Huit jours après la reddition de la république, base lunaire

Benjamin fait les dernières vérifications.

- Tout est bon pour moi au niveau du moteur !

- De mon côté, la liaison énergétique est stable, répond Arjuna.

- Parfait, dit avec joie Anita. Mira, prenez les commandes.

- Je m'en occupe répond la femme israélienne. Ici la pilote Davidson du vaisseau UFT classe Serenity. Demande autorisation pour commencer les essais.

- Autorisation accordée. Bonne chance.

La pilote et son copilote activent les moteurs. Le vaisseau s'élève et s'envole.

- Pour le moment, aucun souci détecté, commente Mira.

- Parfait, faites-nous rejoindre l'UFT Venator Enterprise, lui énonce Anita.

Elle s'acquitte de la tâche. Elle observe le Venator entièrement remit à neuf par les ingénieurs et ouvriers. Il a perdu son coloris rouge républicain pour laisser place au symbole de l'ONU.

- Ici l'ingénieure Anita Batista Coelho du premier Serenity. Vous me recevez, Grand amiral Hood ?

- Je vous reçois parfaitement. Le vaisseau est prêt pour le test.

- Très bien. Mira lançait les calculs de saut. Destination, Alpha Centuri C.

- Calculs lancés. Saut dans 3…2…1…Lancé !

Les deux vaisseaux s'étirent avant de disparaître. A l'intérieur du Serenity, les trois ingénieurs et les deux pilotes font l'expérience du premier saut hyperespace. Ils en restent sans voix. Ils se reprennent et analysent les différents composants et ne décèlent aucune anomalie et ce durant tout le trajet. La même chose se produit à leur arrivée à destination et lors du retour. Une fois les essais terminés, le vaisseau se pose sur la base lunaire. Les trois ingénieurs ne cachent pas leur enthousiasme devant le succès des essais.

- On a réussi ! Notre premier vaisseau qui effectue un aller-retour dans l'hyperespace avec succès ! s'exclame de joie Anita.

- Oui. La centrale à fusion a parfaitement tenu le choc. On va devoir féliciter les ingénieurs français qui ont travaillé comme des fous pour rendre cela possible.

- N'oublie pas que mon moteur est encore plus performant que celui posé sur le drone, arrange McEwan avec fierté.

- C'est sûr. Les tests faits par le transmutateur de matière ont permis d'ajouter du carburant avec des déchets provenant des occupants. Mon père n'en croira pas ses yeux quand je lui montrerai le résultat.

- Je pense que vous pouvez être tous fier de ce que vous venez d'accomplir, énonce une projection holographique du grand amiral Hood. Avec ceci, nous allons pouvoir commencer à créer une flotte selon notre propre vision des choses. Avez-vous déjà pensé à un navire de combat ?

- Oui. Nous avons commencé à l'esquisser. Nous avons également prévu de nombreuses variantes du Serenity.

- C'est parfait. Maintenant plus qu'à avoir un spatioport digne de ce nom.

Station d'observation UFT classe Forteresse Edinburgh

Le commandant Schrade observe l'agitation dans ce qui se trouvait être l'ancien vaisseau Lucrehulk renommé pour l'occasion. Le navire est maintenant un vaisseau d'observation et de localisation pour la terre.

- Tout ce passe comme vous voulez ? demande le commandant au chef des techniciens.

- Oui. Tous les systèmes ont pu être mis en place. Maintenant, il ne reste plus qu'à ajouter ce qu'il faut pour faire de ce vaisseau une classe différente de celui d'origine.

- N'allons pas vite en besogne. Pour le moment, tant que nous n'avons pas de spatioport, ce navire ne subira aucunes modifications structurelles.

- J'en conçois. Mais nous avons déjà planifié les changements et améliorations à apporter.

- Tant mieux. Le radar spatial est fonctionnel ?

- Oui mon commandant, s'exprime l'opérateur de ce dernier. Il peut maintenant détecter tout navire entrant sur une distance de 150 années lumières.

- Voilà qui est prometteur. Prévenez-moi quand la flotte républicaine devant récupérer les leurs s'affichera.

Alors qu'il finit sa phrase, le radar s'active.

- Mon commandant, le radar ne détecte pas moins d'une douzaine de navires. Leur signature est attestée comme celle de la république.

- Très bien. Je vais prévenir le conseil qu'ils seront là d'ici peu de temps. Continuez votre travail.

Quelque part sur terre.

Une patrouille de B1 se déplace machinalement autour des restes d'un village détruit depuis bien longtemps.

- Euh, vous savez pourquoi on patrouille ici ? demande l'un des droïdes.

- On a reçu l'ordre de patrouiller ici. On obéit simplement, lui répond son chef.

- Reçu, reçu !

Ils continuent jusqu'à arriver devant un TR-TT de l'armée de la république. Il semble être abandonné. Les droïdes se mettent en position de combat, observant les alentours.

