Chapitre 2 – COPIES CONFORMES

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C'était partie pour une nouvelle journée qui n'avait pas l'air de s'annoncer très chaude à en juger par les nuages présents dans le ciel. La galaxie regorgeait encore de mystères, notamment d'un point de vue météorologique. Ils avaient traversé quelques tempêtes et un canicule, ne pouvant pas prévoir ces phénomènes rares. Pégase avait en réalité cinq lunes, dont seulement deux étaient visibles à l'œil nu. Andréa n'avait pas l'impression d'avoir dormi, malgré ses cinq heures de sommeil, ce qui lui fit penser qu'il s'agissait peut-être de la pleine lune. Elle avait mis son état de fatigue sur le coup de cette particularité et s'était dit qu'un énième café allait l'aider à surmonter cette journée.

Elle avait pris la direction de son bureau, sa boisson chaude à la main, s'efforçant de ne pas traîner des pieds. Songeant au travail qui l'attendait, elle luttait pour garder les yeux ouverts. Elle arrive au croisement de deux couloirs et a eu juste le temps de relever la tête avant d'heurter ce qu'elle pense être un mur. Son café venait de se inverser sur un militaire pour finir sa course sur le sol. Surprise, elle poussa un rôle sous l'impact. Sans même lever les yeux, elle sort un paquet de mouchoir de sa poche et s'affaira à éponger le sol, s'excusant une dizaine de fois entre temps.

Elle se relève rapidement et ne reconnaît pas immédiatement sa victime. C'est lorsqu'elle a trouvé Radek à ses côtés qu'elle fit le rapprochement. « Oh, vous êtes rentré… ». Elle s'arrêta un instant, prenant conscience qu'elle ne se souvenait pas du nom du Major. Sans un mot, il leva la main pour la saluer. Elle aurait dû se douter que c'était lui. Radek lui avait pourtant dit qu'il partait en mission avec. Il n'avait pas l'air de lui en voulant mais elle sentit la chaleur lui picoter les joues, ne sachant plus où se mettre. Elle était là depuis à peine quelques semaines et elle venait déjà de se ridiculiser auprès du Commandant en second de cette base.

Elle répondit honteusement à son sourire, tentant de cacher son malaise. Il regarda son gilet tactique, serrant la main pour enlever les quelques gouttes perlantes qui l'avaient atteint. « Je suis vraiment désolée, Major. ». Elle allait prendre un autre mouchoir mais il la stoppa d'un autre signe de main, remarquant qu'il était pressé.

Il ne lui avait pas adressé un mot et posa sa main sur l'épaule de Radek, lui signifiant qu'il le verrait plus tard. Elle n'eut pas le temps de réaliser ce qui venait de se passer qu'il était déjà sorti de son champ de vision. Elle reprit ses esprits et s'adressa au physicien comme si rien ne c'était passé. «Alors cette mission ? Comment c'était ?». Ils étaient rentrés au milieu de la nuit, épuisés par leur périple. Ils étaient partis trois jours et avaient dormi quatre heures maximums par nuit. Leur séjour avait débouché sur une alliance satisfaisante, concluant avec un peuple prêt à leur fournir de la nourriture contre un peu de savoir sur des technologies rudimentaires.

Cela les obligerait à retourner régulièrement sur cette planète, ce qui n'avait pas eu l'air de rebuter Radek. Il n'aimait pas particulièrement voyager hors monde mais dans ces circonstances cela ne lui déplaisait pas. Il verrait enfin autre chose que les quatre murs du laboratoire.

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En salle de contrôle, la tension était présente, crispant les visages de quelques membres de l'expédition. La porte des étoiles était activée vers un autre monde. Rodney se tenait derrière la console principale, tentant de déterminer la dangerosité de l'air qui s'y trouvait. Depuis peu et lorsqu'ils avaient un doute, un M.A.L.P. était envoyé en reconnaissance. Ce robot était muni d'une caméra et de multiples capteurs, évaluant la température ambiante, le niveau de CO2 dans l'air et autres paramètres essentiels. Il ne fallait prendre aucun risque qui pouvait mettre en péril la vie de quelqu'un.

Rodney n'avait rien remarqué d'inhabituel et était même confiant. Sheppard regardait l'écran placé derrière Rodney, filmant l'arrivée du robot sur la planète. Elisabeth se tenait à ses côtés et ils eurent tous les trois comme un sentiment de déjà-vu. Le signal avait du mal à passer, n'obtenant finalement que des grésillements.

C'est à ce moment que le Major Lorne décida de se montrer, visiblement essoufflé et de mauvaise humeur. Il venait tout juste de rentrer de mission et devait reprendre du service pour quelques heures, tout au plus. Il avait dû faire un rapide détour par l'armurerie pour se débarrasser de son gilet tactique maculé.

Il espérait ne pas trop sentir le café, malgré la tâche demeurant sur son t-shirt. Il salua Sheppard et se plaça à ses côtés, face à l'écran. «Colonel». Il fonça les sourcils et lui fit remarquer qu'il était en retard. «J'ai eu un léger accident, Monsieur.», s'était-il dédouané. Le Colonel ne put s'empêcher de renifler bruyamment coup sur coup. «Je ne savais pas que vous buviez du café, Major. ». Il lui fit signe de la tête, lui montrant la tâche humide. Lorne baissa son regard, se maudissant de ne pas avoir pris le temps de se changer. «Ce n'était pas le mien, Monsieur.».

