Titre : Adhara Black

Genre : Romance/Famille

Rating : M

Résumé : Alors que Hermione, Harry et Ron s'attendaient enfin à une année paisible à Poudlard, l'arrivée d'une fillette venue du futur bouleverse tout. Elle se trouve être la fille de Hermione et Sirius Black ?! Mais pourquoi a-t-elle été envoyée dans le passé ? Et quel sombre avenir cherche-t-elle à déjouer ?

Couple : Hermione/Sirius

Disclamer : Harry Potter ne m'appartient pas.

Spoiler : Les sept livres

Notes : Bonjour à tout le monde ! Merci beaucoup pour vos reviews ! :D On n'est pas encore à Noël mais pas pour les personnages de ma fic ;) J'espère que vous apprécierez ce petit parfum de fêtes de fin d'année avant l'heure XD Bonne lecture !


Chapitre 5 : Noël et retour à la réalité


Le lendemain matin, le jour de Noël, Sirius et Adhara eurent juste le temps de se préparer et arrivèrent pour midi au Terrier. Hermione n'était pas encore là mais Adhara tomba dans les bras de ses Tontons et Tatas. Ginny avait expliqué la situation à ses parents afin qu'ils ne soient pas surpris de la présence de la petite fille. Cela n'empêcha pas Molly et Arthur d'interroger Sirius sur la situation et Adhara se retrouva dans les bras d'Harry, lui racontant ses derniers jours tandis qu'à quelques mètres de là, Sirius discuter avec les parents Weasley.

«Avec Hermione ? En voilà une surprise», répétait Molly, qui peinait à le croire.

Arthur acquiesça avec un sourire bienveillant, mais l'éclat de surprise ne quittait pas son visage.

« Ginny nous a raconté… disons qu'on a eu du mal à croire qu'un tel événement se soit produit. »

Sirius sourit, compréhensif.

« Je le comprends, Molly. Moi-même, j'ai eu besoin de temps pour m'y faire. Être père, du jour au lendemain, et d'une petite fille si vive… ce n'est pas rien. »

Leur conversation fut interrompue par Remus, qui se tenait près de la fenêtre et avait aperçu une silhouette familière approcher de la maison.

« Hermione est arrivée », annonça-t-il d'une voix calme mais pleine de chaleur.

À peine eut-il prononcé ces mots qu'Adhara se dégagea des bras d'Harry, bondissant vers la porte avec une excitation difficilement contenue.

« Ada, attends ! Mets au moins ton manteau ! » rappela Sirius, rattrapant la fillette qui ne tenait plus en place.

Il l'aida à enfiler son manteau, bien que la petite ne prit même pas le temps de le boutonner correctement, et la suivit dehors, le sourire aux lèvres, amusé par l'impatience qu'elle ne dissimulait même pas.

Adhara courut vers Hermione dès qu'elle l'aperçut, un cri joyeux échappant de ses lèvres. Hermione, touchée par la scène, lui ouvrit grand les bras et, dans une étreinte complice, la souleva pour la faire tournoyer. Elles éclatèrent de rire, et Sirius resta un instant à les contempler, le cœur étrangement serré. Lui aussi était heureux de la revoir.

Hermione leva finalement les yeux vers lui et lui adressa un sourire radieux, un de ceux qui semblaient contenir une tendresse particulière qu'il n'avait vu que rarement.

« Salut, murmura-t-elle, sa voix douce, presque timide malgré l'éclat dans ses yeux.

- Salut, » répondit-il dans un souffle, ne parvenant pas à détacher son regard du sien.

Leurs regards se croisèrent dans un silence complice, interrompu par une petite voix impatiente.

« Pourquoi vous vous faites pas de bisous ? » demanda Adhara avec innocence.

Hermione et Sirius échangèrent un regard amusé, puis rirent, un peu gênés mais attendris par cette remarque spontanée.

Hermione, taquine, répondit avec un sourire : « Sirius est mon professeur, ma chérie. Mais c'est vrai que deux jours sans se voir, c'est long. »

Et, sans cesser de sourire, elle se hissa sur la pointe des pieds et déposa un baiser rapide sur la joue de Sirius avant de s'éloigner avec Adhara dans les bras, un éclat de malice dans les yeux.

« Mais c'est pas un vrai bisou ça ! » protesta Adhara, les lèvres boudeuses, tandis que sa mère riait doucement.

Sirius la regarda s'éloigner, sa joue encore chaude du baiser léger de la jeune femme. Il sentit son cœur s'emballer, et même en s'efforçant de se concentrer sur autre chose, le parfum d'Hermione restait comme imprimé dans sa mémoire.

Hermione fut assaillie par ses amis en arrivant et parvint à peine à enlever sa cape entre les différentes étreintes. Sirius resta en arrière, contemplant la scène avec un sourire. Elle portait une robe rouge élégante, moins audacieuse que celle du bal mais tout aussi ravissante, ses boucles retombant avec grâce sur ses épaules. Elle semblait rayonner, et bien qu'il tenta de se distraire, Sirius n'arrivait pas à détourner son regard d'elle.

Remus, à ses côtés, lui adressa un regard entendu, un sourire en coin. Pris sur le fait, Sirius détourna enfin les yeux regard, tentant de masquer l'attirance évidente qui se dessinait dans son regard.

Heureusement, le brouhaha des conversations et les rires joyeux qui remplissaient le Terrier masquaient son trouble, et Sirius put se perdre quelques instants dans ses pensées sans attirer l'attention. Enfin, c'est ce qu'il croyait… jusqu'à ce que son regard croise les yeux chocolat d'Hermione, qui l'observait, amusée. Elle articula une question silencieuse qu'il n'eut aucun mal à comprendre : « Ça a été ? ».

Un léger clin d'œil lui répondit, lui indiquant que tout s'était bien passé. Elle lui adressa un sourire, un sourire rempli de tendresse et de complicité.

À côté de lui, Adhara ne lâchait pas sa main. La petite fille, si heureuse d'avoir retrouvé sa maman, se mit aussitôt à lui raconter dans les moindres détails les deux jours qu'elle avait passés avec son papa. Installée entre ses deux parents à la table du repas, elle parlait avec une telle animation que Sirius et Hermione ne pouvaient s'empêcher d'échanger des regards amusés à chaque interruption ou anecdote.

Tous au Terrier l'écoutaient d'une oreille, souriant devant l'enthousiasme de la fillette qui, après tout, connaissait chacun d'eux depuis longtemps et semblait totalement chez elle. Molly et Arthur eux-mêmes, touchés par cette proximité, la laissaient volontiers les appeler « Mamie » et « Papi », un surnom qu'ils semblaient chérir.