- Il n'y a rien, chef. Pourquoi ces clones ont-ils laissé un de leur véhicule ici ?

- Bah, on s'en moque, dit le chef en s'approchant du véhicule. J'ai toujours voulu monter dans ce véhicule. Alors j'ai l'air d'être encore mieux qu'un simple chef.

Les autres B1 ne savent pas quoi répondre. Soudain, le TR-TT se met à bouger tout seul. Le meneur droïde se met à faire du rodéo avec ce dernier et il finit par être éjecté.

- Vous allez bien chef ?

- J'ai l'air d'aller bien bandes d'idiots ? Détruisez-moi ce véhicule.

- Euh…C'est qu'il s'est déjà carapaté.

- Alors poursuivez-le !

Les B1 obéissent et pourchassent le véhicule jusqu'à le coincer.

- On le tient chef !

- Parfait. On va te démolir, saleté de machine.

La machine se braque et deux autres canons blaster à répétition se déploient des côtés du siège.

- C'est nouveau ça, non ? questionne un B1.

- On reste plus nombreux et…

La phrase du chef B1 se perd quand deux autres TR-TT s'avancent sur eux avec le même armement. Voyant que leur destruction est inéluctable, l'un des B1 s'exprime de dépit.

- C'était pas ma journée.

Puis les TR-TT ouvrent le feu, détruisant en un rien de temps la patrouille. Un peu plus loin, un autre groupe de B1 patrouille.

- Vous n'avez pas entendu du bruit ?

- Recalibre tes récepteurs auditifs, lui dit son chef. Il n'y a rien.

- Reçu, reçu.

Puis ce même B1 a quelque chose qui lui tombe sur la tête.

- Aouch ! Quel est celui qui m'a fait cette mauvaise plaisanterie ?

- Mais on ne t'a rien lancé, réplique un de ses camarades.

- Attends, c'est ça que tu as reçu, dit l'un d'eux en ramassant ledit objet.

- Un instant, ce n'est pas une grenade ionique ?

Les B1 se regardent un brin désorientés.

- Oh non…dit l'un d'eux avec dépit.

Puis la grenade s'active électrocutant tous les droïdes. Autre part, deux CAB sont immobiles, scrutant l'horizon sans trop savoir pourquoi ils doivent être présents ici. Les droïdes les pilotant s'ennuient. Ils obéissent à l'ordre d'observer les alentours. Soudain, un des tanks subit une attaque, le neutralisant sur le champ. Les droïdes à bord du second cherche l'origine du tir, mais ne le trouve pas jusqu'à se faire également détruire par un second tir.

Un silence se forme, brisé par le déplacement des trois TR-TT se déplaçant sans pilote. Ils se dirigent vers une zone à un kilomètre de là.

Un campement s'y trouve. Plusieurs clones de la 234ième sont présents avec des soldats français. Les clones portent un casque de réalité, de même qu'une manette leur permettant de contrôler les fameux TR-TT. Une fois arrêtés, ils retirent leur casque

- Alors ? demande le commandant Taynch.

- C'est assez étrange au début, admet un clone. Mais on a rapidement pris la main.

- Le plus dur a été de changer de vue avec celui du drone pour avoir une meilleure visibilité, dit un autre clone.

- Néanmoins, on a réussi à détruire cette patrouille sans qu'aucun de nos frères ne puisse être tué.

- Le test est donc concluant ?

- On ne peut mieux, commandant, s'exprime le clone pilotant le drone. Avec ce dernier, j'ai pu observer le mouvement de chaque patrouille sans que ces derniers ne le remarquent. Cela a permis une nette coordination. Leur intelligence limitée a également été bien utile.

- Très bien. Et toi, Alpha ? Qu'a donné l'utilisation du fusil anti-matériel ?

- Une efficacité redoutable, dit simplement l'Arc trooper. J'ai détruit en un rien de temps deux CAB sans me faire remarquer. Le seul problème est le nombre de chargeur à porter.

- Ce n'est pas un souci souligne un opérateur français. Deux chargeurs suffisent car le rôle de ce fusil est de détruire des cibles blindés à longue distance. Ou alors de pouvoir détruire plusieurs droïdes en un tir. Il sert de soutien.

- Je vois. Les essais semblent concluants, admet Taynch. Avec cet ajout, nous allons pouvoir mieux gérer l'armée droïde et éviter la mort de nombreux camarades.

- Reste à faire accepter tout ça à la hiérarchie, dit Alpha. Je doute fortement qu'ils voudront de l'armement des terriens. Ils diront juste que le matériel dont nous disposons est plus efficace que celui d'un monde primitif.

- Qu'à cela ne tienne. Si seule notre légion l'utilise, qu'il en soit ainsi. Je préfère leur tactique à celle que nous utilisons depuis le début. Les généraux Amari et Illi sont d'accord avec ce point de vue.

