Salut la compagnie !
Merci pour toutes les vues et les quelques favoris !
Il me reste trois chapitres d'avance après celui-là. J'en ai écrit deux depuis que j'ai repris la publication. J'écris moins vite que ce je poste, sans surprise. Je vous prépare psychologiquement, je vais peut-être ralentir la cadence pour éviter qu'il y ait plusieurs semaines d'attente une fois que j'aurai écoulé mon stock !
Sans attendre, voici un chapitre fort attendu par les fans de la première heure...
TW : Un lemon, signalé par des XXXXXXXXXX pour ceux qui ne veulent pas lire :)
Chapitre 26
J'émergeais lentement avec un sentiment de paix incroyable. Je me sentais si bien que je n'avais pas envie d'ouvrir directement les yeux. Depuis combien de temps n'avais-je pas aussi bien dormi ? Depuis combien de temps ne m'étais-je pas réveillée sans ressentir immédiatement de la douleur ? Celle de mes entraînements, ou celle que la retenue de mon reiatsu m'infligeait depuis des décennies. Je m'étais habituée à ces douleurs chroniques. Ne plus les ressentir m'étonna grandement. Puis, tout me revint en mémoire.
J'ouvris les yeux en prenant une grande inspiration. J'avais du mal à y croire. C'était trop beau pour être vrai. Dans mon esprit, Awa m'assura de la réalité des récents événements. Une sérénité nouvelle m'envahit. Tout ça était enfin derrière moi. J'avais tellement hâte de le dire à Kandi !
Mon estomac gargouilla de faim. Je me rendis compte que je ne savais même pas quelle heure il était, ni combien de temps j'avais dormi. Je tendis le bras pour attraper un élastique sur la table de nuit, mais à la place, je tombai sur un livre. Qui ne m'appartenait pas. Mon cœur manqua un battement. Je me redressai soudainement et cherchai l'interrupteur pour allumer la lumière. J'étais dans une chambre, plus grande que la mienne. Les volets étaient entièrement fermés. Ce n'était pas celle de Kandi. Les murs étaient nus, sans aucune décoration. Les draps étaient en lin couleur crème, de haute qualité. Je n'étais pas non plus à l'hôpital. J'étais dans un de mes pyjamas. Je ne voyais mon shihakusho nulle part. Cela finit de me réveiller. Inquiète, je me levai sans bruit. Je ne voyais pas mon zanpakuto. Je préparai mentalement un sort offensif et approchai mon oreille de la porte. Il y avait un bruit de pas léger et un étrange tintement. Je me demandais si je devais me recoucher et prétendre dormir ou attaquer lorsque la porte coulissa.
- Byakurai ! m'écriai-je.
Aussitôt, mon bras fut violemment dévié et je poussai un cri de douleur. Le sort manqua sa cible et je tombais sur le dos.
- Merde ! entendis-je.
Il y eut un bruit de porcelaine brisée et de l'eau brûlante toucha mes jambes nues. Sonnée par ma chute, je gémis en me secouant les jambes pour atténuer la sensation. Je sentis une main me toucher l'épaule.
-Hana, tu vas bien ?
Je relevai la tête et me retrouvai nez à nez avec… Gin. Ses yeux étaient ouverts dans une expression pleine de culpabilité et d'inquiétude. Je sentis mon coeur s'accélérer sans que je le veuille et déglutis difficilement. Il ne sembla pas remarquer mon trouble. La dernière fois que nous nous étions retrouvés si proches, c'était quand…
Non, je ne devais pas penser à ça, ce n'était pas le moment. Je secouai nerveusement la tête. Gin fronça les sourcils. Il approcha sa main de mon visage et je reculai instinctivement. Un air d'incompréhension blessée s'afficha sur son visage, avant qu'il reprenne un masque plus neutre.
-Je… ça va. Qu'est-ce que tu fais ici ? réussis-je enfin à dire pour tenter de reprendre contenance.
-Eh bien, je suis chez moi, dit-il avec un fin sourire. Et plus particulièrement, je venais dans ma chambre apporter un thé et des médicaments à mon quinzième siège atteint d'une "grippe" carabinée. Heureusement que je suis vacciné.
Son sourire s'était accentué au fur et à mesure de son discours. Il me fit un clin d'œil. Je devais piquer un fard légendaire car je sentais mes joues chauffer comme jamais. Il jeta un œil derrière lui.
-Pfff, c'était mon service à thé réservé aux invités. Il va falloir que j'en trouve un autre.
