Chapitre 12 : Le Choix de la Bête

Hector resta silencieux un moment, observant Victoria avec méfiance alors qu'elle se levait de la chaise en bois grincante. Le poids de ses révélations planait encore dans l'air, une tension palpable que ni l'un ni l'autre ne parvenait à dissiper totalement. Victoria, avec un sourire discret, sembla reconnaître ce silence pour ce qu'il était : un mélange d'hésitation, de réflexion, et surtout, de méfiance.

« Pour notre sécurité à tous les deux, je pense que nous devons en terminer pour le moment, » dit-elle calmement en ajustant son blazer. « Nous devons nous séparer, mais j'espère très bientôt avoir de nouveaux échanges avec vous. Pour votre gestion de la colère, avez-vous déjà pensé aux moines tibétains ? » Elle sourit en prononçant cette dernière phrase, mais c'était plus une suggestion qu'une plaisanterie. « Pour ma proposition, » continua-t-elle avec une note plus sérieuse, « je vous laisse le temps qu'il vous faudra pour y réfléchir. Je me doute que ce ne doit pas être facile pour vous. »

Hector ne répondit pas immédiatement. Il se contenta d'un léger hochement de tête, son esprit déjà en train de peser les conséquences de ce qu'il venait d'apprendre. Il laissa Victoria partir, son regard suivant ses mouvements tandis qu'elle descendait lentement les escaliers en bois. Le silence pesant de l'université se mêlait à ses pensées, alourdissant chaque instant.

Butcher, qui s'était prudemment posté à l'entrée de l'université, recula légèrement en voyant Victoria approcher. Il évita de justesse de se faire repérer, sa mâchoire crispée tandis qu'il observait la scène. « Elle est là, » murmura-t-il dans son oreillette. « Hector doit être dans les parages. »

Il ne pouvait pas encore agir, il le savait. Tout précipiter risquait de tout gâcher. Victoria ne semblait pas pressée, mais Butcher savait que chaque minute comptait. Il se tenait prêt, analysant chaque détail, cherchant le bon moment pour frapper.

Hector, quant à lui, était resté en retrait dans l'ombre des couloirs, son regard perdu dans ses pensées. La révélation de Victoria tournait en boucle dans son esprit. Elle était aussi une super. Et elle avait tué par accident, tout comme lui. Un instant de rage, un moment où les pouvoirs dépassent l'humain, où l'on devient la bête... Sa culpabilité grandissait à chaque pas, mais il la refoulait. Pourtant, malgré ses doutes, il sentait que Victoria ne l'avait pas trahi. Il devait encore réfléchir à ce qu'elle lui avait proposé.

Il se dirigeait vers une sortie opposée lorsque, brusquement, il tomba nez à nez avec un homme qu'il ne connaissait pas. Celui-ci lui sourit légèrement, et avant même qu'Hector n'ait le temps de réagir, l'inconnu parla.

« Hector Benoit, n'est-ce pas ? »

Hector se tendit immédiatement, prêt à réagir si nécessaire. Ses muscles se raidissaient sous la tension, et son esprit cherchait déjà des solutions d'évasion. Mais l'homme face à lui leva lentement les mains, paumes ouvertes, en signe de paix.

« Attendez, je ne suis pas là pour vous nuire, » dit-il calmement en français. « Je m'appelle Frenchie. Je fais partie d'un commando qui lutte contre les super qui abusent de leur pouvoir. Nous ne sommes pas vos ennemis. Nous voulons juste parler. »

Hector resta silencieux, toujours sur ses gardes. Il n'avait aucune confiance en cet homme, malgré son attitude décontractée. Toutefois, quelque chose dans son ton, dans ses manières, le poussait à ne pas réagir immédiatement avec violence. Ce Frenchie semblait... sincère. Mais pouvait-il se permettre de baisser sa garde ?

« Pourquoi devrais-je vous faire confiance ? » demanda Hector, sa voix rauque trahissant la méfiance et la frustration qui s'accumulaient en lui.