- Nous sommes du même avis, commandant. Cet essai l'a prouvé.

Le commandant Taynch reçoit un appel de la générale Amari.

- Commandant Taynch, comment se passent les essais ?

- Ils sont une réussite générale. Il faudra un moment pour que toute la légion l'accepte, mais cela nous rendra plus efficace sur le terrain. Pour conclure, cela gardera en vie nos camarades plus longtemps. Pensez-vous que la hiérarchie accepte ?

- Hm…J'en doute. Aucune entreprise n'acceptera des idées provenant de la Terre. Ils les trouveront toutes arriérées et primitives.

- Même si nous montrons des résultats concrets ?

- Même avec des résultats concrets, répond avec dépit la Fosh. Cela dit, Illi et moi vous autorisons à utiliser les méthodes et tactiques de la terre. Nous avons pu constater de nous-même leur efficacité.

- Merci de votre soutien générale.

- Prenez contact avec le reste de la légion et débattez entre vous. Le plus important est l'avis de vos frères. Je dois vous laisser. Le général Illi va se confronter à la capitaine Zhuravel dans un duel.

- Bonne chance pour lui.

- Je le lui ferai part, répond Amari en coupant la liaison.

Elle se concentre sur ce qui se passe devant elle. Elle se trouve dans le dojo du camp des Paladins. En face, Frontairth fait face à la capitaine Zhuravel. Les deux portent des kimonos et tiennent un sabre en bois.

- Les règles de ce duel sont simples : est déclaré vainqueur celui qui fait sortir son adversaire de la zone ou le fait abandonner. Duellistes, combattez ! crie Teruru.

Les deux combattants se mettent en position et s'observent avant de lancer une quelconque attaque. Puis le duel commence réellement. Le trandoshan utilise un mélange des styles Makashi et Djem So. Or, cela ne perturbe pas son adversaire qui pare chaque attaque avec aisance et contre-attaque sur le champ. Ces dernières se faisant contrées par Frontairth. La capitaine use de son talent d'ambidextre pour désarçonner son adversaire. Mais le maître jedi parvient à lui faire lâcher son sabre.

- Je pense que la victoire me revient, capitaine.

- Non. Je ne pense pas, maître Illi.

Rosalie, plonge sous le bras du trandoshan. Elle fait le poirier, attrape le bras avec ses jambes. Elle appuie et force son adversaire à aller vers l'avant. Frontairth lutte mais finit par se faire renverser sur le dos. Elle accentue sa prise pour le faire lâcher son sabre. Il tient bon, mais finit par lâcher son arme. Il veut user de la force pour le récupérer, mais Rosalie est plus rapide et passe le tranchant de la lame sur le cou de son adversaire.

- Je pense que la victoire me revient, maître Illi, dit-elle souriante.

- J'abandonne, dit simplement Frontairth.

Rosalie prend une profonde respiration. Elle est totalement épuisée par son duel comparé à son adversaire. Elle aide Frontairth à se relever. Ils se serrent la main.

- Vous êtes une adversaire redoutable, capitaine Zhuravel. Guère étonnant que vous ayez pu tenir tête à Plo Koon.

- Vous n'avez pas utilisé la force sauf pour récupérer votre arme.

- Et vous n'utilisez pas votre équipement. Ne vous rabaissez pas. Vous avez un réel talent.

- Je vous remercie de ces remarques.

Amari les rejoint.

- Par contre, j'ai été surpris par votre prise. Argh, j'ai encore mal au bras, gémit-il en faisant tourner son articulation.

- Oui, je n'avais jamais vu un tel mouvement.

- Cela provient d'un des différents arts martiaux que j'ai appris.

- Votre monde regorge vraiment de surprises. Si vous étiez une sensible à la force, vous seriez redoutable, peut-être encore plus que ne l'est maître Windu.

- Tu ne t'avances pas un peu trop, lui demande Amari.

- Je ne fais que dire ma franchise devant le talent de mon adversaire.

Les trois rigolent puis le sol trembla violemment.

- Ah, il semblerait qu'un autre duel se soit terminé, dit Rosalie amusée. Allons voir.

Ils arrivent et voient le clone Wrecker être au sol encore sur le coup de la prise de son adversaire qui n'est autre que Kayumi Shin. Cette dernière sourit d'amusement.

- J'ai encore gagné mon gros.

- Rah ! rugit d'agacement Wrecker. On recommence !

- Arrête Wrecker, lui conseille son sergent.

- Attends Hunter, je peux la battre !

- Je pense que tu te retrouveras une nouvelle fois au tapis. Ce n'est pas un adversaire que tu peux battre uniquement par la force, lui explique Tech.

- Moi, cela ne me dérange pas qu'il se mange le sol pour la centième fois, répond avec cynisme Crosshair.

