
- Je…Merci Azur. Nous allons voir la psychologue Samara. Ce que nous avons vue de cette vidéo semble être trop perturbant pour nous, admet Freyja.
- Doit-on lui dire tout? lui demande Pergere.
- Oui. Chez nous, nous avons quelque chose qui se nomme le secret médical. Elle gardera le secret sur votre échange. Si elle veut en savoir plus, qu'elle vienne me voir.
Les deux acquiescent et partent. Une fois seul, Azur ne peut que comprendre leur réaction.
- Je peux comprendre leur état. Moi-même je serais déboussolé après avoir vu ça.
- Pourtant tu sembles avoir les nerfs solides, lui répond Anrakyr.
- Oui. Il faut un mental solide pour commander et organiser tout ce monde. Pourtant, même moi j'ai senti ce malaise.
Il est pensif quand un appel provient d'une personne en particulier.
- Ouvre le canal, Anrakyr.
L'image d'Ashahira se forme.
- Bonjour Azur. J'espère que je ne dérange pas.
- Bonjour Ashahira. Non, aucunement. De quoi veux-tu parler?
- C'est au sujet de Nahashis Sassara, le sensible de la force.
- Oui, je suis au courant. Il a accepté d'être prit par l'ordre. Il y a un soucis avec lui?
- On peut le dire. Il est perturbé. Il a perdu toute sa famille et de nombreux amis à cause de son lien à la force. Il se sent seul, très seul.
- Je serais comme lui si j'étais à sa place, reconnait Azur. Cela sera encore plus compliqué pour lui quand il sera au temple jedi sur Coruscant. Il sera dans un monde totalement inconnu avec aucunes attaches pour l'aider. En toute franchise, je doute sérieusement les capacités des jedis à gérer les enfants traumatisés.
- Je le pense et c'est pour ça que j'ai pris la décision de l'adopter.
Azur en est pour le moins surpris. Seulement, il réfléchit et admet que c'est peut-être la meilleure solution.
- Je reconnais que ta décision est la plus pertinente, Ashahira. Seulement, n'oublie pas que notre relation vient tout juste de se former. N'est-ce pas prématuré?
- Peut-être, mais cela nous permettra de renforcer notre lien et de comprendre les liens d'une famille.
- J'admets que tu me prends de court, Ashahira. Mais j'accepte ton idée. Reste à savoir si ton souverain sera d'accord.
- Il le sera, je m'en assurerais. Je te préviens que je prendrais également l'amie de Nahashis en tant qu'aide. Je sais qu'elle est jeune, mais elle a également gagné bien trop rapidement en maturité. Nahashis et elle semblent d'ailleurs fort liés. Je ne veux pas qu'ils soient éloignés l'un de l'autre.
- Je saisis. Fait juste en sort que les parents sachent dans quoi leur fille se jette.
- Je m'en assurerais. Sinon, qu'est-il arrivé à Pergere et Freyja avant votre départ? Elles semblaient fort troublées.
- C'est, disons-le confidentiel pour le moment Ashahira. Je ne peux rien dire pour le moment.
- Azur, j'aimerais savoir si ce que tu vas faire va mettre ta vie en danger.
- Oui, il y a des risques, mais je m'assure d'en revenir vivant, Ashahira.
- Je l'espère bien, lui répond Ashahira agacée et inquiète. J'ai enfin trouvé un nouvel partenaire, ce n'est pas pour le perdre aussi tôt.
- Ne t'en fait pas. Je sais ce que je fais.
- Je suis inquiète, c'est tout.
- Je le sais. Garde espoir, il ne m'arrivera rien. Je suis du genre prévoyant à ce sujet. Tes parents vont bien?
- Oui. Ils reprennent vite et ils sont déjà obnubiler à l'idée d'avoir des petits-enfants.
- Ah là, les parents, dit Azur avec dépit. Il est inutile de brûler les étapes.
- Je suis d'accord avec toi. Avant de conclure, dit-moi au-moins contre qui tu vas te confronter.
Azur reste silencieux un bref moment avant de répondre.
L'ordre jedi, lui répond simplement Azur.
