Je ne possède aucun des personnages des livres et films

Charlie Blackwood regardait son reflet dans le miroir de la salle de bain, ses doigts caressant distraitement le col de sa chemise immaculée. Elle se sentait étrange ce matin-là, comme si un poids invisible s'était installé sur sa poitrine. Elle savait, au fond d'elle, que quelque chose devait changer. Cela

Ce texte a été écrit pour le défis Almayeniser les tous de la Bibliothèque de Fiction : Défi du 16 octobre 2024 : écrire sur un personnage qui fait une mauvaise action

(Quitter quelqu'un par ambition ça marche non ?)

En espérant que cela vous plaise !

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


Une femme ambitieuse

Charlie Blackwood regardait son reflet dans le miroir de la salle de bain, ses doigts caressant distraitement le col de sa chemise immaculée. Elle se sentait étrange ce matin-là, comme si un poids invisible s'était installé sur sa poitrine. Elle savait, au fond d'elle, que quelque chose devait changer. Cela faisait plusieurs mois qu'elle se posait des questions, plusieurs mois que l'excitation initiale de sa relation avec Pete Mitchell, s'était érodée. La jeune femme était tombée amoureuse de lui pour sa fougue, son audace, sa passion pour le vol, mais aujourd'hui, tout cela lui semblait creux. Elle voulait autre chose, quelque chose que Pete, avec tout son charisme et son talent, ne pouvait pas lui offrir.

Charlie sortit de la salle de bain et observa Pete, encore endormi, allongé sur le lit. Il avait ce visage tranquille, ce visage qui ne montrait aucune des insécurités et des doutes qu'il pouvait parfois exprimer lorsqu'il portait le masque de l'homme invincible qu'il aimait tant afficher. Elle l'aimait, c'était indéniable, mais cet amour n'était plus suffisant. L'admiration qu'elle avait pour lui s'était muée en une sorte d'agacement. Il refusait de voir plus loin que le cockpit de son avion. Et c'était là le problème.

Charlie avait toujours été une femme ambitieuse. Elle savait ce qu'elle voulait dans la vie. En tant qu'instructrice civile dans un monde dominé par des hommes militaires, elle avait gravi les échelons avec détermination et intelligence. Elle aspirait à plus. Elle rêvait de partager sa vie avec un homme tout aussi ambitieux, un homme qui voyait grand, qui voulait gravir les échelons au sein de la Navy, qui voulait devenir plus qu'un simple pilote. Elle avait espéré, naïvement peut-être, que Pete pourrait être cet homme, mais il était clair maintenant qu'il ne le serait jamais.

Elle s'approcha de la fenêtre, regardant l'horizon à travers les rideaux. Le soleil californien perçait à travers les nuages, baignant tout dans une lumière dorée. Elle se souvenait des soirées où ils parlaient de ses missions, de son amour pour voler, de la sensation d'être libre dans le ciel. Pour Pete, être pilote était tout. C'était sa vie, sa raison d'être, mais pour elle, cela n'était plus suffisant. Elle s'était imaginée à ses côtés, dans les cercles mondains des haut-gradés, entourée de gens influents, participant à des événements qui forgeaient l'avenir de la Navy et du pays. Elle avait rêvé d'être la femme d'un amiral, de quelqu'un qui aspirait à la grandeur non seulement dans les airs, mais aussi sur terre, mais Pete ne rêvait pas de ça. Il ne rêvait que de voler, encore et encore. Elle savait maintenant que cela ne changerait jamais. Il se réveilla enfin, ses yeux verts s'ouvrant lentement alors qu'il réalisait sa présence près de la fenêtre. Il lui sourit, ce sourire qui l'avait toujours fait fondre, mais cette fois, cela ne provoqua rien en elle. Elle resta immobile, son visage impassible, luttant contre la vague de tristesse qui montait en elle.

- Charlie, tu es déjà debout ? Demanda-t-il, sa voix encore empreinte de sommeil.

