Voici enfin venu le chapitre parlant de la disparition du peuple Vargas. Des personnages portant des noms connus apparaitront.
Je vous souhaite une bonne lecture
sheppard 26: merci pour les remarques. J'espère que tu trouveras toujours du plaisir à lire la suite de mon histoire.
Coruscant, plusieurs jours après.
Amari et Frontairth se trouvent dans le Sénat.
- Je me demande bien pourquoi Azur a demandé à nous voir? questionne le trandoshan.
- Je l'ignore, mais à la vue de ce qu'il laissait transparaitre, cela semble important.
- Peut-être que les terriens ont trouvés des informations concernant la CIS.
- J'en doute, Frontairth. Les terriens sont neutres dans le conflit. Offrir de telles informations montrerait qu'ils prennent la partie de la République et pour le moment ils sont loin de vouloir aider la république dans la guerre.
- C'est compréhensible. J'ai entendu que cela crissait déjà des dents à Kuat et surtout à son entreprise secondaire quand Taynch a montré les possibilités de la technologie terrienne dans le soutien. Ils ont déjà annoncé qu'aucunes technologies de la Terre sera accepter.
- C'était totalement prévisible, admet Amari. Surtout après l'affaire Sagomakus. Mais Taynch le savait également. Il voulait faire entendre son raisonnement. Après, qu'il soit écouté est autre chose. Pour lui, il faut savoir reconnaitre quand nous pouvons apprendre de nouvelles choses. Tant pis, si certains ne veulent pas avancer.
Son camarade acquiesce. Amari n'a rien dit de l'agression qu'elle a subi sur la terre. Le conseil terrien voulait à tout prix que tout cela reste un secret. Elle a accepté, ne voulant pas donner une occasion de médire sur les terriens alors que des extrémistes se trouvent sur chaque monde. Pourtant, elle a l'impression que la demande d'Azur semble cacher quelque chose d'autre, mais elle se dit que c'est surement une réflexion inutile.
Ils arrivent devant l'entrée donnant accès au bureau du maréchal-commandeur. Deux UASB armés montent la garde. Habituellement, depuis le début de la guerre, le Sénat ne voulait plus que des droïdes soient utiliser comme gardes. Mais devant le fait que les IA sont différentes des droïdes, ils peuvent garder leur robot. Ils observent les deux robots dépourvus de visages, masqué par leur casque.
- Nous avons rendez-vous avec le maréchal-commandeur, dit simplement Amari.
Les deux UASB restent silencieux. Sans prononcer le moindre mot, ils s'écartent, permettant aux deux jedis de s'avancer. A leur arrivée, Anrakyr les attends.
- Le maréchal-commandeur vous attends, prononce simplement le robot de manière neutre.
Cela étonne les deux jedis, habitué à ce que le robot mette plus de ton dans sa voix. Il les guide.
- Azur, les maitres jedis Amari et Illi sont arrivés.
- Très bien. Ils peuvent venir, répond Azur de manière froide et austère.
Ils s'avancent. Devant eux se trouve Azur assis, derrière son bureau, les mains jointes, un regard impassible et froid se lisant sur son visage. Pour une raison qu'ils ignorent, l'atmosphère de la salle semble froide. Azur leur indique de s'assoir et une fois cela fait, un bref silence stressant se forme pour les deux jedis.
- Maréchal-commandeur, finit par s'exprimer Frontairth, pour quelles raisons voulez-vous nous voir? Est-ce que cela concerne la guerre?
- Non. Cela concerne uniquement la république et surtout l'ordre jedi.
Les deux jedis ne se réjouissent pas de l'annonce aux vues de l'intonation que met Azur dans ses paroles.
- Quelles sont-elles? demande Amari.
- Avant de vous énoncer nos découvertes, laissez-moi vous prévenir que nous avons piraté votre bande de donné lors de notre visite.
L'annonce semble faire son effet. Frontairth montra une vive colère.
- Comment avez-vous pu oser faire pareil acte? s'indigne de colère le trandoshan.
- Frontairth, calme-toi. Tu devrais savoir que les terriens feraient pareille action. Ils ne nous font pas confiance.
- C'est exact. De plus, maitre Illi, le haut conseil vous a ordonnez de nous montrer que ceux qu'ils voulaient que nous voyions. Ai-je torts?
Le trandoshan se calme avant de répondre.
- Non, tu vois juste Azur, répond le trandoshan. J'avais malgré tout formulé que l'on puisse vous montrez davantage. Ils ont refusé, arguant que c'était déjà un effort important de vous permettre d'accéder au temple. Un instant, je me rappelle que Jocasta Nu avait senti une présence. C'était un des vôtres?
- Oui. Un de nos scythes infiltré. Je dois reconnaitre que vous faite preuves de bien d'imprudences et d'insouciances. Nous avons pu entrer dans la quasi-totalité de vos dossiers avec une facilité des plus consternante.
La remarque a plus crédit de rabaisser qu'autre chose. Il laisse le soin aux deux maitres jedis de comprendre le sens de ses paroles. Puis, il reprend.
- Nous avons donc pu apprendre beaucoup de chose sur l'ordre jedi. Seulement, dans notre recherche nous somme tomber sur un étrange fichier bien dissimulé dans votre banque de donnée. Il contenait un jeu de coordonnée sur un monde. Connaissez-vous la planète Leewoll, de même que le peuple Vargas y vivant?
Les deux admettent ignorer le monde et le peuple en question.
- Il est normal que vous ne puissiez connaitre cette planète ou ce peuple. Sa localisation a été effacé des banques de données de la république et de l'ordre, tandis que le peuple Vargas est considéré comme éteint, suite à une catastrophe qui a ravagé la planète.
Amari et Frontairth n'arrivent pas à saisir où veut en venir Azur.
- Seulement, je dois vous prévenir que tout ceci est un mensonge, du moins une partie. Le peuple Vargas a bien subi une catastrophe qui a détruit son peuple. Elle n'est pas d'ordre naturelle, mais a pour origine l'action par des intervenants extérieurs.
Soudainement, ils commencent à saisir ce que veut dire Azur. De la consternation se lit sur leur visage respectif.
- Le peuple Vargas a subi un génocide de la part de la république et de l'ordre jedi, finit par annoncer Azur, un mélange de mépris, colère, dégout et déception se ressentant dans la voix.
L'annonce est comme un choc pour les deux jedis. Pourtant, maitre Illi ne put contenir la colère devant l'insulte qu'il vient d'entendre. Il se lève de sa chaise, courroucé et insulté.
- J'ai entendu beaucoup de chose médisante envers l'ordre. Mais nous accuser d'avoir commis un génocide est une insulte que je ne peux pas tolérer!
- C'est une grave accusation que vous proférer, maréchal-commandeur, s'exprime également de vive voix Amari. Avez-vous des preuves au moins pour étayez vos paroles? dit-elle en se levant également.
- Oui. Nous en avons.
Seulement, les deux jedis ne semblent pas croire les paroles d'Azur. Soudain, ils sentent quelque chose contre leur dos. Ils se raidissent quand ils comprennent qu'il s'agit du canon d'une arme. Anrakyr pointe deux blasters à bout portant. Ils ne comprennent pas comment le robot a pu s'avancer sans qu'ils ne le remarquent. Ils finissent par saisir. Azur a petit à petit accaparer leur attention et leur réflexion sur ce qu'il devait annoncer. Leurs esprits ont été troublé, ce qui a permis au robot de s'approcher de manière aussi efficace.
- De quoi s'agit-il? demande Amari, surprise d'une telle action.
- D'une simple précaution, assure Azur.
- N'essayer pas de tenter un acte qui serait regrettable, assure Anrakyr. Je serais plus rapide pour appuyer sur la gâchette que vous pour agir. Mes capteurs sont à leurs maximums. Je peux soit lancer un boulon ou alors un rayon paralysant selon vos actes. Maitre Illi, il serait apprécié que vous vous calmiez. Zeratul a déjà remis à sa place un des vôtres. J'apprécierais que vous agissiez comme le jedi que vous devez être. Vous êtes parmi les rares jedis en qui Azur peut encore donner un peu de sa confiance.
La prudence finie par gagner les deux jedis. Ils se calment, se rassoient et attendent. D'autant plus qu'au vue des actions observées, il semblerait que les dire d'Azur soient authentiques. Mais ils attendent de voir les preuves.
- Je vous remercie de votre tolérance et votre compréhension. Concernant les preuves, il s'agit d'une vidéo. Il s'agira d'une reconstitution des événements qui ont fait disparaitre le peuple Vargas. Envoyez.
Planète Leewoll, 973 ans plus tôt
La planète grouille de vie. Une grande effervescence semble avoir lieu sur cette dernière. Tout le peuple Vargas semble enthousiaste et impatient. Alors que le peuple est centré sur l'art de la connaissance, que cela soit l'art, l'histoire, la biologie, etc…Mais ils se concentrent le plus sur les connaissances technologiques, semblant être le seul peuple se targuant d'améliorer des objets courants et banals.
Dans la salle du congrès, le conseil gérant la totalité de la planète s'est réuni. Leur discussion est habituelle, seulement, même ces individus ayant le rôle le plus important de leur monde ne cache pas leur impatience.
- Tout le monde semble en avoir terminé avec les discussions habituelles, s'exprime une vargas à la couleur jaune.
Tous les membres acquiescent.
- Très bien. Les débats sont clos. Nous pouvons commencer maintenant à parler des festivités liées à la fête du Grand Flamboyant.
Les visages des membres esquissent tous un sourire heureux.
- Je dois admettre que c'est un événement, s'exprime un vargas au pelage gris. Depuis combien de temps n'avons-nous pas fait l'événement?
- Depuis bien trop longtemps, reconnait une vargas au pelage bleu.
- Et pour cause, la guerre jedi/république contre les siths nous a empêché de le faire, explique un autre vargas male à la couleur verte. Cela aurait été mal vue alors que de nombreux mondes souffraient de cette guerre.
- D'ailleurs, pardonnez-moi cette disgression, reprend la vargas jaune, le conseil est toujours d'accord pour continuer le projet en question?
Tous répondent par l'affirmatif et le débat ne va pas plus loin.
- Comme convenu, s'exprime une vargas brune semblant âgée, une partie de nos forces seront d'astreinte. Ils alterneront tous les jours. Tout le monde doit profiter de la fête.
- Elle dure une semaine complète, ce qui permettra à nos soldats, pilotes, mécaniciens et officiers de profiter de la fête.
Le conseil continu à discuter de la fête. Les discussions finissent par se terminer et le conseil est dissout. Tous partent. La vargas jaune souffle. Elle observe de par les fenêtres, la vue de la capitale en liesse. Cela la ravie. Elle sent quelque chose s'agiter et elle baisse la tête. Son sourire devient encore plus radieux. Elle a un ventre rebondi.
- Ne t'agite pas trop, mon enfant. Tu as encore le temps de grandir, dit-elle de douce voix.
La vision de se son ventre accapare son attention et ses pensées, si bien, qu'elle ne se rend pas compte que quelqu'un s'approche d'elle. Elle ne le remarque qu'une fois la main sur son épaule.
- Je vois que tout se passe bien, Nadlali.
- Oui,Gylnyroo répond Nadlali. Tu es encore là?
- Je n'allais pas partie et te laisser seule, assureGylnyroo, son visage montrant de la taquinerie.
Nadlali gonfle les joues, légérement agacée. Ils semblent se connaitre.
- Sinon, dans combien de temps penses-tu pondre? demandeGylnyroo en regardant son ventre.
- D'ici deux semaines à peu près. Malgré tout, il déborde déjà d'énergie. Il a de qui tenir, dit-elle avec amusement.
- Tu veux dire de toi et Revali? Vous débordez toujours d'énergies.
- Oui, je le reconnais. Il a tout aussi hâte que moi de voir notre enfant.
- Je n'en doute pas. Avez-vous déjà une idée pour son nom?
- Pas encore. Même si Revali aimerait bien donner le nom de Palmon si notre enfant était un garçon.
- Il devrait faire preuve d'un peu d'imagination, répondGylnyroo devant le manque d'originalité.
- Il est comme ça et il a beaucoup de respect envers lui. Après tout, il est celui qui l'a découvert.
- Oui, je connais ça depuis un moment. Je suis un ami d'enfance de ce dernier, ne l'oublie pas.
Puis ils regardent l'horizon.
- Dire que pour une grande partie de la galaxie nous somme connue que pour notre savoir et nos recherches. Certains se demandent si nous ne sommes pas ennuyeux à ne pas vouloir faire autre chose, expliqueGylnyroo.
- Que veux-tu,Gylnyroo. Les rumeurs et les on-dit sont difficiles à éliminer.
- C'est pour le mieux. Imagine si certains voulaient utiliser notre monde pour un voyage touristique ou comme musée? Je pense que nous refuserions catégoriquement.
Son amie acquiesce silencieusement. Elle semble pensive.
- Penses-tu que le projet que nous faisons sera bénéfique?
- Je le pense sincèrement. Il y aura des voix contres au sénat, mais tous finiront par comprendre la justesse de notre action.
Nadlali ne répond pas et continu à observer les festivités qui vont bientôt commencer.
Spatioport orbital
Malgré que cela soit l'enthousiasme qui règne sur la planète, dans le spatioport, c'est plutôt le chaos. Une partie du personnel n'est pas présente, alors qu'un afflux continu de navire quitte l'hyperespace. La totalité contiennent uniquement des vargas. Dire que c'est le chaos n'est qu'un doux euphémisme. Les contrôleurs font de leur mieux pour gérer ce flux plus que tendu. Un vargas noir aux yeux gris et âgé observe toute cette agitation. Contrairement aux autres, il semble être serein. Il est silencieux. Il semble être quelqu'un de gradé.
