Bonjour, bonsoir,

Voici un nouveau chapitre ! Je m'en veux de ne pas être plus régulière mais je suis pas mal occupée ces derniers temps et n'en accorde pas assez à cette fanfiction. Mea Culpa !

L'histoire avance tout de même alors voici le chapitre 8 !

Drago et Hermione se sont enfin retrouvés au même endroit (je sais, il était temps), et ce n'est pas prêt de s'arrêter !

Alors, Enjoy !

Likocham.


Granger

— Est ce que c'est assez clair pour tout le monde ?

La directrice contempla les dix élèves présents dont faisait partie Hermione. Tous hochèrent la tête.

— Très bien, alors la réunion est levée, je demanderais juste à Miss Granger et Miss Patil de rester quelques minutes de plus.

Padma Patil, de la maison Serdaigle, était l'autre préfète en chef avec Hermione cette année. Elles échangèrent un regard pendant que les autres élèves quittaient le compartiment, se demandant ce que la directrice pouvait bien leur dire de plus qui ne requerrait pas leur présence à tous.

Une fois tout le monde sortit, le Professeur McGonagall se retourna vers les deux jeunes filles restantes.

— Bien. Mesdemoiselles, vous devez vous demander pourquoi je vous garde encore un peu avec moi.

Elles hochèrent la tête, concentrées.

— Vous n'êtes pas sans savoir que certaines tensions résident dans notre monde. La guerre est peut-être terminée, il n'empêche qu'il reste des batailles à mener si nous ne voulons pas répéter les mêmes erreurs.

Hermione ne put qu'approuver. Certains mangemorts sévissaient toujours, échappant à la justice. Néanmoins, quand le professeur McGonagall posa ses yeux sur elle, elle se sentit visée. Hermione gigota sur son siège, mal à l'aise.

— Poudlard ne fera pas exception à ces conflits. Et c'est pour cela que j'ai besoin de vous jeunes filles. Vous avez su prouver votre loyauté, mais aussi votre sagesse, et je pense pouvoir compter sur vous. J'aimerais que vous soyez toujours vigilantes, et que vous me rapportiez le moindre événement suspect concernant vos camarades. Vous êtes des personnes de confiance pour eux.

— Les Serpentard ne nous feront jamais confiance, professeur, intervint Padma.

— Vous ne m'avez pas bien compris, Miss Patil. Je ne vous parle pas uniquement des élèves de Serpentard, mais de tous les élèves. Je dirais même que vous devrez être plus vigilantes avec vos propres maisons ainsi que celles de Poufsouffle. J'aimerais croire que la haine qui persiste reste en dehors des murs de l'école mais ce serait être bien naïve.

Hermione en était certaine désormais : McGonagall ne faisait pas référence aux ennemis mais aux alliés. Quelques articles étaient parus durant l'été, loin de la page de couverture. Des événements anodins pour qui n'y prêtait pas attention. Mais Hermione, en fervente lectrice de la Gazette du sorcier, toujours avide de se tenir informée des nouvelles du monde, les avait relevés. Des sorciers lambdas, inoffensifs jusqu'à présent, s'en étaient pris violemment à des mangemorts avant de les livrer aux aurors. Ils s'étaient fait justice eux-même, en quelque sorte. Plus alarmant encore, des manifestations anti-sang-purs s'étaient déclarées un peu partout dans le pays. Elles n'avaient pas fait beaucoup de bruits, réunissant peu d'adeptes. Mais l'idée était là, sournoise. Hermione elle-même ressentait une haine viscérale pour certains sorciers. Elle était consciente que cette rancœur était un frein pour sa propre paix intérieure. Mais comment pardonner l'impardonnable ?

— Nous ferons ce que vous nous demanderez Professeur, assura néanmoins Hermione.

Minerva McGonagall sortit alors de la poche de sa robe de sorcière, deux petits carnets noirs, pas plus gros que la paume d'une main. Elle en tendit un à chacune des filles.

