9-1-1 est une série télévisée américaine créée par Ryan Murphy, Brad Falchuk et Tim Minear. L'histoire et les personnages de bases ne m'appartiennent pas et je ne fais que les réutiliser sans en tirer bénéfice.

Cette fanficrion est publiée sur Wattpad et AO3.

Certaines scènes sont susceptibles de heurter la sensibilité des plus jeunes et des plus sensibles.

Balises: BxB, dépression, obsession, menace, amour, violence, torture, complots, vengeance, jeux sexuels, non-con, traumatisme...

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Les secrets du trône

Eldoria était un vaste continent aux multiples facettes, où chaque région offrait un climat distinct.

Au nord, les terres habitables laissaient progressivement place aux Glaciers d'Hivernel. Ce désert de glace, où régnait un froid mordant, était un royaume d'immobilité glacée, si inhospitalier qu'aucune créature ne pouvait y survivre. Vers l'est, Eldoria était bordé par la Mer de Saphira, dont les eaux calmes et d'un bleu surnaturel semblaient s'étendre à l'infini. Cette mer, paisible et généreuse en vie marine, contrastait avec l'aridité du sud, où s'étendait le Désert de Solbrûle. Là-bas, le soleil impitoyable régnait en maître, transformant la terre en un fourneau implacable où la vie était impossible. À l'ouest, l'Océan d'Azuran déployait ses eaux profondes et tumultueuses. Les vagues s'écrasaient avec une force, indomptables, et ses courants mystérieux rendaient la navigation périlleuse, gardant jalousement les secrets de ses profondeurs insondables.

Entre ces extrêmes, les terres habitables d'Eldoria étaient divisées en différents royaumes, chacun avec son propre caractère et ses défis uniques, formant un patchwork de cultures, de paysages et de climats sur ce continent aux mille visages.

Situé au cœur du continent, le Royaume de Solterra s'étendait sur de vastes terres verdoyantes, offrant un paysage d'une beauté à couper le souffle. Les plaines fertiles du nord s'étiraient jusqu'à l'horizon, parsemées de champs cultivés et de prairies où paissaient des troupeaux de bétail. Le sol riche et généreux permettait aux récoltes d'abonder, faisant de Solterra un royaume prospère et respecté pour ses ressources.

À l'est, les frontières étaient protégées par une chaîne de montagnes majestueuses dont les sommets enneigés brillaient sous le soleil, formant une barrière naturelle contre les envahisseurs. Ces montagnes, connues sous le nom des «Pics Eternels», étaient aussi redoutées que révérées par les habitants, les cols dangereux n'étant franchissables que par les plus hardis.

À l'ouest, des forêts denses et anciennes abritaient une faune diverse et préservaient les secrets des anciennes traditions. La Grande Forêt d'Ébène, comme elle était surnommée, étendait ses ombres protectrices sur des kilomètres, dissimulant de mystérieux sanctuaires et des lieux de cultes anciens. Les récits parlaient de créatures légendaires et de magies oubliées qui se cachaient parmi les arbres millénaires.

Plus au sud, les terres se transformaient en collines ondoyantes, parsemées de vignes luxuriantes qui donnaient les vins les plus recherchés du royaume. Là-bas, les frontières du sud étaient baignées par les rivières sinueuses qui s'écoulaient paresseusement vers l'océan, symbolisant la paix et la prospérité du royaume. Ces rivières marquaient également la limite avec les royaumes voisins, dont les relations, bien que diplomatiques, étaient souvent marquées par des tensions sous-jacentes.

Le royaume était riche en ressources naturelles et en culture et était un bastion de stabilité et de prospérité.

Terrasole, la capitale de Solterra, était un véritable joyau d'architecture médiévale, un lieu où le passé et le présent s'entremêlaient harmonieusement. Ses rues pavées, serpentant à travers la ville comme des rivières de pierre, étaient bordées de bâtiments en pierre blanche, magnifiquement ornés de sculptures délicates et de fresques colorées qui racontaient les légendes anciennes du royaume.

Les marchés colorés de Terrasole, vibrants de vie, étaient le cœur battant de la ville.

