Je ne possède aucun des personnages des différents fandoms.

Recueil de textes tout fandom confondus dans le cadre du Angstober 2024

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


Sang (White Collar)

Peter Burke monta les escaliers deux à deux, son cœur battant la chamade. Chaque pas résonnait lourdement dans l'escalier en colimaçon, faisant écho à l'angoisse qui montait en lui. Neal ne s'était pas présenté au bureau ce matin, un fait rare en soi, mais ce qui inquiétait Peter par-dessus tout, c'était l'absence totale de réponse à ses nombreux appels. En temps normal, Neal trouvait toujours le moyen de rester en contact, que ce soit pour jouer de son humour désinvolte ou simplement se justifier avec son habituel sourire charmeur. Pourtant, aujourd'hui, c'était le silence radio. Ce n'était pas dans ses habitudes, surtout avec une affaire aussi délicate en cours, un dossier crucial pour le FBI. L'intuition de Peter, forgée par des années à traquer des criminels, lui murmurait que quelque chose ne tournait pas rond. Mais une part de lui refusait encore d'envisager le pire.

L'inquiétude grandissait en lui, comme une boule qui se formait dans son estomac, tandis qu'il gravissait chaque marche, son esprit, malgré lui, se laissait envahir par des scénarios de plus en plus sombres. Il imagina déjà les pires scénarios : une trahison, une disparition, une embuscade... Il essayait de se rappeler que Neal avait changé, qu'il était devenu un partenaire loyal, mais les fantômes du passé restaient tenaces.

Lorsqu'il arriva enfin devant la porte de l'appartement de Neal, son souffle s'était accéléré. Peter frappa énergiquement, son poing s'abattant contre la surface boisée avec une force à peine contenue.

- Neal ! C'est Peter. Ouvre !

Son ordre résonna dans le couloir désert, mais la seule réponse qu'il obtint fut le silence, lourd et pesant. Pas de réponse. Ce silence inhabituel, presque oppressant, eut pour effet d'augmenter l'angoisse qui l'étreignait. Neal aimait jouer avec les nerfs des autres, mais jamais à ce point. Le silence qui suivit était assourdissant, comme si chaque seconde sans réponse alourdissait encore l'atmosphère. Amplifiant ses craintes, Peter frappa de nouveau, cette fois avec plus d'insistance, sa main rebondissant contre la porte avec une urgence palpable.

- Neal !

Encore une fois, il n'y eut aucune réponse, juste le vide et l'écho de ses coups lui répondirent, se répercutant sur les murs du couloir, les rendant presque fantomatiques dans cette attente pesante. Peter savait que quelque chose n'allait pas. Il ne pouvait plus se permettre d'attendre. Il sortit la clé de secours que June, lui avait confiée en cas d'urgence. Ses doigts tremblaient légèrement alors qu'il l'insérait dans la serrure, trahissant son anxiété croissante. Le cliquetis de la porte qui s'ouvrait lui parut anormalement fort dans le silence pesant qui régnait.

- Neal ? Appela Peter en entrant, sa voix trahissant une pointe d'espoir mêlée d'appréhension.

Ce qu'il vit le figea sur place, son sang se glaçant dans ses veines. L'appartement de Neal, habituellement si impeccablement rangé et empreint de ce charme élégant qui caractérisait l'ex-voleur, était dans un état de chaos total. Peter se retrouva face à une vision d'horreur : c'était comme si une tempête avait balayé l'endroit. Des meubles renversés gisaient sur le sol, certains brisés, les morceaux éparpillés autour d'eux. Une table basse était fracassée en deux, ses éclats éparpillés comme des preuves d'une violence soudaine. Des papiers étaient éparpillés partout, des documents importants sans doute, mêlés à des esquisses de Neal, flottant éparpillés sur le sol comme des feuilles mortes dans une forêt dévastée. Les tableaux, fierté de Neal, avaient été arrachés des murs, certains déchirés, d'autres simplement jetés au sol sans ménagement. Les signes d'une lutte violente étaient évidents, chaque détail criant le danger que Neal avait dû affronter.

L'instinct de Peter, aiguisé par des années d'expérience, s'enclencha immédiatement. Il porta instinctivement la main à son arme, sentant le poids rassurant du métal froid dans sa paume. Il dégaina lentement, avec la précision calculée de l'agent expérimenté qu'il était. Ses années d'expérience au FBI prirent le dessus, chaque fibre de son être se tendant vers l'objectif : comprendre, maîtriser, réagir.

- Neal ! Répond ! C'est Peter Cria-t-il, parcourant prudemment la pièce principale.

Son regard balayait chaque recoin, cherchant le moindre indice, le moindre signe de vie. Mais seul le silence lui répondit, pesant et menaçant.

Ce fut alors que Peter les remarqua : des traces de sang sur le parquet. Son cœur se serra, une boule se formant dans sa gorge. Ces taches écarlates sur le bois clair semblaient le narguer, lui rappelant cruellement le danger que courait Neal. Il les suivit, l'arme au poing, tous ses sens en alerte. Chaque pas était mesuré, silencieux, alors qu'il progressait dans l'appartement dévasté. Les traces menaient à la salle de bain, comme un macabre chemin de miettes. Peter sentit son estomac se nouer davantage à mesure qu'il approchait. La porte était entrouverte, une invitation sinistre à découvrir ce qui se cachait derrière.

Peter la poussa doucement du bout de son arme, le cœur battant à tout rompre. Ce qu'il vit lui glaça le sang, figeant son souffle dans sa poitrine. Une énorme flaque de sang s'étalait sur le carrelage blanc, contrastant violemment avec sa pureté. L'étendue du sang était choquante, bien trop importante pour ne pas être alarmante. Des éclaboussures maculaient les murs et le miroir brisé au-dessus du lavabo, témoignant de la violence de ce qui s'était passé ici. L'odeur métallique du sang emplissait l'air, presque suffocante, s'insinuant dans ses narines et lui retournant l'estomac.

- Oh mon Dieu, Neal... murmura Peter, son esprit refusant d'accepter ce que ses yeux voyaient.

Il balaya frénétiquement la pièce du regard, cherchant un signe, n'importe quoi qui pourrait lui indiquer où était Neal, mais la salle de bain, dans son état chaotique, ne lui offrit aucune réponse, seulement plus de questions et une peur grandissante. A cet instant, son téléphone vibra dans sa poche, le faisant sursauter. La sonnerie semblait presque déplacée dans cette scène de crime. C'était Diana.

- Boss, on a un problème, dit-elle sans préambule. Le traceur de Neal a été désactivé il y a environ une heure.

Peter ferma les yeux, essayant de garder son calme malgré la nouvelle alarmante.

- Diana, j'ai besoin d'une équipe médico-légale et d'une équipe de recherche à l'appartement de Neal. Maintenant.

- Que se passe-t-il, Peter ?

La voix de Diana trahissait son inquiétude.

- Je ne sais pas encore, mais c'est mauvais. Il y a des signes de lutte partout... beaucoup de sang et… Neal a disparu.