— Ce sont des carnets d'enregistrements magiques. Chaque fois que vous vous retrouverez dans une situation qui le nécessite, il vous suffira d'entrouvrir ce carnet à n'importe quelle page pour qu'il enregistre et note toute la scène qui se passera sous vos yeux.

— C'est... de l'espionnage ? s'extasia Padma en retournant l'objet dans tous les sens.

— En quelque sorte Miss Patil. Je vous fais confiance pour n'utiliser cet outil qu'en cas de nécessité et surtout pas à des fins personnelles.

Hermione regarda l'objet relié de cuir. Il ne payait pas de mine, l'air un peu usé et assez petit pour tenir facilement dans n'importe quelles de ses poches. Elle trouvait ça vraiment ingénieux. La magie ne cessait pas de l'étonner.

— Avant de vous laisser, j'aurais une dernière requête.

Les deux jeunes filles rangèrent leur nouvel accessoire pour se focaliser à nouveau sur leur directrice.

— Comme je vous le disais, vos camarades vous font globalement confiance, vous êtes même des exemples pour eux. À ce titre, je souhaiterais que vous... montriez l'exemple justement. Il serait bienvenu qu'une bonne entente s'établisse entre les différentes maisons de l'école. Pour se faire, un premier pas doit être établi. Vous êtes intelligentes à n'en pas douter et vous comprenez donc bien que si ce pas vient de vous, il ne pourra être que plus éloquent.

— Là, vous nous demandez de sympathiser avec l'ennemi ?

— Il n'y a plus d'ennemi Miss Patil, c'est là toute la nuance. Je vous ai élues préfètes en chef car je vous crois digne de confiance et de discernement. J'espère ne pas regretter mon choix. Sur ce, je vous laisse aller enfiler vos tenues, nous arrivons bientôt à Poudlard. Merci, jeunes filles.

Alors la directrice se leva et quitta le compartiment sans laisser le temps aux deux élèves d'émettre le moindre commentaire.

— Qu'elle ne compte pas sur moi en tout cas, marmonna la Serdaigle.

— Mais Padma... commença à s'indigner la rouge et or.

— Ne te méprends pas Hermione, je suis contre toute cette violence qu'on peut lire dans les journaux (Hermione leva un sourcil, surprise de ne pas être la seule à être au courant des détails de l'actualité) et je rapporterais tout ce qui me semblera suspect à Mcgo. Mais il n'est pas question que je fasse ami-ami avec ces serpents.

Elle s'était levée pendant qu'elle parlait.

— Le Professeur Mcgonagall ne nous demande pas d'être ami avec eux...

— Peu importe ce qu'elle demande exactement, ne pas envoyer un sortilège dans la face de Zabini à chaque fois que je le verrais sera déjà un grand exploit. Pour moi en tout cas.

Les yeux noirs de la jeune fille se troublèrent. Elle secoua la tête.

— Bref ! On se voit au banquet, à tout à l'heure Hermione.

Et elle disparut dans le couloir.

La Gryffondor, quant à elle, resta un petit moment assise, perdue dans ses pensées. Elle avait vu, à la fin de la bataille, Padma au chevet de sa sœur Parvati, victime du sortilège Incendio. Elle avait le visage à moitié brûlé. Hermione s'était fait la réflexion, sur l'instant, que la jeune fille serait sûrement défigurée à vie. Était-ce Blaise Zabini qui avait lancé ce sortilège ? Était-ce cet élève si calme et studieux qui avait détruit la vie de sa camarade ? Non. Il devait y avoir une autre explication aux paroles de Padma. Elle espérait que les élèves ayant fait ce genre de monstruosité, n'auraient pas été renvoyés dans l'école avec leurs victimes.

Soudain, le train commença à ralentir. Hermione regarda par la vitre et aperçut l'ombre du château qui se découpait au loin.

Mince ! Elle devait vite se changer et récupérer sa valise. Ni une ni deux, la jeune fille se remit sur ses pieds, sortit du compartiment professoral et fonça vers le sien. Elle détestait être en retard.