Le Major plissa les yeux en regardant les images à l'écran «Est-ce que c'est…». Elisabeth acquiesça et n'y croyait pas non plus «Oui, on dirait Atlantis.». La planète sur laquelle le robot avait été envoyé était la copie conforme de leur cité.

Observant tous les quatre l'écran, une tête apparut soudainement au premier plan. «Je m'adresse à ceux qui ont envoyé cette machine. Si vous comptez nous attaquer, renoncez. Mais si vous venez en amis, vous êtes les bienvenus.». Confus, ils s'étaient tous regardé, se demandant s'il y avait une chance pour qu'il s'agisse d'un peuple Ancien.

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Après un moment, Ronon et Teyla attendaient en salle d'embarquement. Il jouait à faire tourner son arme dans ses doigts comme s'il s'agissait d'un vulgaire stylo. Il avait une telle habileté que s'en était déconcertant. Sheppard descendit les escaliers rapidement et ne put s'empêcher de l'avertir «Laissez ce truc, nous y allons en amis.». Le Satédien lui confirma que sa démarche était purement amicale. «Alors il est en mode paralysant ?». L'homme pressa un bouton et le pistolet émit un son électronique, et confirma de nouveau en hochant la tête.

C'était sans encombre qu'ils avaient passé la porte, bien décidé à en savoir plus sur cette civilisation avancée. Elisabeth les avait accompagnés, voulant établir sans attendre des relations diplomatiques. Étant l'officier en second du Colonel, le Major Lorne avait pris place en salle de contrôle, prenant la suite des fonctions du docteur Weir et Sheppard.

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Sur la planète Asuras, ils avaient été accueillis avec bienveillance et le peuple s'apparentait à celui des Anciens. Elisabeth et Rodney avaient la même vision des choses et avaient hâtes d'en apprendre davantage sur eux. L'homme qui avait été vu précédemment à la caméra les conduisaient devant ce qu'il appelait le Haut Conseil. Ils vivaient tous sur cette cité depuis sa construction, soit des millénaires auparavant. Rodney s'était étonné et avait relevé «Vous l'avez construite? Pas découverte?». Leur hôte avait été catégorique sur le fait qu'ils l'avaient bâtis de leurs mains ce qui supputait qu'ils avaient bien affaire aux Anciens.

Le sujet des Wraith avait vite était abordé, mais ils n'avaient pas l'air d'avoir été traumatisés par une quelconque attaque ce qui étonna de nouveau Rodney. «Il y a une raison à cela?». L'homme déclara simplement qu'ils n'étaient pas un problème. McKay trouvait ça étrange et murmura à Sheppard qui se tenait à ses côtés «Vous voyez, il n'a pas répondu à ma question!».

Alors qu'ils arpentaient un long couloir les menant à la salle où siégeait le Haut Conseil, Elisabeth ne put que s'arrêter devant une fenêtre donnant sur l'extérieur. C'était à s'y méprendre. La cité avait la même forme mais semblait abriter cent fois plus d'habitants. Sa taille était démesurée, du moins de l'endroit où ils se tenaient.

Des milliers de personnes vivaient sur cette planète et Rodney, obsédait depuis toujours par les ressources en énergies, s'enquit d'en parler. «Les besoins en énergie doivent être énormes! Avec les boucliers contre les Wraith, ça fait… trois E2PZ.». Il regarda l'homme qui n'avait visiblement pas comprit de quoi il parlait. «Pardon. Un E2PZ, c'est un système qui utilise l'énergie du vide.». L'astrophysicien fut conquis lorsqu'il lui confia que la cité en avait beaucoup, sans pour autant en préciser le nombre exact. Cette civilisation semblait bien avancée, technologiquement parlant, puisqu'ils étaient capables de les construire aux-même. Une prouesse que Rodney, ni personne d'autre n'avait jamais réussi à faire. Sheppard le regarda en fronçant les sourcils «Vous bavez, Rodney.».

Ils s'étaient retrouvés dans une salle semblable à celle qu'ils utilisaient comme salle de briefing. Tout semblait identique du point de vue architectural des bâtiments, jusqu'à la décoration impersonnelle des murs. Le Haut Conseil était un groupe d'une dizaine de personne, hommes et femmes confondus. Ils étaient réunis autour d'une table formant un «U», laissant l'équipe du Colonel, se tenir debout en son centre.

Après avoir été interrogés sur leur provenance et leur intentions, l'homme derrière son pupitre, ressemblant fortement au représentant du peuple, leur demanda comment ils avaient trouvé cet endroit. Rodney et Radek avaient exploré la base de données d'Atlantis peu après leur arrivés, révélant une liste de planète, dont celle-ci indiquant qu'il s'agissait d'un avant-poste des Anciens.

Le vieil homme s'adressa au groupe en quête de réponse. «Nous sommes les derniers «Anciens», comme vous les appelez. Nous étions une race unie dans notre quête du savoir. Mais nos chemins se sont séparés à la suite d'un désaccord.». Cuirieux, Sheppard s'était demandé quel genre de désaccord cela pouvait être. «Disons simplement qu'ils ont ignoré notre conseil en temps de guerre et qu'ils ont souffert des conséquences face aux avons quitté nos frères et nos sœurs pour venir ici, où nous prospérons depuis des millénaires. ». Elisabeth fut curieuse de savoir de quel conseil il s'agissait.

