Bonjour à vous, j'espère vous que vous allez bien ! Et que vous avez passé de bonnes vacances.
Je vous annonce que le chapitre 100 est quasiment fini ! Et que c'est aussi ma fanfic la plus longue.
Et oui j'ai bien bossé pendant mes vacances ^w^ et je suis pas mécontente d'avoir pu enchainer 2 arcs qui me tenaient à cœur, car c'est terrible d'avoir des idées dans un coin de la tête et pas pouvoir les écrire tout de suite, cela me frustre un peu XD.
Vous découvrirez tout cela prochainement.
Sur ceux voici la fin de l'arc : Sabaody ou la destinée de Monkey D Luffy.
Bonne lecture à vous !
AVERTISSEMENT :
Il est possible qu'un élément récent de One Piece soit mentionné.
Cependant si vous êtes à jour autant sur les scans ou l'anime il n'y aura aucune mauvaise surprise.
Chapitre 76 : Fin de quête
[Point de vue d'Ariel]
Benn, Crocodile et moi n'étions pas restés longtemps sur Sabaody, on avait passé la nuit, une fois l'équipage de Luffy séparé, avant de repartir le lendemain matin.
Nous nous dirigeons donc vers Fantasari pour rejoindre le reste de la Force Rouge que nous allions atteindre dans moins d'une heure.
J'avais hâte de retrouver tout le monde.
Je repensai à tout ce qui s'était passé, Benn et Crocodile avaient clairement tout entendu de la conversation que j'avais eu avec Luffy et ses amis, dont le fait que je savais pour le coup d'Etat d'Alabasta, donc d 'évènements futurs et sensibles.
Mes hommes m'avaient juste dit qu'ils ne me posaient aucune question, pour ne pas me mettre en danger, me libérer de toute pression et parce qu'ils ne voulaient pas connaître leurs destins, ils voulaient l'écrire.
J'avais beaucoup de chance d'avoir des hommes qui ne me posaient aucune question, car avec les informations que je détenais il y avait de quoi être intéressé. Et je dois avouer que c'était d'un grand soulagement.
Je me dis intérieurement que cela prouvait qu'ils ne cherchaient pas à abuser de ma confiance et de mes connaissances, j'avais des hommes bien face à moi.
Cependant j'espère qu'un jour, je pourrais leur parler, tout leur avouer, car par moment cela me pèse.
Je finis donc de faire mes affaires et surtout de me préparer, je devais me faire belle. J'ai juste le temps de finir quand j'entends la voix forte de Benn héler qu'on a accosté.
Je sors donc Benn et Crocodile sont presque sur le point de descendre et moi je cours les rattraper et même le dépasser :
- Shanks Le Roux, il ne peut y avoir qu'un roux parmi les empereurs et ça sera moi !
Shanks me dévisage et éclate résumé de rire :
- Ah oui ? Et tu penses pouvoir me battre petite piratesse ? Exigez-t-il avec humour.
J'avais détenu mon ensemble de pirate, je mourrais d'envie de le remettre.
Mais passons je baisse mon regard et remonte mes yeux vers Shanks non sans pointer du doigt :
- Je pensais que je t'avais laissé un souvenir douloureux, mais peut-être que je dois taper plus fort.
Shanks protège immédiatement son anatomie :
- Bon peut-être que tu peux me battre, admet-il avec un petit sourire. Bon cela étant, d'où ça vient ? Même si je dois admettre que ça te va à merveille.
- Dire qu'on pensait que tu aurais gardé cet ensemble secret, fit la voix de Benn.
- Alors là impossible, j'aime trop me déguiser, ça me donne la possibilité d'être une autre moi et puis ça me donne l'impression d'être plus proche d'un peu tout le monde.
- Pff, toi alors, tu sais tu n'as pas besoin de costume pour être proche de nous ou même pour être celle que tu veux être, sourit Shanks.
- Je sais, mais j'aime bien, ça m'amuse. Oh et pour répondre à ta question c'est Shakky qui me l'a offert.
- Bon alors dans ce cas fait ce dont tu as envie. Alors ça s'est bien passé votre escale ? Exigez Shanks.
- Oui, réponds-je.
- Parfait, confirma Benn, je vois que vous avez bien avancé.
- Oui on a tout fini, mais les habitants sont claqués et nos hommes aussi, tes massages ont manqué, fit Shanks.