Frenchie haussa légèrement les épaules, toujours aussi détendu, même face à un homme qui pouvait se transformer en monstre colossal. « Parce que nous avons tous perdu quelque chose à cause de Vought. Nous savons ce qu'ils vous ont fait, et nous voulons arrêter ceux qui se croient au-dessus des lois. Je ne vous demande pas de me faire confiance tout de suite. Juste de m'écouter. »

Butcher, toujours à l'affût dans l'ombre, observait la scène avec une attention grandissante. Sa mâchoire se crispa lorsqu'il vit Frenchie engager la conversation avec Hector. Il n'avait aucune intention de laisser cette rencontre se dérouler sans son intervention. Mais il devait être prudent. Trop tôt, il risquait de perdre une opportunité, trop tard, Hector pourrait s'envoler.

Il fit un pas en avant, prêt à entrer en scène.

Hector continuait de fixer Frenchie, ses yeux plissés par la méfiance. Les mots de l'homme résonnaient, mais Hector restait sur ses gardes. Il avait appris, souvent de la manière la plus brutale, que faire confiance à quelqu'un revenait à se mettre en danger. Pourtant, il reconnaissait quelque chose de familier chez cet homme. Peut-être était-ce l'accent français, ou bien la sincérité apparente dans son regard. Mais tout cela pouvait aussi être un piège, une nouvelle manipulation orchestrée par Vought ou quelqu'un d'autre.

« Écouter ? » répéta Hector, un soupçon de sarcasme dans la voix. « Vous êtes ici par hasard, c'est ça ? Vous vous êtes juste dit qu'un petit tour à l'université pour discuter serait sympathique ? »

Frenchie sourit légèrement, l'air amusé, mais toujours calme. « Non, pas par hasard. On vous cherche depuis un moment. Pas pour vous capturer ou vous tuer, mais pour vous aider. »

Hector croisa les bras, observant l'homme avec une attention redoublée. Il hésitait à croire ce qu'il entendait. « Et pourquoi un commando serait intéressé à m'aider ? » demanda-t-il avec froideur.

« Parce qu'on sait ce que c'est de souffrir à cause de Vought. Nous savons ce que vous traversez. Je suis peut-être un Français, mais je suis un Français qui a vu trop de choses dans ce monde. Vous avez été utilisé, manipulé comme tant d'autres. Nous ne sommes pas vos ennemis, Hector. »

Frenchie marqua une pause avant d'ajouter, « Nous, on est contre eux. Contre les supers qui pensent pouvoir faire tout ce qu'ils veulent sans conséquences. Vous savez de quoi je parle, non ? Le Protecteur, Stormfront, tous ces monstres qu'on vous fait passer pour des héros. Vous savez que c'est des conneries, tout ça. »

« Et si je refuse de vous suivre ? » répliqua Hector d'une voix rauque.

Frenchie haussa les épaules, adoptant une attitude désinvolte. « Eh bien, c'est votre choix. Mais si vous refusez, sachez que vous serez toujours traqué. Par Vought, par le gouvernement, par le Protecteur. Vous ne pourrez pas rester caché éternellement. »

Hector resta silencieux un moment, ses pensées se bousculant dans sa tête. La réalité le rattrapait. Il ne pourrait pas toujours fuir, il en était conscient. Mais se lier à une organisation, même une qui prétendait vouloir le bien, le rendait nerveux.

« Je suis censé vous croire sur parole, c'est ça ? » demanda-t-il finalement.

Frenchie secoua doucement la tête. « Non, bien sûr que non. Mais on pourrait vous prouver qu'on est sincères. Butcher est là aussi. Vous le rencontrerez bientôt, si vous le voulez. »

À ce moment, une silhouette sortit de l'ombre du couloir. Hector se tendit immédiatement en voyant Butcher s'approcher lentement, les mains enfoncées dans les poches de son manteau en cuir, le regard perçant. Ses yeux étaient rivés sur Hector, comme s'il le jaugeait, essayant de comprendre ce qu'il avait en face de lui.