Lorsque le repas fut terminé, l'excitation monta encore d'un cran avec l'ouverture des cadeaux. Malgré l'annonce tardive de la présence d'Adhara, chacun avait trouvé quelque chose pour elle. Hermione regardait avec attendrissement sa fille déballer ses paquets avec des exclamations de surprise. La petite fille reçut de nombreux livres, une attention qui ne semblait surprendre personne : elle ressemblait bien trop à sa maman. Adhara adorait qu'on lui raconte des histoires, et Hermione savait que ces livres seraient des trésors pour elle.

L'attention d'Adhara fut finalement captée par un kit de balai miniature offert par Ron et George. La petite fille le regardait avec des étoiles dans les yeux, et Hermione jeta un regard amusé, quoique légèrement inquiet, à ses deux amis. Elle imaginait déjà Adhara chevauchant ce balai à toute vitesse à travers le Terrier ! Avant que la petite ne puisse tester son cadeau, cependant, Sirius attira discrètement son attention et lui rappela le dernier cadeau qu'ils avaient préparé pour Hermione.

Hermione était de l'autre côté de la pièce, en grande conversation avec Ron et George, mais Adhara n'eut aucun mal à détourner son attention. Avec un sourire ravi, elle se précipita vers sa maman et grimpa sur ses genoux, une enveloppe dans les mains.

« C'est pas un cadeau du Père Noël, c'est de Papa et moi », dit-elle fièrement, lui tendant l'enveloppe avec un sourire enjoué.

Intriguée, Hermione attrapa l'enveloppe avec délicatesse, levant brièvement les yeux vers Sirius, qui discutait avec Remus un peu plus loin. Son sourire en coin, observé au-dessus de la foule, trahissait qu'il était parfaitement au courant du contenu de l'enveloppe.

Hermione reporta son attention sur le cadeau et ouvrit délicatement l'enveloppe pour en sortir un dessin d'Adhara. Le dessin était touchant, un aperçu de la vision d'Adhara sur leur petite famille. Ils étaient tous les trois représentés, debout dans un décor familier mais légèrement différent, un Poudlard qu'Hermione reconnut être celui du futur.

« Il est très beau, ma chérie, murmura Hermione, le cœur attendri, alors qu'Adhara, impatiente, trépignait d'excitation.

- Regarde derrière, Maman ! » l'encouragea Adhara, le regard pétillant.

Hermione retourna le dessin et trouva quelques mots manuscrits inscrits au dos, ainsi que la date de la veille et la petite signature d'Adhara. Juste à côté, une note en écriture élégante, qu'elle connaissait parfaitement, attira aussitôt son attention :

« Rejoins-moi pour la suite de ton cadeau… S.O.B. »

Cette invitation discrète fit naître un frisson d'excitation chez Hermione. La note était succincte, énigmatique, et sa curiosité ne put qu'être piquée par cette touche de mystère. Levant la tête, elle réalisa que Sirius avait disparu de son champ de vision, et elle capta le regard de Remus, qui lui indiqua discrètement la direction de la porte. Elle réprima un sourire amusé.

« Merci beaucoup, Adhara. C'est un très beau dessin, et un très beau cadeau », dit-elle en déposant un baiser tendre sur le front de sa fille.

Ravie, Adhara lui offrit un grand sourire lumineux. Hermione replaça soigneusement le dessin dans l'enveloppe avant de se lever discrètement.

« Je reviens, » dit-elle en lançant un clin d'œil à Adhara, qui, bien trop absorbée par son mini-balai, hocha la tête avant de retourner à son jeu avec enthousiasme.

Hermione quitta la pièce avec discrétion, se dirigeant vers la porte d'entrée. D'un léger mouvement de baguette, elle attira à elle sa grande écharpe rouge, l'enroula autour de son cou, puis sortit dans le froid vif de décembre, impatiente de découvrir le cadeau que Sirius lui avait préparé.

Sans surprise, il se trouvait là, adossé contre le mur de pierres à l'extérieur, son regard perdu dans le voile blanc de la neige qui tombait depuis la veille sur le Terrier. Lorsqu'il l'entendit approcher, il tourna la tête et esquissa un sourire, mais son expression changea légèrement en la voyant, seulement enveloppée dans son écharpe rouge. Il s'avança et, d'un geste protecteur, fit apparaître sa veste qu'il posa délicatement sur ses épaules.

« Je voulais qu'on ait un peu d'intimité », souffla-t-il, la voix douce.

Hermione sourit, les joues légèrement rosies par le froid et peut-être un peu par la présence de Sirius.

« C'est bien ce que je me suis dit », répondit-elle avec un ton taquin.

Un instant de silence s'installa entre eux, un moment suspendu où leurs regards se croisèrent. Hermione finit par hausser un sourcil, décidément curieuse. Sirius, avec une lueur malicieuse dans les yeux, ouvrit sa veste pour en sortir une enveloppe qu'il tendit à Hermione. Elle la prit en fronçant les sourcils, intriguée. C'était une lettre, écrite d'une main élégante mais qu'elle ne reconnaissait pas. Elle l'ouvrit, son regard parcourant rapidement les lignes.

Le contenu se révéla peu à peu sous ses yeux : c'était une réponse à une demande de Sirius. Un certain Derick Storne, un nom qui éveilla en elle un vague souvenir, répondait en confirmant que Sirius et deux personnes de son choix pourraient bénéficier d'une visite privée du Musée d'histoire de la magie, y compris des sections interdites au public. Ils pourraient choisir la date qui leur conviendrait.

Hermione releva les yeux de la lettre, abasourdie. Elle lut à nouveau les lignes, s'assurant qu'elle avait bien compris. Elle connaissait le Musée d'histoire de la magie, bien sûr, l'ayant visité plusieurs fois, mais jamais elle n'avait osé rêver d'accéder aux salles fermées au public, là où étaient conservés les manuscrits les plus rares et les reliques les plus précieuses du musée.

Elle releva les yeux vers Sirius, un regard d'émerveillement dans les yeux. Il lui souriait toujours, visiblement impatient qu'elle réagisse.

« Le Musée d'his… d'histoire de la magie ? Vraiment ? »

Sirius sembla légèrement inquiet, craignant soudainement qu'elle soit déçue, et il hocha la tête avec un sourire timide.

