Coucou tout le monde, merci à La Ch'tite Emmerdeuz et Kaname pour leur review sur le précédent chapitre.

Le prochain chapitre a des risques d'être publié le samedi ou jeudi si j'ai plus de 4 commentaires sur ce chapitre !

J'espère que ce chapitre va vous plaire ! Il n'a été relu que par moi, je suis vigilante mais pas infaillible ! Désolée pour le retard, la faute au site qui beugué !

Bonne lecture !


-Techniquement, je ne savais pas que ton Edward était le frère de Jasper, commence Alice. Tu ne m'as jamais dit son nom de famille et je n'ai jamais demandé à Jazz ce que son frère faisait comme métier, donc je ne t'ai pas menti !

-Mais ? Je demande, devinant qu'elle a dû faire le lien à un moment ou à un autre.

On peut dire ce qu'on veut sur ma sœur, mais elle est très perspicace. On ne dirait pas comme ça, parce qu'elle parle, elle sait attirer la lumière sur elle et l'attention, elle est loin de la jeune fille introvertie qui rase les murs et observe les autres. J'ai peut-être un peu trop relu le tome sur Pénélope de la Chronique des Bridgerton, mais personne ne peut m'en vouloir pour ça, c'est un très bon tome et la série a ses atouts… Mais je divague. Alice est très perspicace, c'est une espèce de sixième sens à son niveau.

-Mais j'ai fait le lien aujourd'hui, je ne voulais pas t'en parler pour ne pas te perturber davantage.

-Comment tu as fait ? Je l'interroge, davantage curieuse qu'en colère.

De toute façon, rester en colère contre ma sœur, c'est mission impossible, on se dispute (comme toutes les sœurs) mais je ne peux pas être rancunière en son encontre, c'est physiquement impossible. Et c'est le cas depuis qu'elle est née, bien sûr lorsqu'on était enfant, elle me tapait sur le système parfois parce qu'elle a toujours été très énergique, contrairement à moi qui apprécie la solitude et le silence. Je préférais m'évader dans la lecture plutôt que de courir partout. Ce qui nous a apporté son lot de cris, de disputes et de larmes.

-Cet après-midi, je n'avais pas d'obligation, mais je savais que toi tu en avais et je savais aussi qu'il ne t'accompagnerait pas. C'est son premier jour et tu as tes habitudes, explique Alice. Alors je suis allée dans tes appartements pour le rencontrer, d'ailleurs ça serait arrivé tôt ou tard, donc je suis allée me présenter, d'ailleurs, il n'a aucune idée que je suis la petite-amie de son frère. C'est là que j'ai remarqué la ressemblance, elle est subtile, je te l'accorde mais Jasper m'a montré des photos de ses parents, Jazz est le portrait craché de son père et Edward de leur mère.

-Et c'était trop tard pour que tu me le dises, puisque j'étais déjà partie et occupée, je devine.

-Exactement, répond Alice avec un sourire timide. Tu ne m'en veux plus ?

-Nan, je n'ai jamais réussi à rester fâchée contre toi, c'est énervant, je plaisante !

-C'est mon super pouvoir, blague Al. Câlin de paix ? Demande-t-elle et j'acquiesce.

Elle me prend dans ses bras et je me baisse légèrement pour poser ma tête sur son épaule. On rompt notre étreinte lorsqu'on entend notre mère qui nous appelle. La discussion a pris plus de temps que prévu, oups ! Ça me rassure d'avoir pu parler avec Al et ne pas m'imaginer je ne sais combien de scénario où ma sœur me cache des choses. J'ai beau savoir que ça n'arrivera pas, qu'Alice ne me cacherait pas une information pareille, cela m'angoisse quand même.

Je ne tarde pas à prendre congé et à me retirer dans mes appartements après avoir rejoint mes parents et Jasper. La journée a été longue et ce n'est que le début de la semaine, je préfère me ménager un peu et profiter d'une bonne nuit de sommeil, même si je sens déjà que cette dernière va être perturbée.

Avant de dormir, je me fais couler un bain, désolée l'environnement, qui m'aide à me détendre et à dénouer mes muscles des tensions que j'ignorais avoir. J'ai tellement l'habitude d'être tout le temps tendue, sans raison apparente, que j'ignore ce que ça fait d'être complétement détendue.

