Bonsoir,

On retrouve Harry et sa ''petite'' famille, aujourd'hui.

Est-ce que j'ai réussi à me recaler un rythme de publication? Pas du tout! On fait ce qu'on peut, comme on peut mais, j'espère quand même que vous apprécierez….

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Comme d'hab, je remercie, Akhmaleone pour sa beta. Merci aussi à Wekake, Hydrus Maelstorm et Pouik, pour avoir balayé certains doutes Ça ne m'aide pas encore à achever cette histoire mais c'est déjà beaucoup ! Et tout ce petit monde vient du serveur discord Potterfiction...

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Bonne lecture !

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Dans les épisodes précédents:"Harry et Pansy apprécient la joie (et les déboires) d'être les parents de trois enfants, tout en développant leur vie professionnelle. Harry est devenu Manitou au Ministère de la Magie. Et Pansy?"

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Chapitre 136 – Harry

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fin octobre 2006

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— Papa ! Papa !

Harry ouvrit les yeux sur deux petites mains agrippées au bord du lit. Il tendit son bras derrière lui, en travers du matelas. Vide.

— Ça va, ma Lily ? demanda-t-il en tâtonnant à la recherche de ses lunettes.

— Basile ! baragouina-t-elle, un doigt accusateur pointé vers le salon.

Harry se pinça l'arête du nez, les yeux plissés.

— Où est Maman, ma chatte ?

Son grand bébé leva des bras patauds en tentant d'imiter Pansy quand elle haussait les épaules et lui présenta ses incisives, légèrement écartées sous son grand sourire.

Une appréhension prit naissance au creux de son ventre. Il se leva et suivit sa fille, alors qu'elle galopait à travers le couloir tout en appelant son petit frère. Basile était perché sur le plan de travail de la cuisine et tripotait, avec force rires, le fourneau sorcier.

Harry se précipita sur son fils, l'empoigna et le serra fort tandis que son coeur faisait une embardée. En une seconde, la frayeur fit place à une colère sourde. Il se retourna vivement vers Lily-Rose.

— Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

— Basile vole ! s'exclama-t-elle le doigt dirigé vers le plafond et les jambes tendues sur la pointe de ses pieds.

Harry s'accroupit, posa son fils au sol et vérifia qu'il ne présentait ni blessure, ni douleur. Le petit se laissait tâter en gloussant sous les chatouilles.

— Maman n'est pas avec vous ?

Lily secoua la tête.

— Et Ashley ?

— Fort Higgs ! précisa-t-elle avec fierté.

Elle avait eu de grandes difficultés à arriver à prononcer correctement le nom du Cottage de Terence et Ginny où son grand-frère se rendait tous les week-end.

— Tu plaisantes ? s'exclama Harry sans réfléchir. Qu'est-ce qu'ils foute-. Qu'est-ce qu'ils font là-bas ? Ta mère ne m'a même pas réveillé ! Je-.

Il s'interrompit alors que ses enfants le dévisageaient, curieux. Après le déjeuner, toute la petite famille était partie à la sieste. Les plus petits s'étaient endormis dans leurs lits à barreaux, Ashley était resté au calme dans sa chambre, et Pansy et lui dans la leur, trop fatigués pour ne serait-ce qu'envisager une sieste crapuleuse.

Ils étaient de plus en plus souvent réveillés par Lily qui, depuis quelques semaines déjà, s'était mise à l'escalade de ses barreaux, mais ni Harry ni sa compagne ne s'attendaient à ce que Blaise puisse, à seulement neuf mois, s'échapper de son lit.

L'appartement n'était visiblement plus assez sécurisé pour leurs casse-cous d'enfants. L'esprit en ébullition, Harry les entraîna vers la pièce de vie, concentré à calmer sa respiration.

Il leur proposa un jeu tout en se demandant où Pansy pouvait bien être passée. Il avait peine à croire qu'elle soit partie sans le prévenir et, ne serait-ce que l'envisager le plongeait dans un désarroi teinté de contrariété. A minima.

Il fallut pourtant moins de cinq minutes pour la voir franchir le seuil de la cheminée les traits tirés. Elle jeta son sac à main sur le fauteuil le plus proche de l'âtre, ôta ses escarpins, s'agenouilla sur le tapis et caressa avec délicatesse les bouclettes qui poussaient sur la tête de Basile.

Harry la dévisageait, son irritation désormais remplacée par une franche colère face à l'insouciance de sa compagne. Indifférente à son humeur, elle s'empara de l'Occamy en peluche qu'elle utilisa pour chatouiller le nez de Lily.

— Tu étais où ? gronda la voix de Harry.

— J'ai déposé Ash' chez son père, soupira Pansy sans le regarder.

