Sanji se contempla dans la porte métallique d'un four, et soupira, son visage était couvert de cernes, parfois, son travail à la cuisine était éprouvant. Il desserra sa cravate et déboutonna le haut de sa chemise. Il respira mieux.
En rentrant dans sa suite personnelle, recouverte d'une bibliothèque riche en ouvrages culinaires et portant sur l'alimentation du monde entier, il se sentit bien. Il possédait plusieurs romans d'aventure.
Il s'assit sans élégance sur un fauteuil rembourré, et s'y enfonça allègrement. Il était chez lui, en principe, personne ne viendrait le perturber.
-Alors? Cette journée, le cuistot?
Finalement, on ne lui laisserait pas tranquille, et pour cause, les démons de la mer lui avaient envoyé son plus grand rival, Roronoa Zoro, dans ses quartiers.
-Et toi? À découper des rondelles?
Zoro utilisait régulièrement les arrêtes les plus coriaces des poissons pour s'entrainer à l'épée, et il arrivait désormais à découper des colonnes vertébrales volumineuses grâce à son obstination.
-Au fait, j'ai un cadeau pour toi, le cuistot.
L'épéiste tira une bande de tissu qui ressemblait à s'y méprendre à un masque. Malgré lui, Sanji fut intrigué. Aussi, il permit à Zoro de s'approcher et d'envelopper son crâne avec le morceau de soie pure.
-Maintenant, à toi d'être malaxé.
Sanji sentit qu'il perdait ses vêtements petit à petit, sans qu'il ne puisse rien y faire, et pourtant l'épéiste lui avait ordonné de lui faire confiance.
Des frissons commencèrent à s'emparer de lui alors que les doigts de l'autre le caressaient doucement, et remontaient le long de ses jambes minces.
Zoro poursuivit son œuvre de massage en s'attaquant à sa nuque, et les muscles se détendirent lentement, provoquant un gémissement au cuisinier.
Ses paumes descendirent vers sa poitrine légèrement bombée, signe de son passage à Kedétrav, et des frémissements naquirent à cet endroit bien précis.
Les câlins de Zoro étaient vicieux, ils déclenchaient des réactions que Sanji aurait dû savoir contrôler. Pourtant, il n'y parvenait pas.
Le blond était prisonnier de ses sens, le toucher en particulier, les terminaisons nerveuses de l'épiderme répondaient de concert.
Sa peau se tendait, il avait beau être parfaitement épilé, des points bourgeonnaient de toutes parts.
Cependant, ce qui acheva le pauvre jeune homme, fut quand Zoro s'attaqua à son gland, rendu humide par tant de provocations.
La plante de ses pieds se contracta, et ses doigts se crispèrent autour des bras de son siège. Sa tête se cambra derrière son dos. Ses fesses décollèrent de son coussin confortable.
-Bien, tu piges vite.
Néanmoins, Zoro n'en avait toujours pas fini, le dessert n'était pas pour bientôt. Il transporta Sanji quelque part, et il semblait que c'était son lit.
L'épéiste poursuivit son travail de sape sur ses nerfs, Sanji ondulait gracieusement, ses fesses bombées s'enfonçaient langoureusement dans le matelas à plumes véritables.
Mu par un instinct millénaire, il se retourna sur son ventre, et présenta son antre à celui qui devait le féconder. Ivankov avait fait de lui un hermaphrodite véritable.
Zoro inséra ses propres membres dans son antre chaud et humide, et Sanji se mit à quatre pattes. Cependant, Zoro lui intima de laisser sa tête contre son oreiller moelleux.
Sanji perçut l'odeur suave du lubrifiant et la sensation glacée autour de son pubis pourtant brûlant.
Quand Zoro le pénétra par-derrière, il saisit la combinaison des mots souffrance et bonheur. Sa joue frotta le linge de maison en coton.
L'épéiste le monta comme un étalon monte une jument au moment de l'accouplement, et Sanji fut rapidement perdu dans ses émotions.
Il était prisonnier de ce prédateur, et pourtant, il en voulait plus, toujours plus. Des mains perverses s'emparèrent de son pénis, et le pompèrent.
Un liquide qui ressemblait à s'y méprendre à du lait quitta son gland et Zoro ricana d'aise. Il avait obtenu sa reddition.
Néanmoins, Zoro ne paraissait pas enclin à quitter son vagin savamment conçu par la Reine des Travestis à l'aide de ses hormones miraculeuses.
Il le pilonna encore et encore, et Sanji se rapprocha de sa couche. Les bras colossaux de Zoro enlacèrent ses hanches féminines.
L'épéiste fut secoué par un orgasme sans précédent, causant pratiquement la rupture du socle du lit de Sanji.
Sanji rugit de plaisir, et rendit l'âme. Il était certain que son utérus était désormais fertilisé.
-Tu seras une merveilleuse épouse. Mais tu le sais déjà, pas vrai? On sent la femme en toi.
Zoro se glissa dans son dos, lui retira son bandeau, et ils s'endormirent tous deux dans la position de la cuillère.
Le pénis de Zoro était toujours collé contre ses fentes intimes.