- Navré de cela, souris-je un peu gênée.
- T'en fait pas ma grande. On pense rester encore quelques jours, le temps de se ravitailler un peu et d'assurer la sécurité, nous expliqua Shanks.
- Est-ce qu'on peut aider à quelque chose ? Exigez-je.
- Hum… à part nous aider à faire le plein de nourriture et de boisson ça va être compliqué. Mais honnêtement je pense que certains seraient plus que ravis si tu refais des massages, si tu es d'accord avec cela.
- C'est d'accord !
Crocodile et Benn partirent ensemble aider et leurs soutiens furent la bienvenue, car eux étaient en formes. Je voyais que bien des hommes de Shanks, qui pourtant sont physiquement en forme, peinaient à porter des charges lourdes, ils sont épuisés.
En même temps travailler des journées entières à faire des travaux, dans la chaleur, même avec de bonne nuit ça fini par te casser.
Quant à moi je m'installai dans l'infirmerie d'Hongo, une fois que je donne mon feu vert à Shanks il n'attend plus pour héler à qui veut l'entendre que j'allais reprendre du service.
Evidemment il avait eu faute, mais chacun attendit patiemment et là je ne me limitais pas à 10 minutes, je faisais le nécessaire pour soulager chacun, tous avaient en grand besoin. J'avais défini je ne sais combien de point de tension par personne.
- Merci Ariel pour mes hommes, me lançant Shanks en arrivant à l'infirmerie.
- Pas de problème, es-tu venu pour profiter de mes services ?
- Seulement si tu n'es pas éreintée d'avoir passé tes dernières heures à faire cela, me dit-il avec humour.
- Allez t'installer.
Je tapotai le lit où il s'allongea, rectification il s'affalade tout son poids :
- Tu m'as épuisé l'air.
- A qui le dis-tu, soupira Shanks. Franchement ce petit con de Kidd a un intérêt à ne jamais croiser mon chemin.
Ah bah ça, ce n'est pas dit car Benn va quand même lui prendre son bras, donc la rencontre sera inévitable, surtout avec une tête brûlée comme Kidd.
- N'y pense plus, concentre-toi que sur mes mains.
- Oh oui ça me parait une bonne idée, en plus tu es bien plus belle que ce petit con de Kidd.
- Tu dis ça car tu aimes les femmes, évidemment que Kidd n'a aucune chance face à moi, ris-je.
- C'est vrai, sourit Shanks. Je suis content de te retrouver, tu as l'air plus étendre.
- Ah tu trouves ?
- Il n'y a pas de photo.
Probablement car j'ai rectifié le tir concernant Luffy et son équipage, je pense que ça doit jouer pas mal :
- En effet je vais beaucoup mieux, une grande source de stress s'est envolée alors j'imagine que je parais plus sereine et joviale.
- Ah ça sourire oui, cela fait plaisir à voir, te va bien, ça illumine toute ta personne. Par contre je reste Empereur.
- Pff je te laisse volontiers ton titre, je ne le convoite d'aucune façon, gloussai-je.
Je m'applique à masser Shanks et je dois dire que je me sens bien privilégiée en tant que fan.
-Ariel...
- Oui ?
- S'il te tresse convainc Crocodile et Benn de rester et je te recrute sur la Force Rouge.
- De aucune façon.
- J'assurerai ta protection rapprochée.
- Non.
- J'accéderai à toutes vos demandes.
- Hum... non.
- Je te couvre d'or.
- Toujours pas, ris-je amusé de son insistance.
- Dis-moi ce que tu veux, gémit-il frustré.
- Je veux que Benn et Crocodile restent à terre et ils sont d'accords, souris-je.
Je l'entends pousser un gémissement de désespoir.
- Bon j'aurais essayé...
- Désolée de te faire perdre Benn.
- Non ne t'en fait pas, je savais depuis longtemps que le jour où il trouverait sa femme il risquait de se pointer pour me dire qu'il quittait la Force Rouge.
- Tu as du mal à accepter son départ ?
- Ce n'est pas ça... je l'accepte... mais il va me manquer, ça reste un ami cher.