Finalement Wrecker ne demande pas un deuxième round. Il se relève encore endolori par le mouvement de son adversaire.

- Elle est vraiment forte, admet Hunter. Elle sera redoutable sur le terrain.

- Oui, on peut le confirmer, lui dit Rosalie. Elle est une super soldat. C'est son rôle d'être des plus efficaces sur le terrain.

- J'ai une question justement. J'ai entendu plusieurs d'entre vous vous surnommez Space Marine. Que signifie cette appellation ?

- C'est un terme générique pour appeler un marine dans une armée de l'espace dans une de nos histoires de sciences fictions. Mais ici, on se réfère à un univers en particulier. Si votre ami n'arrive pas à battre Shin, alors il se fera littéralement démembré par ce type de Space Marine.

- Peuh, je suis sûr que je pourrais le battre sur le champ de bataille ! réplique Wrecker avec force.

Le résultat est un bref rire de tous les terriens.

- Je pense que vous sous-estimez les individus auxquels nous faisons allusion. Sisu !

- Oui capitaine Zhuravel ? demande le drone en arrivant.

- Projette l'image d'un Space Marine.

L'IA obéit avec plaisir. L'image projetée impressionne l'équipe clone. Devant eux se trouve un mastodonte dépassant aisément les deux mètres, portant une armure encore plus solide que l'exo-armure titan et maniant une arme qu'un humain normal ne pourrait pas utiliser.

- Membre de la Bad Batch, voici un Space Marine de l'univers Warhammer 40000. Impressionnant n'est-ce pas ?

- Euh, oui, on peut le dire, admet Hunter.

- Et encore, vous voyez l'ancienne version ou premier né comme on nomme. Voici son évolution.

Une deuxième image s'affiche pour révéler un autre Space Marine, mais plus imposant d'une tête avec une armure différente et une arme encore plus grosse. Même Wrecker semble devenir silencieux en voyant pareil soldat.

- Ils sont si puissants que ça dans cet univers ? questionne Tech.

- Le plus simple est de lire comment ils sont créés, dit Sisu en leur envoyant les informations.

- Ah oui, s'exprime Tech après avoir lu les informations. Cela ne rigole pas dans cet univers. Wrecker, tu te ferais réellement démolir par l'un d'eux. Leur génétique est tellement poussée qu'elle nous fait passer pour de simples essais.

- Ouais, mais par contre J'ADORE leur armure !

- Ils ont encore mieux.

L'image d'une armure tactique dreadnought terminator s'affiche. Wrecker siffle et aimerait avoir une telle armure. Il pourrait massacrer l'armée droïde à lui tout seul. Rosalie reçoit un appel la prévenant de l'arrivée de la flotte républicaine récupérant ses troupes. Elle prévient le groupe et se prépare.

Hôpital Presbyterian, New York.

Anakin et Ashoka, accompagnés par le docteur Stanley, se trouvent dans une grande salle.

- J'ai appris que la flotte devant vous récupérer arrivera d'ici peu de temps. J'aimerais faire passer un dernier test à Ashoka.

- Etes-vous sur ? Pourtant, l'état d'Ashoka s'est amélioré

- Oui et je ne peux que la féliciter de ses efforts. Mais j'estime qu'elle doit passer un ultime test. Te sens-tu prête ?

- Oui docteur Stanley.

- Parfait. Mr Skywalker, venez avec moi.

Ils quittent la salle et se retrouvent derrière une baie vitrée.

- Ashoka sait qu'on l'observe ?

- Non. J'aimerais d'ailleurs que vous n'interveniez pas. C'est pour son bien.

Anakin hoche simplement la tête. Ashoka attend. Soudain, elle entend le bruit caractéristique de pas métalliques. Elle se raidit quand apparaît devant elle le général Grievous.

- Bonjour padawan, s'exprime le cyborg de toute sa hauteur. Tu t'es perdu ? Pas de maître Kenobi ou de ton propre maître pour te protéger ? Je vais pouvoir récupérer tes sabres lasers et les ajouter à ma petite collection.

- N'y pense pas, tas de ferrailles, dit-elle en dégainant ses deux sabres.

Le cyborg fait de même. Anakin ne comprend pas et s'inquiète.

- Elle ne risque rien. Ayez confiance.

Les paroles de Stanley rassurent Anakin qui reprend son calme et observe. Les deux se battent. Mais le cyborg la dépasse en technicité et en force, de même qu'en vitesse. Il évite un coup et lui donne un violent coup de pied dans le ventre. Elle est propulsée au loin. Elle perd ses sabres sur le chemin. Elle se relève, la respiration saccadée. Elle utilise la force pour récupérer ses armes. Cependant le cyborg les bloque avec ses pieds.

- Te voilà désarmé et sans défense padawan. Il est temps de mourir.