Elle acquiesça, incapable de formuler une réponse. Comment pouvait-elle lui expliquer ce qu'elle ressentait sans paraître ingrate ? Elle savait que, d'une certaine manière, elle allait le blesser, mais elle ne pouvait plus ignorer ce vide croissant entre eux. Pete se redressa, son regard devenant plus attentif. Il remarqua immédiatement son air distant. Le jeune pilote était beaucoup de choses, mais il n'était pas stupide. Il pouvait lire les émotions des gens, surtout celles de Charlie.

- Qu'est-ce qui se passe ? Demanda-t-il, sa voix grave soudain plus sérieuse.

Elle prit une grande inspiration, cherchant ses mots.

- Pete… Je crois qu'on doit parler.

Il se redressa complètement, jetant un coup d'œil vers la fenêtre, puis revenant vers elle.

- Je t'écoute.

Charlie sentit une boule se former dans sa gorge. Cela ne serait pas facile, mais elle devait être honnête.

- Je t'aime, tu le sais. Mais… je ne suis plus sûre que l'on veuille les mêmes choses.

Pete fronça les sourcils, visiblement surpris.

- De quoi tu parles ?

Elle croisa ses bras, essayant de calmer les tremblements dans ses mains.

- Pete, je t'ai toujours admiré pour ta passion, pour ta dévotion envers ce que tu fais, mais je commence à me rendre compte que cela ne me suffit plus. Tu… tu es un excellent pilote, mais tu ne veux rien de plus que ça. Tu veux rester dans les airs, à chasser l'adrénaline, sans te soucier de ce qui vient après.

Il ouvrit la bouche pour répondre, mais elle leva la main pour l'arrêter.

- Laisse-moi finir. J'ai toujours imaginé ma vie avec quelqu'un qui aspirait à plus. Quelqu'un qui voulait gravir les échelons, devenir un leader. Un amiral, peut-être, mais toi, tu n'as jamais voulu ça, n'est-ce pas ? Tu ne veux pas de cette vie.

Pete la fixa en silence, et elle vit la compréhension s'installer dans ses yeux. Il secoua la tête lentement.

- Non, Charlie, en effet, ce n'est pas moi.

Elle ferma les yeux un instant, sentant les larmes monter, mais les repoussa.

- Je crois que c'est là où tout se brise. Je veux autre chose. Une vie différente. Et tu ne pourras jamais me l'offrir, parce que ce n'est pas ce que tu veux.

Il y eut un long silence entre eux. Finalement, Pete se leva du lit et s'approcha d'elle. Il ne chercha pas à la convaincre du contraire, ne tenta pas de la retenir. Il savait qu'elle avait raison.

- Je suis désolé, Charlie, murmura-t-il, mais je ne peux pas être cet homme.

Elle hocha la tête, une larme solitaire roulant sur sa joue.

- Je sais.

C'était là que tout s'achevait…

Le silence dans la chambre devint soudain oppressant. Charlie avait fait son choix, il était définitif, et l'air entre eux s'était refroidi en un instant. Elle se tourna vers le placard, ouvrant brusquement la porte et commençant à retirer ses affaires. Chaque geste était sec, précis, comme si elle voulait tourner la page le plus vite possible. Pete la regardait, immobile, les bras le long du corps, ses doigts se resserrant nerveusement sur le tissu de son pyjama. Après six ans de relations, il n'avait pas vu ça venir, pas de cette manière. Charlie attrapa une pile de vêtements et les jeta sans ménagement dans sa valise ouverte sur le lit.

- En vrai, je me demande vraiment ce que j'ai cru, murmura-t-elle, sa voix tranchante et presque méprisante. Peut-être que je me suis laissée emporter par cette aura de héros.

Elle rit, mais c'était un rire vide, sans chaleur.

- Un héros, oui. C'est ce que tu veux être, n'est-ce pas ? Le grand Maverick, toujours en train de voler au-dessus du monde, toujours à jouer les sauveurs. Mais tu sais quoi ? Ça ne suffit pas, Pete.