- Tout se passe pour le mieux? demande le vargas avec une intonation indiquant une réponse rapide et précise.
- Oui, amiral Temorth. Nous semblons être au moment le plus fort. Nous arrivons à contenir l'arrivée discontinu de navire.
- Il est normal que tous ceux ayant migré sur d'autres mondes veulent assister à l'événement assure l'amiral Temorth. Avons-nous des nouvelles du navire amenant le sénateur?
- Oui. Il devrait être le dernier navire à arriver.
- Très bien. Continuer votre travail. Vous aurez le droit à deux jours de repos.
La nouvelle semble ravir les opérateurs. Ils se ressaisissent et se plongent à nouveau à contrôler l'afflux.
Autre part, plusieurs mécaniciens s'affairent à réparer un navire. Le travail est difficile, même s'ils sont aidés par des droïdes en forme d'œuf, usant de multiples bras. Une fois le travail terminé, ils prennent tous une pause bien méritée. Ils parlent tous de ce qu'ils feront durant la fête. L'un d'entre eux, une vargas au pelage rose s'éloigne d'eux discrètement. Une fois seule, elle est rejointe par un vargas bleu foncé portant ce qui s'apparente le plus à une tenue de pilote. Ils semblent se réjouir mutuellement de se voir.
- Tu es dégoulinante de sueur, Nodia, taquine son ami.
- Je n'ai pas le temps de prendre une douche,Nysh. Le travail reste important. D'autant plus que nombreux navires arrivants ont besoin d'être réparer et entretenue.
- Vous avez le temps, lui ditNysh. Vous avez une semaine.
- Certains voudront surement partir plus tôt. Nous devons nous assurer qu'ils n'aient pas de désagrément.
Nysh acquiesce. Ils se regardent l'un et l'autre un moment sans prononcer la moindre parole. Puis, ils approchent lentement leur visage au point que leur bec est sur le point de se toucher. C'est à ce moment précis qu'un appel sonore retentit. L'amiral Temorth demande la présence deNysh à son bureau.
Ils éloignent chacun leur tête, chacun rougissant.
- Qu'as-tu encore fait pour que mon père te convoque?
- Je n'ai commis aucun impair Nodia, se défendNysh. Je verrais une fois dans son bureau. Sinon, dès que l'on a quartier libre, on se fait plaisir Nodia. J'ai hâte de te voir dans ton habit de fête.
- Moi également.
Nysh part rapidement, sachant que l'amiral n'est guère patient. Une fois devant son bureau, il toque et il est autorisé à y pénétrer. Il salue l'amiral et ce dernier le fait mettre au repos. Il reste silencieux, observantNysh avec ses yeux, donnant l'impression de se faire scanner des serres jusqu'au bec. L'amiral a cette aura intimidante qui rajoute encore cette pression. Finalement, il consent à quitter son mutisme.
- Bien, lieutenantNysh, je vous ai convoqué pour une chose. Répondez de manière juste, claire et concise.
Nysh accepte en hochant la tête. L'amiral quitte son siège, observant une image holographique en trois dimensions avant de poser à nouveau son regard surNysh
- Comment se passe votre relation avec ma fille?
Nysh se raidit. Il se doutait que l'amiral aller lui demander. Nodia lui a souvent rapporter qu'il était trop protecteur envers elle. Il craint de se faire rétrograder, voire de se faire retirer les plumes de sa queue. Il réfléchit rapidement, ne voulant pas faire attendre l'amiral.
- Elle se passe très bien, amiral Temorth, commence-t-il. Nodia et moi, nous nous sentons très proches quand nous sommes seuls. Nous nous comprenons simplement. Concernant Nodia elle-même, c'est une ravissante jeune femme, quoiqu'un peu garçon manqué à certain moment, reconnaitNysh faisant éternuer Nodia. Elle est douce, mais sait se montrer ferme quand il le faut. Elle est forte et ne laissera personne lui dicter la conduite à faire. C'est tout cela qui m'ont amené à aimer votre fille.
Un silence se pose, amenantNysh à penser qu'il n'a pas répondu comme l'amiral le souhaité. Pourtant, il observe quelque chose de rare, si ce n'est unique. Le visage rigide de l'amiral se fend d'un sourire. Il ne pensait pas que l'amiral le pouvait.
- Je vois. Je voulais connaitre en détail le lien qui vous unit avec elle. Ma fille a dû vous parler de mon caractère protecteur envers elle. Il y a une bonne raison à cela.
Il avance la projection s'avance pour mieux l'observer. Il y voit une famille, il reconnait une Nodia jeune, entouré d'un père enthousiaste et heureux et d'une mère qui l'est toute autant. La mère a un pelage similaire à celui de sa fille. Il reconnait que Nodia n'a jamais parler de sa mère.
- Je connaissais le bonheur. Avoir une épouse aimante et une fille joyeuse étaient ce qui me réchauffait le cœur. Puis, tout bascula ce fameux jour.
- Vous faite allusion à l'évacuation d'Onkuithea, amiral?
- C'est exact. Messola, mon épouse, était à bord du navire en tant que cheffe médicale. Son capitaine a tenu tête à la flotte sith pour permettre à la population d'évacuer. Le navire a tenu bon suffisamment longtemps, mais il a fini par être détruit, tuant tout son équipage, Messola et le capitaine, votre père.
Nysh se souvient de cet événement. Il avait pleuré toutes les larmes de son corps quand il apprit la mort de son père. Il ignorait par contre que la mère de Nodia se trouvé également dans ledit navire. Il saisit alors pourquoi ils s'entendent si bien. Ils ont connu chacun une grande perte.
- Vous êtes un homme capable,Nysh. Vous avez de qui tenir. Je vous laisse prendre soin de ma fille à l'unique condition qu'elle puisse vivre heureuse.
- Vous avez ma parole, amiral!
- Fort bien. Vous pouvez y aller.
Nysh salut l'amiral et part. Son cœur bat la chamade. Il n'arrive pas à croire que l'amiral Temorth ait accepté qu'il puisse être en couple avec Nodia.
''Je pense qu'elle ne me croira pas quand je lui en ferais part.''
Dans son bureau, l'amiral ouvre un canal de communication.
- Oui, amiral? demande un ingénieur.
- Est-ce que le prototype est monté? demande-t-il d'une voix froide et ferme.
- Oui, amiral Temorth. Il est monté. Il ne reste plus qu'à effectuer les premiers tests pour mieux comprendre le fonctionnement et les ajustements à effectuer.
- Voilà qui est bon à entendre. J'ai hâte de voir la machine en action.
- Amiral, vous savez que dès que nous rendrons publique notre création, nous allons nous attirer beaucoup d'ennemis dont sans nulles doutes, l'ordre jedi lui-même.
- Qu'importe l'avis de cet ordre semeur de chaos, juste bon à sermonner les autres tout en oubliant ses propres faiblesses, vomit l'amiral, la voix remplit de dégout. Cette création permettra de mieux nous défendre face à des individus de leur genre. Je pense que nombreux mondes seront d'accord avec nous. Cette guerre millénaire a bien trop couté. Les sangheilis ont offerts trop des leurs, comme les kiabiens si je ne dois citer qu'eux. Ils ont grandement souffert et ont reçu avec beaucoup de joie notre soutien.
- Je comprends le raisonnement, amiral Temorth. Je ne faisais que remonter des craintes potentielles.
- Je le sais, mais que ferais exactement l'ordre jedi? Nous attaquer alors que nous étions alliés? Même la république n'oserait pas faire un tel acte. Cela irait à l'encontre même des idéaux qu'elle repend.
- Malgré tout, plusieurs mondes, dont beaucoup du noyau nous regardent avec médisance, nous traitant de fou à vouloir tant évoluer la technologie et à la faire progresser.
- Les ignorants et lâches ont peur de l'inconnu et préfère rester dans leurs zones de conforts. Nous n'avons pas peur d'avancer. Tant pis si cela les dérange. Nous les laisserons dans leur suffisance.
L'ingénieur est silencieux, laissant l'amiral s'exprimer.
- N'oubliez pas que le vénérable Palmon a la même vision que nombres d'entre-nous. De même que le maitre Revali qui observe le projet avec intérêt.
L'ingénieur saisi la vision de l'amiral et acquiesce simplement avant de le saluer et de couper la communication.
Dans une forêt, proche de la capitale, plusieurs enfants méditent sous l'observation d'un vargas au pelage bleu nuit. A la différence des autres, il est aussi grand qu'un humain et possède une paire d'ailes dans son dos. Il n'est pas le seul à observer les jeunes. Un vargas aussi grand que le premier et ressemblant à un aigle humanoïde est également présent. Il semble âgé à la vue de la longue barbe descendant de son cou. Néanmoins, il possède un corps bien musclé. Le temps s'allonge et finalement le vieux vargas quitte sa méditation.
- La séance est terminée, clame-t-il simplement.
Tous les jeunes ouvrent les yeux et le vargas âgé leur demande ce qu'ils ont ressentis. Chacun y va de son interprétation. Certaines sont d'ailleurs très loufoques, l'imagination des jeunes devant jouer.
- C'est bien. Je veux que vous gardiez en mémoire ce que vous avez ressenti. Cela vous sera utile.
Ils acquiescent, ne semblant plus tenir en place. Il sait d'où leur vient cette soudaine agitation.
- Je ne vais pas vous retenir plus longtemps. Aller rejoindre vos familles et profiter de la fête, dit-il simplement.
- Merci, maitre Palmon répondent-ils en cœur avant de partir.
L'autre vargas semble amuser de leur comportement.
- Ils sont chanceux. Dire qu'à leur âge, je recevais l'enseignement de l'ordre.
- Cela t'a bien construit, mon ancien disciple, répond avec légèreté et avec un soupçon d'amusement Palmon.
- Il est vrai. Mais je préfère qu'ils profitent de ces moments de tranquillité. Nous n'en avons guère connu lorsque la guerre avait lieu.
- La guerre n'est malheureusement pas terminée, Revali.
- Que sous-entendez-vous?
- Nous ignorons réellement si tous les siths sont bel et bien mort sur Ruusan. Si jamais l'un d'entre eux a réussi à s'enfuir, cela rendra notre victoire caduque.
- J'en doute, maître. Ils ont subi autant que nous l'effet de leur bombe.
Le vieux vargas devient silencieux. Revali entend le bruit de pas et de par la présence, sait de qui il s'agit.
- Vous avez fini de méditer, Sorika, Soraki?
- Oui, répondent les deux personnes.
Revali se retourne pour les ou plutôt observer la vargas qui se trouve devant lui. Il s'agit d'une vargas siamoise. Elle a deux têtes sur le corps. Elles ont un pelage mélangeant le bleu, le violet et le rose. Chacune a une coupe de cheveux différentes, permettant de reconnaitre qui est qui. Elles ont un corps élégant et aussi grand que Palmon ou que Revali. Elles possèdent également une paire d'ailes. Les deux siamoises se trouvent être la petite-fille de Palmon. Revali détourne son intention d'elles.
- Sinon maitre, je ne comprends pas pourquoi vous avez quitté votre poste de grand maitre de l'ordre.
- Je l'ai fait car j'ai estimé que je devais céder ma place. Je commençais à me faire âgé et devais laisser les plus jeunes proposer leurs idées au conseil. De plus, j'avais peur de devenir complaisant et sénile à rester accrocher à ce poste. Je me trouve plus utile ici, sur notre monde, à enseigner aux futurs jeunes et potentiels sensibles à apprendre.
Son ancien apprenti, le maitre Revali comprend le raisonnement et hoche simplement de la tête.
- J'ai hâte que Nadlali donne naissance à notre enfant, dit avec une joie à peine voilé le futur père.
Palmon de même que ses petites-filles rigolent. Puis, la joie quitte Revali pour laisser place à du chagrin.
- Je me dis que j'ai beaucoup de chance. Bien de nos camarades ont perdu la vie durant cette guerre. Je me souviens de Primewind. Il était un peu balourd, mais protecteur. Il fait partie des nombreuses victimes de la dernière bataille.
- Oui. J'ai senti l'explosion de cette bombe au travers de la force. Je reconnais que les siths ont joués un grand coup. Coup qu'ils ont sans doute perdu. De plus, tu dois savoir que j'ai également pâtie de cette maudite guerre.
Palmon révèle la perte d'une de ses ailes.
- Je sens de la peine Revali, mais également autre chose. Il y a quelque chose d'autre qui te préoccupe.
- C'est exact. Le haut conseil a décidé que maintenant, l'ordre ne prendra que des nourrissons ou de très jeunes enfants sensibles. Ils estiment que prendre des personnes plus âgées apportent trop de risques. Les émotions apportent beaucoup de problèmes dont l'attachement et nous rapprochent du côté obscur. Malgré tout, j'avoue que cette solution ne m'enthousiaste pas.
Palmon est en pleine réflexion suite aux paroles entendues. Il finit par répondre.
- Je reconnais qu'il y a de la sagesse dans le choix de cette solution. Cependant, elle est totalement stupide et inutile, clame-t-il avec sévérité. Elle marchera peut-être, mais finira par se retourner contre l'ordre. Nous sommes des êtres vivants doués de consciences. Retirer les émotions ne fera de nous rien de plus que des machines. Surtout qu'en plus l'ordre risque de perdre en connaissances et en réflexion. En outre, elle pourrait nous donnez une image peu reluisante pour les mondes éloignés. Non, cette solution est vraiment le pire choix.
