Je ne possède aucun des personnages de la série TV ou du film.
Un recueil de textes courts se déroulant dans l'univers du film Man from U.N.C.L.E
Ce texte a été écrit pour la nuit du FOF sur le thème "Atome"
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
QUELQUES TEXTES FROM U.N.C.L.E Tome 2
Quand Napoléon tente de donner un coup de pouce au destin
Napoléon Solo ne pouvait s'empêcher de sourire en observant discrètement Illya Kuryakin et Gaby Teller. L'agent américain avait toujours eu un don pour déceler les tensions romantiques, et celle qui flottait entre ces deux-là était presque palpable.
- Ah, les atomes crochus, pensa-t-il avec amusement. Voilà quelque chose qu'on ne peut pas rater.
Napoléon observa la façon dont Illya jetait des regards furtifs à Gaby lorsqu'elle ne le regardait pas et comment Gaby semblait toujours trouver une excuse pour se rapprocher physiquement de l'agent russe. C'était comme une danse délicate, un ballet d'attraction inavouée que les deux principaux intéressés semblaient ignorer - ou du moins, feignaient d'ignorer.
Solo se remémora leurs premières rencontres, l'animosité initiale entre Illya et Gaby, leur méfiance mutuelle et maintenant ils étaient incapables de détacher leurs yeux l'un de l'autre plus de quelques minutes. Le changement était fascinant à observer.
- Bon… Il est temps de donner un petit coup de pouce au destin, se dit Napoléon.
Après tout, leur tension sexuelle non résolue commençait à affecter l'efficacité de l'équipe. Du moins, c'était ce qu'il se disait pour justifier son interférence. Il réfléchit rapidement à un plan. Le micro à placer sur la cuisse de Gaby était l'occasion parfaite. Avec un peu de chance, le contact physique nécessaire pour cette opération délicate serait l'étincelle dont ils avaient besoin.
- Je reviens, j'ai deux ou trois choses à voir pour l'opération, annonça-t-il soudainement, faisant sursauter ses deux coéquipiers perdus dans leur contemplation mutuelle.
Illya leva un sourcil suspicieux, mais ne dit rien même s'il suivit le cowboy sortir furtivement de la pièce. La porte se referma derrière lui, laissant Illya et Gaby seuls, dans un silence soudain chargé d'électricité.
De son côté, Napoléon s'éloigna dans le couloir, imaginant la scène qui allait se dérouler. Illya, d'habitude si stoïque, serait probablement nerveux à l'idée de devoir toucher la cuisse de Gaby. Quant à elle, Solo était certain qu'elle profiterait de la situation pour taquiner gentiment le Russe, peut-être en faisant un commentaire sur la froideur de ses mains.
- Allez, mes tourtereaux, murmura-t-il pour lui-même. C'est le moment ou jamais.
Au fond de lui, Napoléon se demanda s'ils oseraient enfin franchir le pas. Le premier baiser était toujours le plus difficile, surtout dans leur situation. Agents de pays ennemis, en pleine guerre froide... Leur relation était compliquée avant même d'avoir commencé. Cependant Solo avait vu la façon dont Illya regardait Gaby, comme si elle était la chose la plus précieuse au monde et il n'avait pas manqué les regards admiratifs de Gaby envers Illya, mélange de fascination et de désir à peine contenu… L'amour pouvait vous tomber dessus sans se soucier des limites géographiques et des guerres, c'était bien ce qui était beau…
- Peut-être que je devrais revenir dans quelques minutes, juste pour m'assurer que tout va bien, pensa-t-il, mais non, il devait leur faire confiance, et puis, il ne voulait pas risquer d'interrompre un moment potentiellement crucial.
Napoléon sourit à nouveau, satisfait de son petit stratagème. Il avait toujours aimé jouer les entremetteurs, et voir ses deux partenaires si manifestement attirés l'un par l'autre sans oser faire le premier pas était devenu une véritable torture.
- Avec un peu de chance, quand je reviendrai, ils auront enfin admis leurs sentiments, se dit-il, et sinon... eh bien, il faudra que je trouve un plan B.
Sur cette pensée, Napoléon Solo s'éloigna, laissant derrière lui deux cœurs qui, il l'espérait, allaient enfin battre à l'unisson.