« Frenchie a raison, » dit Butcher d'une voix grave, un léger sourire aux coins des lèvres. « On est pas là pour t'enchaîner comme un animal. Vought et le Protecteur sont les véritables ennemis. On a vu ce qu'ils sont capables de faire. Et toi aussi, t'en es conscient. T'as été manipulé, comme tant d'autres. »

Hector fronça les sourcils, analysant chaque mot, chaque mouvement de cet homme. Butcher avait un air plus dur, plus calculateur que Frenchie. Il émanait quelque chose de plus sombre, une sorte de haine maîtrisée. Ce n'était pas un homme qui se laissait guider par la compassion ou l'empathie.

« Alors, c'est quoi votre plan ? » demanda Hector, son ton lourd de suspicion.

Butcher s'arrêta à quelques pas de lui, croisant les bras. « Mon plan ? C'est de renverser Vought et tous ces supers de pacotille qui se croient intouchables. Y compris le Protecteur. Et pour ça, on a besoin de quelqu'un comme toi. »

Le silence retomba lourdement dans la salle déserte. Hector sentait la pression monter. Il était face à un choix, un choix qu'il n'avait pas prévu faire aujourd'hui. Se rallier à ces inconnus, à ce Butcher et son groupe, ou continuer sa vie de fugitif, seul contre le monde.

Butcher continua de fixer Hector, son regard perçant. « Alors, qu'est-ce que tu en dis ? »

La tension monta d'un cran. Hector sentit la chaleur monter en lui, signe que Hulkzilla n'était pas loin. Il devait contrôler sa colère, rester calme. L'invitation de Butcher résonnait dans sa tête. Cette fois, ce n'était pas seulement une question de confiance, mais de survie.

Hector fixa Butcher pendant un long moment, pesant ses options. L'idée de s'allier à quelqu'un, même si cet homme semblait partager son dégoût pour Vought, le rendait nerveux. Mais en même temps, il savait qu'il ne pouvait pas continuer à fuir éternellement. À un moment donné, la confrontation deviendrait inévitable, et s'il était seul, il n'aurait aucune chance contre des entités comme le Protecteur.

Il inspira profondément, relâchant légèrement ses épaules. Il n'avait pas encore pris sa décision, mais il était prêt à écouter davantage. « Vous parlez de renverser Vought et le Protecteur comme si c'était une promenade de santé, » dit Hector d'un ton dur. « Mais vous devez savoir que ça ne se fera pas sans un prix élevé. Vous êtes prêt à faire quoi, exactement ? »

Butcher esquissa un sourire en coin, un sourire froid, sans joie. « Ça ne sera pas facile, c'est certain. Mais t'es pas le seul à avoir des raisons de vouloir les voir tomber. J'ai mes propres raisons, et crois-moi, elles sont suffisantes pour que je sois prêt à aller jusqu'au bout. »

Hector haussa un sourcil, intrigué par la détermination de Butcher. Il ne connaissait pas encore toute l'histoire, mais il sentait que cet homme n'était pas un simple idéaliste. Butcher respirait la vengeance, la haine concentrée sur un objectif. Il était évident qu'il n'avait aucun scrupule à utiliser Hector s'il le fallait, mais au moins il était honnête sur ses intentions.

« Et qu'est-ce que vous attendez de moi ? » demanda Hector, la voix légèrement plus posée.

« On veut simplement que tu nous écoutes. Que tu prennes le temps de comprendre ce qu'on essaie de faire. Après ça, la décision sera tienne, » répondit Butcher calmement. « Mais si tu veux vraiment avoir une chance de reprendre le contrôle de ta vie, de t'assurer que ce monstre en toi ne soit pas une arme entre leurs mains, t'as intérêt à nous laisser t'aider. »

Hector soupira, ses pensées tourbillonnant dans tous les sens. Se rallier à ces hommes signifiait probablement perdre le peu de liberté qu'il avait gagné en vivant dans l'ombre, mais cela signifiait peut-être aussi une chance de lutter contre ce qui le hantait depuis des années. Hulkzilla n'était pas simplement une malédiction ; c'était une menace constante pour le monde entier, mais peut-être pouvait-il trouver une façon de maîtriser cette force.