Comme je l'avais prédit, la nuit n'a pas été des plus reposantes. Je me suis tournée et retournée dans mon lit une bonne partie de la nuit avant de m'endormir aux petites heures du matin, pour me réveiller moins de deux heures plus tard. Je profite du calme et du silence de mon appartement pour déjeuner et me préparer, Dieu merci rien ne m'attend aujourd'hui sinon une balade dans le centre-ville, dûment surveiller par Sam pour l'aspect abordable de ma personnalité. Ce n'est pas vraiment une contrainte puisqu'il faut que je fasse du shopping de toute manière et les courses.

Bien trop rapidement vient l'heure de m'habiller, je fais un tour sous les jets d'eau froids de ma douche avant, histoire de finir de me réveiller. Puisque je n'ai pas besoin d'être formelle aujourd'hui, j'enfile simplement un jean boyfriend et une chemise bleu ciel. Un mélange de style que j'aime. Je m'attache les cheveux en queue de cheval à l'aide d'un gros chouchou et je mets une petite paire de boucle d'oreille avec une de mes pierres favorites, l'aigue-marine.

J'aime la couleur bleu clair de la pierre et le fait qu'elle soit abordable pour toutes et tous. Je suis loin d'être une icône de la mode, mais toutes mes tenues sont scrutées et il y a toujours des personnes qui essayent d'imiter mon style, ce qui est très flatteur. Alors dans la mesure du possible, j'essaye de porter des bijoux ou des vêtements qui restent abordables.

J'adore la haute couture et les ensembles de créateurs, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit et j'ai conscience d'être privilégiée et de pouvoir porter des ensembles magnifiques et hors de prix, mais dans mon style de tous les jours, je suis plutôt prêt-à-porter que créateurs connus. Et cela va de pair pour mes bijoux, je ne me sépare que rarement de ma chaine en or avec un pendentif d'aigue-marine, bien que je l'enlève lorsque je porte des parures. Et concernant les boucles d'oreilles, j'adore les boucles d'oreilles fantaisies, j'en ai une collection incroyable ! Je ne sais même pas combien de paires je peux avoir, mais ça prend de la place.

Je termine par me maquiller légèrement, en essayant de reproduire un effet bonne mine et de masquer mes cernes. Je ne suis pas certaine du résultat mais ça le fera pour la journée. J'applique un fard à paupière clair et du mascara et me voilà enfin prête.

Je suis dans mon bureau, en train de lire les articles concernant hier lorsque Sam arrive en compagnie d'Edward. Sam est dans son uniforme habituel et me salue d'un grand sourire. Mais elle n'agit pas vraiment comme d'habitude, un peu plus tendue et j'attribue cela à la présence d'Edward. Ce dernier est très élégant dans un costume gris clair, une chemise blanche et une cravate bleu marine. Il ressemble presque à un banquier, je me fais la réflexion en me retenant de pouffer devant ma bêtise.

-Bonjour Sam, bonjour Edward, je les salue en me levant pour les rejoindre dans le couloir. Vous avez fait connaissance ? Je m'enquière.

-Nous nous sommes présentés, répond Sam. Bien que je savais déjà qui était Mr Cullen.

-Bien entendu, je réponds avec un sourire. Edward remplace Victoria et a commencé hier. Edward, Sam est également ma garde du corps, elle est là lorsqu'Emmett est en repos et inversement. N'hésitez pas à leur demander quoique ce soit si vous avez besoin, ou à venir me voir. Sam et Emmett connaissent le palais mieux que moi, je plaisante.

-C'est impossible, répond Sam avec un sourire.

-Et tu connais l'emplacement des tasses et du café dans la cuisine. Je ne l'ai pas dit hier, mais sentez-vous libre de vous faire n'importe quelle boisson chaude ou autre, j'ai toujours ce qu'il faut dans les placards, normalement, je dis en direction d'Edward.

-Bien votre altesse, répond Edward.

-Bon, si c'est tout bon, je vais retourner travailler. Sam, tu m'accompagnes ? Je demande en direction de ma garde du corps. Edward, vous viendrais me voir ensuite, si ça ne vous gêne pas ? Je demande.