Ashoka observe avec calme le cyborg arriver et poser ses deux sabres en position ciseau.

- As-tu peur de moi, padawan ?

- Oui j'ai peur de toi. Ou plutôt j'avais peur de toi. Je sais que je ne suis pas à la hauteur de toi. Mais je m'améliorerai et je te surpasserai.

Ashoka attend et le cyborg se retire.

- Il semblerait que l'enfant soldat…commence à dire Grievous avec une voix différente tout en se changeant, ou plutôt dois-je dire la padawan Ashoka Tano a appris de ses erreurs, finit Zeratul.

Ce dernier caresse le crâne de la togruta.

- Il semble que tu as un peu grandi.

- Je ne suis plus une gamine, lui rétorque Ashoka.

- Mais tu n'es pas encore majeure, répond-il par mesquinerie.

Anakin est rassuré. Cependant, il n'en reste pas moins époustouflé.

- Comment a-t-il pu agir comme le ferait le véritable Grievous ?

- Je lui ai demandé d'observer les rares vidéos que nous avons pu obtenir de lui et de la description que vous lui donniez.

- J'admets que le résultat est vraiment remarquable. Même moi je me suis fait avoir. D'ailleurs, je l'imaginais bien plus grand. Mais comment a-t-il pu utiliser de vrais sabres laser ?

- J'ai demandé à maître Plo Koon et maître Kenobi qu'ils me prêtent leur arme le temps de ce dernier test.

- Je suis surpris qu'ils aient accepté. Mais le résultat est très réaliste.

- C'était le but. Allons les rejoindre maintenant.

Une fois fait, Stanley ne peut que sourire devant le courage qu'a eu Ashoka.

- Toutes mes félicitations Ashoka. Tu as réussi à surmonter tes peurs. Il faut du courage pour combattre, mais il en faut plus pour surmonter ses peurs.

- Vos enseignements m'ont grandement aidé, docteur Stanley, avoue Ashoka. Néanmoins, la prestation de Zeratul a été criante de réalisme. J'ai vraiment cru qu'il était présent.

- C'était le but. Tu en sors grandi. Mais fais attention. Garde toujours en tête que tu dois connaître tes limites. Tu auras peut-être des clones sous ton commandement et que tu dois les guider pour qu'ils restent en vie.

- Je le ferai.

Alors qu'ils discutent, Zeratul a de nouveau activé son hologramme mais juste sur un bras. Il l'observe avec attention. Son attitude est remarquée.

- Un problème Zeratul ?

- Je ne sais pas. J'ai bien repris son apparence. Cependant, quelque chose cloche au niveau de sa morphologie. Je ne saurais dire quoi. Général Skywalker, padawan Tano, il se peut qu'il n'ait pas révélé toutes ses capacités. Soyez prudents si vous venez à le rencontrer à nouveau.

- J'en prends note. Je pense même prévenir le conseil de ta réflexion. Il est déjà redoutable comme ça. Alors s'il a un secret qui pourrait le rendre encore plus dangereux, il va nous falloir nous montrer prudent.

Les deux jedis saluent le docteur et rejoignent les autres.

Venator Hope, cabine de la capitaine

Aryaali est à nouveau sur son vaisseau. Elle a passé plusieurs jours sur terre. Ce que son lieutenant n'a pas hésité un instant à lui faire entendre. Elle lui a simplement rétorqué que cela lui a permis d'apprendre à gérer un équipage en l'absence de son capitaine.

Une fois dans ses appartements, elle s'assoit sur le lit. Sans comprendre les raisons, son visage s'empourpre avant de redevenir normal. Elle observe les quelques affaires qu'elle a pu ramener de la terre. La plupart sont des livres parlant de l'aviation de la terre. Il y a également des romans de sciences fictions et d'héroïque fantaisie qu'elle va devoir faire traduire. Cependant, elle a une chose à faire : contacter ses deux sœurs.

A peine ouvre-t-elle sa liaison qu'elle est envahie d'appels innombrables de la benjamine, Gissanja. Aryaali est dépitée par le nombre.

- Ma sœur…Quelle scène va-t-elle me faire quand je vais ouvrir le canal ?

Elle l'ouvre et il ne faut pas longtemps avant que l'image d'une femme s'affiche. Même si l'hologramme est bleuté, Aryaali imagine sa longue chevelure blonde et ses yeux saphir. Elle est tout aussi belle qu'elle, quoiqu'un peu plus longiligne.

- Enfin ! s'exclame sa sœur de joie. Tu es vivante !

- Calme toi Gissanja. Je ne pouvais rien dire de la situation.

- Mais quand même ! J'étais morte d'inquiétude. !

- Allons Gissanja, s'exprime une troisième voix à la fois noble et emplie de compassion, tu sais bien que notre petite sœur ne mourra pas aussi facilement.