Le vielle homme, Oberoth, évita la question, qualifiant ses «frères» comme il les appelait, d'arrogants. Il avait fui avec une partie son peuple, plutôt que de les aider à combattre les Wraith. L'esprit de famille n'était pas une qualité que les habitant Asuras possédaient. Mais ils avaient certifié à Elisabeth qu'ils avaient un plan pour éradiquer les Wraith une bonne fois pour toute, ce qui intrigua Rodney. «Vous ne pourriez pas en saisir la complexité et toute sa portée.», rétorqua le vieil homme. Les voyant insistant, il leur suggéra de se reposer et de se restaurer.

Ils avaient été laissés seuls dans une pièce attribuée spécialement pour eux. Elisabeth avait le pressentiment que le haut conseil cachait quelque chose. Ils avaient soi-disant construit la cité dans laquelle ils se trouvaient mais leur attitude et leur façon de penser n'était pas en adéquation avec le peuple Anciens. Ils avaient un moyen de vaincre les Wraith mais ne souhaitaient pas en parler avec eux. Tout ça n'était pas très cohérent. Persuadés que cette histoire de «plan» était fausse, ils étaient bien décidés à en savoir davantage.

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Cela faisait cinq heures qu'elle était à son bureau sans avoir réellement effectué de pause. Des gobelets étaient disséminés un peu partout sur son bureau, certains datant de la veille, ne sachant même plus combien elle en avait bu. Radek l'avait ravitaillée quasiment toutes les heures, sans pour autant voir les effets sur sa collègue. Il s'était levé, alerté par son estomac qui lui réclamait à son tour un ravitaillement en urgence. Ils n'avaient tous deux pas vu les heures passer et lorsqu'il posa les yeux sur l'horloge murale, il comprit pourquoi son système digestif criait si fort.

Andréa se leva lorsque Radek lui ordonna de faire une pause. D'abord réticente, il lui fit comprendre que son travail n'allait pas s'envoler si elle s'en éloignait une heure ou deux. Sur le chemin il décida de lui parler de sa mésaventure du matin. «Tu as du mal à dormir en ce moment ?». Passant une main dans ses cheveux naturellement ondulés, elle acquiesça. «Écoute, je sais que c'est une chance pour nous d'être ici, mais si tu t'investis trop, tu ne finiras pas l'année. Crois-moi.». Tout conseils était bon à prendre, surtout venant de Radek. Elle avait un peu trop tiré sur la corde mais il y avait tellement de choses à découvrir qu'elle y mettait toute son énergie, au détriment de sa propre santé. «Va voir Carson, il pourra t'aider à dormir.».

Elle n'avait pas besoin d'un médecin pour qu'il la bourre de somnifère. «J'aimerai mieux éviter les médicaments, si possible.». N'étant pas un féru de cette méthode lui non plus, il lui conseilla de se rapprocher de Teyla. Elle ne voyait pas en quoi l'Athosienne pouvait l'aider. «Elle prône la méditation et préfère la médecine douce.». Dubitative, elle s'arrêta de marcher, ce qui fit rire Zelenka. «Ce n'est rien d'illégal, je te parle de thé à base de plantes.». Andréa hocha la tête lui promettant d'y penser. «Sinon il y a Heighmeyer.». «Je n'ai pas besoin d'un psy, Radek !» s'était-elle faussement offusquée.

Ils avaient commencé leur journée à sept heures et demie, ce qui n'était pas inhabituel sur Atlantis. Chacun suivait un planning précis, avec un roulement plutôt bien équilibré selon les postes occupés. Radek et Andréa s'appréciaient et se comprenaient réellement. Ils avaient la même vision des choses sur beaucoup de sujets, ce qui pouvait parfois prêter à sourire. Souvent incompris, ils s'étaient rapidement sentis à l'aise ensemble. Ils étaient complémentaires dans leur travail et n'étaient presque jamais en désaccord. Ils passaient leur temps ensemble, que ce soit au laboratoire ou pendant leur temps libre.

Alors qu'elle était attablée avec Radek face à l'océan, Andréa était perdue dans ses pensées, observant la vue qui s'offrait à elle. On pouvait entendre le grondement du ciel, faisant danser les vagues sous un rideau de pluie torrentiel. Elle s'était assise volontairement face à la baie vitrée, les yeux figés sur une mer particulièrement agitée. Elle revint à la réalité lorsque Radek entama un nouveau sujet de conversation. Elle allait répondre lorsqu'une main passa non loin de son visage. Elle fit un bon et regarda sur sa droite, mais ne trouva rien d'autre que le vide et lorsqu'elle tourna la tête à gauche, elle reconnut la silhouette du Major Lorne qui était déjà de dos. Confuse et curieuse, ses yeux s'étaient posés sur son plateau repas. Un café venait d'apparaître sous son nez. Elle ne put s'empêcher de rire et comprit qu'il était bon joueur. Elle ne se détourna pas et l'observa marcher, se demandant s'il allait se retourner, en vain. Elle souriait encore lorsqu'elle se remit à écouter Radek. À vrai dire il ne parlait plus depuis qu'il avait vu Lorne s'approcher furtivement mais il ne mit pas longtemps avant de reprendre le fil de son histoire, comme si de rien était.