Un silence se pose avant que le vieux maitre s'exprime à nouveau.
- De plus, l'ordre devrait se poser les bonnes questions.
- De quoi voulez-vous parler?
- Que nous sommes les fautifs des nombreuses guerres des siths. Cela a commencé avec le premier schisme et ainsi de suite. L'ordre doit se poser et réfléchir. Prendre des enfants en bas âge ne les empêchera pas de succomber par le côté obscur de la force. Si une réflexion profonde n'est pas faite, une autre guerre entre les jedis et les siths arrivera de nouveau.
Revali a écouté le vieux maitre. Ses paroles sont dures, mais on sent la sagesse dans ces dernières. Ce dernier pose une main rassurante.
- C'est pourquoi, vous devez débattre et essayer de faire résonner le haut conseil. Tu as des amis, n'est-ce pas?
- Oui, dit-il en pensant à Revan, Aerith, Sa'lar, Nyndra etJaigu. Ils sont également préoccupés par cette résolution.
- Bien. Ne réfléchit pas davantage pour le moment. Profite de l'instant présent avec ta femme. La reconstruction de l'ordre peut attendre quelques jours.
Revali acquiesce. Il remercie Palmon pour ses paroles et le salue lui et ses petites filles. Une fois que ce dernier se soit envolé, Sorika et Sorakiobservent leur grand-père, le dévisageant.
- Pourquoi ne lui avoir rien dit sur vos visions? demande Sorika.
- Cela n'aurait rien changé, répond Palmon d'une voix sombre. Rien ne peut changer ce qui va se passer.
- N'êtes-vous pas pessimiste, grand-père? s'étonne Soraki.
- Hélas, j'ai essayé de faire changer les événements, mais cela ne changeait rien, dit-il avec peine et résolution. Il semblerait que cela soit la volonté de la Force. Vous savez ce que vous devez faire, toutes les deux?
- Oui, grand-père. Nous ne faillirons pas à la tâche que tu nous as confié! répondent les deux têtes en même temps.
Un sourire se forme sur son visage, satisfait. Il lève la tête et observe le vent soulever les feuilles.
Autre part, dans une maison de la capitale, c'est également l'effervescence, mais pour autre chose. La famille fête un heureux événement.
- Joyeux anniversaire, Octavia! disent en cœur les parents.
La jeune vargas répondant au nom d'Octavia fête ses douze ans. Elle possède un plumage gris cendré. Ses yeux arborent une sclère rose et des pupilles blanc brillant, ses mains sont totalement noires de même que pour son bec. La jeune est totalement radieuse et souffle ses bougies devant ses parents tout aussi enthousiaste. Ils la félicitent tout en enregistrant l'événement.
Son père, se nomme Stolas. Il est légérement plus grand et mince qu'un vargas normal. Son visage est blanc en forme de cœur avec un petit bec noir, ressemblant à celui d'un hibou. Il a deux paires d'yeux rouges en forme d'amande, l'un superposé à l'autre, avec une iris noire et des pupilles bleus. Il a des plumes gris-bleu, qui passent au gris-bleu foncé sur sa tête.
Sa mère, se nomme quant à elle Stella. Elle est un peu plus petite que son mari est toute aussi mince que ce dernier. Son plumage est blanc et elle a de longues plumes ressemblant à des cheveux avec des pointes grises sur la tête. Elle a des yeux similaires à Stolas sauf pour les iris qui sont roses. Elle a également un bec rose.
Tous les deux sont joyeux de l'événement.
- Bravo, Octavia, lui félicite son père. Tu les as toutes éteintes en un souffle.
- Merci papa.
- Alors, ma fille, cela te fait quoi d'avoir un an de plus? demande sa mère, curieuse.
- Que je doive encore étudier, lui répond Octavia. Je me dois d'être aussi rigoureuse que vous deux.
Ils sont heureux de voir la détermination de leur fille. Leur vie fut difficile à cause de la guerre et c'est même à cause de cette dernière que Stolas et Stella ceux sont rencontrés. Aujourd'hui, ils ne veulent que leur bonheur à eux et à leur enfant.
- Oui, la guerre fut très éprouvante, reconnait son père. Mais maintenant, elle est terminée. Pensons maintenant à un avenir encore plus radieux.
- Ton père aime faire le grandiloquant, mais il a raison. Même si la guerre fut horrible, elle nous a permis de nous rencontrer. Et crois-moi qu'au début, on n'était pas aussi complice qu'aujourd'hui.
- Oh que oui ma chère Stella. Je me souviens exactement de tous les noms fort peu honorables que tu m'affublais quand tu étais en colère.
- Et que devrais-je dire avec ton air supérieur? lui répond sa femme.
Les deux se regardent avant de rire de bon cœur.
- La chose la plus surprenante, c'est que tu sois né le premier jour de la fête du Grand Flamboyant.
- Pourquoi mère? demande Octavia, ignorante de la raison.
- C'est parce qu'il s'agit du jour le plus important. A la base, l'évènement ne durait qu'une journée. Puis, il a été décidé de l'allonger pour que cela soit l'unique moment ou notre peuple festoie avec allégresse et joie.
Leur fille saisit. Elle se sent comme unique, même si elle sait que d'autres ont dû naitre également ce jour. Elle s'en moque, mais cela la motive à voir davantage la fête qui a lieu ce soir.
- Vous ne l'avez jamais vu?
- Non. Elle a été interdite lorsque nous sommes rentrés en guerre contre les siths. Beaucoup des nôtres ne voulaient pas que nous festoyions alors que de nombreux mondes souffraient.
- Cela a durait plusieurs générations. C'était la première fois que nous l'interdisions, c'est te dire ma fille.
- Je vois. J'ai hâte d'être à ce soir.
- Nous aussi, Octavia.
Ils s'enlacent chaleureusement, profitant du moment présent.
Le temps s'écoule, la nuit commençant à remplacer le jour. L'unique satellite se révèle entièrement, tandis que les stands pour l'évènements commencent déjà à attirer du monde. Ils proposent de tout, des jeux, de la nourriture, du divertissement. Chaque vargas est enjoué par l'ambiance. Pour tous, il s'agit de leur première fête du Grand Flamboyant. La convivialité est de mise. Tous discutent avec aisance, qu'importe leur travail, leur statut ou leur âge. Ils discutent simplement, rigolent, festoient avec légèreté. Octavia, accompagné par ses parents est toute folle.
- C'est…C'est grandiose, dit-elle euphorique et sans voix.
Ses parents sourient simplement. Voir leur fille enjouée ainsi est suffisant pour eux.
- Attends, ma puce. Tu vas pouvoir encore mieux observer en étant sur mes épaules.
- Fait attention à ne pas te déboiter une épaule, Stolas, lui dit sa femme avec sarcasme. C'est qu'elle est déjà bien grande notre fille.
Stolas met Octavia sur ses épaules et ainsi, l'enfant gagne en hauteur et peut mieux observer. Ses yeux se remplissent d'étoiles. Puis, son attention se porte sur des peluches à l'effigie de deux oiseaux. Elle indique son envie de les avoir. Ses parents ne lui refusent pas sa demande. Elle devient encore plus euphorique en les pressant contre son plumage.
- Papa, maman, à quoi correspondent ces deux oiseaux?
- Eh bien, il s'agit des primordiaux, lui dit son père.
- Oui, les deux premiers vargas qui auraient amenés la vie sur notre planète continue Stella. Hotaiho représente le soleil et la chaleur, tandis queSoluga représente la lune et la quiétude. Ils étaient vénérés comme des dieux.
- Mais…nous sommes un peuple scientifique. Nous n'avons pas besoin de prier des dieux qui n'existent pas, explique leur fille.
- C'est exact. Cependant, il ne s'agit plus de le vénérer ou de prier, mais de simplement leur rendre hommage et respect.
- Car malgré notre penchant sur la recherche et le pragmatisme, il est important de ne pas oublier ses origines et ses traditions, complète sa mère.
Octavia a grande hâte de voir la suite de la fête. Au même moment, la membre du conseil Nadlali est avec son compagnon. La différence de taille est flagrante, mais cela ne gêne aucunement le couple.
- Vous avez fait un travail remarquable, le conseil et toi, complimente Revali.
- Tu n'as pas idée, dit-elle épuisée. C'était un cauchemar de logistique.
Elle ravale son visage épuisé et éreinté.
- Mais tout cela en valait la chandelle. Voir notre peuple être entièrement réuni pour l'événement me fait oublier toutes ces nuits blanches.
- Fait doucement quand même, lui dit Revali avec inquiétude. Tu vas bientôt pondre. Tu dois te reposer.
- Oh, ne t'inquiète pas, lui rassure sa femme. Une fois l'événement passé, je laisse le soin au reste du conseil de tout ranger. J'ai assez donné.
Revali sourit en entendant les paroles sensées et prévenante de son épouse. Sur le chemin, un groupe d'enfants arrivent devant eux. Ils rendent le respect à Nadlali et à Revali. Puis, ils concentrent leur attention sur ce dernier. Ils lui demandent s'il peut les porter sur ses épaules. D'abord étonné et surpris de la demande, il finit par accepter cette dernière. Chacun leur tour et par paire, le maitre jedi leur permet d'être plus haut que n'importe lequel des vargas. Une fois fait, ils remercient Revali avant de partir.
- Dire que j'ai toujours craint le regard des autres, admets Revali.
- Cela fait longtemps que nous ne portons plus de regard sur ceux qui portent le gêne Wanblisha, Revali.
- Je le sais bien, Nadlali. Seulement, j'ai toujours cette appréhension. Je suis si différent des autres.
- Et pourtant, cela t'est pratique, puisque que tu es un jedi respectable.
- Oui. Sinon, je suis le projet, Nadlali. J'espère que l'ordre comprendra la justesse de notre choix.
- Les jedis sont des individus pragmatiques et intelligents, Revali. Je sais qu'ils comprendront la nécessité de notre choix.
Il acquiesce et ils profitent comme les autres de l'ambiance de la fête.
Dans la spatioport orbital, l'équipage se permet de se détendre légérement. Après tout, ils ont réussi à gérer l'imposant flux d'arrivée sans qu'un quelconque accident ait lieu. Ils se félicitent de cette petite victoire. L'amiral Temorth permet ce relâchement car il sait que la nuit va être longue. Il est préférable de se détendre un peu.
- Des nouvelles du sénateurAvala?
- Non, amiral. La corvette le conduisant ne devrait plus tarder.
- Oui. Cela serait un comble qu'il rate l'allumage de la flamme, répond avec mesquinerie l'amiral.
Le personnel présent semble surpris. Ils n'ont jamais pensé que l'amiral pouvait faire de l'humour. Ils se remettent de cette étonnante découverte, quand des beep sonores retentissent, prévenant de la sortie d'un navire. Le personnel se met en poste, prêt à diriger le dernier navire. La corvette Hammerhead ou de classe Sphyrna fini par sortir.
- Corvette sénatoriale, ici spatioport. Nous vous indiquons le trajet pour la descente vers le spatioport de la capitale.
Le navire n'émet aucune réponse, restant figé à son point de sortir, surprenant un peu le personnel.
- Corvette sénatoriale, avez-vous bien reçu notre message?
Toujours aucunes réponses. Ce silence rend le personnel inquiet.
- Ici l'amiral Temorth. Pilotes, répondez, ordonne-t-il d'une voix ferme.
Le silence se fait toujours entendre. Tout cela met une ambiance étrange.
- Envoyez une équipe pour comprendre les raisons de ce silence.
L'ordre est transmis et une frégate arrive et s'amarre à la porte d'accès du navire silencieux. Une fois fait, l'équipe s'avance, attendant l'ouverture. Aucuns d'entre eux n'est préparé pour les visions qu'ils vont avoir.
La porte s'ouvre est la première chose qui en sort est une odeur immonde, mélange de sang, de chair en décomposition et d'autres odeurs inconnues. Elle est tellement forte, qu'elle étouffe l'équipe. Certains sentant déjà des remonter juste à cause de l'odeur. Pourtant, ce n'est rien comparé à ce qu'ils vont observer. Leur chef leur ordonne d'avancer. Une fois à l'intérieur, c'est un spectacle d'horreur qui s'ouvre à eux. Les corps démembrer de l'équipage sont observables. Le sol, les murs et même le plafond sont recouverts de fluides sanguins et d'organes. L'équipe se fige un bref moment. Plusieurs ne peuvent se retenir et déglutissent. L'atmosphère est toute aussi perturbante dans la salle. Ils observent par projection via les casques de l'équipe. L'amiral a des sueurs.
- Garder votre calme, ordonne l'amiral. Essayer de trouver le sénateur Avala.
L'équipe se reprend et se divise. Ils avancent lentement dans un décor digne de l'enfer le plus sombre. Seul le bruit de leur pas pataugeant dans le sang liquide et les corps sauvagement démembrés se fait entendre. Cela accentue l'atmosphère, la rendant étouffante, oppressante et sinistre.
- Amiral, les pilotes sont morts, s'exprime un vargas.
- Pouvez-vous savoir depuis combien de temps?
- Cela va être difficile, amiral. Leurs corps ont déjà commencé à pourrir.
- Donc, ils sont morts depuis au moins trois jours.