Ici, sous les auvents chatoyants, les marchands étalaient fièrement leurs produits locaux, des fruits juteux aux formes parfaites, des épices aux parfums enivrants venus de contrées lointaines, et des tissus luxueux aux teintes éclatantes, chaque étal débordant de trésors qui attiraient les visiteurs des quatre coins d'Eldoria. Les femmes du village se rassemblaient près des lavoirs, leurs rires et bavardages flottant dans l'air, tandis qu'elles frottaient et rinçaient le linge dans l'eau fraîche, créant un tableau de vie quotidienne empreint de sérénité.

Les fêtes de la moisson étaient l'un des moments les plus attendus de l'année, transformant la ville en une scène de joie collective. Les rues se paraient de guirlandes de fleurs et de rubans colorés, tandis que les habitants, vêtus de leurs plus beaux habits, dansaient au son des musiciens ambulants. Les places étaient envahies par les festins abondants, où l'on dégustait les meilleurs mets du terroir, célébrant l'abondance des récoltes dans une atmosphère de gratitude et de partage. Les enfants couraient dans tous les sens, émerveillés par les jongleurs et les cracheurs de feu, tandis que les anciens se rappelaient avec nostalgie des moissons d'antan.

Terrasole n'était pas seulement une ville, mais une communauté, où chacun trouvait sa place dans le grand tableau de la vie, où les traditions étaient chéries et où l'avenir se construisait à chaque instant, dans une harmonie rare entre l'art, la nature et les hommes.

Dominant la ville de sa grandeur imposante, le palais royal se dressait fièrement au sommet d'une colline. Cette forteresse de pierre, symbole de la puissance et de la stabilité du royaume, était visible de tous les coins de la capitale. Ses tours élancées perçaient le ciel, et ses remparts épais témoignaient de l'importance stratégique et historique de cet édifice. Les intérieurs du palais, somptueusement décorés, étaient le reflet de l'opulence et de la richesse culturelle des Diaz, au pouvoir depuis des siècles.

Les jardins royaux, véritables havres de paix et de beauté, et grande fierté de la reine Helena, s'étendaient à perte de vue autour du palais. Parsemés de fontaines étincelantes et de parterres de fleurs éclatantes, ils offraient un spectacle enivrant de couleurs et de senteurs. Parsemé ici et là, les chênes de la famille Diaz, pour la plupart centenaires, appelé les arbres des rois, étaient soignés par une équipe dédiée qui veillait à leur bon développement, particulièrement le dernier planté, depuis moins de dix ans, à la naissance du petit prince. Des allées sinueuses invitaient à la promenade, tandis que des bancs en pierre disposés çà et là permettaient aux visiteurs de s'asseoir et d'admirer la splendeur environnante. Ces jardins, entretenus avec soin par une équipe de jardiniers dévoués, étaient un lieu de détente et de réflexion pour la famille royale et leurs invités.

Le roi Ramon et la reine Helena régnaient avec une sagesse et une bienveillance qui leur avaient valu l'amour et la loyauté de leur peuple. Sous leur gouvernance, Solterra avait connu une ère de prospérité et de paix, les récoltes étant abondantes et les conflits presque inexistants.

Le roi Ramon, un homme de grande stature, avec des cheveux grisonnants qui témoignaient des années passées à défendre son royaume, avait un regard perçant, capable de scruter au-delà des apparences. Sa réputation n'était plus à faire : il était un fin stratège, dont les décisions éclairées avaient maintes fois sauvé le royaume des périls extérieurs. Il inspirait à la fois le respect et une certaine crainte, car il savait se montrer inflexible lorsqu'il s'agissait de protéger Solterra.

À ses côtés, la reine Helena rayonnait par sa grâce et sa douceur. Sa beauté était légendaire, mais c'était surtout sa compassion et sa diplomatie qui faisaient d'elle une figure centrale du royaume. Elle savait apaiser les tensions par ses paroles douces, et sa capacité à écouter tous ceux qui venaient à elle, des plus humbles paysans aux nobles les plus influents, lui avait valu une admiration sans bornes. Helena était l'âme du royaume, veillant à ce que chaque décision prise par le roi soit tempérée par la justice et l'humanité.