Elle interrompit soudainement le physicien, consciente de ne plus écouter ce qu'il disait. «Dis-moi, tu le connais bien, n'est-ce pas ?». Il était parti quelques fois en mission avec Lorne mais ils parlaient essentiellement du travail. «Penses-tu qu'il est du genre rancunier ?». Elle s'en voulait de l'avoir bousculé sans pour autant que cela ne l'empêche de dormir. «Ce café te prouve le contraire.». Il s'agissait peut-être de politesse après tout, avait-elle pensé. «Il n'est pas très bavard mais je ne pense pas qu'il s'attarde là-dessus. Et il ne va pas te mettre au placard, si c'est ce à quoi tu puis, c'était un accident. » elle hocha la tête et continua de manger. «Tant mieux.».

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Il faisait nuit lorsqu'Elisabeth avait demandé à parler à Oberoth. Elle évoqua son souhait d'établir des relations diplomatiques et commerciales, d'où la raison première de leur présence. Il s'étonna qu'Atlantis ait quelque chose à offrir. Ils avaient éperdument besoin d'un E2PZ et tenta de négocier. Le fait d'habiter une ville conçue par les Anciens avait l'air de lui poser un problème, ce qui semblait paradoxal puisque leur propre ville était la copie conforme d'Atlantis. Après quelques minutes, la conversion avait pris fin d'une manière qui n'avait plus rien d'amical. Oberoth n'avait rien à offrir et il était catégorique.

Ne voyant plus d'intérêts de rester sur cette cité, ils avaient décidé de rentrer sur Atlantis. Arrivés devant la porte des étoiles, des armes furent braqués sur eux, les empêchant de partir. Sheppard, Ronon et Teyla n'avaient pas tardé à les mettre en joue, laissant une tension palpable flotter dans les airs. Oberoth apparut soudainement, se plaçant face à Elisabeth.

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Comme d'habitude, Andréa passa au mess et prit un repas à emporter. Elle n'avait pas très faim et décida de rejoindre ses quartiers plutôt que d'aller admirer la vue depuis son balcon fétiche. Le temps ne s'y prêtait pas et elle allait suivre les conseils de Radek. Seulement l'équipe de Sheppard n'était pas encore rentrée. Elle allait devoir attendre avant de pouvoir voir Teyla.

Assise sur son lit, elle regardait par la fenêtre. Des éclairs transperçaient le ciel, déchirant quelques nuages au passage. La lumière bleue illuminait l'océan, ce qui la faisait frémir à chaque grondement. Elle resta un long moment à observer le jeu de lumière. Après quelques heures, elle n'arrivait pas à trouver le sommeil. Frustrée, elle se leva d'un bon, passa une veste sur ses épaules puis sortit de ses quartiers.

Elle s'était dit que le fait de marcher l'aiderai à l'épuiser plus qu'elle ne l'était déjà. Elle arpentait les couloirs, ne sachant pas où aller. Après vingt minutes, elle arriva en salle d'embarquement, prête à la traverser lorsqu'elle leva la tête en direction de la salle de contrôle. Le Major Lorne se frottait l'arrière de sa tête, en attendant sa relève. Il était revenu de mission la nuit passée et avait tout de suite prit son service.

Il lui fit un signe de tête lorsque ses yeux avaient croisé les siens. Andréa lui adressa un léger signe de main avant de reprendre sa route. Elle eut une idée et prit le chemin du mess en pressant le pas. Après quelques minutes elle se retrouva de nouveau en salle d'embarquement, puis grimpa les escaliers, deux boissons chaudes à la main. Andréa chercha Lorne du regard mais ne trouva personne.

Lorsqu'elle se retourna, elle avait failli se heurter de nouveau à un mur. Maintenant face à lui, elle fut soulagée d'avoir su maîtriser ses gestes. «Oh, Major !On a frôlé la catastrophe. ». Elle lui tendit la tasse en lui souriant, observant qu'il avait sûrement dû faire une pause à en juger par son t-shirt impeccable. «Encore désolée pour ce matin.» Elle allait tourner les talons lorsque se mit à lui parler. «C'est moi qui suis désolé, Doc.. J'étais pressé, je n'ai pas été très poli.». Elle pouffa en lui disant qu'elle comprenait et que c'était oublié. «Merci pour le café, Doc..». Elle semblait mal à l'aise, fuyant son regard en fixant son chocolat chaud. «J'ai pensé que vous en aviez besoin.». Souriant pour le saluer elle allait partir lorsqu'elle le remercia à son tour pour celui qu'il lui avait apporté le midi. «J'ai aussi pensé que vous en aviez besoin.» lui avait-il dit. Elle ne put qu'afficher un sourire franc, reprenant la direction de ses quartiers.

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La cellule où ils étaient retenus semblait inviolable. Les barreaux étaient certes, assez espacés pour qu'un homme puisse s'y faufiler mais un champ magnétique entourait le tout. Quiconque voulait passer sa main au travers de ces barres, se prendrait une décharge électrique de faible intensité. Cela suffisait pour ne pas vouloir retenter l'expérience.