- Mais c'est impossible, s'exprime un opérateur. J'ai demandé la confirmation et j'ai bien reçu une réponse.
- C'est sans doute le meurtrier à l'origine de ce massacre, répond l'amiral. Vérifier s'il ne manque pas une capsule de sauvetage, espérant sans doute que le sénateur a pu s'enfuir.
- Amiral, il manque seulement qu'une capsule.
- C'est ce que je craignais. Première équipe, rejoignez le vaisseau et attendez la deuxième.
La deuxième équipe continue de chercher, mais ne trouve aucun survivant. L'amiral est pensif, cherchant à comprendre qui peut être derrière tout cette violence débridée. Puis, il finit par trouver un coupable potentiel.
- Durge…prononce-t-il d'une voix sombre.
Tous les opérateurs présents sentent leur plumage frémirent à l'entente de ce nom. Il est synonyme de violence pure, dévastatrice et gratuite. Un nom reconnu sinistrement par tous ceux allié à la république et à l'ordre jedi.
- Etes-vous sûr que c'est lui?
- Oui, répond l'amiral avec certitude. J'ai déjà observé à quelques reprises le résultat de ses actions. C'est bien lui.
- Mais…La République et l'ordre jedi n'ont-ils pas annoncer qu'il était mort?
- Ils n'ont jamais montré son corps. Il est facile de clamer quelque chose sans preuve physique. Je suis formel, c'est bien lui. J'ai bien peur que le sénateur soit mort. Trouver son corps et ramenez-le.
La deuxième équipe copie l'ordre et continu sa progression. Malgré tout, un malaise se forme pour l'équipe. Chaque corps horriblement mutilé découvert accentue cette atmosphère malsaine. Ils finissent par trouver la chambre réserver au sénateur. Ils sentent leur respiration ralentir. Ils ignorent quelles horreurs ils vont trouver à l'intérieur. Ils hésitent un bref moment avant d'ouvrir la porte et d'avancer.
Ils sont sans voix devant le spectacle morbide s'offrant à eux. Le corps horriblement mutilé du sénateur Avala se trouve sur son siège. Le pauvre sénateur Avala n'a plus aucuns membres et possède plusieurs blessures profondes. Ils commencent à s'avancer, quant à leur plus grand étonnement, la tête du sénateur bouge lentement. Il ouvre les yeux ou plutôt l'unique qui lui reste, l'autre ayant été arraché.
- A…Amiral…Le sénateur est encore en vie. Nous allons essayer de le ramener.
L'amiral ne dit mot, observant et essayant de comprendre pourquoi le sénateur est encore vivant alors que tout le reste de l'équipage a été déchiqueté. Alors que l'équipe s'approche, le sénateur baragouine des paroles incompréhensibles. Une fois devant lui, ils contemplent avec horreur l'état du corps du sénateur.
- Sénateur Avala, tenez bon. Nous allons vous sortir d'ici et vous soignez, répond le chef de l'équipe.
Le sénateur l'observe et se concentre pour s'exprimer. Il semble user de toute la force qui lui reste pour exécuter cet acte.
- F…Fu…Fuyez, est l'unique mot qu'il parvient à formuler.
L'équipe ne comprend pas. L'amiral, lui, a comme un mauvais présentiment. Puis, il saisit.
- Evacuez la corvette! Immédiatement! hurle l'amiral.
Malheureusement, il est trop tard. Le peu de vie qui restait au sénateur s'évanouit. Puis la corvette explose, entrainant avec elle la frégate et tout l'équipage la contenant. Tout le monde en reste sans voix devant cette explosion soudaine. L'amiral Temorth est le premier à se ressaisir.
- A tout le spatioport, état d'urgence. Je répète, état d'urgence! énonce-t-il de vive voix.
Il faut un moment pour que les opérateurs se ressaisissent.
- Amiral, n'est-ce pas exagéré?
- Non, répond-il avec froideur. Nous sommes peut-être la cible d'une potentielle attaque. Surveiller les capteurs à gravités.
Ils ne réfléchissent pas longtemps et obéissent.
- Amiral! Nous avons de nombreux navires qui s'apprêtent à sortir.
- Très bien. Soyez attentif.
Tout le monde se crispe, se demandant qui peut être cet ennemi qui les attaque. Quand la flotte de navire finit par quitter l'hyperespace, c'est l'incompréhension la plus totale. Les navires appartiennent à la flotte de la lumière, c'est-à-dire, à la république et l'ordre jedi.
- Mais que fait la flotte de la lumière ici? Ne devait-elle pas être dissoute? questionne une opératrice.
Ses questions ne reçoivent aucunes réponses.
- Ouvrez un canal avec la flotte. Ici l'amiral Temorth. Flotte de la lumière, veuillez donner les raisons de votre venu dans l'espace Vargas.
Il ne reçoit aucune réponse à sa demande. Il la relance et le résultat est le même. L'amiral n'aime pas du tout ça.
- Activer le bouclier du spatioport.
Tous le dévisagent, incrédules. Aucun ne pensent que la flotte de la lumière, symbole de la République et de l'Ordre Jedi n'attaquerait un de ses propres mondes. Certains ont l'audace de vouloir répondre, mais ils sont reconduits d'un simple regard de l'amiral. Ils finissent par activer le bouclier. C'est à l'instant où le bouclier est entièrement activé que la flotte ouvre le feu, prenant totalement l'équipage du spatioport au dépourvu. Des milliers de laser rouges se déversent sur eux.
- Etat du bouclier?
- Il tient le coup pour le moment, mais il va finir par céder, s'exprime un opérateur incrédule du spectacle.
- Mais pourquoi la flotte nous attaque-t-elle?
- Je l'ignore, mais nous n'allons pas rester inactif. Ordonner que la flotte de la lumière soit considérée comme hostile. Nous allons riposter. Activer les tourelles de défenses. Envoyez les navires. Utiliser leur fonction automatique.
- Amiral! s'exclame un ingénieur. Nous n'avons pas encore pu tester entièrement cette fonctionnalité. Nous ignorons totalement comment les cerveaux synthétiques vont réagir.
- Nous n'avons pas le choix. Notre effectif est drastiquement réduit et nous manquons de temps. Cela fera un test grandeur nature, dit-il avec sarcasme. Ils seront se montrer efficace. J'ai confiance en vos talents.
L'ingénieur acquiesce silencieusement.
- Ouvrez un canal direct vers la capitale. Nous devons les alerter des événements.
- Amiral, il nous est impossible de contacter la capitale ou même la planète. Nous sommes brouillés.
- Alors, ils ont décidé de nous détruire. Ils vont comprendre que nous avons beau être des scientifiques dans l'âme, nous savons nous défendre. Que tous les pilotes présents se dirigent vers leur chasseur. Ils vont protéger les navires autonomes. Localiser l'origine du brouillage.
La surprise passée, tout le spatioport se met en branle, prêt à riposter à l'attaque lâche qu'ils subissent. Les tourelles de défenses commencent à répondre avec une puissance respectable. Les navires se mettent en branlent, quittant leur quai, se dirigent vers l'ennemi. Ils activent leurs boucliers respectifs et traversent le bouclier pour ajouter leur puissance de feu aux tourelles de défenses.
Nysh arrivent dans sa tenue à son chasseur. Il ressemble à un simple œuf blanc dont l'avant est plus allongé. Il mesure quatre mètres de hauts pour une dizaine de long. Il n'est pas seul. Ses quatre coéquipiers l'attendent: Ozoss, Merth, Cranlolia et Lana.
- Très bien. Inutile de vous faire un débrief de ce qui se passe. Montez tous dans vos chasseurs, ordonne Nysh.
Ils acquiescent et s'exécutent. Nysh utilise l'échelle permettant l'accès à la trappe. Cette dernière se trouve sur le haut. Une fois dedans, elle se referme. Il allume son appareil. De nombreux voyant s'allument. Malgré tout, le chasseur ne comporte pas de vitre comme les autres. Finalement, tout l'intérieur s'illumine, offrant à Nysh la vision comme s'il était dehors.
''Voilà quelque chose de bien pratique. Dire que la république utilise encore les vitres pour les chasseurs. Que c'est archaïque.''
Dehors, l'arrière s'ouvre pour révéler deux petits réacteurs. Tandis que sur l'axe longitude quatre canons laser monter sur rail sortent. Nysh vérifie si tout est fonctionnel. Une fois la vérification de marche des canons lasers et de l'état actif du bouclier, il donne l'ordre de décoller. Les cinq chasseurs s'élèvent et quittent le hangar en formation flèche.
- Si je m'attendais à affronter la flotte de la lumière, déclare Ozoss avec désinvolture.
- Il n'y a pas de quoi en rire, réplique Cranlolia sèchement.
- Je me demande bien ce que l'on a fait pour une telle attaque, s'exprime Lana.
- Rien de bon. Lieutenant, vous en savez plus? demande Merth.
- Négatif. Même l'amiral Temorth n'a pas plus de réponse. Ils refusent de nous répondre. Escadrille Alpha, nous servons d'escorte pour les navires autonomes.
- Quel est notre ratio? demande naïvement Lana.
- Au moins du dix contre un, reconnait Nysh. Même si nos chasseurs et vaisseaux sont plus puissants et résistants, nous allons ployer sous le nombre. Soyez à votre maximum. Faisons en sorte de leur faire payer chèrement cette attaque sournoise.
- Compris, lieutenant! répondent en cœur les quatre pilotes.
L'escadrille se place à proximité d'un des navires. Très vites, d'autres escadrilles les rejoignent. Au loin, les chasseurs adverses s'avancent sur eux, en nombre. Ils sont pris au dépourvu quand les chasseurs vargas ouvrent le feu sur eux hors de portée de leur armement. Ils se font littéralement mitrailler. Des dizaines se font abattre avant de pouvoir être à porter de tire. Et quand ils y sont, les boucliers absorbent les tirs. Fatalement les escadrilles se désolidarisent et c'est le chaos. Heureusement, les vargas peuvent compter sur le soutien de leur navire, parvenant à détruire avec une précision sans égal les chasseurs.
- Lieutenant, j'en ai trois à mon arrière train! s'exclame Lana.
- J'arrive!
Nysh passe par en-dessous et parvient à les détruire. Voyant sa dangerosité, plus de vingt chasseurs sont sur lui. Comprenant qu'il ne peut faire le poids face à autant d'appareils, il braque et retourne en direction du spatioport. Ses adversaires continuent à le poursuivre. Une fois à proximité de ce dernier, des tourelles s'activent. Elle libère un puissant laser, mais de faible envergure. Il est suffisamment puissant pour transpercer le blindage d'un chasseur. Les vingt chasseurs ennemis se font tous abattre.
- Belle manœuvre lieutenant, le félicite Merth.
- Oui, mais elle ne marchera pas une deuxième fois.
Nysh retourne dans la bataille et ouvre un canal.
- Amiral, vous avez pu les joindre?
- Négatif, lieutenant. Ils refusent tous nos appels.
- Avez-vous pu joindre la capitale?
- Nous sommes toujours brouillés. Les opérateurs essaient tant bien que mal à trouver l'origine.
- A mon avis, qu'ils se focalisent sur un appareil qui sort du lot ou que l'on ne ferait pas attention. Ils savent que nous connaissons bien leur navire. Ils ont dû faire un bidouillage de fortune.
- J'en prends note. Continuer de lutter.
- Je sais.
La flotte de la lumière semble prise au dépourvu face à la réactivité des navires autonomes et des chasseurs vargas. Pourtant, ils sont largement en surnombre et utilisent cet état de fait pour faire progresser des navires de débarquements vers la surface. Nysh et son escadrille font de leur mieux pour éliminer le moindre appareil, soutenu par les défenses du spatioport. Il reçoit un appel de l'amiral.
- Lieutenant, nous avons trouvé le navire à l'origine de ce brouillage.
Une projection holographique d'un vieux croiseur Hammerhead s'affiche.
- Vous devez le détruire, mais faite preuve de prudence. Nous devons les surprendre pour éviter qu'ils activent un autre.
- C'est noté.
Il prévient son équipe et à une idée pour parvenir à ses fins. Un des navires autonomes se met à avancer à pleine puissance en direction de la flotte de la lumière. Il fait feu de tout bord. Son intervention brise la formation de la flotte de lumière. De ce fait, le navire cible se trouve vulnérable. Nysh et son escadrille qui étaient juste derrière les réacteurs se faufilent vers le navire désemparé. L'avant de leur chasseur s'ouvre et chacun libère deux missiles à protons successivement. Le navire ne supporte pas une telle puissance et finit par ployer avant d'exploser.
- Amiral, navire éliminé.
- C'est compris. Revenez en zone de sureté.
Ils y vont à pleines vitesses. Seulement, un chasseur adverse parvient à les rattraper et ouvre le feu sur le chasseur de Lana.
- Lana, fais attention! lui crie son lieutenant.
- Impossible de me libérer.
Ozoss fait reculer son chasseur et se met à cibler le chasseur. A sa surprise, le chasseur parvient à éviter ses tirs, tandis que ce dernier continu à ouvrir le feu avec force et précision. Finalement, le bouclier du chasseur de Lana tombe, la laissant sans défense. Ozoss continu de cibler le chasseur et utilise même un missile. Mais le pilote parvient à chaque fois à éviter de se faire toucher.
- Bordel! Cela doit être un jedi! Personne ne peut réussir à éviter autant de tir! s'exclame Merth.
- Lana, désengage-toi!
- Je…Je fais ce que…Aaahhhh! finit-elle par hurler.