« Surtout les parties non ouvertes au public. Je sais qu'il y a beaucoup de collections gardées dans les réserves du Musée, et d'après ce que j'ai entendu dire, ça vaut vraiment le détour. Ils ont… »

Avant qu'il ne puisse terminer, Hermione éclata de rire et, dans un élan de spontanéité, se jeta à son cou, faisant tomber sa veste de ses épaules. Surprise, Sirius se retrouva avec Hermione suspendue à lui, son visage illuminé par un sourire rayonnant. Par réflexe, il la serra contre lui, la tenant fermement pour l'empêcher de glisser sur le sol enneigé.

« C'est incroyable, Sirius ! Merci ! Ils ont des exemplaires inédits de l'histoire de Poudlard là-bas, et aussi des ouvrages en runes anciennes qui pourraient même nous aider à comprendre comment Adhara est arrivée ici ! »

Elle s'était détachée de lui et lui parlait avec une excitation palpable, ses yeux pétillants d'enthousiasme.

« Quand est-ce qu'on peut y aller ? »

Sirius la regarda, ému par cette réaction si sincère, et répondit avec un sourire tendre : « Quand tu veux. »

Elle parut plus que satisfaite de sa réponse et se mit à parler avec enthousiasme de tout ce qu'ils verraient peut-être.

Lorsqu'ils rentrèrent enfin, Hermione ne parvint pas à dissimuler son bonheur, un sourire radieux illuminant son visage. Son expression ne passa pas inaperçue, et les questions ne tardèrent pas à fuser autour d'eux. Les autres invités ne furent pas trop surpris de la réaction d'Hermione en apprenant la nature du cadeau.

Le soir venu, elle ne cessait d'en parler. Il avait été décidé qu'elle passerait la nuit au Terrier, dans la chambre de Ginny où un lit avait été ajouté pour Adhara, et que Sirius rentrerait au Square. Comme beaucoup il resta néanmoins pour le dîner. Hermione, assise à ses côtés, l'interrogea avidement sur les détails de la visite. Elle voulait tout savoir : les trésors que contenait la collection privée, les œuvres anciennes qu'elle pourrait voir, les manuscrits en langue runique…

Sirius, amusé par son excitation, ne pouvait s'empêcher de sourire.

« Avant le Nouvel an, je te le promets. Je le recontacte dès demain pour organiser ça. »

Hermione lui offrit un sourire éclatant, son regard débordant de reconnaissance et de joie. Elle aurait bien voulu, dans un contexte plus intime, le prendre dans ses bras pour exprimer sa gratitude, mais elle se contenta d'un éclat de rire spontané qui attira l'attention générale dans le salon. À ses côtés, Adhara poussa un petit cri de joie à son tour, sa voix mêlée à celle de sa mère.

Molly, qui observait le duo depuis un moment, leur lança un regard critique avant de retourner à ses tâches en cuisine. Son expression trahissait une certaine réticence face à cette proximité entre Sirius et Hermione. Elle marmonna quelques mots à Remus, qui l'aidait à préparer le thé.

« Tout de même, bougonna-t-elle en surveillant la théière qui commençait à bouillir. C'est son professeur, et Hermione est encore si jeune… »

Remus sourit avec indulgence et répondit doucement, cherchant à apaiser ses préoccupations.

« Ils ne sont pas ensemble, Molly. Ils font juste de leur mieux pour s'occuper d'Adhara, c'est tout.

- Mais cette petite existe, Remus , insista-t-elle en versant l'eau chaude, son ton légèrement réprobateur. C'est bien la preuve que… »

Remus haussa légèrement les épaules, un éclat amusé dans le regard.

« Lorsqu'Hermione quittera Poudlard, ils seront bien libres de faire ce qu'ils veulent, Molly. Hermione a peut-être l'air jeune, mais elle a traversé suffisamment d'épreuves pour savoir ce qu'elle veut et ce qui est bon pour elle. »

Molly fronça les sourcils, mais elle n'avait rien à redire à cela. Elle savait, au fond d'elle, que Remus avait raison.

Elle soupira, reposant la théière d'un geste las, l'esprit en proie à des réflexions contradictoires.

« Je suppose que j'aurai besoin de temps pour m'habituer », finit-elle par admettre, une pointe de résignation dans la voix.

Remus esquissa un sourire bienveillant.

« Eux aussi, je pense, répondit-il en taquinant légèrement, récupérant la théière et les tasses. Allez, rejoignons-les. »

Lorsqu'ils retournèrent dans le salon, Molly jeta un regard plus attentif sur Sirius. Elle remarqua la lueur joyeuse dans ses yeux, le sourire sincère qui illuminait son visage. Cela faisait longtemps qu'elle ne l'avait pas vu ainsi, riant librement, visiblement apaisé.

Elle observa aussi Hermione, dont l'attention ne cessait de revenir sur sa fille. Il était clair que la jeune femme trouvait autant de réconfort et de joie dans cette relation avec Adhara que Sirius lui-même. Molly dut admettre, malgré ses réticences initiales, que tous deux s'en sortaient très bien. Leur regard, leurs gestes, tout montrait une attention sincère, un amour inconditionnel pour cette petite fille qui, en retour, semblait comblée.

Vint le moment des au revoir, et les choses se compliquèrent pour Sirius et Adhara. La petite, installée dans les bras de Sirius, s'agrippait à lui comme si elle redoutait une séparation trop longue.

« Pourquoi on peut pas tous dormir ensemble ? » demanda-t-elle en fronçant les sourcils, visiblement contrariée.

Hermione répondit d'une voix douce et patiente, tentant d'expliquer pour la troisième fois : « Il n'y a pas de place au Terrier pour que ton papa reste ici cette nuit, et j'aimerais aussi profiter un peu de Ginny. Mais si tu veux, tu peux aller dormir avec lui au Square Grimmaurd. »

Mais Adhara secoua aussitôt la tête, fermement décidée. Elle ne voulait pas quitter sa maman, pas après les jours passés séparées d'elle. Hermione lui caressa tendrement les cheveux pour la rassurer, échangeant un regard avec Sirius.

« Je serai là demain matin, ma puce, promit Sirius, ses yeux remplis de tendresse. Tu ne te rendras même pas compte que je suis parti. »

Malgré ses paroles rassurantes, cela demanda encore quelques négociations avant qu'Adhara accepte de le laisser partir pour la nuit. Finalement, la petite finit par acquiescer, bien que de mauvaise grâce, se blottissant à présent contre Hermione pour compenser l'absence de son père.