«Il faut trouver un moyen de sortir d'ici ! », avait déclaré Ronon en touchant l'un des barreaux. Elisabeth regarda Rodney, prostré dans un coin. «Nous avons les mêmes cellules. Y'a-t-il une quelconque faille dans la conception ?». Assit, il avait laissé son côté défaitiste prendre le dessus jusqu'à ce qu'Elisabeth ne lui pose la question, faisant activer ses neurones. «La seule façon de sortir serait de désactiver le champ de force qui n'est accessible que de l'extérieur.». À peine sa phrase terminée, la lumière bleue entourant la cellule s'éteignit et la porte s'ouvrit. L'homme qui les avait accueillis entra dans la pièce, poussant une sorte de desserte. Il apportait de la nourriture, pour le plus grand plaisir de Rodney. «Merci mon dieu, je meurs de faim !». Ronon l'empêcha de se restaurer, ne sachant pas ce que ça contenait réellement. Elisabeth demanda pourquoi ils étaient retenus et il les informa qu'Oberoth souhait leur parler. Il était convaincu que les retenir captif était le seul moyen qu'ils avaient trouvé pour les retenir sur Asuras. Les questions fusaient alors que Ronon examinait la nourriture.

Ce peuple qui se prétendaient être une descendance directe des Anciens, leur cachait leur véritable identité. L'homme leur certifia sans détours qu'ils seraient relâchés dès qu'Oberoth leur aura parlé. Cela sonnait faux pour tout le monde et Mckay ne se priva pas de le faire savoir. «Excusez-moi, mais vous avez perdu toute crédibilité en nous enfermant ici.». Ronon n'était pas du genre bavard et préférait agir. En une seconde il avait déjà mis au tapis un homme, s'affairant au suivant sans perdre de temps. Surpris, Sheppard marqua un temps d'arrêt puis aida le Satédien dans cette optique d'évasion.

Après ce qui semblait avoir duré quelques minutes tout au plus, ils étaient tous sortis, armes au poing. Connaissant les lieux étant donné leur similarité avec Atlantis, ils n'avaient pas mis longtemps avant de trouver le hangar à Jumper. Ils avaient eu la présence d'esprit d'amener l'homme qui les avaient accueillis, ne sachant toujours pas son nom.

Sheppard prit les commandes et Rodney se pressa sur un des panneaux de contrôles encastré dans le plafond, pour couper les communications. Le colonel composa le code d'Atlantis et le vortex s'ouvrit sous leurs yeux. Des gardes tiraient sur le vaisseau mais ils avaient déjà passé la porte en direction de la cité.

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Andréa avait entendu l'alarme de la porte s'activer, alors qu'elle commençait à trouver le sommeil. Elle se doutait qu'il s'agissait de l'équipe du Colonel Sheppard et sans attendre elle s'habilla et sortit de ses quartiers pour les rejoindre. Dans le couloir menant à la salle de contrôle, elle croisa Rodney, ses yeux sur sa tablette. Il passa à côté d'elle sans même la regarder. Même si elle avait porté autre chose que son uniforme prévu pour les jours de repos, il ne l'aurait pas reconnu.

«Docteur Mckay ! Alors c'est vrai ce qu'on dit ?». Elle pressa le pas pour le suivre et il leva furtivement les yeux vers elle. «Et qu'est-ce qui se dit, docteur hum…». Il avait visiblement oublié son nom et elle se demandait s'il l'avait déjà retenu au moins une fois mais en doutait fortement. «Andréa Davis. C'est vrai que la planète que vous venez de visiter abrite un peuple Ancien ?». Comment savait-elle tout ça ? S'était-il demandé. «Ce n'est pas le moment, Anna.». Ils venaient de passer les portes du laboratoire et Mckay prit place sur le premier bureau qu'il trouva. Elle fronça les sourcils, irritée par son comportement hautain. «C'est Andréa !».

Il s'en fichait éperdument et cela se lisait sur son visage. Alors qu'il pianotait maintenant sur son pc portable, elle avait posé ses coudes sur le bureau et laissa reposer sa tête sur ses mains. Il se sentait épié, trouvant son visage à quelques centimètres de lui lorsqu'il avait tourné la tête. «Quoi ?». Il avait l'air agacé et elle ne se cacha pas de lui sourire d'un air moqueur. «Je peux vous aider ?». Elle semblait sincère dans sa demande et il ne put qu'accepter son aide. «Très bien ! Aidez-moi à chercher des infos sur les Asurans dans la base de données.» Elle se jeta littéralement sur son pc et se mit à pianotait à la vitesse de la lumière, comme si elle voulait prouver quelque chose.

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Elisabeth et Sheppard se tenaient en salle de contrôle. Radek se trouvait à la place de Chuck, recherchant un éventuel signal provenant du monde qu'ils venaient de quitter. «Il n'y a aucune activité de la porte, rien au niveau des détecteurs.». Elisabeth fut soulagée et affirma fièrement le fait de s'en être sorti. Sheppard n'était pas de cet avis, trouvant cela un peu trop facile à son goût. «Ils attendent peut-être le bon moment pour attaquer.». Son instinct le trahissait rarement et Weir lui confirma qu'elle laisserait les équipes de sécurité en alerte. Ce qui l'intriguait était le fait qu'ils auraient pu les suivre mais qu'ils s'étaient résignés. «Quand est-il de la base de données ?». «Je vais demander à Rodney.». Sheppard opéra un demi-tour, prenant la direction du laboratoire.