Il ne répondit pas. Ses lèvres tremblaient légèrement et il serra les mâchoires pour les empêcher de se briser. Il voulait parler, dire quelque chose, mais il n'arrivait pas à trouver les mots. Tout ce qu'il sentait, c'était ce poids grandissant dans sa poitrine, cette sensation d'échec. Il baissa les yeux, détournant le regard pour cacher les larmes qui menaçaient de couler. Il ne voulait pas qu'elle le voie comme ça, brisé. Charlie, elle, continuait. Elle arpentait la chambre, attrapant des vêtements, des objets, tout en crachant son venin.

- C'est bien joli, tout ça, mais la réalité c'est que tu es coincé, Pete. Tu as eu trente ans et tu es toujours là, à piloter des avions comme si c'était tout ce qui comptait. Tu ne penses jamais à l'avenir, pas vrai ? À ce que ça pourrait être.

Elle jeta une paire de chaussures dans la valise avec une force exagérée, comme pour souligner son mépris. Pete l'écoutait sans broncher, mais chaque mot était un coup porté à son cœur. Ses mains tremblaient, et il sentit une larme couler le long de sa joue. Il l'essuya rapidement, presque honteux, mais elle avait déjà remarqué. Elle s'arrêta un instant, le fixant du regard, les bras croisés.

- Oh, tu pleures maintenant ? Vraiment ?

Elle secoua la tête, son ton venimeux.

- Tu es pathétique, Pete. Je pensais que tu étais fort, que tu pouvais encaisser, mais regarde-toi. Tu te tiens là, à ne rien dire, à tout accepter. Et pour quoi ? Pour quoi, au juste ?

Il ouvrit enfin la bouche, la gorge serrée.

- Charlie, je… je suis désolé. Je ne savais pas que tu te sentais comme ça.

Elle éclata de rire, un rire amer et sans joie.

- Désolé ?

Elle répéta le mot comme s'il n'avait aucun sens.

- Bien sûr que tu es désolé. Tu es toujours désolé quand il est trop tard. Tu ne comprends même pas ce que je veux, Pete. Tu ne m'as jamais vraiment comprise.

Pete baissa la tête, incapable de répondre. Ses épaules s'affaissèrent sous le poids de ses paroles et il la laissa continuer, impuissant. Jamais leur différence d'âge n'avait été aussi marquée… Le pire c'était qu'il savait qu'elle avait raison, du moins en partie. Il n'avait jamais été ce qu'elle voulait vraiment, mais il n'avait jamais voulu la blesser, et maintenant, il voyait à quel point il l'avait déçue. Charlie se rapprocha, le fixant droit dans les yeux.

- Tu sais ce que j'avais imaginé pour mes 35 ans ? Être mariée à quelqu'un qui aurait un avenir, une carrière, une ambition. Mais toi… toi, tu n'es qu'un pilote. Tu te vois vraiment passer ta vie à tourner en rond dans le ciel sans rien accomplir de plus ?

Il la regarda, silencieux, ses yeux humides cherchant désespérément une réponse. Il n'avait jamais pensé à sa vie en ces termes. Voler avait toujours été sa passion, ce qui le définissait. Il aimait l'adrénaline, l'instant où il quittait le sol, la sensation de liberté. Mais maintenant, sous son regard, tout cela semblait insignifiant, petit. Charlie le contourna, continuant à jeter ses affaires dans la valise, ses gestes de plus en plus brusques.

- Tu sais quoi, Pete ? J'aurais dû partir il y a longtemps. J'aurais dû comprendre que tu n'étais pas fait pour être autre chose qu'un soldat perdu dans son propre monde.

Les mots frappaient Pete comme des coups de poignard, mais il encaissait, comme il l'avait toujours fait. Il ne savait pas comment riposter, et il ne voulait pas aggraver la situation. Tout ce qu'il voulait, c'était qu'elle arrête, qu'elle cesse de l'humilier ainsi, mais elle n'en avait pas fini.