-Je, je suis désolée, bégayai-je.
Il se retourna vers moi et, sans prévenir, m'attrapa le bras pour me redresser. Ce simple contact m'électrisa. Je pouvais sentir son souffle sur le haut de mon crâne. Nous nous observâmes un instant sans mot dire. Un frisson me parcourut et lorsque je rapprochai mes bras de mon ventre pour me réchauffer, je me rappelai soudain que j'étais en pyjama. En short, et en débardeur, de pyjama. Je fis un bond en arrière et attrapai la couette pour me cacher derrière.
Gin observa mon petit manège en se retenant visiblement de rire. Je n'arrivais pas à le croire ! Il s'était bien rincé l'œil !
-Ne te moque pas de moi ! fulminai-je.
Cette fois, il éclata de rire. Un rire léger, et non moqueur, qui me contamina rapidement.
-Bon, maintenant que la marmotte est enfin réveillée, je vais refaire du thé. Tu peux prendre un de mes uniformes dans l'armoire. Je suis désolé, je n'en ai pas à ta taille.
Et il sortit. Je m'habillai prestement avant d'ouvrir les volets et les fenêtres. Le soleil était haut dans le ciel. En effet, les uniformes de Gin étaient tous trop grands pour moi, au point que je dus faire des ourlets à toutes les manches. Il n'y avait pas de miroir dans la chambre, aussi je me contentai de passer mes doigts dans mes cheveux pour tenter d'y mettre de l'ordre. J'aurai aimé pouvoir me rafraîchir un minimum avant de rejoindre Gin. Je respirai dans ma main pour vérifier mon haleine, au cas où. Puis je me sentis comme une parfaite idiote. Je me mis une claque mentale et sortis de la chambre de Gin. La chambre de Gin… Bordel Hana, focus.
Gin m'accueillit avec un sourire. Il était déjà en uniforme, mais il ne portait pas son haori de Capitaine. En m'approchant de lui, je vis des draps et une couette sur le canapé. Je ne sus quelle émotion fut la plus forte entre le soulagement et la déception. Je ne manquais pas d'envie de dormir avec lui, mais si je n'en avais aucun souvenir, à quoi bon ? Awa ricana dans mon esprit. Je la fis taire d'un grognement mécontent.
-Bonjour à toi aussi, s'amusa Gin.
-Oh, je… non, je parlais à Awa. Elle… bref. Bonjour. Vraiment désolée de t'avoir attaqué tout à l'heure. Et vraiment désolée pour ton service à thé, je…
- Ce n'est pas grave, me coupa-t-il d'une voix assurée. Tu étais désorientée, c'est normal. Installe-toi, j'aimerais que tu manges avant de rentrer chez toi.
En effet, je réalisai que je mourrais de faim. Je m'installai et posai mes mains autour de la tasse qui me réchauffa. La situation était tellement incongrue que je n'avais aucune idée de comment me comporter. Face à mon silence, Gin reprit :
-ça va tes mains et tes jambes ? Tu veux que je t'amène à la quatrième ?
-Quoi ? Non non, merci, c'est déjà passé, je n'ai plus mal.
Il me regarda intensément.
-Bien, finit-il par dire.
Nous commençâmes à manger en silence. Au moins, ça me donnait une bonne raison de ne pas parler. Je pus à loisir observer son environnement. Nous nous trouvions de toute évidence dans le salon. Il y avait en plus du canapé un bureau avec tout un tas de documents dessus, ainsi que deux larges bibliothèques. La lumière naturelle éclairait une grande partie de la pièce. Il n'y avait quasiment pas de décoration, pas même une plante. Cela m'étonna. Je me sentis gênée. La présence de Gin ne me dérangeait pas, mais j'étais très impressionnée de me retrouver chez lui.
-Pourquoi je suis chez toi ? demandai-je aussitôt que j'eus cette pensée.
- C'est maintenant que tu t'en préoccupes ? ricana-t-il.
Je lui lançais un regard accusateur.
-Ne t'énerve pas, jolie fleur. Je te taquine, c'est tout. Officiellement, tu es censée être à la quatrième, mais c'était plus simple pour moi de veiller sur toi et de travailler en t'ayant sous la main.
-C'est-à-dire ? Je me suis évanouie hier soir…
-Non, c'était il y a trois jours.
J'ouvris la bouche sous le choc. Puis je grimaçai en me rappelant que j'avais vomi à ses pieds. Plus tue-l'amour, tu meurs.
-ça fait trois jours que je suis… chez toi ?