Une autre femme est affichée. Tout comme pour Gissanja, Aryaali s'imagine la longue chevelure rouge foncé et les yeux rubis de sa grande sœur Devysal. Comme les deux autres, elle a un corps magnifique. Cependant, elle semble avoir une allure plus mature et sérieuse que ses deux petites sœurs.

- Heureuse de te voir grande sœur.

- Cela l'est également pour moi, Aryaali. Ta mission secrète s'est bien déroulée ?

- Eh bien…Pouvez-vous garder tout cela secret, le temps que cela soit révélé par le chancelier suprême ?

Les deux grandes sœurs semblent troublées par la demande de leur cadette, mais elles acceptent avec un simple hochement de tête. Aryaali leur explique les événements jusqu'à la défaite de leur force. Elle ne peut que constater l'inquiétude de Gissanja empirer.

- Ils ne vous ont pas réduits en esclavage ? Ils ne t'ont pas offert à leur chef ?

- Calme-toi Gissanja je te prie. Non, je ne suis pas une esclave. Les terriens sont bien plus civilisés que nous le pensions.

- Nous t'écoutons, continue ton récit, Aryaali.

Elle explique les termes de la reddition, ce qui rassure Gissanja. Cependant, Devysal l'aînée semble douter qu'il manque une partie du récit de sa petite sœur.

- Est-ce vraiment tout ce qui s'est passé ? questionne l'aînée.

- Oui, répond Aryaali dont les joues rougissent légèrement, se trahissant.

- Vraiment ? dit-elle avec une voix sirupeuse. Alors pourquoi tes joues rougissent ainsi ? Aurais-tu trouvé quelqu'un finalement ?

- Hein ? Aryaali aurait trouver un homme à sa taille ? Qui est-ce ?

Aryaali ne put garder le secret. Sa grande sœur est perspicace. Elle explique ce qu'elle a fait avec l'informaticien Ronan Freeman. Cela attise surtout l'intérêt de Gissanja.

- Ils ont autant de biodiversité que cela sur ce monde ?

- Oui, chaque continent de ce monde a une faune et une flore uniques. D'ailleurs Gissanja, je suis sûr que tu vas adorer l'animal que je vais te montrer.

Aryaali lui montre plusieurs images de différents chats. La benjamine en tombe amoureuse sur le champ.

- Ils sont des plus mignons et adorables !

- Il est vrai qu'ils ont du charme. Sinon, Aryaali, es-tu allée plus loin avec ce Ronan ? As-tu sauté le pas ?

Cette fois, sa tête vire au rouge pivoine, trahissant ce qui a dû se passer. Aryaali s'en souvient très bien. Cela s'est passé hier soir à l'hôtel réservé aux membres de la république.

Ronan et elle reviennent d'une soirée qu'elle a fort appréciée.

- Ce petit séjour vous a plu ?

- Je réponds par l'affirmative. Votre monde regorge de tant de choses. J'ai l'impression de voir la culture de nombreux peuples de la galaxie réunit ici, sur un seul monde.

- Voilà une remarque très positive.

- Oui. J'aurais aimé encore visiter, mais la flotte qui doit récupérer les forces républicaines va bientôt arriver. Je me dois d'être sur le pont de mon vaisseau.

- Dans ce cas, je vous dis à une prochaine fois, lui dit poliment l'homme.

Pourtant, Aryaali lui propose de rester encore un peu. Elle l'invite dans la chambre qu'on lui a réservée. Ronan est un peu désarçonné. Il se demande bien pourquoi elle lui a fait une telle proposition. Puis, il se rappelle un détail.

''Il est vrai qu'elle a un peu plus bu cette fois. Mais elle n'était pas ivre.''

Il est en pleine réflexion quand Aryaali quitte la salle de bain. Le visage de Ronan s'empourpra à la vue du corps magnifique de la femme nue entouré d'un simple peignoir.

- Désolé, je ne voulais pas regarder.

- Oh, mais c'est ma volonté que vous puissiez regarder, Ronan, répond Aryaali avec un voile de passion dans la voix.

Elle s'approche de Ronan et le fait basculer sur le lit.

- La soirée va être plus amusante si je ne suis pas la seule à me dévêtir.

- Vous êtes sérieuse ? s'exclame Ronan.

- Pourquoi ne le serais-je pas ? dit-elle en retirant son peignoir. Sachez que nombre d'hommes me connaissant tueraient pour être à votre place.

Il ne faut pas longtemps à Ronan pour réfléchir.

- Je pense que je le regretterais toute ma vie si je ne le fais pas, dit-il en se déshabillant.

- Voilà des paroles honnêtes. Amusons-nous ensemble.

La soirée fut longue, exténuante et remplit de pur plaisir entre les deux individus. Le lendemain, le réveil pour Ronan est dur. Il est épuisé.

