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Voici enfin le nouveau chapitre ! On y retrace d'abord le point de vue de Sirius sur ce qu'il s'est passé à la fin du chapitre précédent avec Severus, et qui marque le début d'une trêve entre eux. Néanmoins, toutes les tensions qui subsistent ne disparaissent pas soudainement par magie, ce qui fait que la température va monter de quelques degrés... !

Je remercie infiniment les serial reviewers qui prennent le temps de me laisser un petit mot à chaque chapitre : Cmoa, Holybleu, MitsukiYaoi et Rox ; cœurs sur vous, vos commentaires me donnent de la motivation pour continuer à écrire ! Je remercie aussi les reviewers plus ponctuels, ainsi que les ajouts en favoris et follows.

Réponses aux reviews sans compte :

- MitsukiYaoi : En effet le chemin de Sirius et de Severus est semé d'embûches, mais on en voit enfin le bout ! Merci beaucoup pour tes encouragements, en espérant que ce nouveau chapitre te plaise :)

- Rox : Ravie de savoir que les deux derniers chapitres ont pu t'apporter un peu de réconfort, j'espère que ça va mieux pour toi depuis. La réconciliation entre Severus et Sirius se poursuit et j'espère qu'elle continuera à t'apporter du baume au cœur ! Et un grand merci pour ton soutien :)

Bonne lecture ~

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Partie II

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Chapitre 19

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Après sa dernière rencontre avec Snape, Sirius avait été obligé de se confronter aux sentiments contradictoires qui l'habitaient.

Au départ, quand il avait vu qui avait pénétré au 12 square Grimmaurd en ce début de soirée, il avait senti l'irritation le gagner – son altercation avec Snape dans la cuisine, ainsi que leur rixe précédente, étaient encore vives dans sa mémoire. Cependant lorsqu'il avait constaté que celui-ci se déplaçait difficilement, boitant et le souffle court, sa colère s'était soudainement figée tandis qu'un autre sentiment avait commencé à grandir en lui. Sentiment qu'il n'avait d'abord pas identifié, jusqu'à ce que Snape perde connaissance et s'écroule dans le hall.

Une part de lui avait voulu ne rien en avoir à faire, aurait même aimé pouvoir ressentir une forme de revanche à l'idée de voir à terre celui qu'il considérait comme l'assassin indirect de James et Lily. Mais il n'avait pas pu. Le sentiment qui s'était spontanément emparé de lui avait été l'inquiétude, et Sirius s'était instinctivement précipité aux côtés de Snape.

Il avait pris son pouls, relevant que celui-ci était bien trop rapide, puis il l'avait scanné du regard, observant que ses muscles se contractaient en des spasmes irréguliers. Sirius avait rapidement fait le rapprochement : l'endoloris – probablement reçu de façon répétée – semblait être la plus logique des explications.

Suivant son instinct, il s'était rué vers le stock de potions que l'Ordre du Phénix avait en réserve et avait pris celles lui semblant les plus adaptées pour ce genre de situation. Il avait à nouveau accouru vers Snape, toujours inconscient, et malgré son état il avait réussi à les lui faire avaler peu à peu. Puis il l'avait fait léviter jusqu'à un endroit plus confortable que le sol dur sur lequel il s'était écroulé, le déposant le plus délicatement possible sur le canapé du salon. Sirius s'était ensuite agité, ayant du mal à décider s'il devait ou non contacter le reste de l'Ordre, et plus spécifiquement Dumbledore, pour alerter sur l'état de Snape et ainsi lui permettre d'obtenir davantage de soins. Cependant à Poudlard la harpie mandatée par le ministère, Dolores Ombrage, contrôlait de plus en plus les arrivées de courrier, par conséquent envoyer un hibou n'était pas la meilleure option ; envoyer un patronus aurait également attiré l'attention... Alors Sirius s'était finalement résolu à attendre, surveillant l'état de Snape et se préparant à agir uniquement si son état venait à se dégrader.

Puis, au bout de plusieurs minutes lors desquelles Sirius avait fait son possible pour contenir ce désagréable sentiment d'inquiétude, Snape s'était finalement réveillé. Sirius n'avait pas été particulièrement à l'aise – veiller sur un Snape inconscient était une chose, discuter de la présente situation avec un Snape éveillé était une toute autre paire de manches – mais il avait fait son possible pour échanger un minimum avec l'autre homme, ne serait-ce que pour évaluer si celui-ci était en état de repartir par lui-même ou non. Snape s'était finalement relevé et avait demandé de la poudre de cheminette, que Sirius était allé lui chercher. Néanmoins le moment de malaise ne s'était pas terminé là : Snape s'était stoppé face à la cheminée et, après un silence gêné, l'avait remercié.