Ensemble, ils formaient un couple royal d'une rare complémentarité. Ramon était la force, Helena la sagesse, lui le roc sur lequel le royaume s'appuyait, elle la brise douce qui calmait les tempêtes. Leur règne était marqué par une harmonie exemplaire, chaque décision étant prise d'un commun accord, reflétant leur profonde entente. Leurs sujets les respectaient non seulement pour leur autorité, mais aussi pour l'amour et la dévotion qu'ils se portaient l'un à l'autre, qui servaient de modèle pour tout le royaume. Sous leur direction, Solterra s'épanouissait, et leur influence bienveillante semblait s'étendre bien au-delà des frontières du royaume, touchant même les cœurs des rois et reines voisins.

Leurs deux filles, Adriana et Sophia, avaient été mariées à des rois de royaumes lointains, renforçant ainsi les alliances et la stabilité régionale. Adriana, l'aînée, vivait désormais dans le grand nord, dans le royaume de Norrvind, avec son époux, le roi Erik, tandis que Sophia, plus jeune, avait rejoint le royaume plus au sud, Sahrazen, gouverné par le roi Zahir. Bien que leurs filles soient parties, Ramon et Helena restaient en contact étroit avec elles, leur famille s'étendant au-delà des frontières de leur propre royaume.

Leur fils unique, le prince héritier Eddie, était destiné à reprendre le trône un jour.

Eddie était un homme de grande prestance, aux traits marqués et au regard déterminé. De stature impressionnante, aux épaules larges et à la mâchoire carrée, ses cheveux bruns ondulés encadraient un visage aux traits marqués, et ses yeux chocolat, profonds et perçants, semblaient lire dans l'âme de ceux qu'il rencontrait.

Bien que souvent en désaccord avec ses parents sur certains aspects de la gouvernance, il partageait leur dévotion envers le royaume et son peuple. Eddie avait un sens aigu de la justice et une volonté farouche de protéger ceux qu'il aimait, des traits qui lui avaient valu le respect de ses sujets.

Depuis la mort tragique de sa femme Shannon, Eddie élevait seul leur fils Christopher, un garçon de sept ans vif et curieux, cloué dans une chaise roulante suite à une maladie infantile. Christopher était la lumière de sa vie. Le prince passait autant de temps que possible avec lui, partageant des moments de tendresse et d'apprentissage. Malgré la douleur persistante de la perte de son épouse, il s'efforçait de rester fort pour son fils et pour le royaume qu'il devait un jour gouverner.

Mais l'éclat de bonté du prince avait disparu avec son épouse.

Eddie était devenu aigri et même s'il apprenait à être un bon monarque et restait un bon père pour son fils bien aimé, il était devenu un tyran avec quiconque s'opposait à lui et prenait à malin plaisir à rabaisser et à torturer ceux qui osait encore lui tenir tête. Shannon détesterait celui qu'il était devenu mais elle ne verrait jamais cette facette de lui. Elle l'avait abandonné.

Ses relations avec ses parents étaient souvent tendues.

Le roi Ramon et la reine Helena insistaient pour qu'il choisisse une nouvelle épouse et assure la continuité de la dynastie, mais Eddie résistait, ne voulant pas se précipiter, cela n'arriverait jamais s'il avait son mot à dire sur le sujet. Et puis, il aimait bien trop s'amuser avec ses courtisanes et remplacer Shannon ne le tentait guère.

Ce matin-là, il se rendit dans la salle à manger, où Christopher l'attendait avec impatience.

– Papa ! s'exclama Christopher en le voyant entrer.

Il sourit et s'assit à côté de son fils, lui ébouriffant les cheveux.

– Bonjour, mon champion. As-tu bien dormi ?

– Oui, Papa. Bobby m'a apporté des pancakes ce matin. Ils étaient délicieux !

Eddie leva les yeux vers Bobby, un homme d'une cinquantaine d'années, à la carrure robuste et au visage jovial, marqué par des années passées aux fourneaux. Chef cuisinier du roi, Bobby était une véritable légende à la cour de Solterra. Ses plats exquis, qui alliaient saveurs locales et inspirations venues d'au-delà des frontières, avaient fait sa renommée dans tout le royaume. Toujours soucieux du moindre détail, il entrait régulièrement dans les salles à manger royales pour s'assurer que chaque repas était à la hauteur des attentes, son regard perçant scrutant les assiettes avec une précision d'orfèvre.

