Bonjour à toutes et tous !
Un immense merci aux lectrices fidèles qui laissent une review : Gwen who, Kaname, Blackbutterfly207, coeur sur vous !
La semaine passée, le chapitre était légèrement plus court que d'habitude, aujourd'hui, je vous retrouve avec un chapitre un peu plus long... où il se passe bien des choses !
On se retrouve en bas, bonne lecture !
Solange
Chapitre 8
Forks, 16 décembre 2019
POV Edward
Je me serais attendu à ressortir de ce rendez-vous commun apaisé, comme je l'ai été lors de mon entretien individuel, mais ce n'est pas le cas, au contraire. Cet entretien avec le Dr Williams a été enrichissant sur bien des points.
Tout d'abord, j'ai enfin pu décrypter les pensées de Bella. J'ai pu prendre conscience de ses difficultés et douleurs et réaliser qu'elles vont bien au-delà de tout ce que j'aurais pu imaginer.
J'ai surtout pu me rendre compte que j'éprouve beaucoup de colère et de culpabilité de ne pas avoir su déchiffrer tout cela sans consulter. Je me sens profondément con et je me suis pris une gifle monumentale alors que je pensais être suffisamment là et à l'écoute pour elle.
Mais je ne suis pas le seul à être en colère, Bella l'est pour tout autant que moi, mais pour des raisons différentes. Pourquoi elle? Pourquoi ses précédents médecins n'ont-ils pas su prendre le problème au sérieux plus tôt? Tant de raisons valables d'éprouver autant de ressentiment.
J'ai aussi pu constater sa peur, de ne pas réussir à passer outre la maladie, de n'être vue par son entourage que comme quelqu'un de malade, de ne jamais pouvoir connaître le bonheur de devenir maman, de me perdre et ce dernier point à eu le don de me mettre encore plus en colère contre moi-même.
Comme si je pourrais vivre sans elle ou être heureux avec une autre? Je me sens si désarmé qu'elle puisse oser penser cela de moi après toutes ses années et toutes les preuves d'amour que j'ai pu lui témoigner. Me suis-je donc si mal pris pour lui exprimer mes sentiments? Ne le fais-je pas suffisamment? Comment peut-elle penser ça? Et comment peut-elle nous accorder aussi peu de crédit?
Ce rendez-vous m'a chamboulé bien plus que je n'aurais cru et je peine à faire retomber mon agacement. Je tapote nerveusement le volant, soupirant devant le trafic qui se forme en cette fin d'après-midi. J'en viens même à pester contre la voiture devant nous.
-Ce n'est pas parce que tu râles que tu vas avancer plus vite, lâche Bella d'une voix morne.
-Tu veux le volant, peut-être, je lui réponds sèchement.
Je ne prête même pas attention à sa réponse, reportant mon attention sur la route, pas très utile, car nous sommes désormais à l'arrêt. Je souffle à nouveau, passant la main dans mes cheveux d'agacement. J'observe Bella du coin de l'œil. Elle est avachie dans son siège, les bras croisés contre sa poitrine. Quand son regard croise le mien, elle lève les yeux au ciel.
-Quoi, je lui demande, faisant avancer légèrement la voiture.
-Rien, répond-elle rapidement.
-Super la conversation, je raille. Dr Williams serait fier de nous, dis-je ironiquement.
-Tu veux qu'il soit fier de nous, riposte-t-elle, et bien faisons son exercice, on est bloqué dans les bouchons, on a que ça à faire!
-Bella, ce n'est ni l'endroit, ni le moment…
-C'est parfaitement l'endroit et le moment, me coupe-t-elle, acerbe.
-Très bien, je lui réponds, abandonnant les armes. Cite-moi trois trucs qui t'énervent chez moi.
-Tu es chiant quand tu râles, surtout au volant, dit-elle en instant bien sur la fin de sa phrase. Tu es trop parfait et…
-Quoi, trop parfait, je réagis surpris par son affirmation.
-Oui! Tu es Monsieur parfait, à toujours tout bien faire, à penser aux moindres petits détails de tout. A toujours tout bien vouloir faire pour moi. Mes collègues t'appellent Monsieur parfait à chaque fois que tu viens me dire bonjour en classe ou que tu m'apportes des fleurs à la St-Valentin! Moi à côté, je me sens nulle de ne pas être à ta hauteur.