Sirius avait eu du mal à en croire ses oreilles. Snape, qui le remerciait ? Alors que quelques semaines plus tôt Sirius lui collait son poing en pleine figure, alors qu'à peine quelques jours avant ils s'étaient encore menacés de leurs baguettes dans la cuisine ? Sirius n'avait pas su quoi en penser, ni quoi ressentir non plus. Il avait opté pour une attitude désinvolte, arguant que ce qu'il venait de faire pour Snape ce soir était juste normal. Le silence gêné était alors revenu entre eux, puis Snape n'avait rien ajouté et était finalement parti.

Sirius avait cherché à se convaincre : si on y regardait bien, il était un membre de l'Ordre du Phénix ayant aidé un autre membre arrivé blessé, son attitude était donc bel et bien normale... En tout cas, son attitude aurait pu être considérée comme normale ; sauf que le fait que ce soit Snape qui s'était écroulé là, et que ça avait été Sirius qui s'était précipité à son secours, avait quelque chose de dissonant au vu de toutes les tensions, tous les conflits et tous les ressentiments qui existaient entre eux.

Et pourtant. Sirius avait aidé Snape comme il aurait aidé n'importe qui d'autre ; c'est en tout cas la première idée qui lui était venue à l'esprit. Mais à force de réflexion, se replongeant dans le déroulé de la scène et revivant le sentiment qui l'avait assailli, il dut être honnête avec lui-même et admettre qu'il n'avait pas agi comme si ça avait été n'importe qui : car bien sûr il aurait été inquiet pour quiconque s'effondrant ainsi devant lui... Mais pas comme ça. Il n'aurait pas ressenti les choses aussi intensément ; cette urgence, et cette peur... La peur que Snape puisse mourir sous ses yeux sans qu'il ne puisse rien y faire.

Au fond de lui, Sirius ressentait beaucoup de choses tumultueuses et négatives à l'encontre de Snape. Cependant sa colère et sa rancœur cachaient autre chose, d'autres sentiments qui avaient pris racine il y a de ça tellement de temps...

Sirius avait parfois du mal à se rappeler qu'il avait eu une vie avant la mort de James et Lily, avant Azkaban, avant son évasion, avant la reconstitution de l'Ordre du Phénix et son enfermement au Square Grimmaurd. Toute sa vie semblait tourner autour de ces événements-ci ; mais au fond il savait, et parfois même il se rappelait grâce à des bribes de souvenirs qui remontaient à la surface, qu'il n'y avait pas eu que ça.

Il y avait eu les moments avec les Maraudeurs, pendant de longues années. Les nombreuses vacances chez les Potter. Ses études à Poudlard. Et Snape aussi... Les mauvais tours qu'ils s'étaient joués l'un et l'autre lorsqu'ils n'étaient encore, objectivement, que des enfants. La période d'accalmie durant laquelle ils s'étaient ignorés au cœur de leur adolescence. Puis, à l'aube de leur majorité, ces moments où ils s'étaient tournés autour avant de se rapprocher intimement... La sexualité avait été intime bien sûr, mais les moments à étudier ensemble, à rire même, avaient eux aussi été une intimité à part entière.

Puis avait eu lieu cette séparation, déchirante pour Sirius à l'idée de savoir que Snape allait rejoindre les mangemorts. Et cet espoir fou que, malgré tout, ils pourraient peut-être se revoir un jour...

Et ils s'étaient revus. Sirius s'était échappé d'Azkaban et Snape avait été là, à Poudlard ; puis à présent il continuait à être là, au sein de l'Ordre du Phénix.

Snape avait pu être détestable sous de nombreux angles. Mais ce qui primait, c'était qu'envers et contre tout, Snape était un repère dans la vie de Sirius : présent dès leur première année d'étude à Poudlard, toujours là à l'heure actuelle où la guerre menaçait à nouveau... Il ne pouvait pas haïr Snape et se ficher de ce qui pourrait lui arriver. Il ne pouvait pas ne rien ressentir à l'idée de le voir mourir sous ses yeux et de perdre encore l'un des rares repères dont sa vie était constituée.

Ce constat plongea Sirius dans une profonde mélancolie. Car admettre que Snape était malgré tout important pour lui aurait pu être comme une forme de pardon, ou au moins d'acceptation, qui aurait pu alléger ce qu'il ressentait pour l'autre homme ; cependant cela entrait en contradiction avec le deuil de ses amis qu'il n'avait pas pu sauver.

Que dirait James, si seulement il savait que Snape était ainsi important pour Sirius ? Son meilleur ami pourrait-il comprendre, ou bien se sentirait-il trahi?

Sirius passa de longs moments à tourner et retourner cette question dans son esprit, sans pouvoir trouver de réponse... Jusqu'à ce qu'au bout d'un moment, une autre jaillisse.

Qu'en penserait Lily?

La douce Lily, qui avait toujours su tempérer James... Lily qui, un jour, avait confié à Sirius l'enfance dramatique qu'avait vécu Snape et son impuissance à le sauver des ténèbres... Que dirait-elle si à présent elle savait que son ancien ami d'enfance avait rejoint le côté de la lumière ? Qu'il se battait du bon côté dans cette guerre, pour son souvenir, pour tenter de racheter l'erreur qui l'avait condamnée, pour essayer de faire en sorte que son fils survive ? Et que dirait-elle si elle savait que Sirius le considérait comme important à ses yeux ?