- Je n'aurais aucun problème à ce qu'on se voit régulièrement Shanks. J'ai laissé le choix à Benn, car je savais qu'il avait passé une bonne partie en mer à tes côtés, je ne me voyais pas non plus le retenir si l'appel de la mer était le plus fort. Benn m'a choisi moi alors que je pensais qu'il aurait au moins hésité, mais son choix était déjà fait.
- Évidemment, trouver une femme dont les sentiments sont réciproques et qui ne te juge pas à ta réputation ça ne court pas les rues.
- C'est ce que j'en ai compris.
- C'est même étonnant qu'une personne comme toi qui a tant souffert se laisse aller dans les bras de deux criminels.
- Si je n'avais pas eu le haki de l'observation pour m'aider je pense que ma décision aurait été différente. Et puis nous sommes dans un monde avec beaucoup de criminels, de bandits, de corruption partout y compris dans la Marine et le Gouvernement Mondial. Je crois que des personnes qui comme moi n'ont pas de sang sur les mains sont plus rares.
- C'est vrai, admet Shanks. C'est bien tu es clairvoyante, tu as conscience que ce monde est assez moche et sombre.
- Il ne peut en être autrement avec mon passé...
- Tu es sûre que tu ne veux pas devenir pirate ? En plus tu as la tenue ! Tenta une dernière fois Shanks.
- Toujours pas mon pauvre Shanks.
-Rah ! En plus tu aurais été trop mignonne et sexy en cas d'abordage, à voler à bout de corde épée à la main.
- C'est comme ça que tu me vois ? Ris-je.
- Oui, quoi qu'un révolver ça t'irait bien.
- Désolé mais non, souris-je.
- Tu es vraiment une négociatrice horrible tu sais ? Tu arrive à nous faire pincer, mais pas nous, c'est injuste !
Je finis de le masser, il se relève et me fait des yeux de chiens battus :
- Ce n'est pas, je gloussai.
- Tu es chiante tu sais ?
- Je ne suis pas un amour.
Je lui dépose un bisou sur sa joue :
- ... C'est de la triche de me faire ça, je suis à deux doigts d'abandonner.
Je le prends dans mes bras pour lui faire un câlin :
- Tricheuse multirécidiviste.
- Tu te mets à copier Crocodile et ses surnoms ? Ricanai-je.
- Oui je tente pour le séduire, afin de lui montrer qu'on a des points communs, mais visiblement cela ne suffit pas pour le recruter.
- Rien ne vaut l'original face à la pâle copie.
- Oui !
On éclate de rire tous les deux.
- Ta bonne humeur m'avait manqué, sourit Shanks.
- Toi aussi.
- Tu vas me flatter.
Il passa son bras autour de moi et m'attira à lui pour me faire un gros câlin, devant cet élan de tendresse, je ne peux que l'enlacer à mon tour :
- C'est bon les câlins…, soupirai-je contente.
- C'est bonne une femme câline.
- C'est un bon homme chaud.
- Copieuse.
- M'en fiche.
On repart dans un petit fou rire devant cette joute verbale complice :
- Que de changement, je suis heureux de te voir si épanouie, surtout après avoir tant souffert et aussi douté de tes sentiments pour Benn et Crocodile. Tu as vraiment trouvé ta voie, tu as vraiment intérêt à me rendre heureux Benn.
- Il ne regrettera pas son choix je te le promets, quel ami attentionné tu es, souris-je.
- Oui… et mon cœur saigne.
- Hé arrête d'être égoïste, tu as profité de la présence de Benn pendant des années, rouspétai-je en croissant les bras faussement boudeuse.
- Mais arrête de trouver la réponse à tout ! Je déplore Shanks.
- Je suis trop douée dans cet exercice pour arrêter.
- Et tes chevilles ?
- Elles se présagent très bien, gloussai-je.
- Je vois ça.
Shanks et moi on se lève pour retrouver les autres, car il est l'heure de dîner, donc on y voit dans la joie et la bonne humeur.
Et j'admets que cela me fait du bien de me poser, la mine de rien j'étais resté debout pour faire mes massages, donc je bénis mon siège et le fait de reprendre des forces.
Après m'avoir proposé une partie de carte comme l'autre fois, mais je refusai poliment, j'avais d'autres projets qui ne pouvaient plus attendre.
Je me précipitai vers ma chambre et je sortis mon matériel à dessin et je commençai immédiatement à esquisser.
Je voulais faire un dessin pour tous ceux qui ont participé à mon sauvetage de Marineford.