Le brouhaha de la Grande Salle n'avait jamais semblé si réconfortant pour Hermione. Elle était de retour dans sa deuxième maison où la vie avait enfin repris. Toutes les tables étaient pleines, exception faite de celle des verts et argents. Mais, honnêtement, qui en avait quelque chose à faire ? Les conversations allaient bon train partout où elle posait les yeux, même la table des professeurs renvoyait l'excitation de la rentrée. Elle remarqua d'ailleurs, deux nouveaux visages parmi eux. Le premier était un petit homme rondouillard, au visage jovial. Hermione ne put s'empêcher de le comparer aux jumeaux dans le conte moldu « Alice au pays des merveilles ». La seule fausse note à cette pub pour la joie était le crochet aiguisé qui finissait son bras gauche. La sorcière se demanda un court instant ce qui était arrivé à sa main.

Puis son regard dévia sur le deuxième professeur inconnu. Il s'agissait d'une femme d'une quarantaine d'année, elle avait de très long cheveux blonds, assez épais et une robe de sorcière verte bouteille. Elle avait un visage assez passe partout et semblait aimable. Elle discutait avec Hagrid, assis à sa gauche. Enfin, disons plutôt que Hagrid parlait et qu'elle écoutait en souriant.

La porte à deux battants de la salle s'ouvrit alors, laissant apparaître le professeur McGonagall suivit d'une armada de petits sorciers aux pas pressants. La directrice leur fit signe de s'arrêter juste devant l'estrade des professeurs mais ceux de derrière foncèrent dans ceux de devant et trois d'entre eux s'étalèrent au sol. Il n'en fallut pas plus pour déclencher une hilarité générale.

Harry se pencha alors vers Hermione, le rire au bord des lèvres.

— La relève est assurée.

— Les pauvres, ils doivent être morts de honte.

Mais Hermione ne put s'empêcher de pouffer en voyant l'air exaspéré de la directrice alors qu'elle les aidait rapidement à se remettre debout.

Elle se posta près du Choixpeau qui attendait patiemment sur son tabouret traditionnel et porta sa baguette à son cou :

— SILENCE !

Aussitôt le calme se fit. Puis le Choixpeau se mit à bouger légèrement faisant sursauter les premières années les plus proches. Finalement, c'est une large déchirure qui se créa à la base du chapeau magique formant ce qui allait lui servir de bouche.

— Entendez ma chanson

Écoutez ma douce voix

Car c'est celle de la raison

Qui déterminera mes choix

Ensorcelé depuis bien longtemps

Pour vous répartir entre les maisons

Je suis un chapeau intelligent

Qui vous guide avec dévotion

Les plus sages et doux des sorciers

Chez Poufsouffle vous finirez

Tandis que pour les esprits affûtés

La maison Serdaigle vous sied

Le fondateur de Gryffondor

Souhaitait le courage d'abord

A l'instar de Salazar Serpentard

Qui pensait l'ambition comme un art

S'ils étaient au commencement de grands amis

Le temps et leurs idées les ont détruits

Depuis il y eut milles ans d'Histoire

Et pour vous autant de savoir

Ce même temps ne m'a pas épargné

Je reste présent au fil des années

Je respecte également ma mission

Approchez, commençons la répartition.

Le choixpeau soutint la dernière note de sa chanson quelques secondes puis se tut. S'ensuivit de bruyants applaudissements. Certains élèves se permirent même de siffler. Mais furent vite coupés par un regard sévère du Professeur McGonagall. Cette dernière commença à appeler les premières années un par un.

Ainsi, c'est une dizaine d'élèves qui rejoignirent les bancs de la maison Gryffondor. Hermione félicitait un petit nouveau à lunettes qui venait de s'asseoir près d'elle quand un frisson la parcourut. Elle se sentait observée. Elle releva un peu la tête et ses yeux marrons se perdirent immédiatement dans ceux gris glacés de Drago Malefoy. Il ne détourna pas son regard, au contraire. Il la fixait avec dédain. Qu'est ce qu'il lui voulait ? Perplexe, Hermione fronça les sourcils, l'air interrogateur. Seul un rictus de la part du serpent lui servit de réponse.