– Merci, Bobby, souffla Eddie sincèrement reconnaissant. Christopher semble apprécier tes talents.

Bobby hocha la tête, un sourire chaleureux sur les lèvres, révélant la bonté naturelle qui émanait de lui. Bien qu'Eddie ne s'attarde pas vraiment sur la vie de ses serviteurs, il savait reconnaître la valeur des gens qui l'entouraient, surtout lorsqu'ils étaient bons pour lui et pour son fils. Bobby, avec sa gentillesse innée et son affection évidente pour les enfants, inspirait une certaine gratitude chez lui, même s'il ne le montrait pas toujours ouvertement. Et il se demandait quel genre de père formidable il aurait fait s'il avait pu fonder sa propre famille.

– C'est toujours un plaisir, Votre Altesse, s'inclina Bobby avec respect. Le petit prince Christopher est un vrai connaisseur.

Alors que le petit déjeuner avançait, Athena, sa chancelière, entra pour l'informer des affaires du jour. Eddie soupira espérant retarder encore le moment de redevenir sérieux mais Athena ne lâcherait rien. Après tout, son père l'avait nommée à ses côtés pour une excellente raison et Eddie était reconnaissant qu'elle soit aussi douée pour l'aider.

– Votre Altesse, nous avons une réunion avec les conseillers cet après-midi pour discuter des réformes agraires, dit-elle, son ton professionnel adouci par un sourire amical.

– Mon père se joindra-t-il à nous?

– Votre père s'est excusé mais il a un rendez-vous avec ses propres conseillers concernant les impôts de l'année prochaine. Mais votre mère sera présente.

– Merci, Athena, répondit Eddie. Assure-toi que tout soit prêt.

Athena hocha la tête et quitta la salle, laissant Eddie et Christopher continuer leur repas en paix.

Plus tard dans la journée, Eddie fut appelé à une audience avec plusieurs courtisanes, dont Ana et Marisol, ses favorites. Bien que leur beauté et leur charme fussent indéniables, Eddie se méfiait toujours des intentions qui se cachaient derrière leurs sourires séduisants.

– Votre Altesse, murmura Ana en s'approchant. Avez-vous pensé à notre dernière conversation ?

Eddie esquiva habilement la question.

Il savait très bien à quoi elle faisait référence.

Ana, noble de naissance, était l'incarnation de la grâce et de la douceur. Ses manières étaient raffinées, sa voix calme, presque mélodieuse, et ses gestes empreints d'une élégance naturelle. Elle se déplaçait avec une légèreté qui semblait presque éthérée, évoquant une présence apaisante dans le tumulte de la cour. Cependant, cette même sérénité la rendait parfois ennuyeuse à ses yeux. Il trouvait que ses conversations manquaient de la passion et de la vivacité qui faisaient battre son cœur. Ana était, en somme, une rose délicate, belle à contempler mais trop prévisible dans son éclat.

Elle était aussi douce au lit et faisait à peu près tout ce qu'il demandait mais elle tentait de le convaincre qu'elle était la mieux placée pour lui. Il ne se souvenait plus si elle était duchesse ou comtesse mais cela avait bien peu d'importance.

Il ne l'épouserait jamais comme elle le désirait.

– Nous en reparlerons plus tard, lâcha-t-il d'une voix dure pour couper court à toute conversation. Pour l'instant, il y a des affaires plus urgentes à traiter.

Marisol, debout non loin, observait la scène avec un sourire calculateur.

Là où Ana était douce, Marisol était une vraie tigresse qui n'avait pas froid aux yeux et qui prenait beaucoup d'initiatives qu'Eddie trouvait très excitantes. Elle était un tourbillon d'énergie brute et de passion sauvage dû à son sang de gitane. Ses yeux noirs brillaient d'une intensité presque inquiétante, et chaque mouvement de son corps était imprégné d'une sensualité ardente qui captivait quiconque la regardait. Marisol n'avait pas la réserve d'Ana, elle parlait avec une franchise désarmante, ses paroles débordant d'émotions à peine contenues. Là où Ana offrait une stabilité douce, Marisol apportait le chaos d'une tempête imprévisible, laissant derrière elle une traînée de feu et d'intrigue. Eddie savait que s'approcher de Marisol, c'était jouer avec des flammes, mais c'était précisément cette imprévisibilité qui le fascinait, la rendant tout aussi dangereuse qu'irrésistible.

