8 Novembre : Stratège 1
Boya fut surpris quand on le convoqua en urgence au Palais Impérial. Il y allait de loin en loin parce que le nouvel Empereur l'avait rétablit dans son statut de Prince pour les raisons politique et parce qu'il préférait garder un ennemi potentiel sous les yeux.
Boya ne désespérerait pas de le convaincre qu'il ne voulait rien à voir a faire avec le pouvoir et qu'il serait bien plus heureux si tout le monde oubliait son existence.
Comme il n'avait le choix que d'obéir, il jouait les singes savant quand on lui demandait et accourait quand l'Empereur le sifflait. Si Boya se risquait à faire montre d'un peu de désobéissance, il savait qu'il y risquerait aussi bien sa tête que celle de tous ses frères de JingYun, voir la survie du temple lui-même malgré son importance pour la survie de la Capitale. Certains Empereurs étaient des mauvais coucheurs après tout.
Si celui là était relativement bien disposé envers lui, Boya ne pouvait se permettre de l'agacer. Mais une convocation en pleine nuit ? C'était rare. Quasi inédit. Ne serait-ce que parce qu'il fallait que l'Empereur soit réveillé et disponible pour signer sa convocation.
Boya était sur le dos d'un cheval rapide à peine avait-il enfilé ses bottes et mis son épée sur son dos.
Les quelques kilomètres entre le Temple et la Capitale lui paraissaient toujours beaucoup trop longs quand l'Empereur le convoquait ainsi. Heureusement que l'homme n'était pas stupide.
Certains avaient tenté de lui faire croire qu'il trainât à dessein lorsqu'il était convoqué. Mais l'aller-retour prenait plusieurs heures incompressibles. Même en allant le plus vite possible, Boya n'était pas QingMing. Il ne pouvait pas se téléporter à l'autre bout de l'Empire en un claquement de doigts.
Les grandes portes du Palais s'ouvrirent devant lui dès qu'il apparut au coin de la grande allée qui y menait. Il sauta de sa monture qu'un eunuque lui prit au vol pour le laisser courir jusqu'auprès de l'Empereur qui l'attendait de pied ferme en haut des marches qui menait a la grande salle du trône.
Le quadragénaire avait un petit sourire amusé aux coins des lèvres. Il aimait qu'on danse à son ordre mais le chasseur aurait pu être vu comme obséquieux si son irritation à obéir n'était pas aussi clairement écrite sur son visage. Boya n'avait rien à faire du Trône non plus que de celui qui était dessus, mais obéissait parce qu'il n'avait pas le choix et le savait. Sa fidélité allait au trône et non au postérieur dessus. L'Empereur en avait conscience et pouvait travailler avec. Il avait passé des mois à rappeler de force qui avait le contrôle, il allait maintenant lentement relâcher un peu les rênes de JingYun. Et passer aux autres. Qu'ils se souviennent qui était le patron.
Mais ce n'était pas pour ca qu'il avait convoqué Boya à cette heure de la nuit.
"- Boya Daren. Vous avez fait vite."
"- Je suis aux ordres de sa Majesté." Boya se prosterna, le dos rigide.
L'agacement était évident dans le moindre de ses gestes mais il restait digne et respectueux.
Cette rébellion silencieuse amusait sans fin l'Empereur.
"- Venez." Boya sauta sur ses pieds pour emboiter en silence le pas de l'Empereur. "Une unité de la Garde Impériale a trouvé quelque chose de troublant en faisant sa ronde."
L'Empereur avait conduit Boya jusqu'à l'infirmerie interne du Palais.
Le chasseur était curieux de qui...
"- QINGMING !"