Pourquoi la fixait-il ainsi ? Espérait-il qu'elle baisse les yeux ? Est-ce qu'il la défiait ? Quoiqu'il en soit, Hermione ne voulait pas perdre, elle ne voulait pas s'abaisser à détourner le regard face à celui qui l'avait harcelé pendant toute sa scolarité. Elle s'était promis, i peine quelques heures, qu'elle ne se laisserait plus faire.

— Mione, qu'est ce que tu regardes ?

C'était Harry qui lui posait la question. Elle ne le regarda pas. Ne lui répondit pas.

— C'est Malefoy que tu fixes là ? Hermione ?

— Oui Harry ! Ne me déconcentre pas !

— Te déconcentrer ? pouffa-t-il. Tu es sérieuse ? Tu joues à la bataille de regard avec la fouine ?

Dit comme ça, Hermione se sentit tout de suite stupide. Mais elle ne parvint pas à se détourner.

C'est finalement Minerva McGonagall qui la sortit de sa contemplation quand elle demanda à nouveau l'attention des élèves. Les yeux bruns d'Hermione firent un aller-retour entre la directrice et le Serpentard. Mais il ne la regardait plus, toute son attention portée sur l'estrade professorale.

— J'aimerais vous parler d'une dernière chose avant de commencer ce dîner que nous attendons tous désespérément. Vous avez pu remarquer deux nouvelles têtes parmi notre corps enseignant. Il s'agit de Monsieur Gunther Hoss, qui enseignera l'étude des moldus.

L'homme au crochet se leva et fit un signe de tête à l'assemblée.

— Et de Madame Sarafine Solar, qui s'occupera des cours de défense contre les forces du mal.

La femme blonde qui parlait avec Hagrid se leva à son tour, un sourire chaleureux aux lèvres. Hermione fut assez surprise des matières qu'enseigneraient les deux professeurs. En les voyant, elle aurait plutôt parié sur l'inverse. Comme quoi, il ne faut jamais se fier aux apparences. Le murmure qui s'éleva dans la salle et les regards étonnés de ses amis confirmèrent à Hermione qu'elle n'était pas la seule à s'être fait cette réflexion.

— Hagr… Hum ! Monsieur Hagrid, en tant que gardien des clefs et des lieux à Poudlard, aura la lourde tâche de diriger la remise en état du château en plus de ses cours de soins aux créatures magiques. Il m'a demandé d'insister sur le fait que certaines zones du château sont encore instables et dangereuses. Je tiens donc à préciser que la tour ouest est strictement interdite d'accès.

Elle marqua une pause afin que l'information soit bien intégrée par chacun.

— Et, comme chaque année, la forêt interdite porte bien son nom. Autrement, les conséquences pourraient être fatales. Je vous remercie de votre attention et espère que vous accueillerez comme il se doit nos nouveaux enseignants. Sur ce, bon appétit !

La professeure McGonagall tapa une fois dans ses mains et des dizaines de plateaux remplis de victuailles apparurent sur chaque table. Quelques cris de joie se firent entendre ici et là, puis on n'entendit plus que le bruit des couverts et des assiettes qui s'entrechoquent.

L'humeur générale était à la fête ce soir-là. Hermione décida de laisser ses soucis dans un coin reculé de son esprit le temps de profiter des retrouvailles avec ses amis. Elle passa une excellente soirée à Poudlard, la première depuis plus d'un an désormais.

Plus tard, dans son lit, alors que la plupart des membres du château étaient déjà tombés dans les bras de Morphée, la brune se permit de penser à Ron. Elle voyait ses yeux bruns et ses cheveux roux flamboyants devant ses yeux. Et alors que son corps s'alourdissait et que sa respiration se faisait plus lente, les cheveux devinrent blonds et les yeux gris clairs.


Une nouvelle année à Poudlard commence officiellement ! Est ce que ça vous plait ? Vos avis m'intéressent !

Likocham.