-Très bien, madame, répond-t-il avant de partir en direction de son bureau.

Je secoue légèrement la tête, tout de même satisfaite qu'il n'y ait pas eu de confrontation. Sam me suit et referme la porte derrière elle alors que je reprends ma place sur ma chaise et qu'elle s'assoit en face de moi. Nous avons toutes les deux l'habitude de ce genre de petit entretien.

-Un peu coincé le nouveau ? Demande ma garde du corps.

-Il a commencé hier et je ne lui ai pas encore demandé de m'appeler Bella, je l'informe. Ça ne serait tardé, ce serait déplacé qu'il continue à me donner du « Votre altesse » ou « Princesse » ou du « Madame » alors qu'Emmett et toi me tutoyer et m'appeler Bella.

-C'est moi, ou il y a de la tension entre vous deux ? Demande Sam. Pardonne-moi si j'outrepasse une limite mais c'est aussi pour une question de sécurité, s'explique la femme noire, bien plus perspicace que la plupart des personnes que je connais.

-On a commencé sur le mauvais pied hier, mais il n'y a pas à s'en faire.

-Tu es certaine ?

-Absolument, à 100%, je réponds bien que je lis sur son visage qu'elle n'est pas totalement convaincue.

Je ne peux pas la blâmer, c'est pour cette raison qu'elle est absolument brillante dans son travail.

-Maintenant, concernant cet après-midi, comment tu veux t'organiser ? On fait comme d'habitude ? Je l'interroge.

-Tu veux dire, tu fais comme si je ne te suivais pas et je ne te lâche pas du regard tout en vérifiant qu'il n'y ait pas de sniper sur tous les toits, ironise Sam.

-A peu près, je rigole.

-Alors on fait comme d'habitude. C'est quand même une honte, murmure-t-elle.

-De quoi ? Je demande, alors que je suis prête à ricaner à ce qu'elle va dire.

Si elle fait stricte d'extérieur, Sam possède un sens de l'humour redoutable et j'ai dû me prendre mes meilleurs fou rire en compagnie de Sam et d'Emmett. Les deux ensembles, c'est quelque chose d'autre. Ils savent égayer la plus ennuyante des réceptions, c'est sûr.

-D'avoir une femme aussi belle que la mienne et de passer plus de temps à voir ton popotin dans mon champ de vision que le sien.

Je ne retiens pas le rire qui s'échappe de mes lèvres alors que Sam secoue la tête, à la fois fière de sa répartie et désabusée par la situation. Elle rigole de la situation et moi aussi, mais lorsque mon coming out a fait la une des journaux, ce n'était pas aussi amusant pour elle ou pour Leah. Cette dernière n'a jamais été du genre jalouse, il faut dire que sa femme passe parfois plus de temps avec moi ou avec Emmett qu'avec elle, mais ça c'est quand tout le monde pensait que j'étais hétéro. Quand il s'est avéré que je ne l'étais pas tant que ça, Leah a eu un moment de doute et de jalousie.

Si j'étais plongée dans mes propres problèmes, j'avais remarqué que Sam n'était pas comme d'habitude. Ma garde du corps n'est pas la femme la plus souriante qui existe, mais elle n'est pas non plus une ombre, sauf quand la situation l'exige. Et Sam était d'une humeur sombre et clairement de merde pendant quelques jours. Et donc à la place d'une réunion sur ma prochaine apparition publique, je l'avais fait parler et Leah est venue dans mon bureau où nous avons toutes les trois eu une conversation honnête et je leur ai dit que Sam était mon amie mais que jamais je ne serais attirée par elle, Sam a dit la même chose et elles ont pris le reste de la journée.

-Mon popotin est fantastique, je réponds.

-Que tu crois ! Rétorque Sam. Tu veux que je fasse venir Cullen ?

-Si ça ne te gêne pas, je réponds.

Elle quitte mon bureau et j'ai le temps de lire le gros titre de l'article sur lequel je viens de cliquer lorsqu'Edward tape à la porte de mon bureau, dont la porte est restée ouverte après le départ de Sam.

-Entrez, je lui dis en lui faisant signe de s'assoir sur le fauteuil en face de moi.