Bien sûr que Lily comprendrait. Bien sûr qu'elle lui répondrait avec son sourire doux et des paroles bienveillantes.

Evidemment, Sirius restait hanté par les horreurs du passé, par les terribles erreurs qui avaient été commises, et qui revenaient sous la forme de vagues d'émotions étouffantes et de cauchemars intenses ; dans ces cas-là, il se réfugiait souvent dans sa forme animagus, qui lui avait déjà été si utile pour fuir le désespoir insufflé par les détraqueurs à Azkaban, et allait se réfugier au grenier du Square Grimmaurd où Buck, l'hippogriffe, avait aménage son nid. Néanmoins, en imaginant les réponses qu'aurait eu Lily, il trouva une forme d'apaisement. Un apaisement qui perdura, telle une graine qui aurait été semée quelque part dans son for intérieur. Et cette graine, même si elle n'avait certes pas de pouvoir miraculeux, lui permettait tout de même de pouvoir de temps à autres se regarder dans le miroir sans avoir envie de le briser instantanément... Ainsi que d'oser regarder Snape en face lorsqu'ils vinrent à se recroiser.

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Severus s'était remis de ses blessures assez rapidement. Bien sûr recevoir d'autres endoloris à l'avenir resterait risqué pour son corps, néanmoins il avait espoir de ne pas avoir à subir pareille colère de la part du Seigneur des Ténèbres de si tôt : l'erreur qui l'avait tant enragée avait été rectifiée ; et, depuis la rentrée, puisque Severus était de retour à Poudlard le mage noir le convoquerait de toute façon moins souvent.

Assis à son bureau pour corriger des copies, Severus fit rouler ses épaules tendues avec un soupir. La tension qu'il ressentait était due au stress général qui composait sa vie, mais au moins les douleurs conséquentes aux endoloris avaient bel et bien disparues. En partie grâce à Black, se remémora-t-il. Certes, c'était principalement grâce à sa potion personnellement améliorée que Severus s'était si vite remis ; cependant il était obligé d'admettre que si Black ne l'avait pas d'abord aidé, lorsqu'il s'était effondré au Square Grimmaurd, cela aurait rendu les choses bien plus difficiles.

Black... Severus se demandait quel serait le comportement de celui-ci à l'avenir. Cet étrange moment où il lui était venu en aide allait-il changer quelque chose ?

Il eut sa réponse lors de la réunion suivante de l'Ordre, que Dumbledore organisa à la mi-janvier. Lorsqu'il arriva au Square Grimmaurd, Severus salua brièvement les personnes qui s'étaient agglutinées à l'entrée du salon et se fraya un chemin jusqu'à la grande table qui trônait au centre. Il croisa Black sur son chemin, et celui-ci se figea d'abord à sa vue ; puis, fait étrange, Black lui adressa la parole.

« Bonjour » lui dit-il d'un ton neutre en le regardant dans les yeux.

Bien qu'il n'en montra rien, Severus fut interloqué. Avant leurs dernières altercations, Black avait été du genre à uniquement darder de loin des regards sur lui et à lui tendre des embuscades en fin de réunion ; il ne l'avait jamais salué aussi directement. Gardant toutefois contenance, Severus répondit par un signe de tête poli bien que méfiant, puis il partit s'asseoir tandis que Black faisait de même un plus loin.

Il n'eut pas beaucoup de temps pour s'appesantir sur l'étrange cordialité de Black car Dumbledore s'installa à son tour, annonçant par là le début de la réunion. Le vieux sorcier fit d'abord état de l'attaque d'Arthur Weasley survenue fin décembre, récit que Weasley père compléta lui-même dans la mesure où, à présent entièrement rétabli, il avait pu se joindre à leur assemblée ; il fut demandé à Severus de reproduire la potion qui avait permis de contrer le venin de Nagini, et dont Arthur Weasley avait réussit à subtiliser une dose à Sainte Mangouste, afin que l'Ordre en dispose au cas où le serpent croise à nouveau le chemin de membres de l'Ordre. D'autres nouvelles furent ensuite partagées, dont une concernant Lupin : celui-ci avait réussi à trouver un groupe de loups-garous indépendants mais opposés à rejoindre Fenrir Greyback, et il fut missionné par Dumbledore pour les infiltrer afin de savoir s'ils pourraient être à même de rejoindre la résistance.

A cette annonce, Severus lança un regard vers Black. Le futur départ de Lupin expliquait probablement l'air sombre qu'il arborait ; il n'avait cependant pas cillé lorsque Dumbledore l'avait annoncé, alors Severus imagina qu'il avait dû être mis au courant par le loup-garou lui-même avant la réunion.