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Lorsqu'il entra dans la pièce, il fut surpris de trouver le docteur Davis, debout derrière son ordinateur, faisant aller ses doigts sur le bureau en signe d'impatience. La machine n'avait pas l'air d'aller assez vite à son goût et elle souffla bruyamment. Il s'arrêta un moment et la salua. «Docteur Davis.». Elle détacha brièvement son regard de son écran, concentrée sur le pictogramme qui tournoyait en mode recherche. «Bonsoir Colonel.». Il lui sourit en s'approchant de Rodney. «Vous avez quelque chose ?». Davis ne savait pas à qui Sheppard s'adressait alors elle prit la parole. «Non, rien du tout.». Consciente du silence qui régnait elle releva de nouveau la tête et vit deux paires d'yeux la fixer. Rodney prit la parole comme si de rien était. «Même si les Anciens voulaient effacer tout ce qui les concerne, il y aurait forcément des traces dans la base de…». La voix d'Elisabeth raisonna soudainement dans leur oreillette, demandant à Sheppard et Mckay de les rejoindre en salle de contrôle. Andréa ne savait pas quoi faire jusqu'à ce que Rodney lui dise de les accompagner Elle se sentit privilégiée sur le moment et les suivit sans broncher.

Arrivée en salle de contrôle, Andréa salua Radek, s'étonnant de trouver la physicienne debout à cette heure-ci. Il ne put s'empêcher de plisser les yeux. «Andréa ! Tu étais censée te reposer !». Un bref sentiment d'incompréhension et de jalousie traversa le visage de Rodney qui se demandait depuis combien de temps s'était installé cette proximité. Elle allait répondre à Radek lorsqu'elle regarda l'écran s'apparentant à un radar. Un rond bleu représentant Atlantis était entouré d'une dizaine de point rouge. « Qu'est-ce c'est ?». Sheppard se raidit, sentant la pression montée. «Des vaisseaux-ruches.». Rodney se dirigea vers un des postes en pestant «comment se sont-ils rapprochés aussi prêts ?». «Comment se fait-il qu'on ne les ai pas vu avant ?» demanda Sheppard à Radek. «Je ne sais pas !».

Andréa se posta derrière un des postes vacants et se pressa d'activer le mode d'invisibilité de la cité. Elisabeth demanda à Rodney d'activer cette fonction, sans avoir vu que Davis était déjà à pied d'œuvre. «C'est en cours.», avait-elle répondu. «Ils sont au-dessus de la cité.», déclara Mckay. Sheppard demanda où était le Dédale mais il était trop loin pour pouvoir les aider. «Peu importe.» ajouta Rodney «il y a sept vaisseaux. Ils ne pourraient rien faire contre.». Radek se tendit lorsqu'il annonça qu'ils étaient en train de scanner Atlantis. «J'espère que l'invisibilité…». Elisabeth n'eut pas le temps de terminer sa phrase. «Ils tirent !», précisa Andréa.

Une vive secousse réveilla la ville endormie. Davis se pressa d'activer les boucliers sur ordre d'Elisabeth mais cela ne fonctionnait pas. «Impossible ! Les générateurs sont touchés.».

«Ils savaient où frapper.» leur dit Sheppard. La pression monta d'un cran lorsque Rodney leur dit que l'invisibilité avait échoué. Il s'était dirigé vers le balcon, regardant les missiles s'écraser sur la cité. Lorsqu'il revint en salle de contrôle, il ne put qu'observer des étincelles. Élisabeth ordonna d'évacuer la citée tandis que certains passaient déjà la porte en soutenant des blessés. Radek donna à Sheppard le code d'autodestruction. Il attendrait que la ville soit totalement vide avant de l'enclencher. Après quelques minutes, il y eut une énième explosion, détruisant la tour principale où il se trouvait.

Sheppard hurla de douleur, une main transperçait son front, s'immisçant dans des souvenirs créés de toute pièce. La main se retira et il ouvrit péniblement les yeux, surpris de se trouver au sol, dans la cellule présente sur Asuras. Ils n'avaient en réalité jamais quittés la planète. Oberoth se tenait au-dessus de lui, satisfait de ce qu'il avait vu dans son esprit. «Que s'est-il passé ?» avait-il demandé. Il s'était dirigé vers la sortie et n'avait pas daigné répondre, enjambant les corps de ses camarades ayant visiblement subit la même forme de torture. «Ce ne sont pas des humains ! Ce sont des machines ! », déclara Rodney, toujours au sol.«Ce sont des Réplicateurs.», avait-il ajouté.

Les machines, constituées de nanites avaient maintenant toutes les informations qui leur fallait. Ils possédaient l'emplacement exact d'Atlantis dans la galaxie, le code d'autodestruction et connaissaient leur tactique face à une invasion ennemie.