Mon cœur s'emballa. Gin s'était occupé de moi pendant tout ce temps ?
-Non, deux. Unohana a d'abord voulu t'examiner. Mais tout est normal. Je veux dire, tout est normal dans ton reiatsu maintenant. Tu es complètement tirée d'affaire. Nous avons fait un rapport au Capitaine Commandant. Tout est réglé. Tu es libre, à présent.
Une vague de soulagement m'envahit. C'était enfin terminé.
-Tu avais juste besoin de repos. Unohana t'as mise en arrêt pendant dix jours. Elle aimerait que tu retournes la voir pour que nous puissions te faire un compte-rendu de ce qu'il s'est passé lorsque tu étais dans ton monde intérieur. Elle t'aurait bien gardé sous surveillance jusqu'à ton réveil, mais il fallait libérer ta chambre, et comme ni elle ni Kotetsu n'avaient le temps pour faire des allers-retours jusque chez toi, j'ai proposé de te veiller. Kotetsu est venue ici pour te changer, mais on a mis ton uniforme à laver. Il a dû être renvoyé chez toi.
J'étais complètement abasourdie par ces attentions.
-Tu as l'air étonnée, reprit Gin d'un ton faussement vexé.
-Plutôt, oui. Tu n'es pas venu me voir une seule fois à l'hôpital ni aux entraînements, et maintenant j'apprends que tu m'as laissé ton lit pour me veiller, dis-je plus froidement que je ne l'aurais voulu.
Gin accusa le coup.
-Hm, j'imagine que c'est mérité, dit-il en détournant le visage.
Sa réaction m'étonna encore plus que ses révélations. Cet homme était décidément une énigme bien compliquée. Mais hors de question de continuer à ce petit jeu. Maintenant que je n'avais plus d'épée de Damoclès au-dessus de la tête, il était temps que nous ayons une discussion sérieuse.
-Gin, regarde-moi s'il te plaît.
Je le sentis se tendre, puis il s'exécuta à contre-coeur.
-J'ai vraiment beaucoup de mal à te comprendre, repris-je.
Il expira un peu plus fort, mais ne répondit pas. Ses paupières étaient à présent closes. Il me fermait l'accès à ses émotions. Je sentis les miennes s'enflammer.
-Bien, je vais rentrer maintenant, annonçai-je en me levant. Je te remercie de ton hospitalité. Encore désolée pour le désordre.
Gin m'attrapa le bras pour me retenir. Je me figeai.
-Je suis désolé. Reste, s'il te plaît, souffla-t-il.
C'était les montagnes russes dans mon esprit. Non, vraiment, je ne le comprenais pas.
-Qu'est-ce que tu veux , Gin ? demandai-je sans me rasseoir pour autant. Moi, je sais. Mais je ne peux pas lire dans tes pensées. Je ne comprends pas ce que tu veux que je fasse.
Il leva la tête vers moi. L'intensité de son regard me coupa le souffle. Ses yeux brillaient d'émotions. Plusieurs se succédèrent. J'y lis d'abord la surprise face à mon comportement plus ferme et assuré. Puis de la satisfaction, qui se mua rapidement en désir. Mais aussi, un doute terrible. Je sentis mon coeur se serrer.
Sans me lâcher le bras, il se redressa souplement. Il était si près de moi qu'il devait pencher la tête. Je sentis mon ventre se contracter en une douleur délicieuse. Sa main remonta le long de mon bras puis de mon cou, pour s'arrêter sur mon visage. Cette fois, je ne reculai pas. Je frissonnai, mais je n'avais pas froid.
-Qu'est-ce que tu veux toi ? murmura-t-il.
XXXXXXXXXXXXXXXX
Il ne me fallut pas plus d'une seconde pour me décider. Je me mis sur la pointe des pieds et je me jetai sur ses lèvres. Au début, il ne réagit pas. Puis d'un seul coup, sa main se pressa sur mon visage et je sentis son corps se rapprocher du mien. Mon cœur s'emballa. Je m'écartai de lui pour respirer mais sa deuxième main se posa sur mon autre joue et il se rapprocha pour me rendre mon baiser. Ses lèvres étaient douces et chaudes, elles avaient le goût du thé parfumé que l'on venait de partager, et du miel. Je mordillais ses lèvres plusieurs fois en une supplique silencieuse. Il ouvrit la bouche et nos langues se mêlèrent enfin. Un gémissement de satisfaction m'échappa. J'aggripai les pans de son shihakusho d'une main, nous rapprochant plus encore, et caressai les cheveux sur sa tempe de l'autre. Ils étaient incroyablement doux. Gin répondait à la moindre de mes caresses, et je sentais l'excitation monter à la moindre des siennes. Une de ses mains s'égara sur mon cou et ma clavicule, me caressant tendrement. C'était tellement fort que je commençais à perdre pied.