Je commençai par celui de Crocodile, car j'allais faire sa sœur et je voulais le faire tant que son visage était encore bien présent dans mon esprit.
Ensuite pour Shanks je décide de faire lui et Benn dans une jolie scène de bras de fer, non seulement ça montrait le fait qu'ils étaient forts, mais les mains jointes représentaient aussi la solide amitié qu'ils avaient.
Pour l'équipage de Shanks je réfléchis que pourrais-je faire ? Oh, je sais ! Une belle tablée avec eux réunis, de la boisson et de la joie, ce sont des fêtards après tout.
J'avançais vite, faut dire que j'étais motivée, j'avais plusieurs toiles à faire, mais heureusement j'avais un atout de taille, j'étais une ambidextre et j'avais ce talent rare de savoir dessiner de mes deux mains en même temps.
En général j'utilise qu'une main pour mieux profiter de mon moment de détente, mais j'avais tellement de dessins à faire, je refusai de perdre plus de temps, je me sentais trop ingrate autrement.
Pour mon père je me dessinai en train de lui tendre au creux de mes mains une pierre taillée en forme de cœur, représentant mon amour pour lui et un joli clin d'œil à notre métier.
Je m'étire ça fait quelques heures que j'enchaine mes esquisses.
Il me restera les habitants de la résidence et aussi trouver une idée pour Benn, mais pour l'heure j'étais fatiguée. Je range tout et je m'en vais ôter mes habitudes pour une bonne petite douche avant de mettre mon pyjama et m'effondrer dans mon lit où je m'endormi instantanément.
Je me réveillai dans un endroit que je reconnais immédiatement :
- Bonjour Ariel, cela a fait un moment, sourit une femme.
Je cherchai Hadès du regard, j'étais dans le jardin où je l'avais rencontré lors de son coma, mais point d'Hadès :
- Bonjour… heu qui es-vous ? Exigez-je.
Je fixe la femme devant moi.
Elle a des cheveux blonds longs et raides, des yeux verts, une silhouette harmonieuse et sportive à la fois et porte une robe drapée :
- Je suis Hadès pourquoi cette question ? Oh attends tu me vois sous quelle forme ?
- Celui d'une femme, vous êtes Hadès ?
- Et oui, visiblement tu avais envie de voir une forme plus rassurante.
- Je vois… heu attendre… je suis morte ou en danger de mort ? Paniquai-je.
- Non pas du tout, je suis juste là pour échanger un peu avec toi, me rassura Hadès.
Je soupirerai de honte :
- Non si je t'ai amené ici c'est à propos de la mission que je t'ai donné concernant Monkey D Luffy.
- Est-ce… que j'ai réussi ?
- Évidemment.
- C'est vrai ?!
- Mais oui et en plus de cela tu as réalisé qu'il fallait sauver Camie, car avec ton voyage dans le temps Rayleigh est allé à ta rencontre et est resté à tes côtés sans rentrer sur Sabaody. Tu as dépassé mes espérances.
- C'est vrai ?
- Puisque je te le dis.
- Mais j'ai plusieurs interrogatoires. Barbe Noire est morte, pourtant c'est un personnage important.
- Certes, mais important ne veux pas dire clé, Luffy lui doit éveiller son fruit et cet entraînement est une phase cruciale pour lui. Barbe Noire est un personnage important c'est indéniable, mais ce monde peut s'en passer. Par ailleurs même si c'était un personnage clé, ce n'est pas toi qui as décidé de lui ôter la vie c'est Barbe Blanche et à aucun moment tu ne l'as incité à le tuer.
- Peut-être mais je l'ai prévenu de l'assassinat de Thatch, c'était évident que Barbe Blanche réagirait ainsi en le tuant.