Edward s'assoit et pose la pile de magazine sur mon bureau et déverrouille l'écran de sa tablette avant que je n'aie pu dire la moindre chose. Il sait anticiper ou alors il souhaite simplement m'en parler.

-C'est bien à propos des articles que vous souhaitez me voir ? Demande confirmation Edward, interrompant le silence qui commençait à devenir lourd dans la pièce.

-Tout à fait. Normalement, il n'y a pas de réunion le mardi, mais puisqu'hier était votre premier jour, j'aimerai votre retour et vos impressions sur ce qui a été dit dans la presse.

-J'imagine que j'aurais le droit de lire l'ébauche la prochaine fois ? M'interroge Edward.

C'est quelque chose à laquelle je n'ai pas pensé. Il va falloir prévenir les personnes concernées de mon changement d'attaché de presse. Ils avaient été prévenus de la démission de Victoria, mais ils ignorent encore qu'elle a été remplacée. Je n'ai pas pensé à le faire hier, et j'ignore si Caïus les en a informé.

-A ce propos, il faudrait les informer de votre arrivée pour être sûr que tout soit approuvé par vous, j'ignore si Caïus s'en est déjà chargé ou si vous allez devoir le faire, je l'informe. Caïus Volturi est l'attaché de presse de mon père, je précise au cas où.

-Je sais qui est Caïus Volturi, répond Edward. Je m'en occuperai dans la journée si ça vous convient Altesse.

-A ce propos, je rebondis parce que ça ne serait pas cool de ma part de continuer à le laisser m'appeler comme ça alors qu'il est littéralement le seul de l'équipe à le faire. J'ignore si vous avez remarqué ou non, mais je ne suis pas très porté sur tout ce cérémonial. Emmett et Sam m'appellent Bella et me tutoie, vous pouvez en faire autant.

Edward prend un instant pour m'observer et deviner ce qu'il pense est un casse-tête parce qu'il porte un véritable masque de marbre, rien ne transparait sur son visage. J'aurais aimé savoir ce qu'il pense parce que ne pas savoir me rend nerveuse. Il ne possédait pas cette capacité il y a quelques années, il était un véritable livre ouvert à l'époque.

-C'est contraire au protocole, fait-il remarquer.

-Je sais, je réponds avec un sourire. Mais nous sommes amenés à nous voir de façon quasi quotidienne et le chichi empêche la véritable franchise et ce n'est en rien un manque de respect. Hier vous m'appeliez bien Altesse et vous me vouvoyez bien et pourtant il n'y avait pas tellement de respect, je lui rappelle.

-Altesse, Bella, commence Edward.

-Ce n'est rien, c'était mutuel, je le coupe dans ses excuses. Et puis, ce ne sera pas la première fois qu'on bouscule un peu le protocole, je lui rappelle.

-Nous étions des enfants et je ne travaillais pas pour le palais, à l'époque, souligne Edward.

Il a raison et nous le savons tous les deux, est-ce que j'aime son raisonnement pour autant ? Pas vraiment.

-Cela peut rendre l'exercice plus facile. Personne ne m'appelle Altesse ou Princesse ou madame dans ce palais, sauf si c'est vraiment officiel ou que j'ai des problèmes, or ce n'est pas le cas. Est-ce que si c'était une obligation, ça serait plus facile ? Je l'interroge.

Edward ricane en entendant la dernière partie de ma phrase et je hausse un sourcil interrogateur.

-Quand est-ce que j'ai réussi à suivre le moindre ordre venant de toi ? Finit-il par demander, passant au tutoiement à mon plus grand plaisir.

Ce n'est pas l'amitié que nous avions et probablement que nous ne retrouverons jamais ce que nous avons partagé pendant 3 mois lorsque nous étions sur la base, une petite bulle dans ma vie quotidienne et dans la sienne. Est-ce que sans ma déclaration et sa réaction digne d'un connard, notre amitié aurait survécu au monde réel ? Est-ce que nous aurions pu faire face aux rumeurs nous concernant ? Il y en aurait forcément eu, un homme et une femme ne peuvent pas être amis, surtout lorsqu'ils ont le même âge, ils sortent forcément ensemble !

Est-ce que nous aurions surmonté la distance pendant son année à Sydney ? Les téléphones portables, les ordinateurs et les appels vidéo auraient-ils été suffisant ? Je ne le saurais jamais et ça ne sert à rien de ressasser le passé, même si je ne peux pas m'en empêcher.