La cité décolla et s'éleva dans les airs, se positionnant en orbite, faisant maintenant office de vaisseau. Ils avaient abaissé les boucliers afin de survivre dès leur entrée dans l'espace. Alors qu'Oberoth trouvait judicieux de se débarrasser des membres d'Atlantis, son second pensait qu'ils pourraient en apprendre davantage sur eux. Ils ne représentaient pas une menace pour eux et il voulait en savoir plus sur leur connaissance des Anciens, notamment comment effectuer l'ascension. Face aux arguments du second, Oberoth accepta qu'il continue à les étudier.

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Tout était confus dans leur esprit. Sheppard était persuadé d'avoir fui à bord d'un Jumper, ce qui n'avait pas l'air d'être la réalité en voyant la tête de ses camarades. Ils avaient tous vécus leur propre histoire. En scannant chaque esprit, ils avaient eu accès à différents points de vue. «Ils ont créé des scénarios différents lors de l'exploration de nos cerveaux pour rassembler des informations.», avait compris Rodney.

«J'ai un terrible doute.» avoua Elisabeth. Sheppard partageait sont ressentis. Étaient-ils vraiment réveillés ou scannaient-ils encore leur cerveau ? Rodney s'approcha de Sheppard et lui mis une tape sur la tête. Il ne mit pas longtemps à répondre en lui tapant sur l'épaule. «Cela ne prouve rien.». Une voix se fit entendre à l'entrée de la pièce. «Tout ceci est bien réel docteur cerveaux ne sont plus sondés. ».

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La cité Asuras était maintenant dans l'hyperespace, se dirigeant dangereusement vers Atlantis. Leur but était de détruire la cité perdue. Ils n'avaient jamais cherché à s'y rendre auparavant, pensant qu'elle avait été détruite par les Wraith dix millions d'années plus tôt. Le second tendit la main à Elisabeth, voulant lui montrer pourquoi ils voulaient tant raser Atlantis. Elisabeth lui avait saisi la main, plongée dix millions d'années en arrière.

Elle se retrouva plongée au cœur d'une ville ressemblant à la leur. Les Anciens étaient confiants quant à la guerre qui les opposaient aux Wraith. Ils comptaient sur leur surnombre et leur avancées technologiques pour éradiquer les Wraith. Ils avaient rapidement trouvé un moyen en concevant des armes microscopiques. Des machines conçues pour les détruire de l'intérieur. Il lui expliqua que les Anciens avaient injecté de l'agressivité dans ces armes, bien supérieure à celle de l'ennemi. Pour en accroitre l'efficacité, ces nanites permettaient l'assimilation organique et l'autoreproduction. Cette autoreproduction avait fonctionné, dépassant les espérances des Anciens. La population appelée Réplicateurs avait presque doublée en quelques semaines.

Les machines moléculaires avaient commencé à s'assembler pour former des organismes encore plus complexes leur donnant une forme humaine. Les Réplicateurs n'étaient que le résultat d'une arme créée par les Anciens pour tuer les Wraith. C'était une simple idée de laboratoire qui avait mal tourné. Même si les Anciens avaient tenté de les façonner à leur image, la part d'agressivité demeurait au plus profond d'eux.

Lorsque les Anciens avaient compris être allé trop loin, qu'ils ne seraient jamais l'arme qu'ils désiraient créer, il était trop tard pour mettre un terme au projet. Les Réplicateurs étaient nombreux mais ils avaient décidé de tous les éradiquer, en détruisant leur propre ville. Elisabeth relâcha la main de l'homme qui lui avait montré pourquoi les Réplicateurs possédaient une telle haine envers les Anciens.

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De nouveau assisse dans sur le canapé présent dans les quartiers où ils avaient précédemment mangé, Elisabeth tentait de reprendre ses esprits, pressant un linge humide sur son front. Sa tête la faisait atrocement souffrir, peu habituée à ce que l'on s'immisce de cette façon. «Manifestement, les Anciens n'ont pas été jusqu'au bout de l'éradication.», déclara Sheppard quant au récit d'Elisabeth. Quelques nanites avaient survécu et n'avaient pas mis longtemps à se répliquer, peuplant ainsi la planète sur laquelle ils se trouvaient de millions d'entre eux.

Rodney ne put s'empêcher de réfléchir en scientifique. «Ils ressemblent à une intelligence artificielle rencontrée par SG-1 qui a évolué d'un minuscule Réplicateur et qui a pris forme humaine. Ils pourraient être liés. La différence ici c'est qu'ils imitent les Anciens.». Ils devaient les convaincre de ne pas détruire Atlantis, puisqu'elle n'était plus habitée par les Anciens. «Pour eux, les Anciens sont des parents qui les ont trahis et ils considèrent les humains comme les frères préférés qui reçoivent tout l'amour des , ils cherchent à se venger. ».

Rodney se mit à réfléchir «Nous venons donc identifier la race qui a créé le nanovirus qui a failli me tuer.». «Qui a failli tuer beaucoup de gens Rodney.», rectifia Sheppard. «Vous avez pu le vaincre avec une impulsion électromagnétique.», rappela l'Athosienne. «Il s'agissait de nanites individuels, faciles à perturber avec une impulsion. Ces choses-là sont d'avantage évolué avec des composants organiques indépendants, bien plus complexes.». Alors qu'ils essayaient de trouver une solution pour bloquer les Réplicateurs et ainsi rentrer à la maison, une femme entra dans la pièce et leur demanda de les suivre.