''Je me demande si tout cela n'était pas le fruit de mon imagination.''

Il observe autour de lui, se trouvant bien dans la chambre d'hôtel de la capitaine. Il tourne la tête pour voir Aryaali dormir encore, les cheveux en bataille, le corps nu.

''Non, ce n'était pas le fruit d'un quelconque fantasme. Seulement, il est préférable de la réveiller.''

Il la réveille avec douceur et gentillesse. Elle émerge encore plus difficilement que lui. Une fois son esprit totalement éveillé, elle prend conscience des événements de la nuit. Son visage s'empourpre comme une pivoine. Elle s'excuse ensuite auprès de Ronan pour les événements.

- Ne vous excusez pas. J'ai passé une agréable nuit, capitaine. Je ne m'attendais pas à ce que vous soyez une telle tigresse au lit. Cela dénote de votre comportement habituel.

- Je…L'alcool semble m'avoir un peu débridé. J'ai honte d'avoir agi ainsi. Ronan, je vous prie de ne rien dévoiler sur ce qui s'est passé. Cela pourrait me nuire à moi autant qu'à ma famille.

- N'ayez aucune crainte, capitaine. Ma langue restera muette. Cela restera notre petit secret. D'ailleurs ne craignez pas de tomber enceinte. J'ai mis la protection.

- Je…merci de votre prévoyance Ronan. Maintenant je dois me changer et interdiction d'observer !

- Loin de là, l'idée de me prendre un de vos poings en pleine figure.

Aryaali sourit et va dans la salle de bain. Ronan lui, reste couché au lit, comprenant l'immense chance qu'il a eu. Une fois tous les deux changés, Ronan salue pour de bon la capitaine qui rejoint la navette qui la ramène à son navire.

Le silence et la gêne qu'elle montre sont autant d'indices qui indiquent qu'elle l'a fait.

- Vraiment petite sœur, tu m'épates ! s'exprime Gissanja. Qu'a ce terrien par rapport à tous les prétendants que nos parents nous ont montrés ?

- Je pense et ce n'est que mon hypothèse, dit Devysal, mais elle l'a apprécié parce qu'il était honnête avec elle. Il est rare que les individus que l'on rencontre soient honnêtes ou francs.

- Tu as raison grande sœur. Au début, ce n'était qu'une provocation de ces camarades. Puis, j'ai appris à l'apprécier. Je me demande s'il éprouve vraiment quelque chose, mais j'aime ce terrien, dit avec honnêteté Aryaali. Je sais que père et mère n'apprécieront pas, mais ces hommes de grandes familles ne sont que des beaux parleurs.

- A qui le dis-tu, Aryaali, répond Devysal avec lassitude. J'ai eu de la chance de trouver le compagnon que je pouvais aimer, Strez'ien. Sans lui j'avoue que j'aurais bien plus de difficulté à gérer l'entreprise familiale.

- Il nous apprécie également, surenchérit Gissanja. Le fait qu'il soit un Anx ne change rien à l'amour qu'il te porte.

- C'est vrai. D'ailleurs ne dites rien à père et mère, mais d'après certains éléments, je serais enceinte.

Un silence se forme avant que les deux sœurs félicitent leur ainée.

- Argh ! se plaint Gissanja, je vais devoir me trouver un compagnon également.

- Ne te presse pas ma sœur. N'oublie pas que ta passion t'obnubile.

- Grande sœur à raison. Ne te cherche pas un partenaire juste pour en avoir un. Cela viendra tout seul.

- Sinon Aryaali, reprend Devysal avec un ton plus sérieux, une fois que le chancelier aura ratifié cette reddition, j'aimerais pouvoir faire des échanges avec la terre. Je pense que nous pouvons gagner des intérêts avec eux.

- Tu devras voir avec leurs diplomates.

- J'en prends note.

- Dis Aryaali, tu penses qu'ils me laisseront observer la faune et la flore de leur monde ?

- Je pense que oui, du moment que tu n'en enlèves pas, cela ne pose aucun problème.

- Je vois.

- Merci encore de nous avoir contacté, petite sœur. Porte-toi bien.

- Vous également.

Leur communication se clôture. Aryaali met de l'ordre dans ses pensées, prend une grande inspiration avant de retourner à son poste.

Azur finit de préparer ses affaires. Il observe son appartement.

- Je ne risque pas de revenir avant un bon moment.

Puis, son attention se porte sur le terrarium. Dedans se trouve un serpent roi. Azur ouvre le terrarium et s'assure que le serpent est coopératif avant de le prendre. Le serpent se laisse faire.

- Tu vas me manquer Clovis. Mais je sais, que ce soit ma sœur ou ma mère, elles prendront soin de toi, dit-il en caressant lentement la mâchoire inférieure du serpent. Je me demande si je vais rencontrer une extraterrestre ayant une apparence de serpent ? J'avoue que cela serait mon rêve.