Sirius s'éloigna à regret, jetant un dernier regard vers les deux silhouettes enlacées. Le voir partir ainsi, laissant derrière lui Hermione et Adhara, lui semblait étrange. Il réprima ce sentiment d'inconfort et se força à avancer, rejoignant Remus, Tonks, et Teddy qui l'attendaient déjà devant la cheminé.

Comme promis, Sirius était déjà là quand Adhara se réveilla. Assis à la table à manger, il feuilletait des dossiers liés au Magenmagot, un tas de documents qui semblaient particulièrement fastidieux, mais qu'il devait impérativement examiner en tant que Lord Black. Il leva les yeux et un sourire radieux illumina son visage en voyant Adhara descendre l'escalier, tenant la main d'une Hermione encore somnolente.

Adhara, ravie de le voir, lâcha la main de sa mère et se précipita en courant vers lui. Sirius l'attrapa avec habileté et la fit asseoir sur ses genoux.

« Salut, ma princesse. Tu as bien dormi ? » demanda-t-il avec tendresse.

La petite acquiesça d'un hochement de tête, ravie de la voir Sirius jeta un regard vers Hermione, qui s'approchait en souriant avant de s'installer à la table. Leurs regards se croisèrent, et elle sentit un léger frisson agréable au creux de l'estomac. Elle se servit une tasse de thé fumant, espérant que cela l'aiderait à se réveiller complètement.

« Pas assez dormi ? » plaisanta Sirius, devinant qu'elle avait probablement passé une bonne partie de la nuit à discuter avec Ginny.

Hermione soupira avec un sourire sans regret.

« Pas vraiment… mais ça en valait la peine. »

Elle jeta un coup d'œil aux documents devant lui.

« Sur quoi travailles-tu ? »

Sirius se fit un plaisir de lui expliquer les détails de sa position au Magenmagot, racontant avec une aisance naturelle les obligations liées à son titre et la complexité des affaires en cours. Hermione, fascinée par ce qu'il disait, posait de nombreuses questions, très intéressée par le fonctionnement du Magenmagot. Adhara, quant à elle, avait fini de déjeuner et gribouillait des dessins sur un parchemin, appliquée.

Ginny arriva ensuite dans la cuisine, suivie de Bill qui avait passé la nuit chez les Weasley. En voyant Sirius et Hermione discutant avec tant de complicité, elle ne put s'empêcher de sourire et croisa le regard de sa mère. Elle observait la scène depuis un moment, un léger sourire résigné sur le visage.

Une fois le petit-déjeuner terminé, l'idée d'une bataille de boules de neige fut lancée par George et Ron, et Adhara ne put contenir son enthousiasme. Bien évidemment, Hermione et Sirius durent céder aux suppliques de leur petite fille ; il était hors de question de la laisser seule face à George et Ron dans ce qui s'annonçait être une bataille intense. Ils sortirent donc tous, bientôt rejoints par Tonks, tandis que Remus préférait s'occuper du petit Teddy, emmitouflé comme un esquimau dans sa combinaison.

La bataille commença de façon désordonnée, chacun lançant des projectiles en tous sens, jusqu'à ce qu'un semblant de stratégie émerge. Sans surprise, Sirius, Hermione et Adhara formèrent une équipe. Les autres regrettèrent bien vite ce « hasard », lorsqu'un chien de neige géant, animé par la magie, bondit pour déstabiliser leurs fortifications.

Hermione, encouragée par Sirius, tenta de jeter un sort pour invoquer une forme animée dans la neige. Elle se concentra, son esprit allant naturellement vers Adhara, un souvenir heureux qui l'aida à canaliser son énergie magique. Mais, à sa grande surprise, au lieu de la loutre qu'elle connaissait bien, une imposante silhouette féline apparut brièvement devant elle, bien qu'encore floue. Ce changement la troubla et elle perdit sa concentration, ce qui fit disparaître la créature de neige en un souffle.

Sirius lui adressa un sourire rassurant.

« Nous avons vécu beaucoup de choses ces dernières années, murmura-t-il. C'est normal que certaines choses changent. »

Hermione opina, encore un peu déconcertée, mais reprit sa baguette avec une détermination renouvelée. Cette fois, au milieu des rires et des cris de la bataille, une magnifique panthère de neige émergea sous ses yeux ébahis. La créature bondit avec puissance sur le rempart de George et Ron, qui eurent à peine le temps de se protéger avant que l'assaut ne les recouvre de neige.

Sous l'enthousiasme d'Adhara et les encouragements de Sirius, Hermione leur permit de prendre l'avantage. Ils dominèrent bientôt la bataille : Harry et Ginny, épuisés et trempés, finirent par déclarer forfait. Bill et Tonks tentèrent de tenir, mais même leurs efforts combinés ne suffirent pas face à la persévérance de Sirius et Hermione. De leur côté, Ron et George étaient trop occupés à essayer de reconstruire leurs remparts effondrés pour vraiment contre-attaquer.

Remus, posté près de la porte avec le petit Teddy dans les bras, observait la scène avec un sourire amusé.

« On dirait une véritable humiliation », commenta-t-il, déclenchant des rires et quelques grognements.

Distraits, Bill et Tonks abandonnèrent également, laissant Adhara triomphante, qui décida alors de se lancer dans la construction d'un bonhomme de neige derrière le rempart familial. Aidée par Ginny, elles donnèrent bientôt forme à une silhouette de sorcière coiffée d'un chapeau pointu et vêtue d'une longue cape. Avec quelques coups de baguette habiles de Ginny, des boucles en neige vinrent s'ajouter, donnant à la sorcière une apparence étrangement familière.

Molly ouvrit la porte pour les appeler.

« À table ! Venez manger ! »

Adhara s'immobilisa, une étincelle de compréhension dans les yeux, et se précipita aussitôt vers Molly en criant : « J'ai faim ! »

Molly la réceptionna en riant, la serrant contre elle avec tendresse. Adhara, encore pleine d'énergie malgré la bataille, fit un récit enflammé de leurs exploits tandis qu'ils rentraient tous, les joues rougies par le froid mais ravis.

Il fallut un peu de temps et de persuasion pour que tout le monde finisse par se rassembler autour de la table pour le déjeuner.

L'après-midi se déroula ensuite dans une ambiance douillette et paisible. Bien au chaud à l'intérieur, tous prirent plaisir à ralentir le rythme, profitant des moments passés ensemble. George et Ron proposèrent même de tester un prototype de jeu de société que George avait mis au point. Bien que ce dernier en soit le véritable créateur, Ron l'encourageait avec enthousiasme, ajoutant ici et là quelques idées, bien que parfois maladroitement.