Je m'étrangle à mesure qu'elle déballe sa diatribe. Je tousse et me racle la gorge avant de rebondir.
-Je vais devoir m'excuser de t'aimer maintenant? Désolé d'avoir été éduqué et d'avoir des valeurs. Nous sommes mariés, je te rappelle, on bosse au même endroit, donc oui, nos collègues nous voient ensemble. Et après tout, qu'est-ce qu'on s'en fout de ce qu'ils pensent? On vit pour nous, non, à ce que je sache?
Je me concentre à nouveau sur la route, écoutant sa réponse. Le trafic se fluidifie à nouveau, me permettant de reprendre la route vers la maison. Je conduis rapidement, brusquement, bien décidé à rentrer pour poursuivre cette discussion, qui pour le moment nous mène tout droit vers une impasse.
-C'est bien ça le problème, Edward, tu n'as pas écouté ce que je t'ai dit, dit-elle, lasse. Tu penses agir bien selon toi, ta vision de l'amour, mais tu ne prends pas en compte mes ressentis, ajoute-t-elle difficilement, mentionnant le troisième défaut de sa liste. Je viens de te dire que le fait que tu sois toujours parfaitement aux petits soins pour moi, me pèse, car moi en retour, je ne me sens pas à la hauteur et je n'ai rien de similaire à t'offrir. J'ai l'impression d'être ta petite chose fragile. Je ne suis plus Bella, ta femme, je suis la petite Bella qui se noie dans un verre d'eau à la première difficulté qu'il faut choyer coûte que coûte.
Sa voix se casse avec sa dernière phrase. Le fait qu'elle se livre à cœur ouvert à moi aurait dû m'émouvoir et me briser le cœur, tant sa détresse est palpable, mais je sens seulement à nouveau la colère monter en moi.
Je tire sèchement le frein à main dans l'allée. Je détache ma ceinture et me tourne sur mon siège pour lui faire face.
-Bon, maintenant à mon tour, les trois trucs sur toi qui m'énervent, surtout à cet instant, sont que tu es inconsciente de tes qualités et de tes forces, parce que tu passes ta vie à te déprécier, tes actes ou ton physique. Tu ne te vois pas avec mes yeux, à quel point tu es une femme forte, indépendante et putain de parfaite pour moi. Tu ne vois pas à quel point tu es belle, ni à quel point je te désire telle que tu es. Tu te plains de ne pas être à ma hauteur, tu l'es, mais tu ne le vois pas, c'est tout. Ce n'est pas moi qui t'empêche de briller comme tu le laisses entendre, Bella, c'est toi qui t'en empêches toute seule! Je déteste que tu puisses ne serait-ce envisager que je puisse faire ma vie avec une autre que toi, parce que tu n'as pas confiance en nous et enfin, je déteste ce que tu me fais ressentir en ce moment. Ce sentiment d'être à la fois si éloigné et si proche émotionnellement l'un de l'autre, je lâche en ravalant un sanglot. On se déchire, Bella. Parce qu'on n'est pas foutu de communiquer sur ce qu'on vit, sur ce qu'on ressent et regarde où ça nous mène, putain! Ça fait neuf ans qu'on est ensemble et on vit depuis des semaines comme des étrangers, je n'en peux plus de cette situation merdique, dis-je en craquant.
Je donne un coup sec sur le volant, klaxonnant involontairement. Je me pince l'arrête du nez en fermant les yeux, je n'ose pas la regarder. Je m'apprête à reprendre la parole quand je réalise que Bella a claqué sa portière et qu'elle se dirige vers la maison, claquant également la porte. Je m'empresse de sortir à mon tour et de la rejoindre à l'intérieur. C'est comme ça qu'elle réagit, elle fuit? Mon incompréhension et ma colère fulminent en moi quand je claque à mon tour la porte d'entrée.
Je n'ai pas le temps d'avancer d'un pas dans la maison que je suis plaqué contre la porte, les lèvres de Bella s'écrasant durement contre les miennes. Sous la surprise, il me faut un moment pour réaliser et répondre à son baiser. J'enlace sa taille, alors qu'elle se presse toujours plus contre moi. Je sens dans son baiser le désespoir, la fougue et la colère, alors que ses larmes se mêlent aux miennes sur nos joues.