Son chasseur explose sous la grêle de tir, la tuant sur le coup. Sa mort est un choc pour ses camarades. Mais son lieutenant parvient à se contrôler.
- Ozoss! Désengage-toi ou tu seras le suivant! lui ordonne Nysh
Son équipier a bien du mal à obéir à l'ordre. Il a la volonté de venger sa camarade morte au combat.
- C'est un vétéran, lui annonce Nysh. Même à nous cinq nous aurions du mal à l'abattre. Lana n'est pas morte pour rien. Nous allons pouvoir transmettre à la surface ce qui se passe ici.
Même si cela semble bien louable, sa mort pèse lourd sur l'ensemble du groupe.
Au sol, aucuns n'a conscience du chaos qui se passe dans l'espace et de l'imminence du danger qui va s'abattre sur eux. Pour la population, ils profitent tous avec allégresse de la fête comme il se doit. Enfin, tous se réunissent devant un immense trou. Ce dernier est profond. Ils attendent avec une certaine impatience que l'événement le plus important de la fête se lance: l'allumage de la grande flamme.
Octavia qui se trouve sur les épaules de son père se demande à quoi la flamme ressemble.
- Pourquoi attend-on?
- C'est parce que le conseil va faire une allocution, explique son père.
- Ensuite, la flamme sera allumée et le restera jusqu'à la fin, c'est-à-dire, six jours, continu sa mère.
- J'ai hâte de la voir s'illuminer.
- Nous aussi.
Nadlali avec Gylnyroo et le reste du conseil observent la foule s'amassée, trépidante d'impatience.
- Ne les faisons pas attendre plus longtemps.
- Oui. Conseillère Nadlali, c'est à vous.
Elle acquiesce et s'avance. Des holloprojecteurs s'activent, la faisant apparaitre autour du site et dans les autres villes et villages. Elle salut tout le monde avant de s'exprimer.
- Bien le bonsoir, vargassienne et vargassiens. Ce soir est un grand moment. Nous allons allumer la grande flamme. Cela va faire plusieurs générations qu'elle n'a pas été activée. La raison en est simple: la guerre millénaire entre les jedis et la république contre les siths faisaient rage. Pour nos prédécesseurs, ils étaient inconcevables que nous puissions faire preuve d'allégresse, alors que dans la galaxie, nombreux étaient les peuples à souffrir. Il a été donc décidé d'annuler jusqu'à nouvel ordre cet événement si cher à nous, vargas.
Elle se tait, reprend son souffle et reprend sa diatribe.
- Néanmoins, cela appartient au passé car la guerre s'est terminée il y a de cela cinq ans. Pourquoi ne l'avons-nous pas plus tôt me diriez-vous? Tout simplement car il fallait faire de l'ordre et que tout se calme. C'est seulement à ce moment-là que nous avons pensé qu'il était temps que nous puissions permettre à cette fête de revenir et de sortir de la torpeur.
Nadlali se tait à nouveau pour observer la foule l'écoutant avec attention avant de continuer.
- Cela peut sembler contradictoire, que nous, un peuple de scientifique puisse encore parler de nos anciennes croyances alors que cela fait depuis longtemps que nous parlons plus de religion ou quoi que ce soit. Pourtant, elle est importante, car elle nous rappelle ce que nous étions avant. Nous ne devons pas oublier notre passé et nos traditions. Ils ont fait ce que nous sommes aujourd'hui. Soyons fier de ce que nous avons fait et de ce que nous laisserons pour les générations futures.
Quand elle termine son allocution, la foule entière crie d'une seule et même voix. Cela remplit de joie Nadlali. Elle allait annoncer l'allumage de la grande flamme quand elle est interrompue par un appel provenant du spatioport orbital.
- Cela peut attendre, s'exprime Nadlali agacée.
- Il semblerait que cela soit urgent. L'amiral Temorth demande à parler prestement au conseil.
Elle ne cache pas sa colère. Elle se ressaisit et avec les membres, ouvrent le canal.
- Amiral, j'espère que vous avez une bonne raison pour nous déranger dans pareil moment, s'exprime Nadlali de manière acerbe et sèche.
- Je le pense bien, lui répond avec le même ton l'amiral. Nous sommes attaqués, dit-il simplement.
L'annonce semble laissée pantois les membres.
- Comment ça nous somme attaquer? Par qui? demande Gylnyroo.
- Par la flotte de la lumière.
Cette fois, un silence quasi surnaturel se forme. Chaque membre semble être choqué par cette annonce. Aucun ne parvient à formuler de paroles devant ce qu'ils ont entendu. Cela leur semble si irréel et inconcevable, qu'ils ont bien du mal à l'assimiler.
- Pourquoi la flotte de la lumière nous attaque-t-elle? questionne Nadlali. Elle devait être dissoute. Vous ont-ils donnés les raisons d'une telle attaque?
- Nous n'en avons reçu aucunes, membres du conseil. Ils refusent de nous répondre. Nous ripostons à leur attaque, mais nous ne parviendrons à pas à les retenir bien longtemps. Vous devez faire évacuer sur le champ les habitants de la capitale et de toutes les autres villes.
- Vous vous rendez compte ce que vous demandez? Cela va être la panique. Et ou devrez aller tout ce monde?
- Dans les forêts. Elles permettront de nous cacher. Faites vite.
- Avez-vous néanmoins une idée de cette attaque, amiral?
- Oui. J'ignore comment, mais il se pourrait que des informations ont fuité de notre projet et que le tout a été déformé. Je ne vois pas d'autres explications.
- C'est incompréhensible! s'offusque Nadlali. Vous pensez donc que la république et l'ordre jedi nous attaquent pour pareille raison sans vouloir en savoir plus?
- Je sais, mais à la vue du manque totale d'information, nous ne pouvons en comprendre davantage. Commencer l'évacuation et faite lever la garde. Nous devons protéger les civiles. Faites vite! Le spatioport orbital ne va pas tenir longtemps.
La communication se coupe, laissant pantois et désemparé un conseil pris au dépourvus. Fatalement, plus ils vont attendre et plus ils augmentent les risques que les futurs morts vont augmenter considérablement. Ils décident enfin d'annoncer cette nouvelle terrible à la foule.
Dans l'espace, la bataille a toujours lieu. La flotte de défense des vargas s'amenuisent, tandis que leur adversaire s'adapte et parvient à détruire plusieurs de leur navire autonome. Devant les faits et la réalité que son monde va être envahi, l'amiral Temorth ouvre un canal.
- Lieutenant Nysh. Je veux que votre escadrille revienne. J'ai besoin de vous.
Le lieutenant obéit simplement. Une fois cela fait, l'amiral donne un autre ordre.
- Déployer le canon.
- Etes-vous sur? questionne un opérateur. Il est tout aussi expérimental que le projet Kyber.
- Il est plus avancé que ce dernier. Nous devons faire en sorte de gagner du temps. Ils se sont déjà adaptés aux capacités limitées des cerveaux synthétiques des navires.
- C…Compris. Déployer le canon, ordonne l'opérateur.
Une trappe s'ouvre et un canon se déploie. A la différence des autres canons habituels, ce dernier est plus élargi et est ouvert sur le haut et le bas.
- Le canon est prêt à faire feu, amiral.
- Parfait. Viser un croiseur lourd Invincible.
Le canon se meut et une fois la cible acquise ouvre le feu. Pourtant rien ne sort du canon. Cependant, quelques instants plus tard, le croiseur lourd reçoit un impact si violent qu'il est coupé en deux. L'amiral lâche un sourire satisfait devant le résultat.
- Cela doit leur faire un choc.
- Ils doivent se demander par quelle arme laser nous les avons touchés, s'exprime l'opérateur. S'ils savaient que nous utilisions des projectiles solides, ils nous traiteraient de primitif.
- Le canon électromagnétique n'est pas une arme primitive, répond l'amiral Temorth. Il s'agit peut-être d'une des armes les plus dévastatrice de la galaxie. Il n'utilise que la célérité que l'on veut lui donner. Un projectile atteignant une vitesse de plusieurs pourcents de la vitesse de la lumière aurait une telle puissance d'impact qu'aucun bouclier ne pourra le supporter. Nous pouvons tirer sans nous faire remarquer. C'est une arme puissante. Son seul défaut est sa cadence de tir bien trop longue.
- C'est encore à peaufiner, amiral.
- Cela est suffisant. Du moment que cela permet de faire payer l'audace de nos ennemis, cela me convient.
Au même moment, Nysh fait poser son chasseur. Il sort à peine de son chasseur que l'amiral le prévient de ce qu'il attend de lui. Nysh a l'envie de répondre, mais il sait que ce que lui demande l'amiral ne peut pas être refuser.
- Compris, amiral, acquiesce-t-il, la mort dans l'âme.
Dans les hangars, c'est le chaos. Nodia et ses collègues travaillent comme des forcenés pour permettre l'envoi d'autres chasseurs et navires autonomes. Elle est épuisée, mais elle continu de se donner à fond. C'est alors que Nysh vient la voir.
- Que fais-tu là? s'exclame-t-elle. Tu ne devrais pas être dehors à protéger le spatioport?
- J'ai reçu l'ordre de revenir. D'ailleurs, cet ordre t'est également destiné, Nodia. Suis-moi sans faire d'histoire.
Elle ne sait quoi dire. Elle jette un coup d'œil à ses collègues en plein travail. Elle aimerait contredire Nysh et les aider. Mais devant son attitude, elle préfère accepter et le suit. Ils arpentent le spatioport et finissent par arriver à la zone de largage des capsules de sauvetages. A la différence est que cette zone est réservée pour le largage de grande quantité. Ainsi, les capsules sont bien plus grandes qu'à l'accoutumé. Nodia n'a toujours pas demander en quoi consister son travail. Nysh ayant été silencieux durant tout le trajet. Elle observe alors plusieurs membres de la section scientifique de hautes recherches. Ils semblent mettre une étrange machine dans une des capsules.
- Ah, lieutenant Nysh. Nous n'attendions plus que vous. La machine est préparée, s'exprime un des scientifiques.
- Parfait. Nodia peux-tu vérifier si la machine est bien arrimée dans la capsule.
- D…D'accord. C'est quoi cette machine?
- C'est le prototype du projet Kyber, lui répond un scientifique. Une arme destinée à se protéger des actions des utilisateurs de la force.
- Donc des siths, répond Nodia.
- Pas qu'eux, répond de manière froide un autre. Les jedis en font partie. Ils font partie de l'équation qui nous a amené à créer cette arme.
- Donc, c'est pour cela qu'ils nous attaquent sans vouloir discuter?
- Peut-être, mais nous devons protéger cette arme unique.
- Trêve de bavardage. Nodia, nous n'avons pas le temps.
Nodia acquiesce. Elle observe avec minutie chaque attache de l'arme. Tout semble bien régler et bien serrer. Elle observe un bref moment l'arme. Elle ressemble à une machine bipède. Elle est différente des marcheurs qu'ils utilisent, ayant l'apparence d'un œuf. La machine est armée d'un canon rotatif et d'une arme qu'elle ignore à quoi elle peut servir.
- Tout est en règle Nodia?
- Oui, Nysh.
- Très bien. Pardonne-moi Nodia.
- Te pardonner pour quoi? dit-elle en se tournant vers lui.
Il ne dit mot et appuie sur le bouton d'envois de la capsule. La porte se ferme, laissant Nodia seule dans la capsule. Elle se précipite vers la porte.
- Nysh! Espèce d'oisillons sans cervelle! Ce n'est pas le moment pour les plaisanteries! Fais-moi sortir de là!
- Navré Nodia. Je ne fais qu'obéir aux ordres de ton père. Il m'a ordonné de t'amener ici.
- Fais-moi sortir de là tout de suite! lui hurle Nodia.
- Désolé, je ne peux pas. Une fois activée, on ne peut pas arrêter la séquence de lancement.
Nysh est vraiment désolé et honteux. Malgré tout, il se permet de sourire.
- Tu sais, ton père m'a donné sa bénédiction pour que nous puissions vivre ensemble, dit-il sur un air naturel et simple. On aurait pu fonder une famille.
- On le peut encore si tu m'ouvres cette foutue porte!
Nysh se tait et observe simplement Nodia. Elle y voit tout l'amour qu'il lui porte. Il pose simplement sa patte contre la baie vitrée.
- Nous serons ensemble, même si nous sommes séparés, Nodia.
Nodia se met à pleurer, comprenant qu'elle ne peut rien faire, si ce n'est subir. Elle pose sa main comme pour essayer de toucher celle de Nysh.
- J'aurais aimé t'embrasser, Nodia. Sentir ton corps et ta volonté inébranlable plus longtemps. Il semblerait que le destin en ait choisi autrement. Protège les nôtres avec cette machine.
- Je…Je…sniff, sniff…Nysh…
Son petit ami lui fait son meilleur sourire. Elle retient ses larmes et l'imite. Quelques instants après, la capsule et toutes les autres sont libérées en direction de la planète.
Dans la salle de contrôle, l'amiral Temorth fait en sorte qu'un semblant d'ordre y règne.
- Combien de pourcent restent-ils au bouclier?
- Vingt pourcents, amiral. Nous allons bientôt le perdre.
- Maintenez la puissance de nos armements. Nous devons les empêcher au maximum de débarquer.
Alors qu'il donne ses ordres, il reçoit un appel du lieutenant Nysh.
- C'est fait amiral. Nodia et la machine ont été envoyé.