Le jeu apporta une distraction bienvenue. Adhara, trop jeune pour suivre toutes les règles, regardait avec fascination, en riant aux éclats lorsqu'une farce ou une explosion contrôlée se produisait sur le plateau. Pour tous, c'était une vraie bouffée d'air frais de voir George reprendre goût à ce qu'il aimait, créant et partageant sa passion. Chacun sentait que même si le chemin vers la guérison était encore long, George était en bonne voie.

Quelques jours plus tard, comme ils l'avaient planifié, Sirius, Hermione et Adhara passèrent la journée au Musée d'histoire de la magie. Sirius les observait avec un sourire tendre, amusé de ne pas savoir laquelle entre Hermione et Adhara semblait la plus émerveillée par les reliques magiques et les artefacts anciens. La petite tenait la main d'Hermione, sautillant joyeusement, et elle lançait sans cesse des regards brillants vers son père, cherchant à partager chaque découverte avec lui.

À cet instant, tout leur quotidien semblait bien loin : ni la rentrée scolaire imminente, ni les responsabilités lourdes qui pesaient sur Sirius et Hermione n'avaient leur place ici. Ce fut une journée idyllique où ils réussirent à oublier tout le reste.

Le Nouvel An, célébré au Terrier, fut tout aussi magique. Les Weasley avaient décoré leur maison avec soin, et les éclats de rire résonnèrent toute la soirée.

Autant dire qu'après ça, le retour à la réalité, marqué par la reprise des cours à Poudlard, fut pour tous une transition difficile.

De retour dans leurs rôles respectifs de professeur et d'élève, tous deux peinaient à retrouver la distance imposée par le contexte scolaire. Sirius, qui s'était habitué à la présence constante d'Hermione, ressentait désormais le vide laissé par ces moments passés ensemble.

Hermione, elle aussi, éprouvait une difficulté croissante à les quitter, regrettant presque de devoir regagner ses appartements chaque soir.

Ils avaient conscience que leur relation n'était plus celle d'un professeur et de son élève, ni même celle de deux amis. Même si leur relation était pour l'instant justifiée par leur engagement envers Adhara, Hermione savait bien que cette excuse devenait de plus en plus fragile. Et pourtant, malgré cette conscience des limites, ni Sirius ni elle ne semblaient prêts à y renoncer.

Ils ne furent pas les seuls à souffrir du retour au quotidien et, les jours suivant la rentrée, Adhara ne cachait pas sa frustration. Elle passait de journées où ses deux parents étaient présents à des journées où elle se retrouvait principalement avec Moon. Même si elle adorait l'elfe, ce n'était pas pareil.

Un soir, au dîner, la petite, visiblement agacée, les fixa intensément avant de lâcher d'un ton direct :

« Pourquoi vous tombez pas amoureux ? »

Sirius, la fourchette suspendue, échangea un regard sidéré avec Hermione, dont les joues prirent une légère teinte rosée. Sirius finit par retrouver sa voix, bien que légèrement hésitante.

« Adhara… Nous ne pouvons pas être ensemble pour le moment. »

Adhara fronça les sourcils, visiblement peu convaincue par cette réponse trop vague à son goût.

« Pourquoi ? »

Hermione prit le relais, essayant de trouver les mots justes pour lui expliquer une situation qui leur échappait presque à eux aussi.

« Je suis encore une élève, Adhara. Sirius risquerait d'être renvoyé de Poudlard si nous devenions un couple. Ce serait contre le règlement. »

La petite ne se laissa pas convaincre si facilement.

« Papa il dit qu'il enfreint toujours le règlement, et même que Maman aussi ! » protesta-t-elle, faisant référence à ses véritables parents, ceux du futur.

Hermione et Sirius échangèrent un regard complice, un mélange de fierté amusée et d'embarras. Oui, tous deux avaient eu leur lot de transgressions par le passé.

« C'est une situation un peu différente, Ada, reprit Sirius d'un ton plus sérieux. Avec ton arrivée ici, tout le monde à Poudlard nous observe. Toi, tu es la preuve vivante que dans le futur, ta maman et moi finirons par être ensemble. C'est déjà assez compliqué comme ça. »

Adhara, déçue, pinça les lèvres, les yeux brillants d'une lueur de tristesse.

« Est-ce que je vais disparaître ? Comme Maman et Papa ? »

La question poignante de la fillette résonna dans le silence. Hermione sentit son cœur se serrer, une vague d'émotion l'envahissant.

« Non, mon amour, tu ne disparaîtras pas. Je te le promets. »

Mais Adhara ne se contenta pas de cette assurance. Une colère blessée monta en elle.

« Tu avais déjà promis que Papa partirait pas ! » répliqua-t-elle, les larmes aux yeux, avant de se lever précipitamment et de quitter la pièce en courant.

Hermione sentit une immense culpabilité l'envahir. Elle porta une main à sa bouche, le cœur lourd, tentant de retenir ses propres émotions. Sirius, comprenant l'impact de cette accusation sur Hermione, lui saisit doucement la main pour la retenir avant qu'elle ne suive Adhara.

« Je vais aller lui parler, » dit-il calmement.

Il plongea son regard rassurant dans celui d'Hermione, qui s'apaisa légèrement. D'un hochement de tête, elle le laissa partir, murmurant un « Merci » à peine audible.

Sirius trouva Adhara recroquevillée sur son lit, les épaules secouées de petits sanglots étouffés. S'asseyant doucement sur le sol près d'elle, il l'appela tendrement.

« Adhara… Je sais que tu es triste et que tout ça est compliqué. Mais écoute-moi. Ton papa est bien vivant, et tu le retrouveras, un jour. Je te promets que jamais, jamais, nous ne t'abandonnerons. »

Adhara se redressa légèrement, hoquetant, mais ses mots furent à peine compréhensibles à travers ses larmes.

« J't'e crois pas… Tu aimes pas Maman… Tu vas partir comme mon autre Papa… »

Cette confession déchira Sirius. Il réalisa que, malgré le lien fort qu'il avait déjà construit avec elle, Adhara avait encore des doutes, des peurs. Mais ce fut surtout l'insinuation qu'il n'aimait pas Hermione qui le fit réagir.

« Ce n'est pas parce que je ne suis pas en couple avec Hermione que je ne l'aime pas, » déclara-t-il, sa voix chargée d'une tendresse qu'il ne dissimulait plus.

Adhara releva vers lui des yeux embués, surprise.