Butcher, percevant l'hésitation d'Hector, ajouta : « On sait que t'es pas du genre à faire confiance facilement, et c'est bien normal. Mais dis-toi que t'es pas le seul à avoir été trahi, à avoir tout perdu à cause de Vought. On est tous dans le même bateau. »

Un silence pesa sur la pièce, où seul le souffle lourd d'Hector trahissait ses émotions internes. Il se souvenait de ses parents, des rêves brisés, de cette vie qu'il n'avait jamais voulue. Il n'avait jamais souhaité être un super, et encore moins un monstre.

Finalement, Hector releva les yeux vers Butcher et Frenchie. « Très bien. Je vais écouter ce que vous avez à dire. Mais je ne promets rien. »

Butcher esquissa un sourire satisfait. « C'est tout ce qu'on demande, mon vieux. C'est tout ce qu'on demande. »

À l'extérieur de l'université, la nuit était tombée sur Rio de Janeiro, la ville toujours frémissante après l'explosion de chaos lors du match de football. Neuman avait pris soin de disparaître discrètement dans les ruelles sombres, tandis que les Boys se concentraient sur Hector.

Frenchie ouvrit la marche, guidant Hector à travers les rues étroites. Butcher resta légèrement en retrait, observant la silhouette massive d'Hector avec une certaine prudence. Malgré son discours, il n'était pas dupe. Il savait qu'il ne pouvait pas totalement faire confiance à quelqu'un capable de se transformer en une créature aussi dévastatrice.

Les rues de Rio étaient bruyantes et vivantes malgré l'heure tardive, les néons clignotants des magasins illuminant les trottoirs jonchés de monde. Hector observait silencieusement les alentours, mais son esprit était ailleurs. Il pensait à la proposition de Neuman, aux promesses implicites d'un avenir où il ne serait plus une arme, mais une victime réhabilitée aux yeux du public. Et maintenant, il était là, entouré d'inconnus, prêt à écouter leur discours.

« Où on va ? » demanda Hector en brisant le silence.

Frenchie se retourna brièvement, esquissant un sourire amical. « On a un endroit sécurisé où on pourra discuter sans risques. T'en fais pas, on sera tranquilles. »

Butcher restait silencieux, les yeux fixés sur la route devant lui. Son esprit était concentré sur la suite des événements. Il savait que les choses allaient devenir de plus en plus compliquées à partir de maintenant. Hector Benoit, alias Hulkzilla, était un atout puissant, mais aussi une bombe à retardement.

Alors qu'ils continuaient de marcher dans les rues étroites de Rio, Hector gardait son calme en surface, mais son esprit était en ébullition. Le silence de Butcher était lourd de signification, et Frenchie, bien qu'amical, restait un inconnu aux yeux d'Hector. Il n'avait pas encore décidé s'il pouvait réellement leur faire confiance.

Les rues devenaient plus calmes à mesure qu'ils s'éloignaient du centre bruyant de la ville. Les lumières vives laissaient place à des zones d'ombre, des ruelles étroites où seuls les plus courageux ou les plus insensés s'aventuraient. Le contraste entre les avenues illuminées de Rio et ces quartiers modestes semblait refléter l'état mental d'Hector, tiraillé entre le chaos de ses émotions et son désir de paix.