- Je sais que c'est un ordre douloureux que je t'ai donné, mais il le fallait. Retourne au front avec ton escadrille.
Nysh acquiesce. Puis, Temorth ouvre un canal au niveau de la capsule.
- Nodia, tu me reçois?
- Père! rugit-elle de colère et de chagrin. Pourquoi me faites-vous ça?
- Pour ton bien à toi et pour les nôtres.
- Je pouvais les aider en restant sur le spatioport orbital.
- Non. Il est voué à être détruit. Ton rôle sera de soutenir le repli des nôtres en lieu sûr. Cette machine te permettra de le faire.
- Mais cela veut dire…
- Oui. Nous allons tous périr, moi y compris. Mais nous devons le faire pour protéger le reste de la population. Combat avec détermination et volonté comme tu sais si bien le faire, ma fille. Je t'aime.
Un bref silence se pose avant que Nodia lui réponde.
- Je…Je t'aime aussi papa, dit-elle avec un profond chagrin.
Temorth sourit légérement et coupe la communication. Il se ressaisit et se reconcentre sur la bataille. Il observe l'efficacité du canon qui élimine à chaque tir un navire adverse. Seulement, il en reste plusieurs dizaines. Soudain, une partie de la flotte de la lumière change de position. Sa nouvelle position effraie l'entièreté des opérateurs, y compris l'amiral Temorth qui se lève de son siège, abasourdie.
- Non…Ils ne vont quand même pas…dit-il d'une voix tremblante de rage.
Les navires se mettent à ouvrir le feu non pas sur le spatioport, mais en direction de la planète.
- Ils font un bombardement orbital, mais ils sont complétements fous? s'indigne Temorth. Cela était interdit durant la guerre contre les siths.
Ils observent avec effroi les tirs de laser s'abattre sur leur monde.
- Ordonnez aux restent des navires autonomes de faire barrage. Utiliser le canon pour détruire plusieurs navires en un seul tir. S'ils ont décidé de montrer leur véritable visage, alors ne montrons aucunes pitiés à leur égard.
Ses ordres sont transmis. Les quelques navires leurs restants font barrages, mais finissent par être détruit. Néanmoins, ils ont permis de protéger le monde et de permettre au canon électromagnétique d'abattre plusieurs navires. Nysh et son escadrille continuent également de lutter.
- Quelles bandes de lâches, vomit Merth de dégout.
- Concentrez-vous! s'exprime Nysh, essayant de garder un ton neutre.
Des tirs s'abattent sur eux provenant de derrière eux.
- C'est le meurtrier de Lana! s'exprime Ozoss.
- Il semble vouloir notre mort avec beaucoup de détermination. C'est bien étrange pour un jedi, parle Cranlolia.
- Nous allons faire en sorte de l'abattre, s'exprime Nysh. Montrons-lui que nous pouvons être tout aussi efficace qu'eux.
La bataille est rude. Les chasseurs de Merth et Cranlolia sont endommagé. Mais ils parviennent à abattre le chasseur jedi par le sacrifice d'Ozoss qui précipite son chasseur endommagé sur leur ennemi. Ils n'ont pas le temps de pleurer son sacrifice. Ils observent finalement la tactique de la flotte de la lumière. Après avoir sacrifié tous leurs navires, l'entièreté de la flotte a ouvert le feu sur le spatioport, faisant tomber son bouclier. Des explosions le recouvrent. Nysh essaie de joindre le poste de contrôle, mais ne reçoit aucune réponse.
- Et merde! hurle-t-il de désespoir.
Malgré tout, les tourelles et le canon continuent d'ouvrir le feu jusqu'à leur destruction. Fatalement, devant un tel déluge, le spatioport orbital fini par exploser. Voyant qu'il n'y a plus de défense, la flotte de la lumière déploie des dizaines d'appareils de débarquement. Nysh ouvre un canal général.
- Ici le lieutenant Nysh. A tous les pilotes encore en vie, faisons notre baroud d'honneur. Détruisons le maximum d'appareil de débarquement que possible. Pour Leewoll, pour les Vargas! hurle-t-il.
Il reçoit plusieurs appels. Ils se réunissent et ensemble fonce vers une mort certaine, mais en faisant en sorte de réduire la force d'invasion de l'ennemi.
Nodia a observé la destruction du spatioport durant sa chute. Elle sentit tous son être se sentir mal. Elle sait que son père vient de périr. Elle ne peut s'empêcher de pleurer. Alors que la capsule continue de descendre, elle ressent une autre douleur, encore plus vive. La douleur est telle qu'elle a du mal à respirer. Elle attrape un pendentif. C'est Nysh qui lui avait offert. Elle comprend toute l'horreur.
- Nysh…sniff…sniff…Non!
Le chagrin l'enveloppe, mais au fur et à mesure que la capsule descend, le chagrin laisse place à d'autres émotions. La colère, la haine, l'impuissance et le mépris l'envahissent. Le cœur de Nodia crie vengeance.
- Vous allez payer pour vos actes!
Elle toise la machine. Elle s'avance. La poitrine s'ouvre, révélant un cockpit. Elle s'y installe et attrape le casque faisant office de gestion. Elle saisit qu'il sera relié directement à son cerveau. Elle inspire profondément. Elle le met et se retient d'hurler quand l'aiguille s'enfonce dans son crâne. Nodia ressent une vive douleur. Puis, elle commence à activer la machine et faire circuler des données incalculables. Pourtant, elle serre le bec, consciente de la mission que lui a donné son père.
La capsule finit par atterrir sur le sol. La porte s'ouvre. Des bruits de pas mécaniques lourds résonnent. La machine s'avance lentement, Nodia devant s'habituer. Une fois habituée, elle observe la capitale en proie aux flammes.
- Meurtriers de la République, vous allez bientôt subir mon courroux!
Sa voix résonne macabrement. Elle active les répusleurs au niveau des pieds, puis les réacteurs au dos. La machine s'élance avec rapidité vers la capitale.
Stolas est anxieux. Il tient son blaster et porte une armure légère. Il fait partie des volontaires ayant choisi de faire gagner du temps pour l'évacuation. Les autres et lui-même ont tressailli quand la flotte de la lumière a fait un bombardement orbital. Une fois ce dernier tut, il se ressaisit et attend l'arrivée de l'ennemi. Ils ont appris que le spatioport orbital était détruit et que le reste de leur flotte s'est sacrifiée pour réduire au maximum la masse de vaisseau de débarquement.
Le spatioport de la capitale est partiellement détruit, mais permet malgré tout à de nombreux vaisseaux de stationner. Tous savent qu'ils vont droit vers une mort certaine. Ils sont tous résolus à faire l'ultime sacrifice pour protéger leurs proches. Des soldats sont également présents, portant un équipement plus avancé et plusieurs marcheurs sont présents. Ils ressemblent à des œufs montés sur une paire de jambes mécanique. Ils sont armés de deux puissants canons lasers ou de canon rotatif.
- Les navires de débarquements arrivent! hurle un vargas. Préparez-vous.
La tension monte d'un cran. Il lève son blaster prêt à tirer. Il n'attend plus que l'ordre. Le temps s'allonge. L'atmosphère se tend à son tour. Le bruit des navires atterrissant et de leur rampe s'ouvrant se fait entendre. Des soldats de la république se révèlent dans leurs armures. Ils ouvrent le feu immédiatement sur la défense des vargas. Très vite, ils ripostent et repoussent les assaillants. Les marcheurs sont particulièrement efficaces. Ils repoussent plusieurs assauts. Pour certains, ils ont le mince espoir d'espérer gagner. Mais il était bien vain.
Cette erreur de jugement pris la forme de quelque chose frappant un des marcheurs. Ceux à proximité observent ce qui l'a frappé. Une arme blanche dont la lame est un faisceau d'énergie verte transperce la machine, tuant son pilote. De l'autre, la pilote d'un marcheur hurle à la mort tandis que son véhicule se comprime sur lui-même. Le nouvel assaut est composé de membres encapuchonnés: les jedis. Pour la défense, ils saisissent qu'ils ne pourront pas repousser cette attaque. Pire, leurs adversaires se jouent d'eux en repoussant avec aisance les tirs de blaster ou en dansant sous la grêle. Finalement, ils arrivent au corps à corps et la bataille se transforme en boucherie. A la surprise des vargas, les jedis font preuves d'aucunes pitiés alors qu'ils sont sensés représenté la paix et l'harmonie. Stolas le saisit complétement.
''Pourquoi un ordre qui prône lapaix et l'harmonie se permet d'agir ainsi? Ils se comportent comme leurs ennemis morts et éteints, les siths.''
L'un d'eux se retrouve devant lui. Ils se toisent chacun un bref moment avant que Stolas lève son arme pour ouvrir le feu. Son adversaire est bien trop rapide pour lui. Il le transperce du crâne jusqu'aux jambes. La lame violette chauffe et fait sentir une odeur de volaille grillé. Le jedi extirpe sa lame, laissant le corps sans vie s'écrouler. Il n'y prête aucune attention. Lui et les siens ordonnent aux soldats d'avancer.
Stella se trouve avec sa fille. Elles préparent à la va-vite des affaires. Elles ne prennent que le stricte nécessaire et quittent leur maison.
- Maman…Tu penses que papa va s'en sortir? demande sa fille inquiète.
- Je…Je l'ignore Octavia. Aie confiance en ton père. Il est un bon tireur. Il sait se défendre, rassure sa mère.
Elles courent quand Stella plaque une main contre sa poitrine.
- Maman, cela ne va pas? s'inquiète Octavia.
- Je…Ce n'est rien…dit-elle simplement.
Elle tourne son regard vers le spatioport.
''Stolas…''
Elle enserre sa poitrine, comprenant cette douleur, cette peine. Elle se ressaisit et elles reprennent leur course. Alors qu'elles courent, des bombardiers républicains bombardent la capitale. Les explosions retentissent. Elles parviennent à éviter les bombes, mais doivent lutter devant les restes calcinés des malchanceux. D'autres bruits retentissent, faisant comprendre que la défense est tombée et que les soldats de la république ouvrent le feu sur le moindre vargas qu'ils voient. Elles hâtent leur course.
Soudain, Stella sent quelque chose la ralentir, si ce n'est la bloquée. Elle tente de lutter, mais cela semble vain. Elle est alors attirée par l'arrière. Elle ressent une immense douleur quand une lame d'énergie violette lui transperce la poitrine. Elle se fige, sentant l'intérieur de son corps brûlé. Elle saisit qu'il ne lui reste que peu de temps à vivre.
- Oc…Octavia, prononce-t-elle avec difficulté, sentant ses poumons se calcinés, cours! Continue de fuir! lui hurle sa mère de désespoir.
Sa fille est hésitante tout en étant figé par le choc. Elle voit les yeux de sa mère devenir vides avant que son corps ne bouge plus. Le meurtrier désactive son arme et quand le corps sans vie de sa mère tombe au sol, c'est un électrochoc pour Octavia. Elle se met à courir de toutes ses forces. Pourtant, ses efforts ne peuvent suffire contre l'adversaire face à elle.
Elle sent une pression autour de sa gorge, rendant difficile ses efforts. Puis, sans comprendre comment et ni pourquoi, elle se retrouve à léviter. Son adversaire la tourne. Il observe, impassiblement la détresse respiratoire d'Octavia. Ses yeux sont injectés de sang devant le manque d'air.
- P…Pitié…dit-elle en pleurant.
La seule réponse de son opposant fut de refermer sa main. Dans un craquement sinistre, la trachée d'Octavia est brisée, la tuant sur le coup. Son corps sans vie flotte quelques instants avant de tomber misérablement au sol. Son adversaire n'éprouve rien à la vue de son acte. Il délaisse les cadavres chauds, continuant son avancée meurtrière. A son insu, l'appareil qu'Octavia garder a filmé toute la scène.
Revali, malgré son calme habituel, ne parvenait pas à comprendre ce qui se passait devant ses yeux. La flotte de la lumière dans laquelle il a servi était en train de massacrer son peuple. Il éprouve des difficultés à maintenir le contrôle de ses émotions. Il a un rôle. Il utilise ses capacités pour permettre aux autres vargas de ne pas tomber dans une totale panique. Ils sont nombreux à quitter la capitale. Il se doit de les soutenir comme il le peut.
''Mais pourquoi la flotte de la lumière nous attaque? Elle devait sensée être dissoute. Pourquoi la République et l'Ordre nous attaquent? Cela serait-il possible qu'ils nous attaquent à cause du projet Kyber? Pourtant, nous gardons secret ses informations…''
Il se perd dans ses pensées, mais il en est rapidement tiré quand il entend des cris de paniques. Des soldats de la république tirent à vue sur chaque vargas. Cela crée la panique et tous les vargas s'enfuient encore plus rapidement. Revali use de ses ailes pour atterrir devant les soldats républicains.
- Pourquoi la république nous attaque? demande-t-il simplement.
La réponse des soldats fut de lui tirer dessus. L'ayant compris grâce à la force, il renvoi chaque boulon avec son sabre. Il tranche les blaster et repousse les soldats. Il entend un sifflement lourd. Quand il en comprend l'origine, il se raidit. Des explosions retentissent derrière lui. Les bombardiers ont frappé sans aucunes pitiés les vargas fuyant. Plusieurs cratères importants sont visibles. Des dizaines, si ce n'est des centaines de vargas trouvent la mort. Soit en étant tout simplement pulvérisé, soit en étant brûlé vif ou alors démembré par le souffle de l'explosion. Revali est choqué. Il finit par comprendre que discuter ne sert à rien. Ils sont ici pour éradiquer son peuple. C'est avec cet état de fait qu'il attaque sans merci les soldats républicains. Il est seulement seul face à une armée qu'il connait bien. A plusieurs reprises, les boulons lui frôlèrent les plumes.