- Regarde-toi, reprit-elle. Regarde où tu en es. Aucun projet, aucune ambition. Comment tu pensais que j'allais continuer à supporter ça ? Je mérite mieux, Pete. Je mérite un homme qui a de l'ambition, qui veut devenir quelque chose. Pas juste un homme qui vit pour voler, sans jamais penser à ce qui vient après.

Ses mots, acides, se gravèrent dans son cœur. Pete ferma les yeux, une nouvelle larme glissant silencieusement sur sa joue. Il n'avait jamais voulu la blesser, mais il sentait que, malgré tout ce qu'il avait fait, il l'avait perdue. Complètement. Charlie referma sa valise avec un claquement sec, jetant un dernier regard sur lui.

- Au final, tu sais quoi, Pete ? Je pensais que tu serais quelqu'un de spécial. Mais finalement, tu es juste… ordinaire.

Elle attrapa la poignée de la valise et se dirigea vers la porte, le laissant là, brisé, le cœur lourd, incapable de bouger, incapable de parler. Il resta planté là, écoutant la porte se refermer avec un bruit sourd, ses larmes continuant de couler en silence, sans que personne ne soit là pour les voir. Dans cette chambre vide, Pete se retrouva seul, écrasé par le poids de tout ce qu'il avait perdu.

OooooO

Tom Kazansky dormait profondément dans le calme de sa maison, le ronronnement doux de l'océan en arrière-plan. Sa fiancée était en déplacement pour un reportage et il avait quelques jours de permissions avant de regagner son bateau. La nuit était épaisse, sombre, ponctuée seulement par le murmure lointain des vagues qui venaient lécher la côte. Soudain, des coups sourds résonnèrent contre la porte, le réveillant en sursaut. Il ouvrit les yeux, désorienté. Qui pouvait bien frapper à une heure pareille ? Il jeta un coup d'œil rapide à l'horloge sur sa table de chevet. Trois heures du matin. Se levant, Iceman enfilait un T-shirt et descendit les escaliers, son esprit encore embrouillé par le sommeil. Il y avait une urgence dans ces coups, une insistance qui ne pouvait être ignorée. Arrivé en bas, il déverrouilla la porte, s'attendant à tout sauf à ce qu'il découvrit.

Maverick était là, debout sur son palier, les yeux rouges et gonflés, son visage marqué par les larmes. Il avait l'air complètement brisé, une version méconnaissable de l'homme fort et sûr de lui qu'Iceman connaissait si bien, mais avant que Tom ne puisse dire quoi que ce soit, Pete fit un pas en arrière, hésitant, comme s'il regrettait d'être venu.

- Pete ? Appela Tom, sa voix rauque d'inquiétude. Qu'est-ce qui se passe ?

Maverick secoua la tête, incapable de trouver les mots. Il recula encore d'un pas, prêt à disparaître dans l'obscurité de la nuit, mais Iceman, vif et alerte, le retint par le bras avant qu'il ne s'éloigne complètement.

- Hé, hé, attends. Ne pars pas comme ça. Ne prends pas ta moto dans cet état, viens.

Pete baissa les yeux, ses épaules tremblantes sous l'effet des sanglots qu'il tentait de retenir. Il se sentait humilié, perdu, mais Iceman, sentant la gravité de la situation, le tira doucement à l'intérieur, fermant la porte derrière eux.

- Viens, assieds-toi, dit Tom d'un ton ferme mais compréhensif.

Il guida Pete vers le canapé du salon, l'encourageant à s'installer. Pete se laissa tomber lourdement, son regard fixé sur le sol, incapable de soutenir celui de son ami. Iceman s'assit à côté de lui, sans rien dire, laissant le silence s'installer un moment. Il savait que Pete avait besoin de temps pour s'ouvrir, pour articuler ce qui semblait le dévorer de l'intérieur. Finalement, après plusieurs longues minutes, Pete parla, sa voix brisée et tremblante.

- Elle m'a quitté, Tom. Charlie… elle est partie.

Iceman fronça les sourcils, se penchant légèrement en avant.