Il savait qu'elle n'hésiterait pas à éliminer une rivale comme Ana pour se hisser à ses côtés mais malgré son côté pervers, très sympa à l'horizontal, Eddie ne voulait pas non plus la prendre pour épouse.

Il devait aussi faire attention, ne pouvant se permettre de tomber dans un piège de séduction qui pourrait compromettre sa position. Chaque nuit passée avec ses amantes, Eddie prenait des précautions pour éviter une quelconque grossesse pouvant l'enchainer à elles. Si Marisol, une simple roturière serait facilement éliminée de l'équation, avec Ana qui était de sang noble, cela sera infiniment plus compliqué.

Le soir, après une longue journée, Eddie fut convoqué dans la salle du trône, probablement pour débriefer sur la réunion de l'après-midi.

Bien qu'il fût secrètement satisfait de voir que son père, le roi Ramon, commençait à lui déléguer de plus en plus de responsabilités, signe clair de son intention de lui laisser le pouvoir dans les années à venir, Eddie ne pouvait s'empêcher de ressentir une certaine aversion pour ces réunions. Il les trouvait rébarbatives, remplies de formalités et de discussions interminables sur des détails qui, selon lui, n'avaient que peu d'importance. Il commençait tout juste à comprendre qu'être roi ne se résumait pas à régner, mais aussi à rendre des comptes sur chaque décision prise, un fardeau qu'il n'avait pas anticipé.

– Edmundo, commença le roi, utilisant son nom complet, signe qu'il était sérieux. Il est temps de penser à l'avenir du royaume. Tu dois choisir une nouvelle épouse.

Eddie soupira, se passant une main dans les cheveux, agacé de devoir revenir sur ce sujet. Il ne voulait pas de nouvelle épouse, il ne voulait pas d'autres enfants, il était très bien comme ça. Mais son père ne le voyait pas ainsi et revenait sur la question régulièrement.

– Père, je comprends l'importance de cette décision, mais je ne suis pas encore prêt. Christopher a besoin de moi, et il y a tant à faire pour le royaume.

– Cette excuse bancale est un peu usée aux encoignures, Edmundo.

La reine Helena posa une main réconfortante sur l'épaule de son mari. Le roi soupira sachant que, encore une fois, son épouse allait le faire céder.

– Ramon, donne-lui du temps, murmura-t-elle. Il a perdu l'amour de sa vie, le deuil est une chose compliquée.

Le roi acquiesça, bien qu'à contrecœur et Eddie fut soulagé d'avoir gagné quelques mois de plus avant que son père ne revienne à la charge avec ce sujet. Evidemment, il était conscient qu'il allait devoir prendre une reine pour régner à ses côtés mais cela le rebutait.

– Très bien, gronda-t-il. Mais souviens-toi, le temps passe vite, et le royaume a besoin de stabilité. Si tu ne peux faire un choix, je le ferai pour toi en créant une nouvelle alliance.

Eddie quitta la salle du trône, le poids des responsabilités pesant lourdement sur ses épaules. Il savait qu'il devait trouver un équilibre entre ses devoirs de père, de prince et d'homme.

Malgré la pression de son père pour qu'il trouve une épouse et assure la continuité de la dynastie des Diaz, il se concentrait avant tout sur son rôle de père pour son fils Christopher. Il était bien sûr conscient de la vulnérabilité de son unique enfant et des complots visant la couronne verraient vite le jour mais il n'était pas prêt à tout recommencé.

Eddie s'était juré après la mort de Shannon qu'il ne tomberait plus jamais amoureux.

Il prendrait une reine en temps voulu mais ne fondrait pas de nouvelle famille. Ses responsabilités étaient lourdes, mais il trouvait du réconfort dans l'idée que, lorsqu'il monterait sur le trône, il pourrait continuer l'œuvre de ses parents et faire prospérer le royaume Diaz pour les générations futures.