Il se sait condamner quand une pluie de boulons s'abat sur ses opposants. Il se permet d'observer l'origine de cette soudaine aide. Il ne peut qu'être surpris que l'aide en question provienne d'une machine qu'il n'aurait penser observer. Le prototype du projet Kyber pilonne les soldats républicains, les forçant à se trouver un abri. Abris que la machine détruit en le percutant de plein fouet. Le pilote active l'autre arme se révèle être un équivalent du sabre laser. Il fauche ses adversaires comme on fauche le blé. L'un d'eux parvient à éviter ce funeste sort, mais il se fait transperce par ladite arme. Un autre a survécu au tir. La machine lève un pied et écrase la tête et la moitié du torse du malheureux. Même Revali est choqué par un tel degré de violence. Il se rapproche de la machine.
- Merci encore pour l'aide. Qui pilote le prototype?
- Je suis Nodia, une mécanicienne. Je suis également la fille de fut l'amiral Temorth.
- Très bien Nodia. Evite d'user de telles violences contre eux.
- Vous me demandez de faire preuve de retenu, maitre Revali? s'indigne Nodia. Regardez autour de vous. Ceux qui représentent l'ordre, la justice et la paix se révèlent être aussi mauvais que les siths.
- Je le reconnais, mais contient ta rancœur. Ne devient pas comme eux.
- Soit, finit par concéder Nodia par dépit.
- Parfait. Nodia, je veux que tu soutiennes ceux évacuant la ville. Protège-les.
- Mais vous, maitre Revali?
- Je vais tâcher d'en savoir plus sur cette attaque. Ne craint rien. Je sais me montrer furtif quand il le faut.
Nodia aimerait répondre, mais se résout à accéder à la requête du maitre jedi. Elle part, tandis que Revali se font dans la pénombre. Il observe et finit par tomber sur un groupe de personne qu'il voulait rencontrer. Il se révèle à eux.
- Puis-je savoir pourquoi la flotte de la lumière s'abat sur Leewoll? demande Revali au groupe en question.
Ce dernier est composé de jedi, et plus particulièrement de chevalier. Ces derniers sont hésitants à lui répondre.
- Répondez! dit-il sur un ton plus sec.
Certains se raidissent, d'autres continuent à hésiter. Finalement l'un d'eux fini par délier son mutisme.
- Pardonnez-nous maitre Revali, mais nous ne pouvons pas vous répondre.
- Et pourquoi cela? Je suis un membre de l'ordre et de rang maitre.
- Non, lui rétorque une voix. Tu n'es plus qu'un traitre.
Revali dégaine avec une rapidité insoupçonnée une attaque en traitre. Son opposant est une mon calamari.
- Maitre Puhes, s'exprime Revali. Voilà bien une belle manière de montrer de l'honneur en attaquant comme le ferait un sith, s'exprime avec acidité Revali.
- Parle autant que tu veux, traitre, lui répond avec mépris la mon calamari. Nous allons éliminer ton dangereux peuple et permettre à la galaxie de retrouver la paix.
- Des paroles bien vide de sens, lui rétorque Revali. Vous n'avez aucune chance contre moi. J'ai toujours été supérieur à vous, que cela soit au maniement du sabre qu'avec la force.
- Je n'ai jamais dit que j'étais ton unique adversaire, dit-elle avec malice.
Une autre ombre se révèle. Il s'agit d'un cathars que Revali connait bien.
- Soit. Puisque vous et Jolu tenez tant à m'affronter, je vais vous faire regretter votre arrogance.
Il attrape un deuxième sabre laser et est prêt à les affronter. Pendant ce temps, Nodia guide les fuyards. Elle fait feu de tout bois avec son canon rotatif. Les soldats républicains tombent comme des mouches. Elle reçoit une alarme que des bombardiers se dirigent vers elle. Elle cherche un moyen pour se protéger. La machine répond pour elle. Deux pod de missiles se déploient sur ses épaules. Ils libèrent un total de douze missiles. Tous font mouches, mais cela reste insuffisant devant la masse. A sa grande surprise, les pod vides se transforment en canon laser anti-aérien. La portée est limitée, mais permet de forcer les bombardiers à reculer. Ses actions semblent donner de la force aux vargas pour rejoindre la forêt. Nodia les encourage à le faire.
Le temps s'allonge et le flot finit par s'amenuir jusqu'à s'arrêter complétement. Elle attend encore un peu, mais plus aucuns vargas ne parvient à l'orée de la forêt.
- Très bien. Continuer à vous engouffrez dans la forêt, dit-elle aux derniers. Nous n'aurons plus de survivants.
Nodia ignore vraiment combien ont réussi à se réfugier dans la forêt. Elle a vu depuis l'espace que la flotte de la lumière a bombardé également les villes et les villages. Qui sait si certains sont parvenus à s'enfuir?
Elle ressent une vive douleur au crâne. La machine lui fait transiter beaucoup d'information. Cela force son cerveau à fonctionner à un niveau qu'elle n'a jamais connue.
''Qu'importe cette douleur. Je dois serrer le bec pour protéger les miens.''
Elle penche son attention sur la capitale.
- Ne m'attendez pas. Je vais aller chercher maitre Revali.
Ce dernier a été vaincu. Il est genoux au sol, sous l'emprise de deux sabres laser autour de son cou. Son duel était équilibré, mais l'intervention d'un troisième le fait basculé.
- Garder le bien, prononce un homme encapuché aux deux chevaliers jedis.
Ils acquiescent. Revali sait qui se cache derrière sous cet habit.
- J'aimerais bien savoir pourquoi l'ordre jedi agit ainsi, maitre Nimlim
L'homme ne lui lance qu'un regard mauvais tout en ne répondant pas à sa question.
- Est-ce que les membres du conseil sont capturés?
- Oui, maitre jedi. Ils sont tous captifs à l'exception d'un qui est parvenu à nous échapper.
- Cela n'est pas grave. Amenez-les.
Le soldat acquiesce et les prisonniers sont amenés. Revali espérait secrètement que Nadlali était le membre manquant. Mais elle fait malheureusement partie des prisonniers. Elle semble par ailleurs remonter malgré ce qui se passe.
- J'exige de savoir pour qu'elles raisons la flotte de la lumière nous attaque, s'exprime Nadlali avec force et courage.
- Tu oses exiger? lui répond Nimlim avec médisance
- Nous faisons partie de la république. Une telle action représente un acte grave, répond Nadlali.
- Vous n'en faits plus parti, énonce Nimlim. Cela a été décidé car vous êtes un danger pour cette dernière.
- Un danger? s'offusque un membre du conseil. Nous ne sommes qu'un peuple de scientifique et d'ingénieur.
- C'est là tout le problème. Vous jouez avec des choses qui n'ont pas besoin de l'être.
- Nous le faisons pour la science et pour agrandit notre connaissance, répond un autre. Il n'y a aucun mal à cela.
- Silence! intime Puhes. Vous êtes également jugés pour être des alliés des siths.
Pareille annonce ne peut qu'être perçu par des rires de la part des Vargas. Ils se ressaisissent.
- Tch, seuls les esprits simples et ignorant peuvent penser ainsi. J'ignorais que l'ordre jedi faisait partie de ces esprits-là, s'exprime Nadlali avec sarcasme.
L'insulte est à peine cachée. Nadlali n'a pas peur de défier les jedis.
- Voilà une langue bien pendue, s'exprime avec acidité Nimlim. Votre plus grande folie est la création d'une arme contre l'ordre jedi.
- Erreur. Il s'agit d'un projet pour aider les peuples contre les utilisateurs de la force malveillant. Il comprend autant les jedis, que les siths et les autres. Bien des peuples n'en peuvent plus de vos guerres. Ils veulent juste être tranquille.
- Avec une telle arme, cela amènera que le chaos et rien d'autre.
- Qu'en savez-vous? Si on ne cherche rien pour faire changer les choses, tout se répète. Une autre guerre contre les siths arrivera et uniquement de par votre orgueil mal placé.
Un silence se pose. Finalement, Nimlim aller donner un ordre quand il sent un danger, dégainant son sabre laser violet. Ses camarades l'imitent. L'origine de ce danger soudain se révèle. Nodia arrivant sur eux, déterminée à délivrer le maitre jedi Revali. Elle ouvre le feu avec son canon rotatif. Les jedis se protègent avec des boucliers de forces. Deux chevaliers usent de la force pour stopper la machine. La machine change de direction à l'instant où la force aller frapper. Surpris de la vélocité insoupçonnée de la machine, ils retentent mais la machine parvient à nouveau à éviter l'attaque. Cette dernière active un mécanisme qui vise les chevaliers. Ils s'apprêtent à se protéger d'une attaque. Sauf que celle-ci n'est pas d'ordre physique. Ils se plaignent d'une douleur atroce à la tête, les empêchant de se concentrer. Nodia active son arme et fauche impitoyablement les chevaliers désemparés. Le reste comprenne à quoi ils ont affaire.
- Voilà donc cette machine infernale, crache Nimlim. Nous devons la détruire. Elle est un danger pour l'ordre.
- Je m'en occupe Brali, s'exprime le cathars.
- Réduit la en pièce détachée, Romahr.
L'homme lion s'avance vers la machine en utilisant la vélocité offerte par la force. Il dévie tous les tirs jusqu'à arriver devant la machine. Il s'attend à la démembrer aisément. Il est pris de cours quand elle active de son autre bras une lame laser. La surprise passée, il parvient à faire jeu égal avec la machine plus de deux fois plus imposante que lui. Soudain, une douleur intense lui parvient de son cerveau, l'empêchant de se concentrer et d'user de la force. Il dévisage la machine.
- Lâche! Tu n'as aucunes dignités.
La machine abat verticalement sa lame laser. Romahr la bloque et subit toute la pression qu'impose une telle machine.
- Tu n'as aucuns droits de proférer de telles paroles! lui répond la pilote avec colère et mépris. Vous massacrez notre peuple comme le faisait vos némésis. Vous êtes bien pire qu'eux!
Devant la situation qui donne le désavantage au catharien, ses camarades ont l'intention de l'aider. Ce dernier refuse.
- Ceci est mon combat. Je ne peux pas être vaincu par un simple artifice. Je détruirais cette machine abominable, prononce-t-il avec assurance.
Cependant, privé du pouvoir de la force, il ne parvient pas à se libérer. Nodia abat avec force sa lame sans discontinuer, le faisant jusqu'à faire plier son adversaire. Un bruit résonne et estomaque les jedis. La lame du sabre laser de maitre Jolu commence à s'effriter.
- Impossible, prononce le catharien, incrédule.
Il se désagrège davantage à chaque coup. Finalement, le sabre fini par lâcher. Le catharien n'a guère le temps de se défendre ou d'agir. Il se fait couper en deux. Ses deux parties tombent au sol. Nodia relève son arme, toisant les autres jedis.
- Vous êtes les suivants, dit-elle avec mépris.
Les jedis s'apprêtent à se défendre quand la machine s'éteint soudainement. Elle est totalement inactive. Revali comprend ce qui s'est passé. A l'intérieur, le corps de Nodia ne bouge plus. Elle a les yeux vides. Elle est morte. Son cerveau n'a pas supporter les afflux bien trop importants. Elle a fait un AVC. Les jedis saisissent le même résonnement et s'en amusent. Brali ne cache pas sa joie.
- Voilà où mène la folie.
Il use de la force pour faire valdinguer la machine inoffensive au loin. Ils la délaissent, n'étant plus un danger pour eux. Il observe maintenant les membres du conseil vargas qui espéraient sans doute être sauvé. Malgré tout, ils semblent toujours montrer la volonté de les défier. Il finit par prononcer l'ordre qu'il voulait donner.
- Amener tous les cadavres ici. Qu'ils soient jetés dans ce trou.
L'ordre est transmis. Les membres du conseil et Revali observent avec horreur, les nombreux corps jeter dans le trou. Il finit par commencer à déborder. Puis, il est ordonné d'allumer la grande flamme. Cette dernière s'active. Elle brûle tous les corps, donnant une odeur forte et écœurante de poulet grillé. Cela n'est pas encore terminé.
- Exécuter les membres du conseil, ordonne maitre Nimlim
L'ordre surprend totalement les chevaliers.
- Maitre Nimlim, s'exprime une des membres. Ils sont désarmés. Pareille action serait une transgression des règles de l'ordre, dit-elle outrée de l'ordre.
- Ils sont un danger, rétorque avec véhémence maitre Nimlim, semblant ne pas aimer que l'on remette en question son ordre. Vous n'êtes que des chevaliers. Vous ne savez pas le danger que représente les siths. Ils sont des alliés infiltrés pour nous détruire!
Malgré tout, les chevaliers n'obéissent pas et s'éloignent des prisonniers.
- Votre rébellion sera transmise au haut conseil. Vous autres, montrez leur l'exemple à suivre.
Les maitres jedis activent leur lame et exécutent avec froideur tous les membres du conseil. Leurs corps sont jetés sans aucune sympathie dans le brasier. Il ne reste plus que Nadlali. Pour Revali, il sent son cœur s'emballer.
- Vous comptez exécuter une personne qui porte la vie? s'indigne Revali.
La maitre jedi Puhes le dévisage.