Gin s'écarta doucement de moi, comme à regret, nous laissant enfin reprendre nos souffles.
-ça a le mérite d'être clair, dit-il en souriant.
-Gin…, murmurai-je encore brumeuse.
- Oui ? demanda-t-il innocemment.
-Ne t'arrête pas, s'il te plaît.
Le regard qu'il me lança ne laissait aucun doute sur ses intentions. Sa respiration s'accéléra en écho à la mienne. Son désir était évident. Je me sentis rougir encore plus si c'était possible. Mais je ne me démontai pas. J'avais assez attendu.
-Tu en es sûre ?
-Certaine, affirmai-je.
Il sourit et m'embrassa tendrement. Il picorait ma bouche, s'éloignant et s'approchant sans cesse pour me faire languir. Je poussai un gémissement de frustration.
-Pressée ? me taquina-t-il.
Je collais mon bassin au sien en guise de réponse. Un hoquet lui échappa, et je souris victorieusement. Il me jeta un regard noir. Puis il se pencha et m'attrapa sans prévenir. Une seconde plus tard, nous étions de retour dans sa chambre. Mon pyjama était soigneusement plié sur le lit, que j'avais pris la peine de refaire. Si j'avais su…
Sans me poser, il poussa le pyjama d'un coup de pied. Je haussai un sourcil faussement indigné alors que j'étais pendue à son cou. Il me sourit.
-Quel dommage que tu ne sois plus dedans, il t'allait vraiment bien…
Son compliment m'arracha un sourire. Me portant toujours, il recommença à m'embrasser fiévreusement. Ses mains sur mes reins me caressaient, remontant le long de ma colonne vertébrale et s'égarant sur la naissance de mes fesses. Je maudis son uniforme trop grand qui m'empêchait de ressentir l'ampleur de ses gestes.
Il s'approcha lentement du lit et me déposa délicatement dessus. J'étais allongée sur un côté du lit et il me faisait face, appuyé sur un bras. Ainsi libérée, je pus l'observer à loisir. Ses lèvres étaient gonflées de nos baisers, son shihakusho n'était plus très droit.
-J'ai très envie de te déshabiller, je peux ? demandai-je.
Il sourit malicieusement.
-Pas tout de suite.
Je pris un air boudeur. Il posa sa main libre sur mes cuisses, les pressant légèrement en faisant des mouvements amples et lents.
-Dis-moi ce que tu aimes.
Sa demande me désarçonna et me sortit du moment. Il eut l'air de s'en apercevoir, puisqu'il arrêta tout de suite ses gestes. Je restai bouche bée, incapable de parler. Sa question m'avait complètement prise au dépourvu.
-Tu ne sais pas ? demanda-t-il d'un ton bienveillant.
- Si, répliquai-je immédiatement. C'est juste que… que je n'ai pas l'habitude qu'on me pose ce genre de questions.
-Vraiment ? s'étonna-t-il.
-Dé-désolée. J'ai l'habitude que ce soit l'autre qui gère.
-Tu n'as pas à être désolée pour ça. Je préfère procéder autrement. Mais si tu ne veux pas, on peut essayer autre chose. Ou arrêter.
-Non ! m'exclamai-je vivement.
Il sourit et, l'air rassuré, s'approcha de moi en posant à nouveau sa main sur ma joue, la caressant du pouce. Dieu que j'adorais ça.
-Alors, dis-moi.
-Je… je peux te montrer ?
Il hocha la tête. Je me redressai pour me mettre à genoux, et il en fit de même. Je m'approchai vers lui pour l'embrasser à nouveau. Notre baiser était plus doux, plus lent. Plus attentif. J'attrapai ses mains pour les poser sur le haut de mon shihakusho et les glisser à l'intérieur. Il se dirigea instinctivement vers ma poitrine, mais je le rattrapai avec un sourire, et l'emmenai vers le creux de mon dos. Je m'éloignai légèrement.
-Ce que tu faisais tout à l'heure, c'était très bien.