Une heure plus tard, Dumbledore congédia l'assemblée et tous se levèrent dans des bruits de raclements de chaises. Lorsque Severus se retourna, il vit Black passer près de lui en vue de quitter la pièce ; et, nouveau fait étrange, celui-ci s'arrêta.

« Bonne soirée » dit-il vaguement avant de s'éclipser.

Severus resta muet et le regarda partir, intrigué.

Le nouveau comportement de Black pouvait-il signifier une trêve ?

Severus en eut la confirmation lors de la réunion du mois suivant.

A nouveau, lorsqu'il croisa Black après être arrivé au Square Grimmaurd, celui-ci le salua comme la fois précédente. Cette fois-ci Severus lui répondit un « Bonjour » également, et ils restèrent ensuite un instant à se regarder dans les yeux, Severus espérant que sa salutation et son regard suffiraient à véhiculer son message : « Si c'est une trêve que tu proposes, j'accepte ». Il se demanda tout de même s'il serait obligé de le formuler à voix haute ou non – après tout, Black n'était pas la personne la plus perspicace au monde – toutefois l'ancien gryffondor hocha lentement la tête sans le quitter des yeux, et alors Severus sut que le message était passé.

C'est avec une étrange tranquillité qu'ils partirent ensuite chacun s'installer à leur place. Le temps que la réunion commence, Severus en profita pour jeter un regard en coin à Black. C'était étrange de constater que Black semblait de plus en plus amaigri et que l'air sombre hantant son visage ne le quittait pas ; le fait que son comportement se soit amélioré ne semblait donc pas pour autant être le signe qu'il allait réellement bien.

La réunion débuta, commençant par le partage des nouvelles informations récoltées dernièrement par les différents membres présents ; Dumbledore expliqua que Elphias Doge n'avait pas pu se joindre à eux ce soir mais annonça, particulièrement à l'attention de Black qui restait constamment au Square Grimmaurd, que Doge passerait prochainement amener des documents importants. Vint ensuite le traditionnel planning de tour de garde au département des mystères – Severus se félicitait de ne pas faire partie de ceux à qui cela était attribué, n'étant nullement enchanté par la perspective de passer des nuits blanches caché dans un couloir du ministère ni par celle d'une potentielle attaque de Nagini comme cela avait été le cas pour Arthur Weasley. Enfin, avant de clôturer la réunion, Dumbledore demanda si quelqu'un avait quelque chose à ajouter.

« Il commence à manquer certaines potions dans notre réserve » annonça alors Black.

Logiquement, étant confiné au Square Grimmaurd, c'était à lui que revenait la surveillance des stocks de l'Ordre.

Dumbledore hocha la tête.

« Severus? Voudrez-vous bien regarder avec Sirius quels sont les manques afin de nous réapprovisionner prochainement ? » demanda le vieux sorcier.

Severus soupira intérieurement. A présent que Black ne semblait plus vouloir lui tendre de guet-apens en fin de réunion, voilà que Dumbledore donnait une occasion qu'ils se retrouvent face à face. Malgré leur trêve, il s'en serait honnêtement bien passé.

Néanmoins, Severus acquiesça.

Rien d'autre ne fut ajouté et tous se levèrent une fois la réunion officiellement ajournée. Du coin de l'œil, Severus vit Black, s'approcher de lui.

« On y va ? » lui demanda celui-ci sans grand enthousiasme.

Severus se demanda si c'était dû à l'humeur générale de Black ou au fait de se retrouver seul à seul avec lui. Peut-être un mélange des deux se fit-il la réflexion, tandis qu'il emboîtait le pas de Black.

Ils laissèrent la majorité des autres membres de l'Ordre passer avant d'eux-mêmes s'engouffrer dans le hall, qu'ils traversèrent jusqu'à arriver devant une porte situé à la gauche de l'entrée. Black déverrouilla la serrure d'un coup de baguette, et Severus entra à sa suite.

Black ouvrit la grande armoire qui occupait la majeure partie de la pièce et d'un geste du menton fit signe à Severus d'en inspecter le contenu.

« Les stocks de philtre revigorant et de potion edurus commencent à baisser, énuméra Black tandis que Severus approuvait du regard. Ah, et il y a une dose de poussos qui a été utilisée ; vu qu'on n'en avait pas beaucoup de base, peut-être que ce serait bien d'en refaire ?

- Qui a utilisé du poussos? demanda Severus en haussant un sourcil.

- Mondingus, répliqua Sirius en levant les yeux au ciel. Une histoire absurde lors d'une filature qui n'a rien donnée, je te passe les détails. »

Severus opina, n'étant que très peu intéressé par les stupidités de Mondingus Fletcher.

« J'en referai, répondit-il. Par contre cela prendre un peu plus de temps que pour les autres potions.

- Oui je me doute. »

Severus termina de balayer du regard les différents rayonnages, notant au passage les potions que Black avait dû utiliser lorsque lui-même était venu s'effondrer au Square Grimmaurd il y a quelques temps de ça.