L'homme qui avait montré la création de leur existence au docteur Weir se tenait devant eux, une proposition commune en poche. Pour certains d'entre eux, le but ultime n'était pas de se venger de leur créateur ou de quiconque mais bien d'Ascensionner. Élever leur conscience à un niveau supérieur, en se débarrassant de leur enveloppe charnelle, ne devenant plus qu'une âme. Il était conscient de sa civilisation était au point mort et il souhaitait pouvoir évoluer, comme beaucoup d'autre comme lui. Pour eux, imiter l'accomplissement ultime des Anciens était leur priorité, malgré leur trahison. L'Ascension était l'étape final afin de ne faire qu'un avec leur créateur.

Étant principalement composés de nanites, ils avaient besoin de Rodney pour pouvoir modifier leur code génétique. Il leur promit d'épargner Atlantis s'ils pouvaient modifier l'encodage de tous les Asurans. Leur agressivité venait d'un programme conçut de toute pièces et si Rodney pouvait le réécrire, une partie d'Oberoth renoncerait à sa vendetta. Ils avaient tout passé en revu et n'avaient guère le choix que d'accepter cette proposition. La ville venait de sortir de l'hyperespace et se dirigeait toujours vers Atlantis, ce qui laissait peu de temps à Mckay pour agir.

En travaillant sur le code génétique, Rodney avait réussi à désactiver l'agressivité qui s'y trouvait. Il découvrit également comment figer momentanément tous les Réplicateurs. Ils fonctionnaient individuellement mais leur code de commande était interconnecté via une fréquence qui subissait des mises à jour et des partages d'informations régulières. Il avait créé un interrupteur permettant d'éteindre quelques minutes cette connexion, ce qui leur laisserai le temps de s'échapper. Quand Sheppard lui demanda ce qu'il entendait par «momentanément», Rodney resta vague, jusqu'à ce qu'il lui avoue qu'ils resteraient figés sept minutes trente avant qu'ils ne s'autoréparent. C'était le temps dont ils disposeraient pour s'échapper; à peine huit minutes. Seulement le vaisseau-ville sur lequel ils se trouvaient, se dirigeait toujours vers Atlantis.

Ronon suggéra de le détruire et tous les visages s'étaient tournés vers McKay, pensant qu'il avait une solution. Une lueur lui vint alors en tête. « Une surtaxe d'E2PZ ! », avait-il crié avant de sortir précipitament de la pièce. Teyla s'inquiétait du genre de Niam, l'Ascensionniste qui leur avait promis d'épargner Atlantis, se plaignant si l'équipe n'abusait pas de sa confiance. « Même s'il était capable d'honorer sa promesse, rien ne garantit qu'il pourra convaincre Oberoth. », confie Sheppard. Elisabeth Laissa parler son instinct. « Nous lui offrons une chance de partir avec nous, mais nous ne pouvons pas laisser cette cité intacte. ».

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Le plan de Rodney avait fonctionné et ils se trouvent maintenant à bord d'un Jumper, accompagné de Niam. La cité avait explosé comme convenu, ne laissant plus aucun Réplicateur en vie. Après quelques minutes de vol, une mise à jour du système de Niam s'opéra et il se jeta Elisabeth, déclarant ses mains sur son cou. Il ne fallut pas longtemps à l'équipe pour réagir. Ronon le propulsa dans la soute arrière et Sheppard activa la commande d'ouverture de porte, envoyant le Réplicateur dans l'espace.

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De retour sur Atlantis, Radek se tenait en salle de contrôle, derrière son écran d'ordinateur. Avec l'aide de Rodney à ses côtés, je cherchais une trace des Réplicateurs dans la base de données des Anciens. Cela s'était avéré infructueux, au plus grand désarroi des deux hommes. Sheppard se plaça derrière eux et avait émis une hypothèse supposée. « Ils ne voulaient peut-être pas que l'on découvre leur échec. ». Rodney n'avait pas levé les yeux de son écran, arborant un air sérieux. « Il n'y a rien de pire que les gens qui refusent d'admettre leur échec. ». Radek manqua de s'étouffer et jeta un œil à McKay. Sheppard portait le même regard, se demandant si l'hôpital ne se foutait pas de la charité.

Rodney a décidé de déposer son ordinateur au laboratoire, suivit par le Colonel, lorsqu'Andréa est apparue devant eux. Sheppard observe la scène se déroulant sous ses yeux. Il y avait comme un air de déjà-vu. « Docteur Mckay ! C'est vrai que la planète que vous venez de visiter abrite un peuple Ancien ? ». Elle pressea le pas pour le suivre et il leva furtivement les yeux vers elle. « Et vous êtes, docteur hum… ». Il n'avait toujours pas saisi son nom. Elle se demandait s'il agissait toujours comme ça ou si ce traitement lui était exclusivement réservé. Sheppard devança la physicienne « Docteur Andréa Davis. ». Les deux scientifiques l'avaient regardé, se demandant à tous les deux comment il avait retenu son nom aussi rapidement. Il n'eut d'autre choix que d'hausser les épaules en signe d'incompréhension. Rodney ne put s'empêcher de murmurer « oh, Kirk. », avant de continuer leur chemin.

À confirmer…