Il reprit ses gestes, caressant directement ma peau nue. J'en frissonai de plaisir. Je fermai les yeux et commençai à respirer plus fort. Gin avait collé sa joue contre la mienne, attentif à mes réactions. Je m'aggripai à lui comme à une bouée de sauvetage, je voulais le sentir partout contre moi. Il m'en fallait plus. Il tira sur mon uniforme en une demande silencieuse. Je hochai la tête. Il me déshabilla entièrement d'une main habile et rapide avant de se recoller contre moi et d'étendre ses caresses. La bosse dans son hakama pressait contre ma cuisse, m'excitant encore plus. Je tremblais d'anticipation. Je tirai sur ses manches pour les faire tomber, mais il m'arrêta :
-Plus tard, répéta-t-il. Petite impatiente.
Je reculai légèrement, nos fronts se touchaient presque.
-Tu ne veux pas que je te voie ? demandai-je.
-Si, mais j'aimerais d'abord m'occuper de toi.
Il avait répondu en me regardant droit dans les yeux, armé de son sourire victorieux. La douleur dans mon bas-ventre s'amplifia, mes jambes devinrent molles comme du coton.
-Tu veux bien ? s'enquit-il.
-Oui. S'il te plaît.
-J'adore quand tu parles comme ça.
Doucement, une main derrière ma tête, il m'allongea avant de se redresser. Il prit le temps de me regarder en me caressant légèrement. Ses doigts me faisaient frissonner. Je poussai un gémissement de frustration. Il leva la tête en souriant.
-Ce que tu vois te plaît ? le titillai-je.
-T'as pas idée.
Il fondit sur mon corps, m'embrassant les épaules, les seins, le ventre, et ses caresses devenaient de plus en plus appuyées. Je haletais déjà et me cambrais quand il touchait mes côtes. J'ouvris les jambes en gémissant. Il eut un rire léger, puis descendis vers mon entrejambe, parsemant mon ventre et mon pubis de baisers et de coups de langue.
-Gin, a- attends.
Il se redressa, les sourcils haussés.
-Dis-moi.
Je lui attrapai les bras et le rapprochai de moi. Il se laissa faire docilement, mais avait l'air perplexe.
-Ce n'est pas ce que tu veux ? s'étonnait-il.
-Si, mais pas… je…
Bon sang, que c'était dur à dire.
-Montre-moi, murmura-t-il dans mon oreille.
J'attrapai sa main et la posai sur ma cuisse. Puis, avec la mienne, je commençai à me caresser. Je fermai les yeux en respirant profondément. Je n'avais jamais fait ça à côté de quelqu'un d'autre. Mais rapidement, l'excitation l'emporta. A côté de moi, j'entendais Gin respirer de plus en plus fort.
-Je peux me caresser à côté de toi ? demanda-t-il à brûle-pourpoint.
J'approuvai et ouvris les yeux pour le regarder se déshabiller. Il était tellement beau que j'en arrêtais mes mouvements avant de reprendre de plus belle, toujours en le regardant. Il arborait une musculature fine et il était étonnamment élancé, avec une peau pâle et une faible pilosité. Je m'arrêtai un instant sur son sexe déjà dur. Je touchais du bout des doigts quelques fines cicatrices avant de m'arrêter sur ses tétons. A ma grande surprise, il hoqueta de plaisir. Je mis mes doigts dans ma bouche avant de recommencer, et il gémit encore plus fort. Je continuai jusqu'à ce qu'il arrête de se masturber et me prenne les mains.
-Bon sang Hana, si on continue comme ça, je vais jouir trop vite.
ça me fit rire joyeusement. Je me penchai vers lui pour l'embrasser.
-Laisse-moi te toucher.
J'attrapai sa main et la posai sur mon ventre. Il me mit sur le dos et effleura mon clitoris du bout du doigt. Un gémissement m'échappa aussitôt. J'en avais tellement envie, j'en brûlais de l'intérieur. Il s'appliqua à reproduire les mêmes mouvements que moi. Je le guidai un peu avec ma main sur la sienne, approfondissant les mouvements, puis le laissai faire. Il s'arrêta un instant et je gémis de frustration. Il se redressa à genoux et recommença à me toucher, son autre main appuyée sur mon bas-ventre. J'eus un cri de plaisir incontrôlé. C'était encore plus fort. Il sourit d'un air satisfait et reprit sa douce torture. Je gémissais sans m'arrêter. Mes poings étaient serrés sur les draps. J'étais jamais monté aussi vite. Le plaisir était si intense que toute autre pensée avait déserté mon esprit. Mais j'en voulais encore plus.
-Gin… suppliai-je en écartant un peu plus les jambes.