L'autre homme sembla suivre son fil de pensées, car alors il se dandina un peu sur place et prononça avec une légère incertitude :

« Est-ce que... Ça va? Enfin je veux dire, tu sais... »

Severus ne releva pas son manque d'éloquence ; à n'en pas douter, il faisait référence à cet étrange moment qu'ils avaient partagé. Moment que Severus ne tenait pas particulièrement à ressasser, c'est pourquoi il répondit d'un simple hochement de tête.

« Et toi? » s'entendit-il demander en retour. Non pas qu'il se soucie réellement de Black, ça avait sûrement été un moyen inconscient de détourner la conversation, voilà tout.

Black eut l'air surpris puis, détournant le regard alors qu'un sourire sans joie étirait un coin de ses lèvres, il répondit dans un haussement d'épaules.

« Ça va. »

Bien sûr que non Black n'allait pas bien, mais Severus se garda de lui partager le fond de sa pensée. En effet, il n'était pas convaincu qu'aborder le sujet de son enfermement au quartier général et le départ de Lupin chez les loups-garous soit une bonne idée alors que, pour une fois, Black semblait relativement calme.

« Je passerai ce week-end pour amener les premières potions, dit Severus afin de recentrer la conversation tandis qu'il refermait l'armoire.

- Ok. »

Tous deux quittèrent finalement la réserve de potions, et se séparèrent sur un « au revoir » poli, qui fit que Severus se demanda jusqu'à quand cette étrange paix continuerait à durer entre eux.

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En ce premier jour de week-end, les philtres revigorants et les potions edurus étaient fins prêts. D'un sortilège, Severus les fit rétrécir pour qu'ils puissent rentrer dans les poches de sa cape, ceci afin de ne pas attirer la suspicion de Dolores Ombrage en quittant Poudlard avec une valise qui aurait été trop voyante – puisque la harpie du ministère contrôlait également les cheminées de l'école, Severus devait quitter Poudlard par le portail et transplaner un peu plus loin.

Une fois cela fait, il se retrouva sur le perron du Square Grimmaurd. Il toqua deux coups à la porte avant d'entrer.

Lorsqu'il fut dans le hall, il s'attendit à entendre le bruit caractéristique des pas de Black dans l'escalier d'une seconde à l'autre. En attendant que celui-ci vienne à sa rencontre, Severus se dirigea vers la pièce où était le stock de potions. Il pénétra dans la salle et alla jusqu'à l'armoire pour y ranger les différentes fioles auxquelles il rendit leur taille normale d'un coup de baguette.

Une fois que ce fut fait, Severus referma l'armoire et revint dans le hall. Il n'y avait toujours aucun signe de l'autre énergumène, tout était calme. Trop calme.

« Black ? » appela-t-il.

Pas de réponse. Severus fronça les sourcils. Par acquis de conscience, il partit explorer les autres pièces du rez-de-chaussée une à une, les trouvant vides à chaque fois.

Son regard se posa ensuite sur le grand escalier, et Severus se demanda si Black était dans les étages. Devait-il vérifier ? Cela ne faisait nullement partie de ses prérogatives ; de plus, Black avait peut-être envie qu'on lui fiche la paix. Toutefois, songea Severus, vu son côté dépressif qui se faisait de plus en plus prégnant ces derniers temps, peut-être vaudrait-il mieux vérifier que Black ne soit pas prostré quelque part en train de perdre tout élan vital...

C'est alors qu'une autre pensée lui passa par l'esprit. Et si Black ne répondait pas parce que son enfermement au square Grimmaurd lui pesait tant qu'il était finalement sorti ?

La capture de Black ne faisait pas partie des priorités du Seigneur des Ténèbres, mais nul doute que si un mangemort venait à croiser sa route il ferait tout son possible pour le ramener à leur maître. Severus eut un frisson à cette idée.

Suivant son instinct, il s'élança dans l'escalier pour explorer les étages. Il toqua à chaque porte avant de les ouvrir, pour constater que là aussi elles étaient toutes vides. Finalement, il ne resta plus que le dernier étage comportant le grenier. Severus s'engagea sur les dernières marches.

« Black ? » appela-t-il encore.

Il poussa la porte du grenier et vit que l'homme était là, assis en tailleur face à son hippogriffe. L'animal leva la tête lorsqu'il vit Severus sur le pas de la porte.

« Tu es là » constata Severus un retenant un claquement de langue agacé.

Black tourna à peine la tête pour lui jeter un coup d'œil furtif.

« Ouais, dit-il sèchement. Pourquoi, un problème ? »

Severus fronça les sourcils.

« Non, répondit-il lentement. Seulement, tu n'es pas descendu quand je suis arrivé.

- Et alors ? » répliqua Black immédiatement.

Cette réplique cinglante convainquit Severus que quelque chose n'allait pas.

« Je pensais que tu étais peut-être sorti » dit-il pour tenter de jauger si ses doutes étaient fondés ou non en fonction de la réaction de Black.

Celui-ci eut exclamation écœurée.

