Jour 3_Jeu de rôle
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— Professeur Lupin ?
Remus reposa sa craie, regarda ses doigts recouverts de poudre blanche et les essuya sur le velours de son pantalon.
— Oui ?
— Je n'arrive pas à extraire la sève des fèves sopophoriques.
Remus s'approcha de son élève d'un pas vif. A chaque fois que Sirius essayait de couper la fève, elle s'échappait, plongeait au sol ou sautait au plafond.
Il caressa la main de son élève du bout de ses doigts calleux et récupéra le couteau d'argent. Son élève expira un souffle aussi chaud que bruyant.
— Il ne faut pas essayer de la couper, expliqua Remus à voix basse. Il est plus facile de l'écraser avec le plat de la lame.
La fève gicla avec force et Sirius s'esclaffa. Remus lui adressa un regard sévère. Il essuya son sourcil, feignant ne pas avoir été interrompu.
— Là. Voilà. C'est comme ça qu'on en extrait le jus, reprit-il de sa voix rauque.
— Oh ! constata Sirius qui se leva pour mieux observer son geste. Vous croyez que vous pourriez…
Il s'empara de la main de son professeur et la posa sur son entrejambe.
— Sirius ! s'exclama Remus. Vous-
— Professeur ? minauda son élève en lui lançant un regard par en dessous.
— Peut-être qu'en utilisant le plat de la main ? suggéra Remus qui accentua la pression sur la protubérance du pantalon de Sirius.
— Je préfèrerais que vous ne l'écrasiez pas, murmura Sirius.
— Non ?
Remus fit un pas en arrière et se caressa le menton avant de reprendre.
— J'imagine que nous avons besoin d'un meilleur accès pour établir une stratégie efficace.
Sirius hocha vivement la tête. Remus ordonna.
— Enlevez-moi ça.
— Ici ?
— Naturellement. Je n'enseigne que dans cette classe, Monsieur Black !
Son élève jeta un coup d'oeil inquiet vers la porte.
— Ce n'est pas-.
— Obéissez, Sirius, avant que je vous mette une retenue.
Son élève passa sa langue sur ses lèvres trop sèches et détacha son pantalon de ses doigts fébriles. Il glissa le long de ses jambes. D'un mouvement de baguette, Remus imposa à son boxer de rejoindre le sol.
Il s'adossa au bureau derrière lui et croisa les bras sur son torse, appréciant la vue de son élève, le sexe érigé, soulevant sa chemise débraillée et sa cravate à peine nouée.
— Sublime, approuva-t-il avec simplicité.
Sirius redressa les épaules sous le compliment et défia son professeur du regard, les mains sur les hanches. Remus lui fit signe d'avancer et ne put s'empêcher de ricaner en le voyant venir à petits pas, pantalon et sous-vêtement coincés sur ses chevilles fines.
Lorsque le sexe de Sirius fut suffisamment près pour frôler Remus, il écarta les pans de sa chemise pour l'observer tout son saoul. Il passa le bout de son index sur le haut de son gland et recueilli quelques gouttes
— J'ai l'impression qu'il sera assez facile d'extraire le jus de celle-là, grogna-t-il en portant son doigt à ses lèvres.
La porte s'ouvrit à la volée.
— Messieurs Lupin ! Nous n'avons pas requis d'Aurors à Poudlard. Encore moins à moitié nus, s'écria une Minerva très, très en colère.