Quand nos lèvres se séparent, je sens mon cœur se déchirer quand mon regard croise celui de ma femme. J'y lis de la peur, de la colère, mais aussi paradoxalement du désir. Ses larmes s'échappent toujours de ses yeux, quand elle se blottit dans mes bras. Je resserre ma prise autour d'elle, impuissant et ne sachant comme réagir. Elle sanglote contre ma poitrine et elle essaie difficilement de reprendre sa respiration. Elle réunit assez d'air pour parler enfin entre deux crises de larmes.
-Edward, si tu penses vraiment tout ce que tu viens de me dire, commence-t-elle difficilement. Prouve-le! Aime-moi! Fais-moi vibrer! Fais-moi me sentir à nouveau femme parce que je n'en peux plus d'être juste l'ombre de moi-même, énumère-t-elle, de la détresse dans la voix. Je veux que tu me fasses ressentir la passion que tu ressens pour moi, déclare-t-elle dans en faisant tambouriner ses poings de colère sur mon torse. Elle observe mon trouble. Je suis toujours figé à réfléchir quand elle reprend. Je veux qu'on se retrouve, Edward, je veux qu'on s'aime, qu'on se désire comme avant toute cette merde, pleure-t-elle à chaudes larmes. Arrête de réfléchir par pitié, pleurniche-t-elle contre mon cou.
Je rends les armes, arrêtant de lutter contre mon esprit et je resserre ma prise autour de sa taille. Je la hisse contre moi, cherchant ses lèvres alors qu'elle glisse frénétiquement ses doigts sur ma nuque pour empoigner mes cheveux, me rapprochant toujours plus d'elle. Notre baiser est urgent, brusque, désespéré. Ce n'est plus seulement un acte d'amour, mais un besoin, une nécessité. Par ce baiser, je lui prouve qu'un nous existe toujours bel et bien entre nous et que j'y crois, dur comme fer.
Ma bouche ravage la sienne de baisers durs, alimentés par ma colère transformée en désir brut. Je nous fais pivoter, la plaquant à son tour contre la porte. A son contact, un gémissement de Bella s'écrase sur mes lèvres. Ce doux que je n'ai pas entendu depuis bien longtemps m'encourage à poursuivre et mes mains s'activent sur son corps, dénouant la ceinture de son manteau, puis commençant à en défaire les boutons.
A bout de souffle, je me recule un instant pour plonger mon regard dans les yeux sombre de Bella. Elle retire prestement son manteau qu'elle jette négligemment sur la rampe de l'escalier. Elle fait vivre le même sort à son écharpe avant de m'attirer à elle pour un nouveau baiser enflammé, prenant mon visage en coupe pour m'attirer au plus près d'elle. Pendant que je picore sa bouche, je retire moi aussi ma veste et elle rejoint la sienne dans l'escalier.
Emporté par son ardeur, je plaque un peu plus mon corps contre le sien, avant de la prendre par les hanches pour la soulever. Je la maintiens contre moi, glissant ma main droite sur sa cuisse pour lui intimer d'enrouler ses jambes autour de ma taille. Surprise, elle halète contre moi, alors que je dévie mes lèvres sur le contour de sa mâchoire, traçant une ligne de baiser jusqu'à son oreille.
-Tu me rends fou Bella, je souffle en jouant avec le lobe de son oreille, la faisant soupirer d'extase, s'agrippant plus fortement à mes épaules. Tu sens, comme je te désire, je lui demande en pressant mon érection contre elle, la faisant gémir lourdement. C'est toi et seulement toi qui me fais ça, Bella, dis-je en reprenant ses lèvres en otage.
Avide de son corps, je réfléchis rapidement à nos options pour mieux nous retrouver. Bella mérite bien plus que cette porte pour nos retrouvailles charnelles. La chambre est définitivement trop loin. Je dévie à nouveau mes lèvres sur son cou, jetant un coup d'œil circulaire à l'entrée avant de nous déplacer.
-Accroche-toi, mon ange, je l'avertis en la tenant fermement contre moi avant de traverser le salon pour me laisser tomber sur le canapé, Bella à califourchon sur mes cuisses.