« Tu aimes Maman ? »

Sirius esquissa un sourire sincère, reconnaissant que ces vacances passées avec Hermione avaient mis en lumière ce qu'il ressentait. La réalité lui apparaissait claire : elle occupait ses pensées, illuminait ses journées, et même les petits moments de silence en sa présence le remplissaient d'une joie qu'il ne pouvait ignorer. Oui, il l'aimait, depuis plus longtemps qu'il n'aurait voulu l'admettre.

« Oui, je l'aime, » avoua-t-il enfin, sentant un poids se lever de son cœur.

À ces mots, un sourire radieux illumina le visage d'Adhara. Cependant, Sirius ajouta avec un sourire en coin :

« Mais ne le lui dis pas, d'accord ? Ça la mettrait mal à l'aise pour le moment. »

Adhara hocha la tête, mais elle n'était visiblement pas convaincue de l'utilité du secret.

« Maman aussi t'aime ! s'écria-t-elle, comme si c'était une évidence. C'est sûr ! Maman elle t'aime ! »

Sirius lui répondit avec un regard indulgent et un sourire bienveillant.

« Je sais que ta maman aimait ton papa dans le futur. Mais ici, Adhara, peu importe nos sentiments, ils doivent rester secrets pour l'instant. »

La fillette secoua la tête avec force, visiblement déterminée.

« Non, Maman t'aime, ici aussi, » murmura-t-elle avec une certitude inébranlable.

Sirius sourit, touché par l'assurance de la petite. Dans un coin de son cœur, il espérait qu'elle ait raison.

À l'extérieur de la chambre, Hermione retenait son souffle. Elle n'avait pas prévu de surprendre une conversation privée, mais elle avait voulu rester proche au cas où Adhara aurait besoin d'elle, prête à seconder Sirius. Ce qu'elle n'avait pas anticipé, c'était de se retrouver témoin d'une déclaration inattendue.

Elle entendait le ton rassurant de Sirius, une certitude tranquille dans sa voix qui la surprit presque. Certes, elle savait qu'il lui témoignait de l'affection au quotidien, à travers mille petits gestes et regards. Il frôlait souvent son épaule, lui adressait un sourire en coin ou la taquinait en douce. Mais cette fois-ci, l'entendre l'affirmer sans détour qu'il l'aimait fit bondir son cœur. Elle sentit une vague de chaleur l'envahir.

Tandis que les voix dans la chambre de la fillette s'atténuaient, Hermione recula discrètement, rejoignant le salon pour leur laisser un peu d'intimité. Lorsqu'ils réapparurent enfin, Adhara se précipita dans ses bras, et Hermione l'accueillit tendrement sans rien dire. Sirius les observa un instant, un sourire doux aux lèvres, puis ramena les assiettes pour qu'ils terminent leur repas dans une atmosphère plus sereine.

À un moment de la conversation, Hermione lança une proposition pour égayer le week-end.

« Et si on faisait quelque chose, tous les trois ? Juste nous. »

Adhara, soudain très excitée, lança une idée avec enthousiasme.

« On pourrait faire du patin ! »

Sirius, amusé, haussa un sourcil.

« Je crois que certaines étendues d'eau sont effectivement gelées. Mais dis-moi, tu sais faire du patin ?

- Oui ! Maman m'a appris ! » répondit Adhara, fière.

Sirius fronça les sourcils, légèrement intrigué qu'il n'ait pas été celui qui lui avait transmis cette compétence.

Hermione sourit doucement.

« Je fais du patin chaque hiver avec mes parents. »

Sirius se tourna vers elle, un éclat de malice dans le regard.

« Ah, je vois. Tu seras donc notre professeur, » plaisanta-t-il.

Adhara protesta vivement.

« Mais je sais faire du patin ! Et toi aussi, Papa ! »

Hermione éclata de rire, emportée par l'enthousiasme communicatif de la fillette. Quelques instants plus tard, ils terminèrent leur repas, et Sirius alla border Adhara dans sa chambre. Quand il revint, il trouva Hermione assise devant la cheminée, le regard perdu dans les flammes, les genoux remontés contre sa poitrine, son visage empreint d'une inquiétude qu'elle ne prenait même plus la peine de dissimuler.

Il s'assit à côté d'elle, percevant immédiatement la tension dans ses traits.

« Qu'y a-t-il ? » demanda-t-il d'une voix douce.

Elle resta un instant silencieuse, puis soupira.

« Il ne reste que deux Mangemorts en liberté. Adhara retournera bientôt auprès de ses parents, c'est une question de temps. Que ferons-nous, nous, alors ? »

Sirius comprit aussitôt la portée de sa question. Depuis leur rencontre dans ce présent complexe, ils avaient évité d'aborder l'avenir qui les attendait après le départ d'Adhara.

Il posa une main rassurante sur son épaule.

« Adhara doit retourner auprès de ses parents, tu le sais, commença-t-il, cherchant les mots. Mais… »

Il hésita, déstabilisé par l'intensité de son regard, qui lui demandait bien plus qu'une réponse logique.

« Quant à nous… eh bien, on trouvera des moyens de se voir. Vous venez toujours dîner ici chaque semaine, et puis il y a les repas chez les Lupin, les après-midis jeux de société… »

Hermione le coupa avec un léger soupir.

« Sirius, » murmura-t-elle, indécise, comme si elle cherchait les mots qui traduiraient enfin ce qu'elle ressentait.

Il devinait ce qu'elle demandait et suivait presque ses pensées quand elle soupira soudainement. Elle sembla renoncer, haussant les épaules d'un air résigné.

« Ou alors, reprit Sirius avec un sourire, une étincelle d'audace dans le regard, on fait comme suggéré par Adhara… et on enfreint le règlement. »

Hermione resta bouche bée, incrédule.

« Tu plaisantes ? » demanda-t-elle, choquée mais amusée.

Il haussa les épaules, avec un sourire espiègle.

« C'est une vieille habitude, non ? » dit-il en lui lançant un clin d'œil.

Elle le dévisagea, incapable de croire ce qu'il suggérait.

« Sirius, tu as trop à perdre. Et qu'est-ce que ça voudrait dire… ? Qu'on… sort ensemble ? Tu voudrais sortir avec moi ? »

À cet instant, leurs regards se croisèrent, et Hermione sentit son cœur s'emballer.

Il s'approcha lentement d'elle, son sourire devenant plus tendre, plus sérieux.