« Sorti ? Merde Snape. Tu es soit sadique, soit idiot, soit souffrant de sérieux problèmes de mémoire si tu as vraiment pensé que j'étais sorti. Il m'est interdit de quitter cet endroit, je te le rappelle !

- Tu n'as pas répondu quand je t'ai appelé non plus, se justifia Severus.

- Oh, et bien excuse-moi de ne pas avoir réagi, ce n'est pas comme si j'avais l'habitude que quelqu'un en ait véritablement quelque chose à faire de moi ! »

Black ponctua son exclamation en se levant d'un geste rageur. Il jeta un regard noir à Severus avant de serrer ses poings compulsivement et de se mettre à faire les cent pas, l'hippogriffe derrière lui le suivant du regard. Severus aussi le regarda faire en silence, restant calme en attendant que Black reprenne la parole pour expliquer son étrange réaction.

« Mais de quoi je me plains ? reprit-il finalement avec une colère mal contenue. Après tout, ici c'est le quartier général de l'Ordre, les gens ne viennent ici que pour leurs missions pour l'Ordre... »

Severus fronça les sourcils, lisant entre les lignes tandis que Black continuait à grommeler tout en arpentant la pièce.

« Si je comprends bien, commença-t-il avec lenteur – tout comme on s'approcherait lentement, très lentement, d'un fauve blessé –, quelqu'un est venu ici sans prendre la peine de venir te saluer ? Et tu es... vexé ? »

Black se retourna vers lui brusquement.

« Vexé ? Enfin Snape, tu n'as rien écouté de ce que je viens de dire ? Je n'ai aucune raison de me sentir vexé, les gens viennent ici pour leurs petites missions pour l'Ordre, ils ne viennent pas pour le plaisir de me voir moi, et ce serait complètement stupide que je m'attende à quoi que ce soit d'autre ! »

Et pourtant, tout dans l'attitude de Black criait le contraire. L'hypothèse de Severus se voyait confirmée : quelque était venu, avait ignoré la présence de Black – en repensant à ce qui avait été dit lors de la dernière réunion, Severus se demanda s'il s'agissait de Elphias Doge – et même plus que vexé, Black en avait été blessé. Vu son caractère, ainsi que son humeur qui se détériorait depuis des mois, cela n'était pas si surprenant.

« Écoute Black, tenta Severus avec le peu de patience dont il disposait. Je comprends que ce soit blessant si quelqu'un est venu ici sans même te saluer. Ça fait des mois que tu es enfermé ici, j'imagine que le départ de Lupin chez les loups-garous amenuise le peu de visites que tu recevais déjà... »

Black s'était figé au cours du monologue de Severus. Ne sachant pas si cela était bon signe ou non, mais puisqu'il était lancé, Severus continua à partager ses déductions.

« ...Et puis, avant tout ça, il y a déjà eu Azkaban... C'est compréhensible que le contexte actuel t'impacte, et ce d'autant plus que ta santé mentale a sûrement dû être malmenée pendant douze ans. »

Black avait pâli drastiquement à la mention d'Azkaban, et Severus douta alors de la pertinence d'avoir ramené tout ça sur le tapis. Le silence flotta un temps entre eux ; puis, après son instant de stupeur, Black eut soudain un ricanement sans joie.

« Ma santé mentale ? Malmenée ? » Malgré la hargne visible sur son visage une seconde plus tôt, il prit soudainement un air songeur. « C'est bizarre pourtant... J'ai vu un psychomage à Azkaban, et il me semblait qu'on avait fait du bon boulot... »

Severus tiqua face à cette étrange répartie et il haussa un sourcil, circonspect.

« ...Tu as vu un psy à-

- BIEN SÛR QUE NON ! explosa Sirius. Non, Snape, ne sois pas idiot ! Il n'y avait pas de psy à Azkaban ! Il n'y a que des détraqueurs, à Azkaban ! Des détraqueurs et leur souffle putride, leur présence qui te glace de l'intérieur et qui ronge ton âme, leur proximité qui te noie dans l'horreur et le désespoir ! Oh, mais suis-je bête, il y avait les autres prisonniers aussi, bien sûr. Ah ! Quelle agréable compagnie d'être au milieu des cris, des pleurs et des suicides ! »

Severus fronça les sourcils face à l'autre homme qui s'emballait de plus en plus.

« Black, calme-toi.

- Me calmer ? Me calmer ?! répéta-t-il une octave plus haut. Mais Snape, tu l'as bien compris : je suis fou ! Complètement fou ! Je deviens barge dans cette foutue baraque ! Et qu'est-ce qu'on me demande, hein ? D'y rester, encore, et encore ! On m'enferme douze ans à Azkaban ? Et ben allez, c'est re-parti, enfermons Sirius au square Grimmaurd cette fois, histoire que ça lui grignote le peu de santé mentale qui pourrait lui rester !»