- Oui, mais tu ne lui as pas demandé de le tuer et tu as même dit à Barbe Blanche à l'époque que tu espérais que l'histoire que tu connaissais ne se produisit pas. Tu as laissé le bénéfice du doute et laisser une chance à Teach de ne pas mourir. Par ailleurs, le fait que tu ais été prisonnière de Barbe Blanche a fait naitre un conflit entre lui et ses fils ne l'oublie pas. Quand Barbe Blanche a réalisé que tu ne mentais pas, il a demandé à parler à Thatch et ce dernier a lancé un regard derrière lui avant de le suivre, et a vu quoi ? L'aura de Teach, il a vu quelque chose qu'il n'avait pas perçu dans l'histoire que tu connaissais et s'est méfié. Donc non tu n'as pas à t'en vouloir et puis tous ceux qui se réincarnent font des actions qui influencent l'histoire, car il faut bien qu'ils vivent et interagissent, forcément qu'il ya des impacts. Crocodile est un excellent exemple à ce titre, il est tombé amoureux de toi, personne n'aurait pu l'imaginer et pourtant juste t'avoir vu cette nuit-là sur la plage, puis avoir passé du temps avec toi, cet homme s 'est épris de toi. Et regarde les choix qu'il a fait par la suite, c'est d'autant plus fort et incroyable que tu ne l'as pas retenu, afin qu'il aille conquérir Alabasta. Même quand tu ne t'interposais pas il y avait des changements, car une rencontre peut parfois tout changer chez quelqu'un et ça on ne peut le contrôler. C'est ça aussi qui est bien avec une personne qui se réincarne c'est qu'elle offre une alternative à certains personnages, une autre histoire, un autre développement.
- Oui c'est vrai… mais Crocodile devait fonder la Cross Guild….
- Ce n'est pas grave qu'il y ait des changements, le plus important c'est que tu ne changes pas volontairement l'histoire d'origine comme ça a été le cas en disant à Barbe Blanche que Thatch allait être tué pour le sauver. Après c'est inévitable beaucoup de personnes comme toi veulent changer le cours de l'histoire de bien des personnages. En tout cas sache que les entités qui régissent ce monde et moi-même sont très satisfaites de tous vos efforts déployés.
- Merci… heu… est-ce vrai que vous êtes rentrés en contact avec Rayleigh ?
- Oui, ainsi que Benn et Crocodile. Là nous étions dans une situation particulière, tu as parlé de ta réincarnation très tôt, et heureusement, à des personnes de confiance, mais qui en ont parlé entre elles quand tu avais le dos tourné. Et là ils ont commencé à te mettre en difficulté dans tes réalisations, car tu ne pouvais plus parler librement comme je te l'avais demandé. Tu prenais tant de dispositions et tu étais si stressée que je me suis dit qu'il fallait que j'intervienne, car j'ai visualisé l'avenir on était à deux doigts de la catastrophe et que l'entraînement de Luffy n'ai jamais lieu.
- Merci de m'avoir aidé dans ce cas, car vous n'étiez pas obligé.
- C'est vrai, mais tu as fait tellement attention à limiter tes impacts sur ce monde même pour les dessins qui représentent des paysages du monde d'où tu es née. Tu n'as pas démenti tes interlocuteurs sur le fait que ces endroits existaient, tu les as laissé croire que tu avais tout inventé. J'ai déjà vu moins précautionneux et attentifs. Tu mérites un coup de pouce.
- Merci… et aussi merci pour le voyage dans le temps, j'imagine que c'est vous qui m'avez envoyé 25 ans en arrière et non durant le siècle oublié.
- En effet, Toki était une porte de sortie bienvenue et puis quitte à être envoûtée et tomber sous le charme de quelqu'un je me suis dit que Rayleigh serait une option sûre. Cet homme ne t'aurait fait aucun mal. Et puis ça t'a permis de découvrir et développer de nouvelle aptitude pour te défendre. D'ailleurs tu n'as plus peur de taper quelqu'un pour te protéger, enfin disons que ça ne te plait pas, mais que tu es moins dans la retenue et l'hésitation. Et ça reste entre nous, mais j'ai bien aimé comment tu as fracassé la mâchoire de ce mafieux, en plus tu l'as fait avec classe et style en robe de mariée.
Je piquai un fard et détourai le regard embarrassé :
- Et puis ça a eu le mérite de te faire ouvrir tes yeux sur tes sentiments. Cela t'a apporté du bien, même si j'ai conscience que tu t'en veux vis-à-vis de Rayleigh et des autres, sur les impacts que tu as eus. Cependant n'oublie pas qu'il n'y a pas eu que du négatif.
- C'est vrai mais je m'en suis voulu pour Rayleigh et je m'en veux encore un peu.
