Je ne possède aucun des personnages de la série
La pick-up de Colter circule à grande vitesse sur une petite route de montagne, pourquivit par un autre véhicule prêt à tout pour l'empêcher de s'échapper. Soudain, c'est le choc...
Ce texte a été écrit pour le défi Almayeniser tout de la Bibliothèque de fiction avcec les contraintes suivantes : Défi du 02 octobre 2024 : écrire sur un accident de voiture / d'avion / de bus etc
En espérant que cela vous plaise !
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
Course poursuite fatale
Colter Shaw accélérait sur la route de montagne, le regard fixé sur le rétroviseur. Son cœur battait à un rythme frénétique. Derrière lui, à quelques mètres à peine, les phares d'un autre véhicule dansaient dangereusement dans la nuit. Son poursuivant, un homme dont il avait à peine aperçu le visage lors d'une altercation rapide quelques heures plus tôt, semblait décidé à en finir.
La route était étroite, sinueuse, bordée de falaises abruptes et de fossés profonds. Les arbres encadraient la route comme des gardiens silencieux, leurs branches frémissant sous le vent nocturne. Colter connaissait ces routes, mais il n'avait jamais eu à les parcourir à cette vitesse, et encore moins sous cette pression. Il savait qu'un seul faux mouvement pouvait lui être fatal, mais ralentir signifiait donner l'avantage à son assaillant, et ça, il ne pouvait se le permettre.
Le véhicule derrière lui se rapprocha encore, ses phares éblouissants inondant l'intérieur de la voiture de Colter. Il sentit une montée d'adrénaline, mais aussi une terreur sourde. Le moteur de sa voiture rugissait tandis qu'il tentait de maintenir sa vitesse sur la route sinueuse. Il devait rester concentré, trouver un moyen de semer ce poursuivant. Le plan initial avait échoué. Désormais, sa seule option était de survivre.
Soudain, il sentit un choc violent à l'arrière de son véhicule. Son corps tout entier fut projeté en avant, retenu de justesse par la ceinture de sécurité. Le conducteur derrière lui avait percuté sa voiture avec une force brutale, envoyant un message clair : il ne s'arrêterait pas tant qu'il ne l'aurait pas mis hors d'état de nuire. Colter grimaça de douleur, une main serrée sur le volant, l'autre fouillant instinctivement le tableau de bord à la recherche de son téléphone. Il ne trouvait pas de réseau. Encore un autre choc. Cette fois-ci, plus puissant, déviant légèrement sa voiture de la route. Le volant vibrait violemment sous ses mains, et il lutta pour reprendre le contrôle. La voiture dérivait, ses pneus crissant contre le bitume, le bord de la route se rapprochant dangereusement.
Puis tout s'accéléra. Le véhicule de son poursuivant lui donna un dernier coup, décisif, au coin de l'arrière de la voiture. Colter n'eut pas le temps de réagir. Sa voiture fut projetée hors de la route, dévalant la pente raide. Les roues quittèrent le sol, et dans un moment de flottement presque surréel, Colter sentit son corps se soulever du siège, la gravité abandonnant son emprise sur lui.
La chute fut brutale.
La voiture dégringola dans la pente en heurtant des pierres, des racines d'arbres, jusqu'à ce qu'elle se renverse complètement. Colter sentit chaque choc résonner dans ses os, chaque impact le rapprochant de l'inconscience. Le son du métal tordu envahissait ses oreilles, mêlé à celui du verre brisé. L'airbag se déploya brusquement, l'écrasant dans un nuage de poussière.
Puis, soudainement, tout s'arrêta.
La voiture s'immobilisa, son toit enfoncé contre le tronc d'un arbre. Le silence s'installa, seulement perturbé par les cliquetis des morceaux de métal et le souffle irrégulier de Colter. Il essaya de bouger, mais une douleur intense traversa son corps. Sa jambe gauche était coincée sous le tableau de bord, et chaque tentative de la libérer envoyait une vague de souffrance dans tout son être. Il pouvait sentir une chaleur poisseuse se répandre sur son torse, là où un éclat de métal avait déchiré sa chair, laissant une plaie béante qui saignait abondamment.
Colter grimaça en appuyant une main tremblante sur sa blessure, essayant de ralentir l'hémorragie. Son souffle était saccadé, chaque inspiration devenant plus difficile à gérer. Il chercha à atteindre son téléphone, espérant désespérément une barre de réseau, mais l'appareil gisait quelque part parmi les débris, hors de portée. Il ferma les yeux, essayant de lutter contre la panique qui montait. Le sang coulait sur son torse, mouillant ses vêtements, et la douleur pulsait dans sa jambe coincée. Ses pensées étaient embrouillées, mais une certitude s'imposa à lui : personne ne viendrait. Il était seul, perdu dans cet endroit désert, et le temps jouait contre lui.
Soudain, un bruit le fit sursauter. Des pas lents, approchant. Colter ouvrit les yeux avec difficulté et tourna la tête, son cœur battant plus fort. À travers le verre fissuré de sa portière, il vit des bottes. Le visage de son poursuivant apparut dans son champ de vision, un sourire cruel étirant ses lèvres. L'homme s'approcha, observant la carcasse de la voiture retournée. Il semblait savourer le moment, ses yeux brillant d'une satisfaction malveillante. Il se pencha légèrement, examinant la scène comme un spectateur assistant à la conclusion d'une tragédie. Colter tenta de bouger, de dire quelque chose, mais seul un gémissement étouffé sortit de sa gorge. Le sourire du poursuivant s'élargit. Il tapota doucement sur le toit écrasé de la voiture, un geste presque amical, avant de reculer lentement. Il jeta un dernier coup d'œil à Colter, savourant l'état pitoyable dans lequel il l'avait laissé, puis se tourna. Sans un mot, il s'éloigna dans la nuit, laissant Colter seul, au fond du ravin, plus proche de la mort que jamais.
Le silence retomba, pesant, écrasant. Colter savait qu'il devait lutter pour rester conscient, pour trouver une solution. Mais la fatigue et la douleur devenaient insupportables. Ses paupières se firent lourdes, et il sentit son esprit glisser lentement vers l'inconscience.
Il n'avait plus que l'obscurité pour compagnie.