Black ne s'en rendait apparemment pas compte, mais il dégageait peu à peu des vagues de magie autour de lui, et les objets ainsi que les murs commençaient à trembler. Là, dans le grenier grignoté par la moisissure, Severus n'aurait pas été étonné que le sol finisse par ses céder sous leurs pieds si l'autre continuait ainsi. Et si le sol ne cédait pas, ils risquaient alors très fortement une attaque d'hippogriffe : l'animal s'était redressé et s'agitait derrière Black, réagissant aux cris et à l'aura de magie vibrant dans l'air.

Face à lui, Black continuait à déblatérer des choses à propos du Square Grimmaurd, d'Azkaban et de détraqueurs, sans même plus regarder Severus, s'agitant de manière désorganisée tandis que sa magie enflait autour de lui.

Avant que la situation échappe à tout contrôle, Severus fit ce que lui dicta son instinct : il s'approcha de Black à pas rapides et le saisit par le col.

« Black, lui souffla-t-il les yeux dans les yeux. Il faut que tu te calmes, maintenant. »

Celui-ci dut d'abord prendre le geste de Severus pour un potentielle attaque, mais en voyant que ce dernier ne tentait rien contre lui et parlait simplement à voix basse, Sirius s'immobilisa et sembla réussir à l'entendre.

« Tu n'es plus à Azkaban, continua Severus. Et même si c'est désagréable, au moins ici tu es en sécurité. Regarde autour de toi. Et calme-toi, si tu ne veux pas que le sol s'effondre ou que ton hippogriffe nous attaque. »

Black se tut et cligna des yeux à plusieurs reprises puis, finalement, se mit à regarder autour de lui. Lorsqu'il constata ce qu'il se passait, il écarquilla les yeux et les objets arrêtèrent de vibrer immédiatement. L'hippogriffe quant à lui poussa un grondement puis racla le sol d'une patte, semblant attendre de voir si le phénomène se reproduisait et s'il devait ou non partir à la charge.

Black se passa une main tremblante dans les cheveux, puis son bras retomba mollement contre lui et il tourna à nouveau son visage vers Severus. Il semblait abasourdi mais un peu plus ancré dans le moment, moins désorienté. Son souffle était encore rapide, comme s'il avait effectué un effort physique intense. Severus sentit que la peau de Black était chaude sous ses vêtements qu'il empoignait toujours, et que là, derrière la clavicule qu'il sentait sous son poing, le rythme cardiaque de l'autre homme pulsait frénétiquement.

Le regard de Severus dévia rapidement en captant un mouvement derrière eux : l'hippogriffe de Black semblait s'être apaisé et retournait s'allonger dans le coin de la pièce.

Lorsqu'il posa à nouveau son regard sur Black celui-ci le regardait toujours droit des les yeux, semblant comme y chercher quelque chose, avec une étrange intensité. Puis son regard se baissa pour se poser sur les mains de Severus l'agrippant toujours fermement, et sa propre poitrine sous ceux-ci qui se soulevait encore à un rythme rapide. Et, à nouveau, ses yeux revinrent trouver ceux de Severus.

Il y eut un instant de flottement.

Puis soudain, Black rapprocha brusquement son visage du sien et l'embrassa.

Severus vacilla sous cet acte impulsif. Ce n'était pas un baiser doux, non. C'était comme un besoin brutal, urgent.

Sans lâcher le col de Black, Severus recula sa tête pour rompre le baiser, interloqué par ce revirement. Les sourcils froncés, il regarda cet impulsif de Black et s'apprêta à protester... Mais ce qu'il lut dans son regard l'arrêta : il y avait là autant de désir que de désespoir.

Était-ce parce que le désespoir était quelque chose que Severus connaissait trop bien ? Était-ce à cause de toute cette tension qu'il y avait eu entre eux qu'il ressentit soudain, au fond de lui, le même désir que celui qui brillait dans les yeux de Black ? Son cerveau ne chercha pas de réponse bien longtemps ; ce fut comme si quelque part en lui un disjoncteur venait de sauter.

Et sans plus réfléchir, il rendit à Black son baiser.

L'ancien gryffondor sembla d'abord surpris, mais il se ressaisit bien vite.

D'un geste, il rapprocha leur deux corps. Il l'embrassa plus fiévreusement, et Severus sentait sa poitrine de Black se soulever contre la sienne, ses lèvres venir plus intensément à la rencontre des siennes, son corps se presser tout contre lui, tant et si bien que cela le poussa inconsciemment à reculer et qu'ils finirent par se retrouver adossés au mur.

La langue de Black se fraya un chemin dans sa bouche et vint rencontrer la sienne avec une urgence affolante, tandis que des mains commençaient à s'égarer sur leurs corps, provoquant d'incontrôlable frissons.

La réalité de ce qu'il se passait rattrapa Severus et le poussa à rompre le baiser.

« Black » souffla-t-il contre ses lèvres.

Celui-ci stoppa la progression de ses mains et le regarda, les yeux voilés par le désir ainsi que par la confusion d'avoir été subitement stoppé.