- Ariel il y a des histoires d'amours qui sont belles, mais qui ne durent pas. En tant qu'amnésique Rayleigh pouvait clairement être un homme parfait pour toi, il était prêt à t'accepter toi pour qui tu étais, malgré tes doutes sur le fait d'être une ancienne prostituée, alors que c'était tout sauf le cas . Mais en tant qu'Ariel avec sa mémoire complète, votre histoire aurait pu fonctionner si tu n'avais pas été éprise de Benn et Crocodile. Ton cœur était déjà pris, tu avais fait ton choix, même si tu ne l'avais pas vraiment admis car tu avais encore des freins sur le fait d'avoir une relation à trois. Comme tu as dit à Rayleigh tu n'as rien de regretté, c'étaient des moments consentis et sincères, vous une tendresse mutuelle l'un pour l'autre. C'est une belle relation, assez terrible car vos chemins se sont croisés alors que vous ne veniez pas de la même époque, mais vous avez fait une belle rencontre, tu en es sorti grandi et cela t'a fait du bien c'est évident. N'oublie pas que tu t'es réincarnée dans un monde différent du tien, tu fais ton propre voyage, tu vas faire des rencontres, voir des choses parfois impossibles par rapport à ton monde où tu es née. Ne culpabilise pas trop, voyez ces expériences comme un enrichissement.
- Je vais essayer. Du coup… est-ce que vous attendez autre chose de moi ? Exigez-je à tout hasard.
- Non, juste de vivre heureusement.
- D'accord ! C'est un objectif plutôt sympathique.
- N'est-ce pas ?
- J'ai une question… heu… si j'ai un doute un peu comme avec ces voix qui m'ont demandé de les aider avec ces trois pierres est-ce que je peux vous demander votre avis ? Je ne veux pas changer l'histoire de One Piece, plus qu'elle ne l'est déjà, surtout sur des événements inconnus.
- Comme tu viens de dire c'étaient des événements inconnus. C'est sur la trame de l'histoire que tu connais qu'on te juge, pas sur des choses dont tu en ignores l'existence, sinon c'est injuste au possible.
- Donc… je peux vraiment agir ou non tant que ce n'est pas quelque chose que j'ai lu dans le manga.
- Tout à fait.
- Alors je serais justicier, merci de m'avoir éclairée.
- Je t'en prie. Bien il est temps de nous séparer, profite bien de ta vie Ariel.
- Merci à vous et pour tout ce que vous m'avez apporté.
-Merci à toi.
J'ouvris les yeux et je me réveillai.
Je me redresse, je plisse les yeux, le jour doit commencer à se lever, car un peu d'éclairage filtre à travers les rideaux. Je vois que Benn et Crocodile dorment contre moi, Crocodile est allongé sur le ventre, son main droite se saisissant de ma hanche gauche et pour Benn c'est l'inverse.
Je les regarde avec amour, je pose mes mains dans leurs chevelures et je les papouille avant de déposer un baiser sur la tête de chacun :
- Mes amours…, murmurai-je.
J'étais comme une bienheureuse, je pose mes bras sur leurs dos pour me saisir de leurs hanches avant de me rendre le sourire aux lèvres.
Hum… je sors de mon sommeil, je m'étire de tout mon long et cherche à ma droite et à ma gauche, plus d'amoureux… flûtes. De vrais insomniaques, je regarde l'heure il est à peine 7h… je baille en me demandant à quelle heure ils sont levés.
Je me besoin saisis de leurs oreillers et me shoote à leurs odeurs, la lumière du jour est trop agressive j'ai de réconforter.
Une fois habituée à la lumière je paresse encore un peu avant de me lever, je mets une robe bleue, je me coiffe rapidement avant d'aller au réfectoire.
En arrivant je vois qu'il ya tout le monde, je pense, car j'ai l'impression d'être la dernière debout, je me dirige vers la table où sont mes amoureux et je m'assois près de Benn avant de moi coller à lui sans honte, car il fait office d'excellent oreiller.
- Bonjour ma belle, tu n'es pas encore bien réveillée, tu sais que tu peux dormir encore un peu, me fit tendrement Benn en embrassant mes cheveux.
- Bonjour Benn… je veux vous aider, répondis-je d'une voix trainante car épuisée. Bonjour Crocodile.
- Bonjour mon cœur, je suis du même avis que Benn retourne te coucher tu dors debout.
- Je veux aider….