Le serpent l'écoute sans vraiment y faire attention, appréciant la caresse. Cependant, Azur arrête, connaissant bien le serpent. Il le dépose à nouveau dans son terrarium et vérifie la bonne température de ce dernier. On toque à sa porte. Il ouvre et voit sa sœur et sa mère.

- Tu es prêt pour le départ Azur ?

- Oui, maman. Je ne risque pas de vous contacter souvent.

- Prend le temps. Et ne t'inquiète pas pour ton appartement et ton serpent. Nous allons en prendre soin.

- Je l'espère bien. Et petite sœur, évite de tomber dans les pommes quand tu vas devoir le nourrir.

- J'ai grandi Azur ! rétorque sa sœur.

- Nous verrons bien.

Il embrasse sa mère et sa sœur et part. Dehors, un chauffeur l'attend et le conduit à sa zone d'envoi. Il aurait pu le faire lui-même, mais étant donné son grade, cela amène des changements. Une fois sur place, la navette l'amenant sur l'UFT Venator Enterprise est prête. Plusieurs officiers le saluent. Il leur rend le salut et monte dans la navette. Cette dernière décolle. Il observe le sol s'éloigner à une vitesse dépassant celle de tous les avions de lignes.

- Aurais-tu un coup de blues, Azur ? lui demande Anrakyr.

- Un peu. C'est la première fois que je quitte la terre. Cela fait son effet.

- De même pour moi Azur, lui dit Rosalie.

Anrakyr allait ajouter une phrase, mais les deux lui intimèrent de ne rien dire. Une fois arrivé sur l'Enterprise, Azur est conduit à ses quartiers. Une fois ses affaires déposées, il se rend au poste de commandement.

- Mes respects Maréchal-commandeur Duvall, le salut l'amirale Naima Botros

- Respects rendus amirale Botros. Alors comment se passe les préparatifs ?

- Tout avance sans accros.

- Amirale, s'exprime le sous-officier gérant le radar, la flotte républicaine va arriver.

Sur ces paroles, douze Venator quittent l'hyperespace à la limite de l'attraction de la terre. Un appel est capté.

- Ici l'amiral Manlheap. Je viens au nom du chancelier pour récupérer nos forces.

- Amiral Manlheap, ici l'amirale Naima Botros commandant l'UFT Venator Enterprise. Vous pouvez déployer les navettes de récupération. Nous vous transmettons les lieux où se trouvent les clones.

- Je prends note.

Les douze Venator s'ouvrent et des dizaines de navettes en sortent.

- Cela va prendre du temps, admet l'amirale Botros.

Au loin, un vaisseau s'approche de l'Enterprise.

- Ici Mira Davidson, pilotant l'UFT Serenity. Demande autorisation d'atterrir.

- Pilote Davidson, autorisation accordée.

Azur observe le premier vaisseau terrien s'appareiller. Il rétracte ses ailes et se pose sans problème sur le pont du navire.

- Les diplomates sont-ils tous arrivés ?

- Oui. Ils sont tous dans leur quartier.

- Très bien. J'aimerais faire une réunion une fois que nous serons dans l'hyperespace.

- Je leur transmets. Ah, je pense que votre guide est là.

Le maître arrive sur le pont.

- Salutations maître Illi, répondent les deux officiers.

- Salutation Maréchal-commandeur Duvall, Amirale Botros. Es-tu prêt pour ça, Azur ?

- Je ne peux plus reculer maintenant.

- Il est vrai. J'aimerais vous demander de ne pas prêter attention à ce que je vais faire.

La demande laisse confus les deux officiers. Le trandoshan sort une télécommande et commence à la manipuler. Au loin, un des Venator se met à bouger contre son gré. Tout le pont sait qui se trouve dans ledit Venator.

- Je vois que Freeman vous a offert un petit cadeau.

- Il fallait bien qu'il paie pour son isolement. Comme je l'ai demandé…

- Je ne vois pas à quoi vous faites allusion, général Illi. J'ignore les raisons qui font agir ainsi ce navire, dit simplement Botros.

L'équipage rigole et profite du spectacle. Une fois le plaisir coupable du trandoshan assouvi, tout le monde reprend son travail. Très vite, toutes les forces républicaines, excepté le Venator Hope, une partie de la 234ième et de la maître Amari, sont réunies.

- Nous lançons le compte à rebours. Enclenchement du saut dans l'hyperespace dans 5…4…3…2…1…Lancez !

Tous les vaisseaux plongent dans l'hyperespace. Azur observe pour la première fois de sa vie l'ouverture d'un saut dans l'hyperespace.

''Oui. Je ne peux plus reculer. Je me lance dans l'inconnu. Cela me motive et m'excite. Nous allons montrer à la galaxie de quoi nous somme faits.''