- Quoi ? Qu'est-ce qui s'est passé ?

Pete avala difficilement, ses mains se tordant nerveusement dans son giron.

- Elle a dit que… que je n'étais qu'un pilote. Un mec sans ambition. Elle voulait autre chose, quelqu'un de plus…

Sa voix se cassa à ce moment-là, une nouvelle vague de larmes menaçant de déborder. Iceman resta silencieux, digérant ce que Maverick venait de dire. Il n'avait jamais vu son ami ainsi et aussi vulnérable. Pete était toujours celui qui dégageait cette assurance, cette envie de voler et de tout affronter avec un sourire bravache, mais ce soir, tout semblait s'être effondré pour lui, confirmant la mauvaise impression que cette femme lui faisait depuis le début.

- Elle voulait quoi ? Demanda Iceman doucement, bien qu'il devinât déjà la réponse.

Pete haussa les épaules, un sourire amer se formant sur ses lèvres.

- Elle voulait… un amiral. Quelqu'un qui monte les échelons, quelqu'un de plus grand que ça. Mais moi, je veux juste voler. C'est tout ce que j'ai toujours voulu. Et ça ne lui suffit plus. Elle m'a dit que j'étais pathétique.

Il renifla, se passant une main sur le visage pour essuyer les dernières traces de ses larmes. Iceman soupira, cherchant les bons mots. Il connaissait cette dynamique, cette tension entre l'ambition personnelle et les attentes des autres. Il n'avait jamais douté de l'amour de Pete pour l'aviation, mais il comprenait aussi que Charlie avait peut-être espéré plus, un avenir différent. Il n'était pas fait pour être ensemble.

- Écoute, Pete, commença Tom, choisissant ses mots avec soin. Tu n'as pas à t'excuser d'être qui tu es. Tu es un pilote exceptionnel. C'est ta passion, c'est ce qui te définit. Et il n'y a rien de mal à ça. Mais parfois… parfois les gens ont des attentes qui ne correspondent pas à la réalité. Ça ne veut pas dire que tu es moins que ce qu'elle espérait. Ça veut juste dire qu'elle voulait autre chose.

Pete hocha la tête, sans répondre, son regard toujours fixé sur ses mains. Le poids des paroles de Charlie l'écrasait encore, mais les mots d'Iceman trouvaient leur chemin dans son esprit, comme un baume sur ses plaies ouvertes. Tom continua, sa voix plus douce.

- Tu ne peux pas changer ce que tu es, et tu ne devrais pas avoir à le faire. Tu as passé ta vie à être le meilleur dans ce que tu fais, à repousser tes limites. Charlie le savait quand elle est tombée amoureuse de toi. Mais parfois… les chemins se séparent. Ça ne fait pas de toi quelqu'un de pathétique. Ça fait juste de toi… toi.

Pete releva enfin les yeux, croisant le regard calme et sûr de son ami. Il y avait une telle sincérité dans les mots d'Iceman, une compréhension profonde de ce qu'il ressentait. Pete sentait ses épaules se relâcher légèrement, une partie de la tension s'évanouissant dans cette assurance tranquille.

- Je ne sais pas quoi faire maintenant, avoua-t-il, sa voix à peine audible.

Iceman sourit doucement.

- Tu n'as pas besoin de savoir tout de suite. Pour l'instant, repose-toi. Le reste, tu l'affronteras demain.

Sans un mot de plus, Tom se leva et ramena une couverture, la déposant sur Pete. Le silence retomba dans la pièce, mais cette fois, il était plus apaisant, moins oppressant. Pete s'allongea lentement sur le canapé, la fatigue l'emportant finalement. Tom le regarda un instant, puis s'assit dans un fauteuil proche, veillant sur lui. Dans cette maison calme, loin du chaos des airs et des attentes des autres, Pete s'endormit en silence, ses larmes séchant doucement, tandis qu'Iceman veillait, fidèle et silencieux, prêt à l'aider à reconstruire ce qui venait de se briser.