Il comprit aisément ma demande et inséra lentement un doigt en moi. J'accompagnai son mouvement avec une impatience non dissimulée. Gin approcha son oreille de ma bouche, savourant les bruits que je faisais. Il se calqua sur mon rythme, s'enfonçant de plus en plus profondément pendant que je me cambrais. Je perdis toute retenue.
-Un deuxième, réclamai-je.
Il me regarda comme jamais il ne m'avait regardée.
-Hana, tu es incroyable.
Il s'exécuta et m'embrassa passionnément. Je lui aggripai furieusement la nuque et le dos. Il grogna en libérant mes lèvres. Son index et son majeur continuaient leur va et vient en moi pendant que son pouce stimulait habilement mon clitoris. Je sentais les vagues de plaisir devenir de plus en plus intenses et proches. Gin me caressait tendrement les cheveux en observant mon visage. J'étais à sa merci et j'adorais ça.
J'étais au bord de l'extase.
-Gin, je-
-Vas-y.
Je me cambrai plus violemment et un long gémissement rauque s'échappa de mes lèvres tandis que l'orgasme déferlait dans mon ventre. Je sentis tout mon corps trembler durant de longues secondes. Enfin, je m'écroulai, haletante et les larmes aux yeux. Je n'avais jamais joui aussi fort avec quelqu'un.
Gin m'entoura de ses bras et m'embrassa le front. Je levai la tête pour l'embrasser et resserrer notre étreinte. Je sentais son érection contre mon ventre et j'eus un sourire en songeant qu'il était resté dur pour moi tout ce temps. Le pauvre devait être au bout du rouleau. Je descendis ma main pour le toucher.
-Hana...
Je remontai ma main et léchai mes doigts pour le caresser, mais il me repoussa doucement.
-Gin ? m'étonnai-je.
-J'ai tellement envie de toi, je ne pense pas pouvoir me retenir.
-Viens, répondis-je en écartant à nouveau les jambes.
-Tu as encore envie ?
-Oui, dis-je en le regardant dans les yeux.
Les siens étaient pleins de désir. Il ne se le fit pas dire deux fois et fondit sur moi. Je sentis son érection contre mon sexe. Je passais mes mains autour de son cou en profitant du contact de son corps contre le mien. Je pouvais sentir l'odeur de sa sueur légèrement musquée. ça sentait l'été. Sa peau était brûlante.
-Vas-y. Je suis prête, murmurai-je.
Il acquiesça et me pénétra doucement. Je fermais les yeux et ouvris la bouche en savourant la sensation. Il commença par de lents va et vient, puis en allant de plus en plus profondément en suivant mes gémissements. Toutes les sensations étaient décuplées par mon orgasme, c'était incroyable. Je sentis le plaisir m'emporter de nouveau avec ses coups de reins. Gin gémissait lui aussi, une main posée sur mes cheveux et l'autre en appui contre les draps. Nous bougions en rythme. J'avais perdu la notion du temps.
-Hana, gémit-il plus fort que les fois précédentes.
J'ouvris les yeux. Son visage exprimait une sensation de plaisir si profonde que j'en eus le souffle coupé. J'encadrai son visage de mes mains, le bout de mes doigts effleurant les mèches de ses cheveux. Il n'avait jamais été aussi beau.
-Je peux jouir en toi ?
Je hochai la tête. Il accéléra alors le mouvement, me faisant crier de plaisir. Je lui tirai involontairement les cheveux, mais ç'eût l'air de lui plaire. Il jouit tout au fond de moi en un long gémissement de satisfaction, puis colla son corps au mien. Je l'enserrai de mes bras. Il répondit à mon étreinte en reprenant son souffle.
-J'aurais voulu te faire jouir une deuxième fois mais je n'en pouvais plus, s'excusa-t-il dans mon oreille.
Ses mots me firent rire. Il se redressa avec une moue boudeuse.
-C'est toi qui te moque de moi maintenant, râla-t-il.
-Mais non, dis-je sans pouvoir m'empêcher de sourire. C'est juste que ce n'est jamais arrivé. Mais je prends quand même du plaisir, ne t'en fais pas.
Un sourire carnassier se dessina sur ses lèvres.
- Vraiment ? Il faudra que je remédie à ça…
Nous nous embrassâmes chastement, épuisés. Gin finit par se mettre sur le côté, puis m'entoura de ses bras en me caressant les bras. Je soupirai d'aise. Nous nous endormîmes malgré la lumière.
TO BE CONTINUED.
N'hésitez pas à commenter !
