Je ne possède aucun des personnages du film

Ce texte a été écrit pour l'anniversaire de Gaby Teller

En espérant que cela vous plaise !

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


CREER UNE FAMILLE

Chapitre 12 : Un cadeau venu du cœur

Le petit Napoléon Kuryakin, du haut de ses cinq ans, se tenait debout devant la table de la cuisine, ses grands yeux bleus hérités de son père fixés avec concentration sur le paquet maladroitement emballé qu'il tenait entre ses petites mains. Le papier cadeau, couvert de pois colorés, portait les marques évidentes de ses efforts : du scotch en quantité excessive, des coins froissés, et même un petit bout déchiré qu'il avait tenté de dissimuler avec un nœud bancal.

- Tu crois qu'elle va aimer, Oncle Léon ? Demanda-t-il anxieusement, levant les yeux vers Napoléon Solo qui se tenait à ses côtés.

L'ancien agent de la CIA, maintenant parrain attentionné, s'accroupit à hauteur de son filleul, ajustant machinalement le nœud papillon du petit costume que le garçon avait insisté pour porter, "comme Oncle Léon" avait-il déclaré avec détermination ce matin-là. Solo était aussi amusé par la manière dont le petit garçon avait décidé de raccourcir leur prénom commun quand il parlait de son oncle, mais c'était mignon, tout autant que le « cowboy' dont l'affublait toujours le père du garçonnet.

- Elle va l'adorer, petit homme, répondit Solo avec un sourire chaleureux. Ta maman aime tout ce que tu fais.

Dans le salon adjacent, Illya organisait les derniers détails de la petite fête d'anniversaire pour Gaby. Le géant russe, qui pouvait désarmer une bombe les yeux fermés, mettait le même soin méticuleux à disposer les bougies sur le gâteau.

- Papa ! Elle arrive ! S'exclama soudain le petit Napoléon en entendant une voiture se garer.

Illya rejoignit rapidement son fils et son partenaire dans la cuisine. Il posa une main protectrice sur l'épaule de son garçon, remarquant avec tendresse comment celui-ci serrait nerveusement son cadeau contre sa poitrine. La porte s'ouvrit, et Gaby entra, ses yeux s'illuminant immédiatement à la vue de sa famille réunie.

- Oh ! Mes hommes préférés, sourit-elle.

- Joyeux anniversaire, Maman ! S'écria le petit Napoléon en se précipitant vers elle, manquant de trébucher dans son enthousiasme.

Gaby s'agenouilla pour recevoir l'étreinte de son fils, embrassant ses joues roses.

- Merci, mon trésor. Tu es magnifique dans ce costume !

- J'ai... j'ai fait quelque chose pour toi, annonça-t-il, soudain timide. Tout seul. Enfin, Papa a un peu aidé avec les ciseaux et Oncle Léon m'a montré comment faire les plis, mais c'est moi qui ai tout choisi !

Avec des gestes précautionneux, il lui tendit le paquet. Gaby le prit comme s'il s'agissait du plus précieux des trésors, ce qui, à ses yeux, était exactement le cas.

- Puis-je l'ouvrir maintenant ? Demanda-t-elle, ses yeux pétillant d'anticipation.

Le petit garçon hocha vigoureusement la tête, se balançant d'un pied sur l'autre pendant qu'elle défaisait délicatement l'emballage. À l'intérieur se trouvait un collage coloré encadré : des photos découpées dans de vieux magazines, assemblées pour former une mosaïque représentant une voiture de course, la passion de Gaby. Les images avaient été choisies avec soin : des nuances de rouge pour la carrosserie, des morceaux d'argenté pour les roues, même de petits bouts de papier bleu pour le ciel en arrière-plan.

- J'ai mis des voitures parce que tu es la meilleure mécanicienne du monde, expliqua-t-il sérieusement. Et là, ajouta-t-il en pointant un petit cœur qu'il avait dessiné dans le coin, c'est pour dire que je t'aime jusqu'au ciel.

Gaby sentit les larmes lui monter aux yeux. Elle serra son fils contre elle, enfouissant son visage dans ses cheveux blonds.

- C'est le plus beau cadeau que j'ai jamais reçu, murmura-t-elle.

Napoléon Solo échangea un regard complice avec Illya. Le Russe avait ce petit sourire qu'il réservait exclusivement à sa famille, celui qui faisait disparaître toute trace de son passé tumultueux.

- Et maintenant, intervint Solo en sortant un appareil photo de sa poche, que diriez-vous d'immortaliser ce moment ?

- Oui ! S'exclama le petit Napoléon. Mais je veux être sur les genoux de Maman, et Papa doit être juste derrière, et toi, Oncle Léon, tu dois être à côté !

- Des exigences dignes de ton nom, rit Solo en installant l'appareil sur son trépied. Heureusement qu'il a un retardateur pour que je puisse vous rejoindre !

Ils prirent place selon les instructions précises du petit garçon. Juste avant que le flash ne se déclenche, le petit Napoléon leva les yeux vers sa mère.

- Tu es vraiment contente, Maman ?

- Plus que tu ne peux l'imaginer, mon cœur, répondit Gaby en serrant son fils un peu plus fort.

Le flash immortalisa ce moment : Gaby rayonnante avec son fils sur ses genoux, Illya protecteur derrière eux, une main sur l'épaule de sa femme et Solo à leurs côtés, tous unis dans ce bonheur simple mais parfait. Sur la table basse, le collage fait avec tant d'amour brillait déjà comme le plus précieux des trésors.