- Elle est une traitresse qui porte la vie d'un traitre, la tienne, vomit-elle. Elle a d'ailleurs la langue bien trop pendue.
La mon calamari attrape par les cheveux Nadlali. Elle active son sabre laser et lui coupe le bec sans aucune hésitation. Nadlali essaie d'hurler devant la douleur, mais en est incapable. Revali ressent toute la peine et la souffrance qui la foudroient. Cela le blesse tout autant, car il est impuissant. La maitre jedi Puhes lui montre un visage sadique, tout le contraire que l'on attend d'une personne ayant sa position. Elle s'apprête à porter le coup fatal, mais est interrompue par Brali.
- Un instant Teanna. Je m'en occupe.
La mon calamari accepte et laisse la place au korunnien. Ce dernier fait léviter Nadlali.
- Tu as commis de nombreux péchés, Revali, prononce sur un ton accusateur Brali. Tu permets à ton peuple de créer une arme pouvant nous combattre. Mais par-dessus tout, tu te permets de procréer alors que cela est interdit par l'ordre.
- Rectification, Brali. Ce n'est pas interdit, à moins que tu changes les écrits à ton avantage. Il nous ait autorisé à pouvoir fonder une famille. Tant que cela n'entre pas en contradiction avec notre devoir. C'est chose que j'ai faite.
Revali sent un flottement d'indécision provenir des chevaliers jedis. Il saisit que ces derniers ne sont pas entièrement d'accord avec Brali et ses camarades.
- Ton insolence est de trop. Il est temps de te rappeler ta place.
Brali active son sabre laser et transperce le corps de Nadlali. La lame ressort par son ventre. L'action fige Revali, de même que les autres chevaliers jedis. Ils ne comprennent aucunement pas la pertinence de cette action. Revali sent son cœur s'accélérer et se comprimer. Nadlali lui jette un regard. Des larmes s'écoulent de ses yeux. Elle semble vouloir essayer de lui dire quelque chose, mais elle n'y parvient pas. Finalement, la vie la quitte. Revali ne sent plus sa présence dans la force. De même que l'enfant qu'elle porte qui a succombé à ses blessures. Il est totalement perdu, abattu.
Brali observe avec une satisfaction déplacée le résultat de son action. Il jette avec aucun état d'âme le corps sans vie de Nadlali dans le brasier. Il brûle parmi les siens. Brali ressent également une incompréhension de son acte de par les chevaliers jedis présent.
- Je devais le faire! Ils sont des alliés des siths. Ils ne méritent aucunes compassions.
- Vous n'aviez pas à agir de la sorte! lui rétorque un chevalier. Vous avez transgressé les règles de l'ordre. Nous le ferons tous remontés au haut conseil.
Brali fronça les yeux envers le chevalier jedi. Seulement, il ne put répondre car autre chose survient. Revali sombre dans une immense colère, faisant exploser la force autour de lui. Les deux chevaliers le maintenant sont repoussés violemment. Il se relève, la colère et les intentions de meurtre se lisant dans son regard.
- Vous êtes allé trop loin! hurle-t-il de colère. Je me moque des conséquences de mes actions, mais vous allez périr, Teanna et vous!
Ils attirent ses sabres et se jettent avec fureur sur eux. Ces derniers sont totalement pris au dépourvus. La férocité et la douleur d'avoir perdue celle qu'il aime et son futur enfant décuplent ses mouvements. Il parvient à tranche une main de Teanna et à faire une frappe blessante Brali au visage, lui brûlant son œil gauche. Revali allait continuer son attaque. Seulement les autres maitres jedis interviennent. Le combat s'éternise. Revali parvenant à tuer deux de ces agresseurs avant qu'un d'eux lui tranche son bras gauche.
Il recule de plusieurs pas, la douleur de cette perte le désarçonnant temporairement. Néanmoins, cette perte semble finalement avoir pour effet de renforcer sa colère et sa haine. Quand il pose son regard sur ces opposants, ses yeux bleus passent à un jaune vif. Malgré la perte de son bras il est toujours prêt à combattre. C'est ce qu'il aurait fait si une tierce personne ne serait pas intervenu. Il senti un coup porté à l'arrière de son cou. Il perd connaissance et tombe. Il est rattrapé par Palmon. Il montre un visage inquiet.
- Pardonne-moi Revali. Mais c'est le seul moyen pour éviter que tu bascules complétement dans le côté obscur.
Le vieux maitre observe les alentours. Il est impassible jusqu'à ce que son regard se pose sur le groupe de jedi. Tous semblent se figer sous son regard acéré.
- L'ordre jedi semble être tombé bien bas pour agir de la sorte, s'exprime Palmon avec force et déception.
- Vous n'êtes pas en mesures de juger nos actions, faible et lâche que vous êtes, ex grand-maitre Palmon, prononce avec une surprenante médisance Brali.
- Hm. Peut-être, mais cela me conforte que j'ai bel et bien agit en me retirant au bon moment.
Le korunnien veut continuer sa diatribe, mais il en est empêché par la pression qu'use Palmon. Juste avec la propagation de sa force, il fige tout le monde. Puis, d'un simple mouvement de son bras libre, il renverse la terre comme si un tremblement de terre avait lieu. Les jedis et les soldats républicains sont projetés au sol, incapable de se défendre. Quand ils reviennent à eux, le grand maitre Palmon et Revali ne sont plus présent.
- Doit-on partir à leur recherche, Brali? demande Teanna.
- Non. Il est inutile. Nous avons atteint notre objectif.
Il active un communicateur.
- Général, je veux un rapport concernant nos frappes sur les villes et villages?
- Elles ont été efficace. D'après le rapport de mes hommes, plus de quatre-vingt-dix pourcents de la population ont été éliminé sur chaque site. Le reste a malheureusement réussi à s'enfuir dans les forêts. Dois-je ordonner de brûler la forêt?
- Inutile. Ils ont perdu tout accès à leur technologie de pointe, y compris leur spatioport. Ils seront bloqués sur leur monde. Amener tous les corps ici. Ils seront purifiés de leur péchés par leur ''grande flamme''.
- Entendu, maitre jedi.
- Prévenez également le cadre scientifique. Dite leur qu'ils déploient la cargaison comme cela était prévu.
- Je transmets les ordres.
- Parfait, dit-il en coupant la communication. Teanna va au spatioport pour t'assurer que la cargaison arrive bien.
La mon calamari accepte et part. Brali se tourne vers ses camarades maitres.
- Nous avons fini de purger ces traitres, mais il nous reste encore une purge à effectuer, dit-il en regardant les chevaliers jedis.
Plus tard, Revali revient finalement à lui, totalement déboussolé et en totale panique.
- Calme toi Revali, s'exprime Palmon avec calme.
Il faut un moment pour que ce dernier se calme.
- Harmonise-toi avec l'air environnant. Tranquillise ton esprit pour avoir les idées claires.
Il y parvient après un moment indéterminé. Une fois qu'il a repris le contrôle, des larmes s'écoulent. Son visage montre l'échec et l'impuissance. Il y a également la honte d'avoir laissé le côté obscur s'emparer de sa raison.
- J'ai échoué. Echoué à protéger notre peuple, celle que j'aime et envers moi-même, dit-il avec conviction.
- Reprend tes esprits, mon garçon, lui énonce Palmon.
- Mais comment maitre Palmon? Nous avons perdu. J'ai même failli basculer dans le côté obscur.
Palmon gifle Revali pour le résonner.
- Arrête de t'apitoyez Revali. Tu as fait tout ce que tu pouvais faire dans pareil situation. Tu n'as pas à t'en vouloir, crois-moi.
- Pourquoi en être vous si sur?
- Car vois-tu, j'ai moi aussi du contrôler la colère qui grondait en moi, tel un ouragan quand mes yeux ont observé les ravages. Je suis désolé pour Nadlali et son enfant, mais elle n'aurait pas aimé que tu agisses ainsi.
Revali ne savait quoi répondre ou penser.
- Le vénérable Palmon dit vrai, Revali, s'exprime Gylnyroo. Nadlali aurait voulu que tu continues à te battre et à ne pas baisser les ailes.
- Tu es celui qui leur a échappé? demande Revali.
- Oui, reconnait-il. C'était pour garantir qu'au moins un membre du conseil soit en vie.
Comprenant cela, Revali ravale ses larmes, mais ne parvient pas encore à surmonter la mort de sa femme.
- Beaucoup ont survécu? demande-t-il.
- Oui, mais moins que ce que j'espérais.
La phrase de Palmon étonne Revali.
- Un instant maitre Palmon. Vous saviez ce qui aller arriver? s'exclame de stupeur Revali.
- Oui.
C'est la stupéfaction totale. Il intime de lui laisser expliquer.
- Je le reconnais. J'ai vu en vision la destruction de notre monde. Je ne pouvais pas l'accepter. J'ai alors, par tous les moyens essayer de changer ce funeste destin. Seulement, malgré mes capacités et mon lien à la force, aucunes solutions ne parvenaient à nous sauver. C'était inéluctable. J'ai dû l'accepter à contrecœur.
- Vous n'avez vraiment rien pu faire?
- Pas totalement.
Ses petites filles arrivent.
- Grand-père, le vaisseau est prêt, s'exprime Soraki.
- Nous n'attendons plus que les volontaires le rejoignent, continu Sorika.
- C'est du bon travail toutes les deux.
- Combien des nôtres peut-il contenir? demande Gylnyroo.
- Quelques centaines, guères plus, répond Sorika.
- Je vois. Iago, Zazu!
Deux vargas, un rouge et l'autre bleu arrivent.
- Je vais avoir besoin de votre aide pour que l'on choisisse ceux pouvant quitter notre monde.
- Doivent-ils s'installer sur un autre monde et revenir? demande Zazu.
- Non, lui répond Palmon. Même si nous ignorons les véritables raisons de cette attaque, nous ne pouvons pas déplacer le reste de notre peuple. Notre peuple est voué à disparaitre. Nous pouvons néanmoins laisser des traces de notre passage.
- Je pense que nous pouvons stocker dans le serveur de la centrale à fusion froide toutes nos découvertes, de même que notre histoire, s'exprime Gylnyroo.
- Le problème est qu'il faudra parvenir à la dit centrale, reconnait Revali.
- Ils ne resteront pas longtemps, admet Palmon. Une fois partie, nous allons effectuer cette mission.
- C'est un bon début, mais comment allons-nous survivre, car même si vous êtes pessimiste, maitre Palmon, nous allons lutter pour notre vie.
- Pourquoi ne pas construire des habitations dans les arbres? propose Iago.
- L'idée est excellente.
Ils finissent par conclure cette réunion improvisée. Alors que chacun s'affaire, des cris retentissent. Palmon et Revali arrivent à l'origine. D'étranges créatures attaquent les survivants.
- Quelles sont ces abominations? s'exclame Revali.
- Je l'ignore, mais nous devons les éliminer sur le champ.
Rapidement, les deux jedis éliminent les créatures. Pourtant, ils se questionnent sur ces étranges bêtes. Puis, une sombre vérité leur parvient.
- Ils ont créé des créatures pour s'assurer de notre trépas? s'offusque Revali devant sa réflexion.
- J'en ai hélas bien peur. Prévenez mes petites filles, de même que Iago et Zazu de se hâter. Le temps nous est compter.
L'ordre est transmis. Une fois le vaisseau plein, Les siamoises regardent leur grand-père.
- Que devons-nous faire?
- Guider ceux qui sont avec vous. Je sais que vous en êtes capables. Vous êtes les dignes enfants de vos parents.
- Merci grand-père. Nous ne te décevrons pas.
- Je le sais. Assurez-vous que la flotte de la lumière soit bien partie avant de décoller.
Elles acquiescent. Le navire s'active et s'élance à travers le ciel avant de disparaitre.
- Bien. Nous avons également nos rôles à jouer. Ne perdons pas de temps.
Cent ans après
Revali sent toute la fatigue de son vieux corps. Son plumage laisse à désirer et il s'est ternit. De même que la lueur dans ses yeux. Il active un enregistreur.
- Une autre journée se termine. Le poids de l'âge me pèse toujours plus, se plaint-il. Même en m'aidant de la force, je le sens péricliter. De même, ma prothèse mécanique commence également à avoir des défaillances de plus en plus fréquentes. Heureusement que je parviens à la réparer comme je le peux.
Il fait une pause avant de reprendre.
- Qu'ajouter d'autre? Il semble que je sois par ailleurs le dernier vargas encore en vie sur notre monde. J'ai sondé à de nombreuses reprises et je ne ressens aucun signe d'un des nôtres. Cette terrible vérité ajoute un poids sur moi. J'ignore si les petites-filles de maitre Palmon ont réussi leur mission. Je l'espère de tout mon cœur. Depuis cet événement, je n'arrête pas de me demander pourquoi la république et l'ordre jedi ont agi ainsi. Pourquoi vouloir notre extinction à ce point? Je pense que les questions resteront sans réponses. J'ai espoir que quelqu'un trouve notre monde et révèle à la galaxie entière ce qui nous arrivé. Que la force soit avec vous.
Il désactive l'appareil. Il prend sa canne. Il observe lesoleil se couché au loin. Se sentant faible, il s'abstient de manger et rejoint son lit. Une fois couché, il s'endort, toujours tourmenté par ses innombrables questions. Le lendemain, quand le soleil se montre, les rayons illuminent sa chambre. Pourtant, son corps ne réagit pas. Le dernier vargas venait de s'éteindre.