— Tu pouvais pas me réveiller ? demanda-t-il encore.

Elle leva les yeux vers lui et haussa un sourcil, étonnée.

— Je suis partie moins de quinze minutes, Harry.

Il se rembrunit et tenta de lui transmettre tout sa colère par son regard noir. Elle lui posa une question muette à laquelle il répondit en s'échappant vers la cuisine. Elle embrassa ses enfants et leur adressa un sourire avant de le suivre

Adossé au plan de travail, Harry avait étroitement croisé les bras sur son torse. Pansy s'installa face à lui et adopta la même position. Son visage se fermait à mesure que le silence s'étendait.

— Quel est le problème, Harry ?

— Le problème, Pansy, appuya-t-il, c'est que j'ai retrouvé Basile juste-là, à mon réveil.

— Le. Le fourneau était allumé ?

— Non.

Pansy soupira, soulagée.

— Ok. Donc la sécurité enfant fonctionnait bien.

— Oui, mais-.

— Mais quoi, Harry ? Il est monté par magie, j'imagine ?

— Oui, mais-.

— Donc s'il est capable de monter par magie, il est capable de descendre de la même manière.

— Mais-.

— Mais rien, Harry. Je ne vais pas te dire qu'il ne court aucun danger, mais si sa magie se développe aussi précocement, ses instincts le préservent tant qu'il ne saisit pas ce qu'est la peur.

Harry fronça les sourcils. Il ne comprenait rien à ce qu'elle lui racontait.

— Tu m'as dit toi même que tu t'étais retrouvé sur le toit de ton école quand tu étais petit ?

— J'étais plus âgé !

Pansy concéda ce point mais, patiemment, lui expliqua le fonctionnement de la magie chez les jeunes enfants et le concept d'auto-préservation. Elle réussit presque à le rassurer. Presque.

— Je peux entendre, avança Harry avec prudence, mais on n'avait jamais vu sa magie, ni celle de Lily jusqu-

— Non. C'est vrai, et Lily est aussi vulnérable qu'une Cracmol, se désola Pansy. Mais tu étais là, Harry. Vous étiez tous censés dormir. Et tu étais là, insista-t-elle.

Harry la dévisagea longuement. Il se sentait toujours énervé mais n'avait aucun argument à lui opposer. Il avait eu peur. Juste peur. Il n'arrivait pas à faire cesser les pires scénarios de tourner en boucle dans sa tête. Et si Basile s'était rompu le cou ? Et s'il s'était brûlé ? Et si ? … Il regarda la main de Pansy se poser sur son avant-bras.

— Harry. Je suis désolée, d'accord. Je n'avais pas d'autre choix que d'accompagner Ashley. Je ne m'en excuserais pas plus, mais je veux bien m'engager à te réveiller, la prochaine fois. D'accord ?

Il soupira, la tira vers lui, enlaça ses épaules et posa son menton sur son crâne tandis qu'elle fourrait son visage dans son cou.

— D'accord.

Il devait se résigner. Ils étaient enfermés dans la cuisine depuis plus de dix minutes. Il aurait pu arriver n'importe quoi aux enfants durant ce laps de temps. Si Basile pouvait voler, il pouvait désormais avaler les billes qui recouvraient la terre du pot de l'Asphodèle qui trônait sur un guéridon, ou pire, en ingérer les feuilles. Il sentit son anxiété remonter en flèche. Il s'empara de la main de Pansy et la guida vers le salon.

— Pourquoi tu devais absolument amener Ashley aujourd'hui ?

— Je ne sais pas trop. Les parents de Terence ont exigé sa présence et… Je n'avais pas envie de discuter, Harry.

Pansy se réinstalla à même le sol et ses épaules s'affaissèrent comme rarement. Elle reprit.

— Ashley était d'accord pour y aller alors… Je l'y ai juste amené. J'ai juste… Je ne sais pas. Je n'ai plus envie de batailler.

Harry posa sa main avec douceur sur la sienne et Lily vint se loger entre eux, la tête sur les genoux de sa mère. De sa main libre, Pansy lui caressa les cheveux avec douceur.

Il avait l'impression qu'à la naissance de Lily, la situation avait été plus simple. Ils ne travaillaient ni l'un, ni l'autre et avaient eu tout le temps possible pour ne se consacrer qu'à elle.

Jusqu'à ce que Théodore l'accuse et qu'elle enchaîne les procès, contre lui, d'abord, puis Terence. Non. Finalement, rien n'avait été simple. Pour autant, il n'avait pas ressenti la même angoisse. Cette peur qui, par moment, le prenait aux tripes.

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Verdict ? Et pour la suite ? Et elle bosse où, la Pansy, en fait ?