- Têtue va, on est rentré hier, même s'il n'y a pas eu de souci, un trajet en mer ça épuise et puis tu as massé du monde hier, tu es claquée va te reposer encore un peu personne ne t' et je le voudrais, insiste Benn.
- Non je ne veux pas… je veux aider.
Je vois Crocodile rouler des yeux et les levier au ciel, je souris et laisse échapper un petit rire :
- Elle est pénible, lâcha Crocodile.
- Très…, confirma Benn d'une voix qui me paraissait amusé.
Je sens Benn se lever et me prendre dans ses bras :
- Ariel a visiblement besoin de dormir encore un peu, interdiction formelle d'aller la réveiller si vous voulez bénéficier de ses soins, s'exclama Benn :
- Oui Benn !
- Non… je veux aider…
Mais déjà je sens Benn quitter le réfectoire en me tenant contre lui :
- Oui certainement, mais quand tu seras pleine d'énergie et cesse de manifester où je t'attache au lit pour être certain que tu y restes.
- Sadique ! Gémis-je avant de bailler.
- Je sais, je sais…, me dit-il en riant.
Il me presse un peu plus contre lui, son torse est un parfait oreiller, puis il a un corps tout chaud… je me blottis tout contre lui :
- Et ça dit ne pas avoir sommeil, sourit Benn.
- Pas vrai… je n'ai jamais dit que je n'avais pas sommeil… j'ai dit que je voulais aider, nuance….
- C'est vrai, mais qu'importe, je ne changerai pas d'avis.
On entre dans ma chambre et il me dépose doucement dans le lit, moi je l'agrippe et l'attire à moi l'enserrant de mes bras pour un gros câlin :
- Tu ne pars pas sans m'avoir câliné, prévins-je en se ceinturant fermement.
- Oh mais j'y compte bien, je veux m'assurer que tu t'endormes et quoi de mieux qu'un bon câlin et le fait que je te berce.
Il me prend contre lui et papouille mon dos me détendant :
- Dors, tu as aussi relâché une sacrée pression avec ta rencontre, ça te stressait pas mal et maintenant tu peux enfin te détendre. Ton corps exprime le contre coup, alors ferme les yeux et dort.
- Ta voix est douce…, soupirai-je.
- Et si je te parle tout bas au creux de l'oreille tu te sentiras plus étendre ?
- Oh ouiiii, fondis-je.
Je l'entends rire faiblement et je me sens doucement à partir de:
- Je t'aime mon Benn….
- Je t'aime aussi ma tendre Ariel.
Il me dépose un tendre bisou sur mon front :
- J'aime tes câlins et tes baisers… ils sont parfaits, doux et tendres… et dans tes bras je me sens en sécurité, protégé…, murmurai-je d'une voix faible.
Je me sentais de plus en plus m'endormir:
- Je suis ravi de l'entendre et je continuerai à te faire autant de câlin que tu le veux, j'adore cela, t'avoir dans mes bras pour te cajoler.
[Point de vue de Benn]
Elle a fini par s'assoupir, elle ne me répond plus et sa respiration est plus calme, plus profonde. Je le berce encore un peu, mais je ne pars pas de suite, j'attends quelque chose comme une bonne vingtaine de minutes d'être sûr qu'elle dorme profondément avant de m'extirper à regret de ses bras.
Je caresse son front, le dégageant de sa frange, et je lui embrasse sa tempe droite :
- Dors bien belle Ariel, repose-toi, tu le mérites, entre tout ce qui t'es tombé sur le coin de la figure, tu as de quoi être épuisée. Dors mon amour, dors mon trésor.
Je lui embrasse affectueusement sa joue, puis je la recouvre d'un drap et je me retire en silence non sans lui jeter un dernier regard. Ma petite femme… ma petite chérie….
J'étire mes lèvres en pensant à elle, c'est la femme parfaite, elle comble toutes mes attentes : trouver l'amour, le fait que ma réputation ne la rebute pas, la joie d'avoir une compagne, une complice, une amie que je peux choyer, protéger et couvrir d'amour.
Clairement je t'aime mon Ariel et je veillerai à ton bonheur.
J'espère que vous avez aimé ^^
Je vous dis à mercredi pour découvrir un petit arc du chapitre 77 au 80 : Chaleur hivernale.
Avant le très grand que je vous réserve !
Bonne fin de week-end et à mercredi.