« T'es bien silencieux, Hector, » lança Frenchie, brisant le silence avec son accent marqué. « J'me doute que t'as un million de questions en tête. »

Hector jeta un coup d'œil vers Frenchie, mais ne répondit pas immédiatement. Il ne voulait pas se précipiter. Après un moment, il finit par dire, « Vous êtes sûrs de ce que vous faites ? Parce que moi, je n'ai pas encore décidé si je devais vous faire confiance. »

Butcher, qui était resté silencieux jusque-là, se tourna vers Hector, un sourire en coin. « La confiance, c'est pas quelque chose qu'on donne facilement dans ce genre de guerre. Je t'en demande pas. Mais ce que je peux te dire, c'est que Vought n'hésitera pas à te traquer jusqu'au bout du monde si t'essaies de rester seul. »

Hector serra les poings à l'évocation de Vought. Leurs manipulations, leur contrôle absolu sur tout, et leur capacité à détruire des vies sans une once de remords… Tout cela le révoltait. Il savait que Butcher avait raison sur ce point. Seul, il n'avait aucune chance de leur échapper pour toujours. Mais se rallier à un groupe aussi imprévisible que celui-ci ? C'était un pari risqué.

Ils arrivèrent enfin dans un vieux bâtiment qui semblait à l'abandon. Butcher poussa la porte métallique qui grinça sous la pression, révélant une pièce modeste, à l'abri des regards.

« Voilà, c'est ici qu'on va pouvoir causer sans que personne vienne nous emmerder, » dit Butcher en entrant le premier.

Frenchie suivit et fit signe à Hector de passer avant lui, refermant la porte derrière eux. La pièce était sobrement aménagée : une table en métal au centre, quelques chaises, et une carte du monde accrochée au mur, marquée de multiples annotations. L'atmosphère était tendue, mais l'endroit dégageait un sentiment de sécurité relatif.

« Alors, Hector, » dit Butcher en s'asseyant à la table, les bras croisés. « Qu'est-ce que tu veux vraiment ? »

Hector resta debout, les yeux balayant la pièce. « Ce que je veux ? » répéta-t-il avec une pointe d'amertume dans la voix. « Je veux reprendre ma vie en main, ou du moins ce qu'il en reste. Je veux qu'on me laisse tranquille. Mais je sais que ce n'est pas possible. Vought ne me lâchera pas. Alors peut-être que ce que je veux, c'est les détruire avant qu'ils ne me détruisent. »

Butcher hocha lentement la tête. « Voilà qui est clair. Mais ça, mon vieux, t'y arriveras pas seul. C'est là qu'on entre en jeu. On a des ressources, des contacts, et on connaît bien Vought. Mais on aura besoin de toi. »

Hector fronça les sourcils. « Besoin de moi comment ? Je ne suis pas un soldat, je suis un scientifique. »

Frenchie, adossé contre le mur, intervint. « Non, t'es plus que ça. T'es Hulkzilla. Ils t'ont donné ce nom pour une raison. T'es une arme, mon pote. Mais on sait que t'es pas une bête sauvage. On veut t'aider à reprendre le contrôle. »

Hector se mit à rire, un rire amer. « Contrôle ? Vous n'avez aucune idée de ce que c'est que de vivre avec ça. Cette… chose en moi, elle est imprévisible. Je pourrais vous tuer tous sans même le vouloir. »

Butcher ne perdit pas son sang-froid. « C'est pour ça qu'on va trouver un moyen de la canaliser. On a déjà combattu des types bien plus fous que toi. On s'en est sortis à chaque fois. La différence, c'est qu'on sait que toi, tu veux contrôler ce pouvoir, pas l'utiliser pour ton propre intérêt. »

Hector se calma légèrement, réfléchissant à ce que Butcher disait. Il savait qu'il avait raison sur un point : s'il continuait à fuir, il finirait par être capturé, ou pire, utilisé par Vought comme une arme incontrôlable.

« Et si je refuse de vous suivre ? » demanda finalement Hector.

Butcher haussa les épaules. « Alors tu continueras à courir, mais sache que tu finiras par tomber. Et là, tu n'auras plus personne pour te relever. »

Le silence retomba dans la pièce. Hector, debout face à la table, sentait le poids de ses décisions peser sur lui. La tentation de fuir, de tout abandonner, était forte, mais il savait que ce n'était pas une solution.

Butcher et Frenchie restaient immobiles, attendant la décision d'Hector, tandis que dehors, les bruits lointains de la ville de Rio continuaient à résonner.