Je ne possède aucun des personnages des différents fandoms.

Recueil de textes tous fandom confondus dans le cadre du Comfy-November 2024. Des moments de réconforts et de fluff pour se remettre du drama du mois précédent ;)

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


Au clair de la Lune (Leverage)

Jour 8 : Trouvé — Averse orageuse — Fruits frais

La nuit était noire comme l'encre, ponctuée par les éclairs qui zébraient le ciel orageux. La pluie battante martelait les rues désertes de Portland, créant un rideau d'eau presque impénétrable. Eliot Spencer, les cheveux plaqués sur le visage par la pluie, avançait d'un pas rapide vers la brasserie, pressé de se mettre à l'abri.

Soudain, un mouvement dans une ruelle attira son attention. Ses instincts de combattant en alerte, Eliot s'approcha prudemment, prêt à se battre si besoin, mais il ne s'entendait pas à trouver ce qu'il trouva : Quinn, son ancien rival devenu allié occasionnel, était appuyé contre un mur, visiblement en difficulté.

- Quinn ? Appela Eliot, surpris.

L'homme leva les yeux, un mélange de soulagement et d'épuisement sur son visage.

- Spencer... Je… Désolé… Je te cherchais, articula ce dernier avec difficulté.

Eliot s'approcha rapidement, constatant l'état pitoyable de Quinn qui tenait à peine sur ses jambes. Des ecchymoses marquaient son visage et il tenait son côté droit en grimaçant, signe probable de côtes fêlées ou cassées.

- Qu'est-ce qui t'est arrivé ? Demanda Eliot tout en passant le bras de Quinn autour de ses épaules pour le soutenir.

- Longue histoire, grimaça le mercenaire. Je… J'avais besoin d'aide... Tu étais le seul à qui je pouvais faire confiance dans ce coin et… je peux repartir, si…

Ces mots touchèrent Eliot plus qu'il ne voulait l'admettre et il raffermit sa prise sur sa taille.

- Non, tu as eu raison, je suis là William...

Sans un mot de plus, il guida Quinn vers la brasserie, le protégeant comme il pouvait de l'averse orageuse qui continuait à s'abattre sur eux.

Une fois à l'intérieur, Eliot le guida à l'étage et poussa la porte de son petit appartement. Il alluma rapidement un feu dans la cheminée avant de se tourner vers Quinn qui grelottait, trempé jusqu'aux os.

- Il faut te sécher, dit Eliot en disparaissant un instant avant de revenir avec des serviettes et des vêtements secs.

Quinn était plus grand que lui, mais leur gabarit était relativement similaire, l'un de ses joggings ferait l'affaire. Avec des gestes doux mais efficaces, il aida Quinn à se débarrasser de ses vêtements mouillés et à s'essuyer. Ce dernier grimaça de douleur lorsqu'Eliot effleura ses côtes.

- Laisse-moi voir ça, murmura Eliot, examinant attentivement les blessures.

Après un examen minutieux, il conclut avec un léger sourire.

- Deux côtes fêlées, mais rien de cassé. Tu as eu de la chance.

Quin ne dit rien, mais hocha la tête. Il avait toujours aussi froid et il laissa Spencer l'asseoir sur une chaise. Eliot s'affaira ensuite à nettoyer et panser les diverses coupures et contusions qui marquaient le corps de Quinn. Ses gestes étaient précis et doux, témoignant d'une expérience certaine dans ce domaine. Quinn observait Eliot en silence, surpris par la gentillesse et l'attention dont faisait preuve l'homme habituellement si dur. Une fois les soins terminés, Eliot aida Quinn à enfiler des vêtements secs avant de l'installer confortablement sur le canapé devant la cheminée.

- Ne bouge pas, ordonna-t-il avant de disparaître dans la cuisine.

Quelques minutes plus tard, il revint avec une assiette de fruits frais coupés.

- Tiens, mange ça. Tu as besoin de sucre, dit-il en tendant l'assiette à Quinn.

Alors que ce dernier grignotait les fruits, Eliot retourna dans la cuisine. Le bruit des casseroles et l'odeur alléchante qui commença à se répandre indiquèrent à Quinn qu'Eliot était en train de cuisiner. Bientôt, Spencer réapparut, portant un plateau avec une omelette fumante et une grande tasse de chocolat chaud, bien conscient que dans son état, il ne pourrait sans doute pas manger trop, mais qu'il lui fallait de quoi à l'aider à reprendre des forces et le chocolat, surtout fait maison, à en croire Parker avait des vertus magiques. Quinn sourit et ne dit rien lorsqu'Eliot ajouta une boite d'analgésique assez forts à côté de la tasse fumante de chocolat.

- Mange et prend deux comprimés, dit Eliot simplement en posant le plateau devant Quinn.

Ce dernier regarda l'assiette, puis Eliot, un sourire fatigué mais reconnaissant aux lèvres.

- Merci, Spencer. Je… Je ne m'attendais pas à... tout ça.

Eliot haussa les épaules, un peu mal à l'aise face à la gratitude de Quinn.

- C'est rien. Tu avais besoin d'aide, non ? … Et que je sache, on n'est pas ennemis, on a eu des employeurs différents, mais paradoxalement, je sais que je peux te faire confiance et toi aussi, c'est bien pour ça que tu es là. Alors, mange avant que ça refroidisse.

Alors que Quinn savourait son repas, Eliot s'installa dans un fauteuil à proximité, gardant un œil vigilant sur son invité inattendu. Le silence qui s'installa entre eux n'était pas inconfortable, mais empreint d'une compréhension mutuelle. Peu à peu, la chaleur du feu, le confort de la nourriture, l'effet des analgésiques et la sensation de sécurité commencèrent à avoir raison de Quinn. Ses paupières devinrent lourdes, et il lutta pour garder les yeux ouverts. Eliot qui remarqua son combat contre le sommeil, se rapprocha, posa le plateau sur la table et l'aida à s'allonger sur le canapé.

- Repose-toi, Quinn, dit-il doucement. Tu es en sécurité ici.

Ces mots semblèrent être tout ce dont Quinn avait besoin. Avec un dernier regard reconnaissant vers Eliot, il ferma les yeux et se laissa glisser dans un sommeil profond et réparateur.

Eliot attrapa les couvertures sur le haut du canapé et le couvrit pour qu'il soit bien au chaud puis, il resta éveillé, montant la garde, ses yeux alternant entre la forme endormie de Quinn et les fenêtres de la brasserie. Dehors, l'orage continuait de gronder, mais à l'intérieur, une atmosphère de paix et de sécurité régnait.