« Est-ce que je veux sortir avec toi ? Hermione, c'est bien plus que ça. »

Elle retint son souffle, se sentant attirée par lui de manière irrésistible. Alors que Sirius se penchait lentement, sa main vint se poser délicatement sous son menton, relevant son visage vers le sien. Leurs lèvres se rapprochèrent, et, dans un souffle commun, leurs bouches se trouvèrent.

Elle se sentit fondre sous la douceur de son baiser, la chaleur de sa paume contre sa joue. Elle répondit avec une passion irrépressible, et dans un élan, elle saisit ses mains, s'assurant qu'il ne reculerait pas. À sa grande surprise, il ne résista pas. De délicat, leur baiser devint plus intense, leurs langues s'entremêlant avec un désir brut et incontrôlé.

Sirius sentit les bras d'Hermione glisser sur ses épaules, ses mains se perdant dans ses boucles brunes. Un léger gémissement lui échappa lorsqu'elle s'installa plus près de lui, passant une jambe autour de son bassin pour se rapprocher encore. Ses mains descendirent instinctivement sur ses hanches, et il laissa échapper un grondement de plaisir lorsqu'il sentit son corps appuyer contre le sien. Il devinait qu'elle ne pouvait ignorer la réaction physique de son corps à cette proximité brûlante.

« Hermione… » murmura-t-il d'une voix rauque, comme un ultime avertissement.

Elle se recula à contrecœur, les yeux brillants de désir, le souffle court.

« Je croyais que tu proposais d'enfreindre le règlement, » dit-elle en souriant, son ton légèrement mutin.

Sirius la regarda, stupéfait de son audace. Il n'aurait jamais imaginé qu'elle ait ce côté espiègle dans une telle situation, et cela éveillait en lui une admiration nouvelle.

« Ne me tente pas, Hermione, murmura-t-il en serrant doucement ses hanches. J'ai terriblement envie de toi, mais… il n'y aura pas de retour en arrière. »

Elle resta silencieuse, une lueur intense dans le regard, puis murmura doucement :

« Je crois qu'avoir un enfant ensemble est déjà sans retour… »

Il ferma les yeux un instant, tentant de se calmer, de retrouver une once de contrôle. Elle représentait bien plus qu'un simple désir éphémère pour lui, et l'idée de se cacher, de patienter encore six longs mois, était presque insupportable.

Hermione, retrouvant son sérieux, recula doucement. Elle déposa un baiser tendre sur ses lèvres, un geste empli de douceur et de réassurance.

« Moi aussi, je t'aime, » murmura-t-elle contre sa bouche, ses mots un souffle léger.

Lorsque Sirius rouvrit les yeux, elle s'éloignait déjà. Dans un réflexe, il tendit la main, voulant la retenir, mais elle glissait déjà vers la porte, hors de portée. Il la regarda partir, ressentant un vide déchirant. Quand le tableau se referma derrière elle, il resta immobile, le cœur battant, tentant de calmer le tumulte de ses émotions.

Sirius se retrouva seul dans le salon. Son cœur battait encore à un rythme effréné. Attendre six mois ou se cacher pendant ce laps de temps semblait une éternité pour lui. Un combat constant entre raison et désir se livrait en lui, et la simple idée de devoir rester loin d'elle, de refouler ses sentiments pour préserver les apparences, lui semblait insupportable. Alors qu'il s'effondrait sur le canapé, il soupira, encore tendu par la proximité de leur étreinte récente. Six mois… pouvait-il vraiment attendre aussi longtemps?

De son côté, Hermione rentra rapidement dans ses appartements et se dirigea droit vers la salle de bains. Elle tourna le verrou, prit une grande inspiration, et se glissa sous la douche. L'eau chaude coulait sur elle, tentant en vain d'apaiser le tourbillon de pensées qui l'assaillait. La clandestinité, l'attente, l'impatience… Tout cela pesait lourdement sur elle. Mais elle savait que Sirius avait raison ; précipiter les choses pouvait entraîner des conséquences irréparables. Elle s'efforça de se calmer, de trouver une alternative. Quelque chose devait bien exister, une solution qui leur permettrait d'être ensemble sans se cacher.

En enroulant une serviette autour d'elle, une idée commença à germer dans son esprit. Elle enfila son peignoir et s'allongea sur son lit, le règlement de Poudlard entre les mains. Les yeux parcourant les lignes, elle espérait y déceler une faille, une subtilité qui leur permettrait d'éviter ce dilemme. Finalement, elle eut une révélation et décida de demander conseil à Remus.

Le lendemain, elle frappa à la porte du bureau de Remus, ses joues encore un peu rouges, consciente de la nature particulière de sa demande. Remus leva un sourcil amusé lorsqu'elle expliqua la raison de sa visite. En entendant sa question, il éclata de rire.

«Désolé, Hermione, dit-il en reprenant son souffle. Mais figure-toi que tu n'es pas la première à me poser cette question aujourd'hui.»

Intriguée, Hermione lui lança un regard surpris, puis un sourire se dessina sur ses lèvres alors qu'elle se laissait tomber dans le fauteuil face à lui.

« Sirius est déjà passé par ici, c'est ça ?» demanda-t-elle.

Remus acquiesça en souriant.

« En effet. Mais la réponse reste la même : règlement ou pas, si les parents d'élèves apprenaient qu'un professeur sort avec une élève, cela mettrait Sirius dans une situation impossible. Il risquerait de perdre son poste.»

Hermione fronça les sourcils, réfléchissant à une autre approche. Puis, soudain, une idée traversa son esprit, illuminant son visage.

«Mais oui ! Si ce n'est pas Sirius, ça doit être moi !

- Quoi ? Hermione j'ai peur de comprendre.

- Je sais ! s'écria-t-elle en sautant sur ses pieds. Merci Remus. Ne t'inquiète pas, j'ai une idée.»

Remus la regarda, abasourdi, tentant de comprendre où elle voulait en venir. Mais avant qu'il ne puisse lui poser la moindre question, Hermione le remercia et quitta le bureau.

La semaine qui suivit fut effectivement mouvementée. Hermione et Sirius faisaient des efforts constants pour masquer leurs sentiments et éviter tout contact physique devant Adhara, ne voulant rien risquer.

Pendant ce temps, les nouvelles s'intensifiaient. Un autre Mangemort venait d'être capturé, laissant un dernier fugitif en liberté. La tension montait d'un cran chaque jour, et la crainte qu'Adhara disparaisse subitement, rappelée par quelque sortilège ou magie temporelle, hantait l'esprit de Sirius et d'Hermione. Dans ce contexte, Hermione déploya des efforts redoublés pour trouver un moyen de protéger Adhara.