-Jamais, je réponds. Tu as toujours été horrible dans cet aspect-là, bien que la stratégie ait toujours été mon point fort.

-Non, le tien était le combat rapproché, le mien était de planifié les plans de secours, me rappelle Edward.

-Si tu veux, je cède. Maintenant que ce point est réglé, passons aux choses sérieuses, je lui dis.

Edward déverrouille l'écran de sa tablette qui s'est mise en veille pendant notre discussion. Il tapote sur l'écran pendant quelques secondes et il me montre non pas le gros titre d'un magazine, comme je pensais qu'il ferait, mais il me montre un blog et les commentaires qui vont avec.

« Deux princesses qui peuvent se marier, voilà la raison de la visite de son AR hier dans une école, de la propagande LGBT envers des enfants qui ne savent même pas ce qu'est l'amour »

« Une véritable honte ! Parler ainsi devant des enfants, c'est la décadence ! Dire qu'elle va un jour régner, il faut espérer que la Princesse Alice prenne sa place, il hors de question d'avoir une reine et une princesse consort ! »

« Depuis son coming out, elle ne fait que de parler de ça, on a compris, elle aime brouter du gazon ! »

Je ne lis que les trois premiers commentaires qui font monter une vague immense de colère et de dégout pour ces personnes qui n'ont rien d'autres à faire que de déverser leur venin sur internet. D'autres commentaires sont positifs et sur la plupart des sites des journaux, j'en ai lu ce matin. Mais sur ce blog, la haine est déversée sans honte, ne retenant que cela de mon apparence. Je n'ai même pas besoin de lire l'article pour savoir de quoi il en retourne.

-Pour l'instant, c'est le seul site avec un article qui te met dans une position compliquée. Tous les autres sont positifs et raconte avec quel calme et patience tu as répondu aux élèves ou avec quelle gentillesse tu t'es entretenue avec le personnel pédagogique et autres de l'école.

-Ce blog est connu pour être antimonarchique et raciste et discriminatoire. L'auteur prend clairement des positions d'extrême droite. Pendant des années, il m'a mise en valeur parce que je ne faisais que mon rôle et que je n'abordais pas vraiment mes opinions. Depuis que je me suis affirmée dans mon rôle, il se déchaine sur moi à chaque déclaration ou apparition que je fais.

-Il ne représente pas le lectorat ou ceux qui suivent la monarchie, mais il est plutôt haineux avec des menaces pour les plus virulents.

-Il y a donc pire que les commentaires que j'ai lus, je dis tristement. Je passe une main lasse dans mes cheveux avant de reprendre. Il faudra les montrer à Sam, les plus virulents d'entre eux.

-Certains t'apportent leur soutien et déclare que tu n'as fait que de répondre aux questions des enfants.

-Ce qui est vrai ! Je me défends. C'était amusant, un peu embarrassant surtout le moment où ils ont essayé de jouer les entremetteurs en voulant me mettre avec leur instituteur, je raconte. Si tu le souhaites, tu pourras m'accompagné la prochaine fois, c'est toujours intéressant.

-Avec plaisir, répond Edward. Ce n'était pas un blâme ou pour t'accuser de quoique ce soit. Je n'ai pas encore fait de calculs, on va dire que 90% des réactions sont positives comme tu as pu le voir toi-même, mais il faut aussi prendre en compte les 10% restant et analyser d'où vient le problème.

Je soupire en l'entendant, il pense à bien et c'est littéralement son travail de faire tout ça, mais je sais d'où vient le problème.

-Je ne pourrais jamais plaire à tout le monde, le fait que je sois une femme, jeune, qui s'affirme dans son rôle rend cela encore plus vrai, le fait que je fasse partie d'une minorité aussi. Je ne m'attarderai pas trop sur cela, mais plutôt sur les questions d'éducation et autres problèmes sérieux.

Edward prend un instant pour réfléchir et il doit sans doute venir à la même conclusion que moi, ça ne sert à rien de s'épuiser pour des personnes haineuses.


Voilà, Edward et Bella ont fait la paix ! A la semaine prochaine pour voir si elle va perdurer !