Ses mains se font audacieuses sur mon torse alors qu'elles commencent à déboutonner ma chemise. Je ne suis pas en reste, mes mains caressant sa taille sous son pull, alors que je trace avec mes lèvres des baisers humides sur la bordure du col V de son haut. Bella rejette la tête en arrière sous le plaisir, m'offrant un meilleur accès. Ma langue tournoie sur sa peau, me délectant de ses sensations retrouvées. Je gémis fortement alors qu'elle se balance sur moi, frottant nos bassins désireux de plus de contact. Rapidement, je la libère de son pull, le lançant plus loin et ma chemise ne tarde pas à subir le même sort. Nous défaisons mutuellement les fermetures de nos pantalons et les retirons aussi adroitement que le permet notre position. Je reprends alors Bella dans mes bras, l'allongeant sous moi sur le canapé. Je retrouve ses lèvres avant d'entamer un lent chemin de baiser le long de son cou, déviant sur ses épaules, faisant glisser les bretelles de son soutien-gorge, un bras après l'autre.
Je m'attarde ensuite sur sa poitrine, encore prisonnière des bonnets de dentelle. Je suçote sa peau, mordille, embrasse, sans jamais m'aventurer sous le tissu. Je sens que la douce torture que je lui inflige la consume, elle n'est que soupirs et gémissements entre mes bras, ses ongles frottant délicieusement mon crâne, m'incitant à continuer.
Bientôt, cédant moi aussi à ma lenteur, je la libère de son carcan et m'empresse de plonger sur sa poitrine voluptueuse qui ne demande que ça. Ses pointes sont tendues de désir, alors que je les taquine alternativement de ma langue et de mes doigts.
Bella ondule sous moi, désireuse de toujours plus de contact entre nous. Elle me veut tout autant que je la veux. Rapidement, les remparts que forment nos derniers sous-vêtements ne sont plus que souvenirs. Je prends place entre ses jambes, nos sexes se frôlent, augmentant encore plus si cela était possible mon désir d'elle.
J'ai cependant un instant d'hésitation avant de la pénétrer, ne pouvant m'empêcher de penser à la douleur que je pourrais lui procurer. Posant sa main sur ma joue, Bella ancre son regard dans le mien, m'encourageant à poursuivre. Front contre font, ses prunelles ne quittant pas les miennes, je m'enfonce lentement en elle, me délectant de cette douce sensation retrouvée.
Le gémissement rauque de Bella me donne la confiance nécessaire pour continuer, allant et venant d'abord doucement, puis, ne tenant plus, je me laisse emporter par les sensations et le désir qui me domine. Mon regard toujours ancré dans le sien, je maintiens ses hanches contre les miennes, pétrissant ses fesses sous mes doigts. Les mains de ma Bella sont partout, glissant de mon torse à mes épaules, les griffant légèrement sous l'effet du plaisir qui s'empare de son corps.
Quand ses doigts glissent sur ma nuque pour attirer mon visage à elle pour un baiser passionné, je sais qu'elle n'est plus très loin. Je sens son orgasme se construire à la même vitesse que le mien, ses chairs commençant à se contracter lentement autour de moi.
Ne voulant pas précipiter l'instant, je poursuis mes mouvements de va-et-vient, toujours plus amples et saccadés. Nos gémissements et halètements remplissent la pièce, couvrant le bruit de nos corps s'aimant ardemment. Je m'enfonce toujours plus durement en elle, son corps venant à la rencontre du mien avec passion.
Ne tenant finalement plus et la sentant proche elle aussi, je fais glisser ma bouche sur sa poitrine, taquinant un de ses tétons du bout des lèvres. Simultanément, une de mes mains quitte ses fesses pour se glisser entre nos deux corps, allant taquiner son clitoris gonflé par le plaisir.
Sitôt la combinaison de mes coups de reins, de ma langue sur son sein et de mes doigts sur son centre réunie, Bella explose dans son plaisir, m'emportant avec elle dans un orgasme tourbillonnant de sensations.
Je ne sais pas combien de temps nous restons, là, sur le canapé, nus dans les bras l'un de l'autre. Ma seule certitude, c'est que jamais je ne veux que cet instant ne se termine.
Ca va ? Tout le monde est là ? Je n'ai perdu personne ?
Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? N'hésitez pas à laisser une review pour me dire :)
Je vous dis à la semaine prochaine,
Solange