Elle avança aussi sur son plan concernant leur futur après le départ d'Adhara. Elle écrivit plusieurs lettres, établit des contacts, et se rendit même à un rendez-vous pour le moins inconfortable avec Albus Dumbledore. La perspective de lui expliquer ses recherches et d'aborder un sujet aussi délicat lui sembla intimidante, mais elle persista, déterminée.

Vendredi après-midi, Hermione s'absenta pour un autre rendez-vous tout aussi tendu. Remus lui posa bien quelques questions mais elle ne préférait pas s'avancer.

« Je ne sais pas encore, Remus, dit-elle calmement. Dès que j'ai quelque chose de plus concret, je te le dis. Mais en attendant, garde tout cela pour toi. Je ne veux pas inquiéter Sirius inutilement.»

Remus, bien que curieux, se contenta de cette réponse. Il savait qu'il pouvait lui faire confiance. Le lendemain, il observa Sirius, Hermione et Adhara, tout sourire, en route pour une sortie au patin à glace. À leur retour, leurs rires et leur joie le convainquirent de garder le silence. Hermione semblait avancer vers un plan qui les maintiendrait dans ce bonheur encore fragile.

Le dimanche matin, alors que les autres vaquaient à leurs occupations, Hermione fit enfin une découverte capitale. Au Musée d'Histoire de la Magie, elle avait pris soin de noter quelques références et, en explorant de vieux ouvrages poussiéreux, elle dénicha la mention d'un ancien sortilège d'enchaînement. Un sort qui, bien que complexe, pourrait potentiellement empêcher qu'Adhara ne disparaisse.

Sans attendre une seconde de plus, Hermione prit le livre avec elle et se précipita dans la salle de bain où Sirius donnait son bain à Adhara. Elle ouvrit la porte en coup de vent, les yeux brillants d'excitation.

« Sirius ! J'ai trouvé !» s'exclama-t-elle.

Il tourna la tête, surpris, amusé par l'enthousiasme d'Hermione.

« Qu'est-ce que tu as trouvé ? demanda-t-il en souriant.

- Un moyen de garder Adhara un peu plus longtemps avec nous», dit-elle en brandissant le livre.

Sirius posa sa main sur le rebord de la baignoire, son visage soudainement sérieux, comprenant la portée de ce qu'elle venait de dire. Adhara, les cheveux pleins de mousse, regarda Hermione avec un sourire malicieux, probablement amusée de voir sa tante aussi exaltée.

« Ce sort pourrait fonctionner, dit-il lentement, les yeux rivés sur Hermione. Mais il s'agit d'une magie très avancée.»

Hermione hocha la tête, résolue.

«Je vais m'entraîner», déclara-t-elle fermement.

Un rire échappa à Sirius malgré lui, adouci par un regard d'une infinie tendresse.

« Tu es incroyable», murmura-t-il.

Hermione, touchée, sentit ses joues s'embraser. Elle se surprit à fixer ses lèvres, consciente de l'attraction irrésistible qui les liait désormais. Elle mordilla les siennes, puis, avec un effort évident, reprit son souffle et se redressa.

« Je… je vais m'entraîner», répéta-t-elle, presque pour se convaincre elle-même.

Elle tourna les talons et quitta la pièce d'un pas rapide, tandis que Sirius la suivait du regard, frustré de la laisser partir une fois de plus. Il soupira intérieurement. Combien de fois encore devrait-il la voir partir ainsi, sans pouvoir céder à ce qui bouillonnait en lui ?

À côté de lui, Adhara poussa un léger soupir, absorbée dans les bulles de son bain. Sirius secoua la tête, presque amusé par l'innocence de l'enfant qui ignorait tout de leurs tourments.

Hermione, cependant, ne perdait pas de temps. Elle se plongea dans des jours d'entraînement intensif, bien décidée à maîtriser ce sort complexe. De son côté, Sirius rejoignit l'Ordre pour une nouvelle réunion où il en apprit davantage sur le dernier Mangemort en cavale. Ce sorcier, aux talents redoutables en magie noire et en divination, avait autrefois servi Voldemort de près. Le danger qu'il représentait dépassait de loin ce que Sirius et les autres avaient imaginé.

En rentrant ce soir-là, il trouva Harry, Ron, Ginny et Hermione rassemblés autour de la table, partageant un moment de détente autour d'un jeu de société. Hermione berçait un Teddy endormi dans ses bras et, en levant les yeux vers lui, elle perçut l'inquiétude dans son regard.

« Ç'a été ?» demanda Ron, scrutant les trois adultes.

Après un bref échange de regards, Tonks répondit avec gravité.

« Disons que le dernier Mangemort n'est pas un faible opposant. Il est doué de compétences en divination», expliqua-t-elle en récupérant son fils endormi.

Hermione ouvrit de grands yeux, son esprit immédiatement en alerte.

«Il peut lire le futur ? souffla-t-elle.

- En quelque sorte, confirma Remus. Mais nous ignorons jusqu'à quel point. Severus ne sait pas non plus s'il serait capable de comprendre ce qu'il s'est passé pour Adhara.»

Hermione comprit instantanément le danger.

« Il pourrait vouloir nous éliminer, Sirius et moi, avant même qu'Adhara ne naisse», murmura-t-elle.

Sirius lui jeta un regard impressionné, admirant sa perspicacité. Remus tenta toutefois de les rassurer.

« Vous êtes à Poudlard, ajouta-t-il. Albus va renforcer les défenses. Et peut-être serait-il prudent qu'Hermione dispose d'une chambre ici, dans tes appartements Sirius. Ce serait… plus sûr.»

Les deux intéressés échangèrent un regard. Derrière cette proposition prudente, ils voyaient une opportunité tentante.

« Même Minerva est d'accord, ajouta Remus. Dans un souci de protection, bien entendu.»

Hermione croisa les bras, tentant de garder son calme. Dans un souci de protection, vraiment ? Sirius, lui, la fixait, un sourire amusé dans les yeux.

Elle garda le silence, se promettant d'y réfléchir.

Aucun d'eux ne se doutaient d'à quel point leur temps était compté. À quelques kilomètres de là, dans les forêts d'Écosse, Yrvin Johns avançait vivement vers le nord. Ils l'auraient pas aussi facilement.


Oui, oui on approche de la fin et la menace se rapproche dangereusement d'eux… hihi ! Qu'en pensez-vous ? Vous avez aimé leur «petit» rapprochement ?

Je publie en avance car je suis en projet dans les jours à venir et je vais avoir pas mal de choses à faire. Bon week-end à vous !