Severus aurait voulu protester. Les choses telles qu'elles étaient en train de tourner ne mèneraient à rien de constructif. Il le savait, il se souvenait des fois où, il y a si longtemps, le corps de Black et le sien s'étaient retrouvés ainsi... Il n'en était rien ressorti de bon au final, ça avait juste ajouté encore un peu de drame à leurs vies déjà pathétiques.

C'est ce que Severus aurait dû garder à l'esprit. Cependant, son corps se rappelait aussi à quel point les moments fugaces qu'ils avaient partagés à cette époque lui avaient plu. Et plutôt que de le faire reculer face à la situation présente, son corps le poussa à y plonger résolument. Pour une fois, Severus ne se sentit pas en capacité de nier ce qu'il ressentait – un désir soudain, brûlant... Le même que celui qui animait Black.

Sa répartie mourut brutalement sur ses lèvres, et il embrassa Black à nouveau.

Black ne chercha aucunement à protester face à cette interruption, et il s'abandonna totalement dans ce nouveau baiser. Leurs langues se retrouvèrent pour s'enlacer, tandis que leurs corps se pressaient à nouveau l'un contre l'autre avec plus de ferveur. Si bien que Severus ne put plus ignorer l'érection de Black qui venait frotter près de la sienne.

Les mains de Black reprirent leur chemin sur son corps, et l'une d'entre elle descendit de plus en plus bas jusqu'à finalement venir caresser son entre-jambe. Severus laissa échapper un grondement sourd. Black l'embrassa de plus belle, de cette langueur affolante, alors que sa main accentuait peu à peu sa pression. Rapidement, Severus décida de l'imiter, arrachant à l'autre homme un halètement qui lui provoqua un frisson au creux de ses reins.

Il apparut bien vite qu'il y avait trop de vêtements entre eux, et dans des gestes frénétiques ils ôtèrent suffisamment de tissu pour pouvoir se frayer un chemin directement sur la peau l'un de l'autre. La main de Black caressa son ventre, puis s'engouffra dans son sous-vêtement pour venir entourer son sexe tendu. Lorsque Severus lui rendit la pareille, Black émit un nouveau son délectable et resserra instinctivement sa propre prise.

Il n'existait plus rien d'autre. Il n'y avait que leurs souffles mourant sur les leurs lèvres, leurs mains et la chaleur affolante qu'elles engendraient... Peu à peu, leurs mouvements s'accordèrent. Les va-et-vient, lents d'abord, devinrent de plus en plus soutenus. La pièce se remplissait de leurs halètements erratiques, qui se transformèrent en gémissements au fur et à mesure de leurs gestes saccadés.

Black cessa soudain de l'embrasser pour, simplement, le regarder droit dans les yeux tandis qu'ils continuaient mutuellement à se masturber. Severus trouva cela à la fois indécent et excitant, que Black le regarde ainsi, sans aucune pudeur, et s'offrant totalement à son regard en retour. L'intensité de ce que ressentait Severus grimpa d'un cran et, presque brutalement, il embrassa de nouveau l'ancien gryffondor. Il but à la source le gémissement suivant que poussa Black et raffermit sa prise encore un peu plus.

« Snape... ! » murmura celui-ci d'une voix hachée.

Il accentua ses mouvements lui aussi et tous deux continuèrent encore à se toucher, de cette manière rapide, pressante... Jusqu'à ce que Black rejette la tête en arrière et, les yeux clos, se laisse emporter par l'orgasme. Sa main continua des mouvements spasmodiques, et il n'en fallut que peu pour que Severus jouisse à son tour.

Puis, lentement, le calme revint dans la pièce. Le rythme de leurs respirations commença à se calmer tandis que leurs corps restaient immobiles l'un contre l'autre.

Severus ferma les yeux, juste un instant, pour savourer cette soudaine tranquillité.

Lorsque finalement il les rouvrit, là, juste sous ses yeux, il était impossible de ne pas remarquer que les traits de Black, pour la première fois depuis bien longtemps, étaient enfin redevenus sereins.

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Une petite pensée pour Buck, qui se demande bien ce que font ces deux humains à s'agiter ainsi !

Enfin, ce n'est pas trop tôt : Severus et Sirius se retrouvent après, hm... 9 chapitres où je les ai fait galérer, tout de même - du chapitre 10 jusqu'à maintenant, rien que ça.

Et je peux maintenant vous dire avec certitude que cette fanfiction comportera en tout 22 chapitres ! Au programme :
- lors du chapitre suivant, après ce qu'il vient de se passer entre eux, Sirius fera quelque peu tourner Severus en bourrique ;
- le chapitre d'après se concentrera sur le piège tendu par Voldemort au département des mystères ;
- puis viendra l'épilogue qui retracera la fin de la guerre ainsi que le devenir de Sirius et Severus...

J'essaierai de tout écrire lors de mes vacances de fin d'année. Je vous dis donc à la fin d'année 2024, ou au plus tard début 2025, pour la fin de ces aventures !